Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche

4 mai 2025 7 04 /05 /mai /2025 19:02
UN RÉFÉRENDUM ?

 

 

 

DU BON USAGE DU RÉFÉRENDUM

 

 

La mise en œuvre et l’objet même d’un référendum sont sur le plan des pratiques d’apparence démocratique : c’est le peuple souverain qui décide. La réalité est beaucoup plus complexe. L’usage abusif démocratiquement dans l’histoire a été fréquent. Avec des résultats de 99 % de réponses positives à la question posée !

Le référendum est ainsi une opération « politique » fort prisée par des gouvernants peu scrupuleux par rapport aux pratiques reconnues par les démocraties. C’est une façon pour un dirigeant d’obtenir la preuve que le peuple ratifie sa confiance en son dirigeant...quelle que soit la question posée. C’est un chèque en blanc. Sous l’apparence d’expression de démocratie directe cette pratique du référendum est donc indigne d’une démocratie.

Depuis qu’il est arrivé à la Présidence en 2017 le Président MACRON a envisagé à plusieurs reprises la tenue d’un référendum national.

Lors de l’élaboration de la Constitution de 1958, l’introduction du référendum fut fort discutée. Son usage est d'ailleurs encore très controversé.

Ce qui nous est proposé par le Premier Ministre est juridiquement possible dans la cadre de l’article 11 de la Constitution.

 

RAPPEL DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE DE 1958 QUI A INTRODUIT LE RÉFÉRENDUM DANS LA CONSTITUTION

Un des privilèges du Président de la République est celui de «décider» de la tenue d’un référendum national. Mais l’initiative peut être proposée par le Gouvernement 

Mais la procédure française encadre strictement cet exercice du vote du peuple souverain nommé référendum.

Article 11 : « Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.
Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d'un débat.
Lorsque le référendum a conclu à l'adoption du projet de loi, le Président de la République promulgue la loi dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats de la consultation

L’autre forme de référendum national est celle qui est prévue par l’article 89 de la Constitution pour une révision de la Constitution elle-même comme ce fut le cas en 2000 où le vote se fit sur la durée du mandat du Président de la République inscrite dans la Constitution passera de 7 ans à 5 ans si le OUI l’emportait, comme ce fut le cas.


Article 89 : « L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier Ministre et aux membres du Parlement.
Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.
Toutefois, le projet de révision n'est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l'Assemblée Nationale.
»


Comme l’objet du projet de référendum annoncé par la Premier Ministre est pour l'instant très flou et qu’il n’a pas évoqué de modification à la Constitution on peut supposer que si le projet arrive à prendre forme à l’initiative du Premier Ministre ce sera dans le cadre de l’article 11 de la Constitution.


Le Président de la République n’a pas encore pris position sur un projet qui reste celui de son Premier Ministre, l’articulation entre le Président et « son » Premier Ministre, pour le moins,  n’apparait pas clairement ! Le Président a utilisé ce flou de la Déclaration de son Premier Ministre comme argument pour retarder toute prise de position.

 

Ce qui reste dans les certitudes c'est donc que le Gouvernement avoue, par cette annonce, qu'il n'a pas résolu le problème du budget 2026 et les 40 à 100 milliards d'euros d'économies et de recettes supplémentaires nécessaires ne sont pas trouvées ou pas avouables. Une forme de constat d'échec très inquiétant !

Autre certitude,  le  Président MACRON est perplexe sur le Plan BAYROU !


 

Partager cet article
Repost0
24 avril 2025 4 24 /04 /avril /2025 18:49
LA COUR DES COMPTES FACE AU DÉSORDRE DU BUDGET : SERA-T-ELLE ENTENDUE ?

LA COUR DES COMPTES FACE AU DÉSORDRE DU BUDGET : SERA-T-ELLE ENTENDUE ?

 

 

TAXES À FAIBLE RENDEMENT : L’INCROYABLE FOUILLIS DES TAXES...DONC DU BUDGET DE LA FRANCE

 

Voir COUR DES COMPTES :
https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-taxes-faible-rendement-0

 

Ce titre «taxes à faible rendement» d’un des derniers rapports de la Cour des comptes est indulgent et il est à lui tout seul un programme...le Parlement vote donc tous les ans au moins une quarantaine de taxes qui ne rapportent rien à l’État voire dont le recouvrement coûte plus cher que les sommes que l’État perçoit.

Le Ministère des Finances et son personnel qualifié voire hautement qualifié et les élus qui votent le budget nous étonneront toujours. 

En effet, Il y a des lois organiques et de simples lois, il y a un monument énorme nommé Code Général des Impôts CGI, tels que définis par les textes et qui justement demeurent soumis à des règles ...alors pour contourner les contraintes légales il y a eu l’invention de l’exception à la loi que sont les taxes dont la célèbre TVA impôt indirect sur la consommation. Cet impôt a été inventé par un haut fonctionnaire et créé par une loi relativement récente qui est du 10 avril 1954 et est devenu la première ressource de l’État (la taxe sur la valeur ajoutée TVA représente, pour 2024, 37,8 % des recettes fiscales brutes donc bien plus que l’impôt sur le revenu !)


UNE INFLATION DE TAXES

Les taxes se sont multipliées et il y en a maintenant « environ » 500 ! 

Malgré les demandes réitérées des élus il n’y a pas de répertoire des taxes comme l’énonce la réponse faite à un député par le Secrétaire d’État chargé du budget : « Il n'existe pas de dénombrement centralisé et exhaustif de l'ensemble des impôts et taxes prévus par la législation française actuellement en vigueur... » publié au JO du 13 avril 2017 !»

Mais alors le Parlement quand il vote le budget vote n’importe quoi ?

Il faut dire que les taxes sont déjà une aberration budgétaire...ce ne sont pas des impôts directs au sens strict de la loi.

Pourtant les taxes sont revotées tous les ans avec le budget. Ainsi, avec le temps, il y a des taxes «oubliées »  dans les annexes au budget et dont le recouvrement finit par être plus onéreux que le rendement net des dites taxes.

Rappelons aussi que ce qui nous scandalise le plus : les projets de loi de Finances PLF tous les ans représentent un paquet d’environ 600 pages et ce sont les seules « mesures nouvelles » qui sont réellement débattues et les amendements aux propositions des élus et du Gouvernement.

Petit à petit nous voyons que le budget de l’État et ses lois de Finances (État et Sécurité Sociale) sont devenues effectivement ingérables et donc mal gérées...d’où les dérives dénoncées sur l’exécution des budgets 2023, 2024, et sur le projet de budget maintenant en cours d’exécution 2025.

La Cour des Comptes « estime nécessaire d’engager la rationalisation de ce patchwork fiscal et propose pour ce faire trois scénarios cumulatifs susceptibles de déboucher sur une simplification radicale, sans pertes de recettes pour les administrations publiques »

Il n'existe donc pas de dénombrement centralisé et exhaustif de l'ensemble des impôts et taxes prévus par la législation française actuellement en vigueur !

Les règles sont-elles faites pour être contournées ? 

Les taxes sont faites pour répondre à un nécessité du moment puis pérennisées par négligence des élus et des services du Ministère des Finances ; elles sont «revotées » tous les ans automatiquement et donc clandestinement.

Nous pourrions le croire avec la création des taxes nombreuses et variées affectées à des dépenses. Il y a déjà pourtant la règle de non-affectation des recettes aux dépenses Elle vise à éviter que chaque catégorie de recettes soit réservée à la couverture d'une seule catégorie de dépenses, ce qui éclaterait le budget et irait à l’encontre du deuxième principe qui est celui de l’universalité ? Le budget implique que toutes les recettes et toutes les dépenses figurent dans un compte unique qui est le budget.

Avec la multiplication des taxes, la France est donc bien loin de l’orthodoxie qu’impose les règles qui régissent la gestion des Finances Publiques d'un pays.


Décidément, nous le répétons, la Cour des comptes a vraiment besoin de revoir sa mission pour que la France soit crédible dans sa gestion budgétaire.

Mais qui dit  BUDGET  DE LA FRANCE DIT RIGUEUR...

N'EST-CE PAS AVEC CE QUI EST ÉCRIT CI-DESSUS PLUS TÔT UN VRAI «FOUTOIR» ?

 


 

Partager cet article
Repost0
19 avril 2025 6 19 /04 /avril /2025 20:13
CELA PEUT ET DOIT FAIRE PEUR ?

CELA PEUT ET DOIT FAIRE PEUR ?

 

LA PEUR UN MAL NÉCESSAIRE ?

 

La peur : ou il y a des fondements solides à alerter le bon peuple d’un danger ou il s’agit parfois d’une pratique vicieuse utilisée par les politiciens et autres gouvernants pour faire passer des mesures impopulaires voire sanguinaires et la méthode est condamnable.


Ou il y a un réel danger identifié qui peut à juste titre effrayer la population et cette peur est fondée et il n’y a pas besoin d’alerter le ban et l’arrière ban avec un torchon rouge. Le devoir des gouvernants est alors de rassembler tous les moyens pour protéger ses citoyens, d’un réel péril et de leur propre peur.

 

BUDGET ET LA PEUR

Voilà le Premier Ministre François BAYROU qui fait de la pédagogie : la dette est un danger. La crédibilité de la France est mise en cause...la patrie en danger ! Les procédures budgétaires protectrices des fonds publics ont été mises en défaut sans que cela soit contesté par les Ministres concernés depuis des décennies.

Quel réveil salutaire pour ce sauveur de Budget (2025)de la France ! Mais le discours tenu par celui qui a été localement et nationalement aux commandes de fonctions de responsable de l’État est paradoxal et mal venu. Pendant des décennies, ivre du pouvoir et de la confiance que le peuple avait eu en lui il a abusé de cette situation. Qui veut-il culpabiliser en faisant peur aux français sur l’avenir de leur économie, sur leur devenir ? Ce n’est pas ainsi que «le lien de confiance » absolument nécessaire entre élus et le peuple sera rétabli.

Non seulement il n’est pas crédible mais, en plus, ne va-t-il pas profiter de la peur du lendemain pour tenter de faire passer des mesures injustes. Des mesures d’urgence et douloureuses il en faudra et surtout il faudra les justifier avec des réformes qui éviteront les renouvellements des erreurs passées.

Alors c’est plus grave : qu’il soit élu national, local, responsable d’une institution comme le Haut-Commissariat au Plan, résurrection du Plan, type d’institution désuète, responsable d’erreurs économiques et financières abandonnées qui devait être supprimé immédiatement. Il s’agit d’un cadeau illégal du Président MACRON à un vieux politicien rallié et en quête d’honneurs. Redresser la France et la confiance c'est l'enjeu...sans peur !

 

LES PESTICIDES ! UNE PEUR À CANALISER

L’expérience prouve que la peur des conséquences de l’utilisation des pesticides est justifiée. C’est un réel danger pour la santé publique. L’expérience malheureuse et déjà ancienne atteste de la dangerosité des épandages intempestifs et devrait entraîner une double action :  l’éducation des utilisateurs jusqu’à l’interdiction des produits déclarés scientifiquement malsains. Quand les abeilles meurent, ce n’est pas bon signe. Début mai, les députés vont étudier une proposition de loi visant à ré-autoriser les insecticides « tueurs d’abeilles ». Ils sont pourtant interdits en France depuis 2018. La science a fait assez de progrès pour permettre aux pouvoirs publics de prendre les bonnes et justes décisions jusqu’à l’interdiction du lobbying autour de ces produits. 

Ou certains insecticides sont tueurs d’abeilles et c’est simple ils doivent être interdits. Les abeilles mortes ne disparaissent pas pour le plaisir. La peur est un remède aux risques de la chimio-agriculture. C'est un signal : danger ! Sur le produit commercialisé doit être indiqué le danger « tueur d’abeilles »...l’apiculteur victime de ces pesticides n’a aucune raison de voir sa production mise en péril suite à l’utilisation de produits réputés scientifiquement dangereux.
 
LA PEUR DU GENDARME

C’est un autre bel exemple des bienfaits de la peur. Mais là aussi elle doit être justifiée. La formation, l’encadrement des gendarmes en qui la population, en sa très grande majorité, a confiance dans tant de domaines où ils sont experts atteste de la justification de la pseudo peur du gendarme...c’est plutôt le début de la sagesse. La part du « préventif » qu’ils cultivent devraient laisser à la peur du gendarme sa petite et juste peur inoffensive de l’uniforme.

 

 


LA GRANDE PEUR AU CAMBODGE : SOUVENONS-NOUS !

Nous voudrions profiter de cette parution pour saluer nos amis cambodgiens qui, en ces jours, se souviennent de leur grande peur de 1975 quand les Khmers Rouges de POL POT ont pris le pouvoir. C’était il y a 50 ans. Et pour certains cambodgiens et les gauchistes du monde c’était au nom de l’idéologie communiste et de cette expérience de l’avènement de qu’ils attendaient d’une nouvelle civilisation ils ont semé la peur et massacré au nom de l’idéologie dominatrice.

Ce fut un peuple entier pacifique et travailleur qui a subi les affres de la grande peur semée par les bandes de POL POT. Souvenons-nous.
 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 18:51
L'HONORABLE JURIDICTION : LE SAVOIR MAIS PAS DE POUVOIR

L'HONORABLE JURIDICTION : LE SAVOIR MAIS PAS DE POUVOIR

 

 

BUDGETS 2024, 2025 et 2026 : « NI TRONÇONNEUSE NI RABOT»

 

Le16 avril 2025, la Cour des Comptes et le Haut Conseil des finances publiques organisme dit « indépendant et pensant » par la voix de leur Président Pierre MOSCOVICI ont haussé le ton d’une part, sur l’approbation des Comptes catastrophiques de 2024 et approximatifs pour ne pas écrire « truandés » du budget 2024 et d’autre part, sur les cafouillages qui se poursuivent lors l’exécution du budget 2025 dont l’accouchement fut particulièrement tardif et douloureux.

Il n’y a pas de la part du gouvernement de lignes directrices solides et claires qui permettraient au peuple de faire confiance au Gouvernement pour le rétablissement des Finances Publiques dans le cadre de ses engagements nationaux et internationaux.

Va-t-on continuer de naviguer ainsi à vue ? La France ne peut se satisfaire d’une Comptabilité gérée par les nuls : en avril 2025 nous ne pouvons pas être sûrs du montant exact du déficit budgétaire de l’année 2024!

Rappelons ce que nos ancêtres avaient écrit en 1789, dans leur déclaration des droits de l’homme (articles 13 et 14) quand ils ont institué l’impôt pour tous ! :

« Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. »

Donc, l’impôt doit être juste et justifié devant le peuple citoyen. Il faut dire l’impôt ET les taxes !

La Cour des Comptes va veiller. Mais nous n’osons espérer que cette honorable institution soit écoutée et ses recommandations suivies. Les « politiques » actuels vont continuer à faire de la politique quoi qu’il en coute mais ni économies rationnelles, ni réformes structurelles seulement bricolages et rafistolages.


LA VÉRITÉ SUR LES COMPTES DE LA NATION : LA FRANCE MAL GÉRÉE

Pour 2026, le Premier Ministre ne peut ou n’ose pas donc afficher les grandes lignes des mesures financières et fiscales qui seront adoptées pour que la France puisse tenir ses engagements concernant les Finances Publiques et leur redressement ...il réfléchit...et attend le calme des vacances vers le 14 juillet pour dévoiler les bonnes et mauvaises nouvelles. C’est minable et peu démocratique.

Les budgets 2023 et 2024 et peut-être ceux des années antérieures laissent des traces qui resteront douloureuses et honteuses pour l’image de la France.

Des années de laxisme et même d’approximations et tromperies ont fait perdre à l’État toute crédibilité et accrédité l’idée que le pays était mal géré. Le sieur Henri de Castries (Institut MONTAIGNE) a osé écrire récemment que « la France est le pays le plus mal géré d’Europe »...Comment être et devenir crédible aux yeux du monde ?

https://www.lexpress.fr/economie/politique-economique/henri-de-castries-la-france-est-le-pays-le-plus-mal-gere-deurope-24LE4CBHIFDXRDD5QEMJ547IJA/

Il va falloir faire des économies « intelligentes et structurelles » et renouvelées les années qui viennent...cela va signifier que jusqu’à maintenant les tentatives de réalisations d’économies budgétaires si des tentatives eurent lieu (retraites par exemple ) n’étaient ni intelligentes ni structurelles .

Sans projet le Gouvernement ne propose donc pas un avenir porteur de bonnes nouvelles et donc d’espoir au retour de la confiance du peuple en ses dirigeants...va-t-on assister au retour de la parole donnée à la rue ? Au désordre ?

Partager cet article
Repost0
14 avril 2025 1 14 /04 /avril /2025 19:34
L'UNION EUROPÉENNE AVANCE À PAS FEUTRÉS

L'UNION EUROPÉENNE AVANCE À PAS FEUTRÉS

 

LES TENTACULES DE L’UNION EUROPÉENNE


DÉFENSE, AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COOPÉRATION...


En matière de diplomatie et de défense, questions jusqu’à maintenant estimées comme purement régaliennes, les États-membres de l'Union Européenne conservent, en théorie, en 2025, l'essentiel des compétences. Mais le rôle de l'UE s'est renforcé à partir des années 1990 et a tendance à s'accroître au fil des crises internationales, qui exigent une plus grande unité des Vingt-Sept. Doucement les choses évoluent sous la pression subie  des événements comme le conflit russo-ukrainien.

Parmi les États membres de l'UE, un pays se distingue particulièrement dans le domaine de la diplomatie : la France. Elle possède un arsenal nucléaire, siège au Conseil de sécurité de l'ONU et entretient un vaste réseau d'ambassades.

23 des 27 pays de l'UE sont des États-de l’OTAN, qui est ébranlé mais reste le principal bouclier militaire de l'Europe pour assurer sa sécurité collective. L'Union Européenne ne peut rester passive face à cette situation.

Nous imaginons mieux l’évolution des positions en EUROPE quand on voit que les derniers venus comme la Finlande en 2023 et la Suède en 2024 sont deux pays qui sont sortis de leur neutralité historique, convaincus de l'intérêt de l'Alliance atlantique pour assurer la sécurité des Européens, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février 2022.

 

 
UNE ACTION COMMUNE DISCRÈTE ET PEU INCONNUE : UNE POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET MÊME UNE DÉMARCHE VERS UNE UNION POUR LA DÉFENSE


C'est encore avec le traité de Maastricht, entré en vigueur le 1er novembre 1993, que l'action extérieure européenne s'institutionnalise avec la politique étrangère et de sécurité. Elle permet alors de mener des actions communes.

En 1997, l’Union Européenne s’est dotée d'un chef de la diplomatie officiel, le "haut représentant", afin de mieux incarner son action extérieure. Ce rôle, renforcé avec le traité de Lisbonne, est occupé par l'Estonienne Kaja Kallas depuis le 1er décembre 2024. Le Service européen pour l'action extérieure, chargé de veiller à la cohérence de la politique étrangère européenne et de la coordonner, est sous son autorité.

Les États-membres de l’UE ont par ailleurs augmenté leur budget militaire et ainsi musclé leur sécurité collective. 

En 2024, la majorité des 27 pays de l'Union européenne ont dépensé plus de 2 % de leur PIB pour leur défense.

L'invasion russe de l'Ukraine en 2022 a conduit les Européens à prendre plus d'initiatives communes. Comme le financement de livraisons d’armes à Kiev, avec 6,1 milliards d’euros mobilisés collectivement à ce jour dans le cadre de la Facilité Européenne pour la Paix.

Ces projets communs devraient bénéficier d'un coup d'accélérateur après la présentation par la Commission européenne, le 19 mars 2025, d'une nouvelle feuille de route pour booster l'industrie de défense de l'Union et assurer la sécurité du continent sur le long terme. Le Livre blanc sur la défense doit permettre de combler les lacunes des forces armées de l'Union, et identifie pour cela les besoins d’investissements prioritaires. 

Ces orientations seront financées grâce au plan "ReArm Europe" (Réarmer l'Europe), qui mobilisera jusqu'à 800 milliards d'euros.

Cette avancée en matière d’Union va jusqu’à se saisir d’une compétence élargie en matière de changement climatique.

Français, nous assistons assez ou trop passivement à une progression de l’intégration de compétences nouvelles au niveau de l’UE. C’est peut-être un mouvement irréversible que les foucades du Président TRUMP ne peuvent qu’accentuer.


Cependant cette progression méconnue de l'UE peut devenir  un peu malsaine. Cette discrétion en matière de transfert de compétences est même dangereuse car nous ne pouvons imaginer quelles seront les  réactions des peuples et des fractions de population encore souverainistes qui ne voient pas favorablement une UNION EUROPÉENNE renforcée. De plus la RUSSIE de POUTINE prête à tout mettre en œuvre pour affaiblir l'Europe  ne peut que voir cette situation avec faveur  pour créer la division des européens qui lui sera favorable.


 

 


 

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2025 7 13 /04 /avril /2025 19:44
L’EAU TROUBLE DANS LES HAUTES SPHÈRES DE L’ÉTAT

 

 

 

ALEXIS KOHLER, L’EX SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE MÊLÉ AU SCANDALE NESTLÉ

 

En présentant ce qui peut ou doit devenir un scandale national nous n’avons pas pour but d’étaler du scandale mais de rappeler, une nouvelle fois, que élus et serviteurs de l’État ne sont que délégataires du pouvoir souverain du peuple français et que s’il y a des règles à respecter celles-ci s’imposent à tous et que les citoyens doivent aussi rester très attentifs, mobilisés contre toutes les déviances. 

Il y va de la survie de la démocratie. 

Nous ne jouerons pas le rôle de jeteur de trouble mais voulons, au contraire, sauvegarder l’intérêt général et démontrer que la justice est la même pour tous et qu’il faut continuer à y croire et que, nous citoyens, ne devons pas baisser les bras devant les imperfections de notre régime démocratique et le défendre dans les justes combats.

Monsieur Alexis KOHLER était convoqué par la commission d'enquête sénatoriale du scandale des eaux en bouteilles. Il a refusé de se présenter arguant de la règle de la "séparation des pouvoirs" à la veille de son audition.

Cela rajoute à notre désarroi de citoyen face aux tentatives d’instaurer plus de transparence dans la vie publique française.

Mais, une seconde fois, ce même(ex) haut-fonctionnaire se trouve mêlé à une affaire qui le conduit devant une commission parlementaire et il refuse de se rendre à la convocation !

•    Déjà nous devions nous interroger sur le rôle de l’ex haut-fonctionnaire qui a régné 7 ans à L’Élysée et qui refusait de se présenter devant une commission parlementaire qui enquêtait sur les mécanismes défectueux concernant les déficits budgétaires ?

•    Maintenant le même aurait été approché par le Groupe NESTLÉ pour obtenir des faveurs et arrangements dans la réglementation sur le dispositif de traitement des eaux minérales. NESTLÉ, c’est pour l’eau en bouteilles :  HÉPAR, CONTREX, VITTEL, SAN PELLEGRINO, PERRIER, PERRIER FINES BULLES...

•    C’est la santé publique qui est en jeu.

L’affaire dure au moins depuis au moins 2021.

Un long reportage de France Info, repris par le Monde donne des informations jamais démenties sur des démarches du Groupe International NESTLÉ auprès des autorités françaises jusqu’au Président MACRON et du rôle de son ami Alexis KHOLER Secrétaire Général de la Présidence de la République.

Il est bien normal que la représentation nationale puisse avoir tous éclaircissements sur ces eaux troubles dont il est question depuis plusieurs années. 

Il n’est pas normal qu’un des plus hauts fonctionnaires de l'État qui est cité dans les documents possédés par des élus ne veuille pas donner les informations qu'il détient à une commission parlementaire.

D’ailleurs la loi prévoit bien : « des sanctions pénales sont prévues pour la personne qui ne comparaît pas »

Vous pouvez retrouver, avec ce lien ci-dessous, toutes les étapes du dossier...maintenant il faut que la vérité éclate. Nous ne devons pas  admettre qu’un fonctionnaire puisse se soustraire à ses obligations parce qu’il est l’ami du Président de la République.


https://www.francetvinfo.fr/enquetes-franceinfo/enquete-scandale-des-eaux-en-bouteille-de-l-elysee-a-matignon-revelations-sur-le-lobbying-de-nestle_7054010.html

L’EAU TROUBLE DANS LES HAUTES SPHÈRES DE L’ÉTAT
Partager cet article
Repost0
11 avril 2025 5 11 /04 /avril /2025 17:07
ILS SE MOQUENT DU PEUPLE SOUVERAIN

 

 

 

 

BUDGET : ENCORE UNE NOUVELLE COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR LES DÉFICITS PUBLICS 2023, 2024

 

Nous en parlons depuis des mois et le sujet est loin d’être épuisé et il faut que les français comprennent.
Comment peut-il  se faire que le Parlement puisse se satisfaire d'une situation où le brouillard entoure depuis des mois le budget de la France ?

Interrogé par la commission des finances du Sénat Bruno LE MAIRE, le 7 novembre 2024, a osé dire il n’y a eu « ni faute, ni dissimulation, ni volonté de tromper ». Tout est beau, il n’y a rien à voir...et les milliards de déficits supplémentaires sont bien là sans que la situation soit clarifiée. L'exécutif le Président MACRON peut dépenser au-delà des budgets, creuser les déficits, alourdir la dette...comme si le pays n'avit pas de budget voté par le Parlement et des règles pour le gérer. 

L’ancien Ministre des Finances se dit responsable « j’assume mes responsabilités » mais il est impératif que  que les élus du Parlement ait pu savoir comment la situation se dégradait dans la plus grande discrétion en 2024 : quels actes ou quelles négligences ont mené à cette descente aux enfers des Finances Publiques ?

Les sénateurs ont été très déçus de cette audition de l’ancien Ministre beau parleur et beau menteur cachottier et il y a de quoi ! D’ailleurs en fin d’audition de l’ancien ministre la conclusion était sanglante « L’amnésie est confondante quand elle est poussée à ce point. » 


Si l’ancien Ministre n’était pas d’accord avec le Chef de l’État, avec le ou les premiers Ministres il avait tout loisir d’utiliser son droit de retrait, de démissionner ! Il a laissé glisser le déficit du budget 2024 dont il était le responsable et maintenant il joue les innocents irresponsables.


« Au sentiment général du déni collectif sur la situation des finances publiques, s’ajoute désormais un sentiment d’irresponsabilité de ceux qui étaient alors au gouvernement », a lancé lors d’une conférence de presse le rapporteur de cette mission, le sénateur (LR) Jean-François HUSSON. « Le gouvernement connaissait en réalité l’état critique de nos finances publiques dès le mois de décembre 2023 ». Il aurait dû, selon nous, réagir vigoureusement. Mais il ne l’a pas fait », a repris le président (PS) de la commission des Finances, Claude RAYNAL.»(Le Monde)

 

LES INSTITUTIONS DE LA RÉPUBLIQUE EN DANGER

Si nous insistons sur cette période sombre de notre démocratie c’est simplement pour que les français puissent prendre conscience des faiblesses de nos institutions et des dangers qui peuvent en découler.


Les faits dénoncés et les cachotteries faites au Parlement dit « Représentation Nationale » sont inadmissibles...le Ministre savait puisque dans un courrier envoyée le 13 décembre 2023 par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et celui des comptes publics, Thomas CAZENAVE, à Elisabeth BORNE, alors première ministre, ils lui recommandait de communiquer sur « le caractère critique de la situation budgétaire ». Il fallait prendre des décisions courageuses...Ils ont fui.


Maintenant que va faire la prochaine mission parlementaire ...elle va brouiller les pistes comme elle semble déjà le faire en dévoilant des parties du futur rapport de la nouvelle  commission qui écarte la thèse de Bruno LE MAIRE (erreur sur les recettes ) pour nous parler d’erreur technique,  comme il y en a eu dans le passé en France et dans d’autres pays !


C’est insupportable, c’est le fonctionnement de la République qui est mis en cause ; la politique de l’autruche pour le suivi de l’exécution du budget ne fait que l’affaiblir.


Elle creuse le gouffre qui sépare élus et gouvernants à un moment où le Pays n’a pas besoin de cela.
Si l’articulation entre le pouvoir législatif (le Parlement) et le pouvoir exécutif (Président de la République et Gouvernement) ne fonctionne plus, le Pays va vers des heures sombres car dans la période actuelle ses dirigeants doivent être mobilisables pour des décisions importantes.

 

Partager cet article
Repost0
10 avril 2025 4 10 /04 /avril /2025 18:23
L'UNION EUROPÉENNE, DES IMPORTANTES INÉGALITÉS ENTRE LES ÉTATS-MEMBRES...MAIS...

 

 

 

 

L’UNION EUROPÉENNE DES INÉGALITÉS : ENTRE LES « CITOYENS EUROPÉENS » MAIS CETTE UNION AVANCE

 


Prenons un exemple : nous entendons en France beaucoup de jugements péremptoires sur la condition des enseignants.

Les comparaisons vont bon train mais avec beaucoup de bonne et de mauvaises foi.

Certes, le salaire est un élément de mesure pour les comparaisons économiques mais il ne doit pas être le seul. Flaubert a dit « comparaison n’est pas raison »


LES SALAIRES ANNUELS DES ENSEIGNANTS « EUROPÉENS » DANS LE SECONDAIRE EN DÉBUT DE CARRIÈRE

L’exemple pris dans une étude OCDE est celui des enseignants du secondaire dont la moyenne de salaire annuel pour l’année scolaire 2022/2023 est en France de 30 062 euros. Celui d’un enseignant en Allemagne est de 56 787 euros : c’est donc du simple au double.,

et en Lettonie il est de 13 095 euros !


LES CONDITIONS DE TRAVAIL : LES VACANCES ET TEMPS DE TRAVAIL EFFECTIF

Avec 16 semaines de vacances annuelles, la France est parmi les pays les plus généreux en matière de congés scolaires.

Les Français « travaillent » en moyenne 720 heures par an au collège comme au lycée. 

En Allemagne, où les enseignants sont bien mieux rémunérés et cette moyenne tombe cependant à 641 heures au collège et 610 heures au lycée. Dans l'UE, elle se situe en moyenne à 660 heures au collège et 629 heures au lycée.


DES COMPARAISONS QUAND MÊME HASARDEUSES

Cette étude comparative, comme de nombreuses autres ont l’avantage de la monnaie commune qui, sur le salaire au moins, permet des comparaisons raisonnables.

Elle met en évidence des écarts très importants entre les Pays Membres mais ces écarts ne peuvent que s’effacer dans le temps, la solidarité, les échanges, la liberté de circuler feront évoluer les choses.

Par contre, dans cette étude,  le niveau de vie n’est pas pris en considération ni l’évolution du salaire au cours de la carrière.

Il faut donc ne pas faire dire à ces chiffres ce qu’ils ne disent pas en matière de comparaisons.


COMME LE NIVEAU DE VIE DES 27 ÉTATS MEMBRES, L’ÉGALITÉ ENTRE LES CITOYENS EUROPÉENS N’EST PAS POUR DEMAIN MAIS...

Pour juger de l’apport de l’Union Européenne à ses États-Membres il faut prendre des exemples de trajectoires comme celle de l’Espagne avant et après son adhésion à l'Union Européenne, la Grèce, le Portugal...

La solidarité européenne a donc du bon mais il n’y a pas que cela même si tout est loin d’être parfait : l’engagement d’un État-Membre lors de son adhésion à L'Union est très fort même s’il y a des « écarts de conduite condamnables » : comme celui de la France en matière de Finances Publiques, comme celui de la Hongrie en matière de conduite de sa politique étrangère et de sa conception de la démocratie...

Mais nous devons constater que le traité de l’Union Européenne a des apports concrets inestimables : d’abord d’exister et d’avancer même si c’est lent et par à-coups poussées par des crises mondiales.

L’Union Européenne est un bloc démocratique en création face à d’autre blocs constitués moins démocratiques.

Les anglais ne regrettent-ils pas leur « sortie » ? D’autres États frappent à la porte pour accéder au statut d’État-Membre : c’est quand même un signe du positif à mettre à l’actif de Institution UNION EUROPÉNNE

« Qui va piano va sano... mais il faut ajouter « e va lontano » « et va loin !».

Partager cet article
Repost0