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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 21:03
ASSEMBLÉE NATIONALE : 577 DÉPUTÉS "FONT " LA LOI, MAIS CE N'ET PAS INTERVILLE !

ASSEMBLÉE NATIONALE : 577 DÉPUTÉS "FONT " LA LOI, MAIS CE N'ET PAS INTERVILLE !

 

 

UN RECORD ET PUIS APRÈS ? LE CITOYEN DEMANDE AUTRE CHOSE

 

Lors du Conseil des Ministre de ce 23 juillet 2025 fut présenté le bilan de l’activité parlementaire session 2024 2025 ainsi résumé pour la période s’achevant le jeudi 10 juillet à l’Assemblée nationale et le vendredi 11 juillet au Sénat.

Activité parlementaire

  • 70 textes adoptés depuis le 23 décembre.
  • L’Assemblée nationale a siégé 1 000 heures, un record.
  • Plus de 35 000 amendements débattus. 

 

UNE SESSION PARLEMENTAIRE À RALLONGE

La Constitution prévoit que le Parlement se réunit de plein droit en session ordinaire, ouverte le premier jour ouvrable d'octobre et prenant fin le dernier jour ouvrable de juin.

En effet, la Constitution prévoit que « Le Parlement se réunit de plein droit en une session ordinaire qui commence le premier jour ouvrable d’octobre et prend fin le dernier jour ouvrable de juin » (art. 28 de la Constitution). Cependant, et au-delà, le Parlement peut aussi être « réuni en session extraordinaire à la demande du Premier ministre ou de la majorité des membres composant l’Assemblée nationale, sur un ordre du jour déterminé » (art. 29 de la Constitution)

Donc il y a eu une session parlementaire qui a commencé sous le règne de Michel BARNIER, Premier Ministre, et, s’est achevée sous celui de François BAYROU nommé Premier Ministre le 13 décembre 2024

Mais par décret en date du 12 juin 2025 Le Président de la République a convoqué le Parlement en session extraordinaire à dater du 1er juillet 2024

Voir

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051714249

Cette session extraordinaire s’est achevée le jeudi 10 juillet à l’Assemblée nationale et le vendredi 11 juillet au Sénat

 

UN RECORD POUR L’ASSEMBLÉE NATIONALE : ELLE A SIÉGÉ 976 heures !

Dans le communiqué du Conseil des Ministre il est écrit que :

« Le Gouvernement salue le travail intense des deux assemblées parlementaires qui ont beaucoup siégé au cours de la session écoulée.

 Au-delà des textes définitivement adoptés, il faut souligner qu’un grand nombre de propositions de loi sont en navette. Il s’agit là par ailleurs une caractéristique majeure de cette législature : les députés déposent beaucoup d’amendements et le rythme d’examen des textes est parfois particulièrement lent.

Ainsi, à titre d’illustration, entre le 1er octobre 2024 et le 30 juin 2025, l’Assemblée nationale aura siégé près de 976 heures (contre 837 heures lors de la session 2023-2024) pour 35 154 amendements déposés et 2 688 adoptés en séance (contre respectivement 34 950 et 1 775 en 2023-2024). »

 

UN RECORD, BEAUCOUP DE TEXTES ADOPTÉS, UNE SESSION À RALLONGE, 35 000 AMENDEMENTS EXAMINÉS...CE N’EST PAS CELA QUI PERMET L’ÉLABORATION SEREINE DES TEXTES VOTÉS

Nous sommes désolés de ne pas partager l’enthousiasme du ou des gouvernements qui se sont succédés pour le travail réalisé par le Parlement durant cette dernière session.

Au contraire, cette communication nous désole.

Pour nous, la qualité de la loi prime sur la quantité de textes votés, sur le nombre ahurissant d’amendements examinés et sur la qualité des débats.

Comme pour beaucoup d’autres choses : trop de lois tuent la loi.

Quant à la qualité des débats, si nous jugeons par ce qui est vu par retransmission télévisuelle et cela n’a rien de positif pour la Représentation Nationale. Parfois, c’est même un désastre !

Le fractionnement des élus en mini groupes (chiffre officiel 11 pour 577 députés !) est un signe extérieur du dysfonctionnement de la structure et pousse au crime de la dispersion du législatif : comment penser à l’intérêt général, comment synthétiser des textes qui se bousculent au portillon ? Ce n’est pas en siégeant longtemps que s’améliore un texte de loi. Il y a le travail en commission qui peut être positif et plus serein mais le débat public est celui qui est ressenti par le peuple. De plus, encore sur le qualitatif, on est en droit de se poser sérieusement des questions quand on voit, quand on sait le mouvement perpétuel qui agite les hémicycles pendant les débats. Ce mouvement est contraire à une bonne réflexion.

Il faudra que la Représentation Nationale révise sa méthode de travail et de communication pour devenir plus crédible. Et cela, c’est l’important !

Texte complet du communiqué

https://www.info.gouv.fr/conseil-des-ministres/compte-rendu-du-conseil-des-ministres-du-23-07-2025

 

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27 juillet 2025 7 27 /07 /juillet /2025 21:25
UNE NOUVELLE USINE À GAZ AU MINISTÈRE DU TRAVAIL, CELA NE RÉSOUDRA PAS LA CRISE DE L'ÉNERGIE

UNE NOUVELLE USINE À GAZ AU MINISTÈRE DU TRAVAIL, CELA NE RÉSOUDRA PAS LA CRISE DE L'ÉNERGIE

 

 

LA MINISTRE DU TRAVAIL CATHERINE VAUTRIN INTERVIENT DANS QUEL BUT ?

 

Catherine VAUTRIN a été nommée Ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités en janvier 2024 puis ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation le 21 septembre 2024.

Nous sommes choqués par le pavé que la ministre du travail Catherine VAUTRIN a donc lancé pour montrer qu’elle existe en faisant une proposition choc  explosive même avec de la poudre mouillée alors qu’il s’agit d’un problème humain, grave sur lequel employeurs et salariés travaillent depuis des décennies sans trouver de solution miracle.

La biographie de la Ministre ne fait pas découvrir de connaissances spécifiques en ce domaine des sciences sociales, de la Médecine du Travail, de la gestion des ressources humaines...qui lui permettraient de trouver tout d’un coup la solution à ce problème qui en est bien un !

« Nous souhaitons limiter tout premier arrêt de travail prescrit en médecine de ville à quinze jours » a-elle déclaré.

Voilà bien une annonce difficile à cerner qui permettrait technocratiquement sur le papier non de résoudre un problème mais de créer une usine à gaz administrative, de lancer des médecins contrôler les présumés fraudeurs, de sanctionner des médecins laxistes...

 

LES ABUS DE DROIT À CONGÉ MALADIE EXISTENT BIEN

Oui il y a bien un droit pour le salarié de s’absenter pour cause de maladie et un droit au maintien de son salaire mais le tout accompagné d’un important dispositif d’encadrement réglementaire et même jurisprudentiel

Oui, il y a des abus de ce droit au congé pour cause de maladie.

Oui, le laxisme en la matière pousse au crime !

Mais, qui n’a jamais entendu un ou une salariée dire « il me reste encore 5 jours d’arrêt maladie à prendre !»

Oui, un ou une salariée à qui il est fait aussi une remarque, annonce, dans la foulée, à ses collègues « demain, je serai en arrêt maladie ! »

Il est rapporté que dans un entretien au « Monde », la Ministre de la santé et du travail Catherine VAUTRIN a donc détaillé les pistes du gouvernement pour économiser 5,5 milliards d’euros sur les dépenses de santé. Un transfert à l’employeur de la prise en charge des arrêts maladie jusqu’au septième jour est à l’étude, est-ce une bonne piste ?

Et bien voyons ! Voilà une belle manière pour alourdir le coût du travail sans pour autant résoudre le fameux problème des arrêts de maladie de complaisance.

D’abord que l’État Patron donne le bon exemple et fasse le ménage dans sa propre maison...c’est bien dans la fonction publique qu’il y a le plus d’absentéisme et particulièrement pour cause de « maladie ». L’expérience du rallongement des jours de carence attesté bien que cette mesure dans la fonction publique fait diminuer le nombre de jours d’arrêt-maladies.

Mais quel profane peut juger sans se tromper de la réalité d’une maladie réelle et une maladie imaginaire, un coup de migraine, un coup de douleurs lombaires un coup de déprime réelle ou feint... ?

Sur des sujets aussi clivants, Madame la Ministre, a un devoir de recul sauf s'il s’agit de provoquer des débats stériles.

 

La MINISTRE Catherine VAUTRIN a une réputation de personne sérieuse, rigoureuse, comment a-t-elle donc pu se lancer à l’aventure sur un sujet aussi complexe et polémique. Est-ce un signe de plus d’un gouvernement qui gouverne à l’aveuglette ? N'existe-t-il pas des partenaires sociaux pour traiter ces problèmes sociaux ...pour l'instant ceux qui ont répondu, en cette période de congés, n'ont manifesté aucun enthousiasme en faveur de cette proposition qui nous choque au fond et aussi dans la forme. 

 

 

 

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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 18:04
LA FÊTE DE LA FÉDÉRATION 14 JUILLET 1790

LA FÊTE DE LA FÉDÉRATION 14 JUILLET 1790

 

 

RAPPEL RÉPUBLICAIN,

 

14 JUILLET 1789, 14 JUILLET  1790

 

Durant l’été 1789, les fédérations locales des gardes nationaux se sont créées dans toutes les provinces françaises .

 

Elles montent en délégations de toute la France pour se rassembler le 14 juillet 1790 au Champ-de-Mars à Paris pour défiler et célébrer le premier anniversaire de la prise de la Bastille et l'union de la Nation. Il y aurait eu 500 000 participants pour une population parisienne estimée à 600 000 personnes !

Le 14 juillet 1790, en présence du roi et de la reine une messe est célébrée par l'évêque Talleyrand, suivie de la prononciation des serments au Roi, à la Nation et à la Loi et un « Te Deum » est exécuté.

 

Il a fallu attendre la loi du 6 juillet 1880 pour consacrer le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle. Cette loi ne donne aucune précision sur cette fête nationale du 14 juillet commémorant les deux 14 juillet, la prise de la Bastille de 1789 où le sang a coulé ainsi que la première et la Fête de la Fédération de 1790 où fut donc célébrée dans la joie une réconciliation-union du Peuple et de l’Armée.

 

Une occasion unique d’en parler avec les jeunes pour faire passer un petit message sur l’origine de la NATION qui est  bien plus qu’un Pays : c'est une Communauté unie qui accepte le vivre ensemble pour le meilleur et pour le pire au nom d'une histoire et d'un idéal commun. 

 

 

 

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8 juillet 2025 2 08 /07 /juillet /2025 18:50
LA FRANCE INGOUVERNABLE

 

 

VERS UNE IMPASSE INSTITUTIONNELLE

 

Les manipulations de notre Constitution d’octobre 1958 conduisent à l’impasse que nous vivons .

Voir le texte originel de la constitution de 1958 donc avant les « réformes » :

https://www.senat.fr/connaitre-le-senat/evenements-et-manifestations-culturelles/les-revisions-de-la-constitution/constitution-du-4-octobre-1958-texte-originel.html

 

LA CONSTITUTION DE 1958 PRESQUE PRÉSIDENTIELLE

Elle a été rédigée par des orfèvres qui devaient faire l’impossible synthèse entre le maintien d’un régime parlementaire avec un Président du Conseil tout puissant mais éjectable selon le bon plaisir de l’Assemblée Nationale et la Présidence que briguait le Général de Gaulle.

La France venait en 1958 de rejeter le régime de la quatrième république qui vivait une instabilité chronique avec des « Présidents du Conseil » qui avaient en compétences les pouvoirs d'un Président de la République actuel mais qui pouvait « sauter » dès que l’Assemblée Nationale le voulait à condition d'avoir trouvé en son sein une majorité même si celle-ci était de circonstance. Par contre, le Président de la République de la quatrième République « devait se contenter d’inaugurer les chrysanthèmes » comme l’a dit le Général de Gaulle (9 septembre 1965).

Donc, la constitution fut un costume taillé au format de la forte personnalité du Général de Gaulle.

Rappelons que le 19 mai 1958 lors de sa Conférence de presse le Général s’est exclamé pour justifier que soient donnés des pouvoirs exceptionnels au futur Président de la République  :

« Croit-on qu’à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur !»

Mais nous sommes en 2025 et des Présidents comme le Général de Gaulle nous n’en avons plus eu. Les suivants furent plus tard élus au suffrage universel .

En 1962, c’est le même Général de Gaulle qui décide de présenter une réforme constitutionnelle votée par référendum qui institue l’élection du Président de la République au suffrage universel.

 

UN EXÉCUTIF À DEUX TÊTES : UNE DE TROP ?

Les démocraties sont fondées sur le principe évoqué par Montesquieu (L’esprit des Lois 1748) de la séparation des 3 pouvoirs ; l’exécutif, le législatif et le judiciaire. C’est l’ordre dans lequel la Constitution de 1958 est élaborée.

C’est une hiérarchie de fait : l'exécutif passe en premier.

La Constitution alors prévoit donc :

Le Président de la République en premier :

ARTICLE 5.

Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.

Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.

ARTICLE 6.

Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct.

Ce quinquennat ne fut instauré qu’en l’an 2 000 alors que la Constitution et son article 5 datent de son origine en octobre 1958

Bien plus tard, le 9 septembre 1965, le général de Gaulle, au cours d'une conférence de presse à l'Élysée, lança cette phrase : « D'ailleurs, qui n'a jamais cru que le général de Gaulle, étant appelé à la barre, devrait se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes ? » 

 C’est en 1962 que le général de Gaulle décide de soumettre aux Français par référendum la possibilité d’élire directement le Président de la République

 

Et pour le Gouvernement : en second :

Article 20

Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.

Il dispose de l'administration et de la force armée.

Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50.

 

Article 21

Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l'exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 13.

Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.

Il supplée, le cas échéant, le Président de la République dans la présidence des conseils et comités prévus à l’article 15.

Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d'un Conseil des ministres en vertu d'une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.

 

PRÉÉMINENCE DE FAIT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : UNE AMBIGUÏTÉ DU TEXTE QUI POURRAIT MÈNER AU CHAOS

 

Donc, le Président est l’arbitre ...mais il est mis en premier car il nomme le Premier Ministre et peut le révoquer en mettant fin à ses fonctions et c’est lui aussi qui nomme le Premier Ministre d’où l’expression abusive du Président qui parle de « son » Premier Ministre et de « son » Gouvernement.

Dans les faits il est effectivement le Principal détenteur du Pouvoir d’autant plus que depuis l’an 2000 il est l’élu des français par le suffrage universel ce qui légitime son pouvoir de fait...donc il est un Président arbitre et c’est bien une ambigüité du texte.

Il a toujours été au haut de la hiérarchie même si cela n’est pas indiqué dans le texte de la Constitution.

Mais, qu’arriverait-il si le Premier Ministre refuse en cas de conflit avec le Président de proposer sa démission ?

L’Histoire ne nous dit pas encore s’il y a conflit entre le Président et le Premier Ministre ...qui pourrait décider ? Qui aurait les rênes du pouvoir ?

De même, dans la pratique, si le Président décidait de ne rien faire (un peu ce que nous vivons concrètement en cette fin de règne d’Emmanuel MACRON (mai juin 2027) qui dirigerait le Pays ? L’arbitre ne serait-il pas le Parlement sous l’influence d’un Premier Ministre responsable ?

Nous vous laissons imaginer cette fin de règne où la France n’aurait plus de véritable leader et même plus de Parlement capable de décider puisque l’Assemblée Nationale est déjà dans les faits déclarée ingérable depuis juillet 2024 !

 

 

 

 

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6 juillet 2025 7 06 /07 /juillet /2025 20:26
UN PRÉSIDENT QUI NE PRÉSIDE PLUS

UN PRÉSIDENT QUI NE PRÉSIDE PLUS

 

 

L’IMPOPULARITÉ D’EMMANUEL MACRON ET SON  TRÈS, TRÈS ÉVENTUEL ET IMPROBABLE  DÉPART

 

Cette impopularité est un constat que confirment les sondages depuis  2024 et les faits comme les désaveux de la population  lors des élections européennes, puis lors des deux tours élections à l’Assemblée Nationale de juin juillet 2024.

De plus  61 % des français souhaitent la démission du chef de l’État.

Le Président a bien précisé à plusieurs reprises qu’il irait jusqu’au bout de son mandat (mai juin 2027). Donc l’hypothèse d’un départ par démission du Président est pour l’instant écartée par l'intéressé lui-même alors qu'il est le responsable de la crise institutionnelle.

Il ne reste juridiquement pour forcer le départ du Président MACRON que la procédure de la Constitution a nommée « destitution » qui repose sur les articles 67 et 68 de la Constitution qui attribuent clairement  cette compétence au Parlement.

 

LA PROCÉDURE DE DESTITUTION

Elle est fondée sur l’article 68 de la Constitution invoquée, par exemple, par Jean-Luc MÉLENCHON.                 

Si le principe est constitutionnel, sa mise en œuvre au cours des années est devenue de plus en plus exigeante afin de protéger la fonction présidentielle sans que cela soit explicité expressément.

C’est surtout le renouvellement du statut pénal du Président de la République et l'instauration d'une procédure de destitution par la révision du 23 février 2007 qui a abondé le caractère exceptionnel de la procédure.

Pourtant la procédure était surtout le fondement dans la rédaction de l’article 68 était simple : à condition de savoir ce que signifie juridiquement « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ».

Il s’agit d’une appréciation donc de quelque chose de totalement subjectif.

 

L'analyse des textes repris ci-dessous nous conduit à conclure qu'à moins d'un fait exceptionnel, la France va poursuivre son chemin cahotant avec un Président hors sol, isolé et aux pouvoirs et projets indéfinis et "son" gouvernement inconsistant et impuissant et la menace de crises financières, sociales et institutionnelles dans un monde inquiétant.

 

Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat.

La décision appartient donc totalement au Parlement avec des conditions de majorité très strictes depuis la procédure initiale de décision de saisir la Haute Cour qui peut donc être négative !

Une excellente réflexion sur ce thème figure dans le Projet de loi organique portant application de l'article 68 de la Constitution, Étude d’impact de Décembre 2010 :

https://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl3071-ei.asp

 

 

 

LE TEXTE CONSTITUTIONNEL : LA HAUTE COUR 

La procédure de destitution est donc remise aux décisions de l'Assemblée Nationale et du Sénat 

 

« TITRE IX - LA HAUTE-COUR

 

Article 67 : Le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68.

Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu.

Les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre lui à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation des fonctions.

 

Article 68 : Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute-Cour.

La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.

La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale.

Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.

Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article. »

 

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4 juillet 2025 5 04 /07 /juillet /2025 21:20
UNE GRÈVE DE TROP ?

 

 

 

DROIT DE GRÈVE ET ABUS DE DROIT

 

Les contrôleurs aériens ont indubitablement des privilèges acquis à raison de grèves répétées...

Nous n’allons nous lancer dans la bataille des chiffres : les contrôleurs aériens sont-ils des privilégiés ?

Ce sont des fonctionnaires de niveau ingénieur avec un statut fort avantageux.

La formation initiale de contrôleur aérien (rémunérée) s’effectue à l’École Nationale de l’Aviation Civile (ÉNAC) installée à Toulouse, à la suite d’un recrutement sur concours. La formation est polyvalente

À leurs postes de contrôleurs, ils sont soumis à des contraintes très importantes qu’il faut bien mesurer : surtout le stress lié à une responsabilisation et une autonomie où la réactivité est primordiale, des horaires de travail à géométrie variable, une formation continue nécessitée par les évolutions tous azimuts de la technique de l’aéronautique et de ses réglementations, des conditions physiques contrôlées dès l’accès au concours initial et suivies...

Il y a environ 2 000 contrôleurs titulaires en France.

 

LE DROIT DE GRÈVE

Le droit de grève aménagé est par définition une liberté reconnue et canalisée par des textes qui touchent surtout des secteurs clés. Il est reconnu constitutionnellement dans le Préambule de la constitution de 1958 avec une formule magique.

Face à ce droit se dresse une notion juridique solide très française qui est la « continuité du service public » qui est et peut aller très loin dans le « libre »’exercice du droit de grève « Les fonctionnaires exercent le droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent »...

Le conflit entre les deux notions, droit de grève et continuité du service Public, n’est toujours pas réglé le sera-t-il un jour en France ?

Attention le jour où l’abus du droit de grève sera établi et que le législateur prendra le parti des anti-grèves et autres mécontents, c’est le droit de grève, surtout pour les fonctionnaires et assimilés, qui sera encadré tellement strictement qu’il ne pourra plus s’exercer. Nos apprentis sorciers ont-ils conscience du tort qu'ils font à l'exercice du droit de grève.

Sera-ce un mal ?

 

300 GRÉVISTES PEUVENT-ILS BLOQUER DES CENTAINES DE MILLIERS DE VOYAGEURS ?

Voilà ce qui vient de se passer les premiers jours de départs en vacances de cette semaine. Ce n’est pas seulement les vols nationaux qui furent affectés par ce mouvement de grève mais aussi les vols internationaux. Le préjudice occasionné aux Compagnies, aux voyagistes, aux voyageurs ...est totalement disproportionné avec l’enjeu du bon fonctionnement du système mondial aéronautique ?

Ce que le voyageur sait mais fait semblant d’ignorer c’est que son billet en poche et payé il risque cependant d’affronter des retards voire des annulations de son vol suite à des « mouvements sociaux ».  S’il a des correspondances il peut voir son vol détourné et son voyage devenir un cauchemar.

On ne discutera pas du bien-fondé de cette grève : salaires, organisation du travail et surtout, tenez-vous bien, l’obligation envisagée de faire porter aux contrôleurs aériens un" badge biométrique  multi fonctions...suite à un incident sur l’aérodrome de Bordeaux ! Qui ne porte ou n’a jamais porté de badge surtout dans des zones sécurisées ? Ce motif aurait dû se résoudre par une négociation si syndicats et l'État employeur avaient su négocier.

L’initiative du mouvement vient,en effet, de deux syndicats minoritaires et certainement très corporatistes qui cherchent certainement des adhérents pour montrer qu’ils existent face à un Syndicat très majoritaire.

Cette grève est certainement encore une grève de trop qui ne réglera pas les problèmes de l'exercice délicat d'un droit. Prendre les passagers pour otages et les compagnies aussi, s’en prendre aux compagnies et autres intervenants économiques c’est vraiment non une erreur mais une faute grave indigne pour une «profession » un peu, beaucoup privilégiée.

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 16:06
27 ÉTATS UNIS POUR CONTINUER À EXISTER POUR LE MEILLEUR ET PAS POUR LE PIRE !

27 ÉTATS UNIS POUR CONTINUER À EXISTER POUR LE MEILLEUR ET PAS POUR LE PIRE !

 

 

QU’EST-CE QUE L’UNION EUROPÉENNE ?

 

https://www.touteleurope.eu/fonctionnement-de-l-ue/l-union-europeenne/

Ce lien donne accès à une information à voir et à revoir pour comprendre le fonctionnement de cette institution nommée Union Européenne.

 

Une institution ne vaut que par les hommes et les femmes qui la servent ...regardons objectivement ce qui a été fait du temps de la « petite Europe » et dans la période qui a suivie avec des pays comme l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal...qui ont émergé grâce à la solidarité Européenne et ont connu un redressement incroyable.

Regardons maintenant en 2025. Toute institution se doit aussi d’avoir un porte-drapeau. Le Président MACRON en perdition dans son pays avait espéré prendre le leadership de l’Institution. Mais Jupiter, le Mozart de la Finance avait oublié que des positions non assises sur des relations faites de respect et donc de diplomatie mais fondées sur l’ambition personnelle ne sont pas nécessairement favorables en politique sur le moyen et long terme. Les difficultés des finances publiques en France n’ont pas redoré le blason macronien.

Il n’y a malheureusement plus de couples de GAULLE ADENAUER qui savaient aussi être entourés et défendre un idéal communautaire. Il manque encore à l'UE ce type de tandem !

 

L’EUROPE PEUT-ELLE MIEUX FAIRE ? UNIR 27 ÉTATS MEMBRES SI DIFFÉRENTS

Si l‘Europe n’avance pas plus vite c’est une question de temps, c’est une question de patience et d'espoirs. Pour l’instant ce qui fait avancer l’UE ce sont les crises : économique, commerciales, énergie, guerre...L'UE subit et réagit...avec ses moyens...peut mieux faire !

Cependant, on ne peut plus comprendre ce qui se passe en France si on ne suit pas les travaux de l’Union Européenne et son fonctionnement.

Ce n’est pas parfait mais l’UE a le mérite d’exister et sa voix est entendue : d’ailleurs le Président Donald TRUMP comme le Président POUTINE le savent et il le sauront d’autant plus que les divisions qui, sur certains sujets, apparaissent encore entre les 27 États Membres devront s’estomper au profit des 400 millions d’européens. 

Sur des sujets graves l'Europe a réagi, existe plus sérieusement et est crédible même après la déchirure du Brexit.

Elle a surtout été mise à l’épreuve du conflit russo-ukrainien où elle a commencé à rebondir : la peur est parfois une sage conseillère. 

La réélection des membres du Parlement en 2024 a aussi montré aux États-Membres et aux autres « blocs » que l’Europe comptait et que le pouvoir démocratique s’installait à Bruxelles avec une déontologie qui privilégie la défense des libertés individuelles face aux impérialistes et autres va-t’en guerre destructeurs.

Maintenant les chefs d’États des pays membres sont face à leurs responsabilité pour rendre l’Europe incontournable dans ce monde en folie.

Son fonctionnement complexe avec Conseils, Parlement, structures administratives...doit être amélioré. Il lui faut des leaders réfléchis, unis imposant la cohésion.

"Premier financeur du logement social et intermédiaire en France, la Caisse des Dépôts joue un rôle central dans un secteur devenu une priorité européenne. Comment articuler cette expérience nationale avec les ambitions européennes ? Un bel exemple où Kosta Kastrinidis, directeur des prêts, donne des pistes d’action pour résoudre cette crise qui touche tous les États membres."

Mais cette expérience européenne unique au monde reste fragile et lourde et comment mieux exprimer cette situation que celle ans cette déclaration de Monsieur Kosta KASTRINIDIS  :  

 

« La crise du logement est européenne mais la réponse ( de l’UE) doit être adaptée à chaque pays membre. » ...satisfaire les aspirations de 27 pays dont la taille et le niveau de vie sont tellement différents est une gageure. Il faut y croire ; l'UE est un refuge d'espoirs communs.

 

Certes, c’est vouloir et pouvoir faire la synthèse du zéro et de l’infini.

Tentons d’imaginer ce que cela doit être sur des thèmes aussi importants que vastes que celui de l’Énergie avec, par exemple, une politique commune du nucléaire et  un besoin de financement annoncé pour un plan de 240 milliards d’euros d’ici 2050 ! Prix à payer pour avoir une Europe « indépendante énergétiquement ! »

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11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 20:40
CESSONS DE L'INVOQUER !

CESSONS DE L'INVOQUER !

 

 

SORTIR DE LA CRISE ET DE L’IMMOBILISME

 

Pour sortir de l’immobilisme actuel mal ressenti aussi bien en France que dans le monde à cause de l’élaboration du Budget 2026 où le Gouvernement patine :

 

  • alors que les caisses de l’État sont plus que vides et que les projets porteurs ne peuvent être financés,
  • alors que les échéances s’approchent pour le budget 2026 qui donne l’impression d’être inconstructible,
  • qu’aucune idée ne sort sur la relance et les moyens pour économiser les fameux 100 milliards d’économie nécessaires,
  • alors que l’Union Européenne doute de la crédibilité des engagements de la France en matière de réduction des déficits et de la dette.

 

Cependant le MEDEF, par l’entremise de l’institut Rexecode, propose une sortie par le haut de cette crise avec ce programme en 4 points repris dans les « échos » de ce jour.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rexecode

Rexecode propose de sortir de la crise grâce à la croissance. Rexecode dont l’expertise est reconnue particulièrement en matière de prévisions macro-économiques rappelle à juste titre que la France est « riche » au-delà de ce qu'on peut imaginer en plus de la qualité de sa population travailleuse et patriote il y a son bas de laine avec l’épargne dormante des français (500 milliards d’euros mobilisable si...!).

 

LE PLAN POSSIBLE 

- Premièrement, stimuler la productivité, avec un soutien à la Recherche et à la formation.

- Deuxièmement, mobiliser l'épargne privée - aujourd'hui essentiellement fléchée vers des actifs sûrs comme les livrets réglementés - grâce à la création de fonds d'investissement à capital garanti dans des entreprises de croissance.

- Troisièmement, augmenter la quantité de travail grâce à un recul de l'âge de la retraite de 8 mois supplémentaires ou 3 jours de travail en plus par exemple d'ici 2030.

- Quatrièmement, en renforçant le soutien à la réindustrialisation de secteurs porteurs (armement, décarbonation, IA…).

C'est un marché : la paix sociale, des économies réelles de l'État, pas de mesurettes contre un plan accepté pour le redressement par le peuple !

Maintenant pour réussir il faut y croire ; il faut acter le retrait du Président MACRON, une erreur de la démocratie de l'histoire, et trouver l’homme ou la femme par qui la confiance reviendra car la France, sans la confiance retrouvée en ses dirigeants et gouvernants, ne pourra faire les efforts pour le redressemernt attendu et réalisable.

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