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6 août 2026 4 06 /08 /août /2026 18:18
MARIANNE BAILLONÉE

MARIANNE BAILLONÉE

 

ARCOM, CENSEUR ou RÉGULATEUR

 

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION NE SE RÈGLEMENTE PAS  !

 

Association citoyenne nous portons une attention particulière à la liberté d’expression. C’est avec un soulagement mesuré que nous avons pris connaissance du rapport de la commission d’enquête de la Chambre des Députés sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public,

 https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/ceaudio/l17b2698-t1_rapport-enquete

 

Nous attendons maintenant avec inquiétude le débat qui devait suivre. Viendra-t-il un jour ?

Même si le Président de la Commission d’enquête a dû écrire en avant-propos du Rapport « Nul doute, à cet égard, que notre commission n’aura pas toujours donné une image à la hauteur du mandat que nous ont confié les Français, » le rapport demeure une pièce importante du travail que le législateur doit faire pour redonner une base solide au Service Public de l’Audiovisuel et d’abord de répondre à la question posée : y-a-il lieu de maintenir le Service Public lui-même ?

Nous avons en 2022 remplacé le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel CSA par l’ARCOM dont le Président vient de déclarer que l’ARCOM est « PLUS EXIGEANT POUR LE SERVICE PUBLIC ».

Ceci signifie bien que le CSA a été plutôt trop tolérant pour le Service Public de l’Audiovisuel d’où toutes les dérives sur la qualité de l’information et la gestion même du Service Public constaté dans le Rapport de la Commission d’enquête parlementaire.

De plus, ces organismes qu’ils soient nommés Conseil Supérieur ou Régulateur demeurent toujours des Censeurs !

Le Président de l’ARCOM, Martin AJDARI vient de déclarer qu’il allait maintenant contrôler créateurs de contenus et influenceurs.

Tout cela pour nous, téléspectateurs, nous laisse très perplexes.

 

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION SOUS HAUTE SURVEILLANCE : UN NOUVEAU JUGE ?

Le Président de l’ARCOM a pris le soin de préciser que l’ARCOM a été créé pour « protéger la liberté d’expression, dans la cadre de la loi ».

Avons-nous besoin d’un nouveau juge : l’expérience nous montre qu’un juge partial demeure partial et aux ordres.

Ne sommes-nous pas nous, les téléspectateurs, auditeurs, utilisateurs, des adultes capables d’esprit critique ?

Sommes-nous devenus des individus qui auraient besoin de la tutelle d’une autorité supérieure pour se faire leur propre opinion ?

Les opinions émises sur l’ARCOM sous forme d’avertissements, de sanctions pécuniaires d'un nouveau juge des libertés. Que signifie cette dérive ?

Devons-nous accepter d’être « sous surveillance »...la création demande par définition de la liberté pas de la surveillance. L’utilisation des fonds publics pour « juger » des programmes, de  la « qualité » de l’information qui, d’après le Président de l’ARCOM n’est « ni de droite ni de gauche » est déjà une atteinte à la liberté d’expression.

Prêtons attention à ce qui se prépare. La liberté d’expression ne supporte ni le bâillon, ni l’extrémisme, ni l’objectivité à tous crins, ni la contrainte... la liberté d’expression ne se réglemente pas.

 

RAPPEL DE LA DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN (1789)

 

Inclus dans la Constitution de 1958

ARTICLE 4

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

 

ARTICLE 5

La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

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