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3 août 2026 1 03 /08 /août /2026 17:16
UN MINISTÈRE ESSENTIEL ET TROP PAUVRE

UN MINISTÈRE ESSENTIEL ET TROP PAUVRE

 

 

 

 

LES PRISONS FRANÇAISES AFFICHENT PLUS QUE COMPLET 

 

La population française ne croit plus mais par contre, la population carcérale ne cesse de croitre !

Elle va atteindre les 90 000 détenus (+6 % en un an) pour 63 000 « places ».

Parmi eux, 24 000 sont en détention provisoire, et donc présumés innocents écrit le Barreau de Paris qui pousse un cri d’alarme justifié. Un détenu en détention provisoire incarcéré est non pas une « injustice » mais une anomalie qui favorise « les mauvaises fréquentations ».

Rappelons que la Justice a en charge « les prisons », qu’il y a un Code pénal qui fixe un cap parfois incompris des citoyens et des juges, des victimes souvent beaucoup plus à plaindre que les condamnés et qu'aussi  les 90 000 incarcérés sont numériquement une population que la République n’a pas le droit d’abandonner.

Cette situation non seulement perdure mais s’aggrave malgré les injonctions des organismes de contrôle de la situation dans les milieux carcéraux. C'est un scandale d’État auquel un citoyen ne peut et ne doit rester insensible.

 

 

LA PRISON :   DES MISSIONS  ESSENTIELLES OCCULTÉES

Les prisons françaises sont des lieux privatifs de liberté en France gérés par l'administration pénitentiaire, elle-même rattachée au ministère de la Justice depuis 1911. Le rôle de la prison en France est d’abord de protéger la société contre les individus dangereux mais aussi et de plus en plus de préparer la réinsertion des condamnés détenus : formation, santé, réadaptation sociale...

Nous entendons face aux doléances de bonnes gens que les conditions inhumaines faites aux détenus sont pour ceux-ci le résultat de comportements asociaux qui sont sanctionnés par la Justice et s’ils sont incarcérés, c’est bien de leur faute !

Nous ne suivrons pas ce raisonnement un peu trop simpliste surtout quand il concerne 90 000 personnes. Un individu incarcéré après un jugement même s’il est multirécidiviste ressortira un jour des geôles de la République. Pourtant les deux objectifs principaux de la privation de liberté sont d’une part, que le condamné purge la peine méritée et d’autre part, que les conditions de sa sortie de prison soient telles qu’il ne récidive pas.

Aujourd’hui tout concourt à ce que ces deux objectifs des peines prononcées ne soient plus atteints. Ils sont oubliés, ils sont trop « novateurs » et pas assez encadrés. Ainsi, l’Institution JUSTICE est totalement déstabilisée. Les français ne reconnaissent plus leur JUSTICE contestataire, laxiste, aux ordres...

Cette situation est le reflet d’une France partie à la  dérive. La Justice d’un pays reflète bien souvent  les faiblesses de ce pays.

La condamnation aux peines effectives de prison est un acte très encadré par les textes surtout depuis la création de peines de substitution trop délaissées et encore mal utilisées par le Juge de l’Application des Peines JAP qui prend l’allure d’une nouvelle juridiction.

Le code pénal parle de peines "de substitution" ou "de remplacement" à propos des mesures alternatives à la prison mais elles n'ont, pour l'instant, pas conduit à une stagnation, voire à une la diminution du nombre d'emprisonnements. C’est donc un échec...momentané ?

Ces peines dites de substitution, comme toute réforme, ont  donc du mal à trouver leur place dans le dispositif actuel et n’est pas vraiment encore en mesure d’atteindre les effets escomptés. Mais les moyens financiers et humains ont-ils été jusqu’à l’heure suffisants ?

 

 À SUIVRE ...

SURPOPULATION CARCÉRALE : SORTIE DE CRISE POSSIBLE ?

 

 

 

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