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5 novembre 2025 3 05 /11 /novembre /2025 20:42
LES RÉGIONS de 2019

LES RÉGIONS de 2019

 

 

LE PRÉFET REPRÉSENTANT DE L’ÉTAT

 

Chacun sait que le Préfet est le représentant de l’État dans son département, dans sa Préfecture ! Il est nommé par décision du Conseil des Ministres.

Les citoyens ne savent pas trop ce que fait leur préfet à part inaugurer les chrysanthèmes, participer à des réunions, commissions, bloquer des décisions locales ...Pour les élus locaux c’est un recours, c’est une gêne, c’est un représentant du Gouvernement ...

Le Préfet, c’est donc un personnage pas très bien perçu...pour ceux qui lui sont plus proches quand il arrive, c’est l’interrogation, quand il part, "ce fut un bon préfet" ou "ce fut un mauvais préfet"...et on passe au suivant !

Le Préfet est devenu l'incarnation dans la structure État de ce qui est rejeté ou ignoré. À quand une vraie réforme territoriale toujours promise jamais réalisée. 

 

LA DÉCENTRALISATION REVIENT À L’ORDRE DU JOUR

Nous avons donc été très choqués de voir dans les textes « adoptés » cet été 2025 (comme par hasard !)...que le pouvoir des préfets s’est trouvé renforcé...un comble ! une provocation macronienne ?

En effet, le gouvernement a engagé récemment une « refondation de l'action territoriale de l'État ». Trois décrets concernant les pouvoirs des préfets ont été publiés en ce sens au Journal officiel du 31 juillet 2025. Textes complétés par une circulaire septembre 2025 !

Ces mesures sont absolument contraires à l’article 1 la Constitution qui est sans ambiguïté

ARTICLE 1

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

C’est une vieille histoire révolutionnaire. Il fallait être jacobins (centralisateurs) pour ne pas tomber dans les velléités des girondins tentés par le renforcement des pouvoirs locaux confortés en cela par les excès de la révolution taxée d’être trop parisienne.

2025...il ne faudra pas espérer que la vraie réforme de l’État se fasse brutalement et pourtant le Président MACRON a réussi cet exploit qui est de faire que les français se dressent contre la pouvoir centralisateur « parisien » et s’approprient les Régions qui ont eu tant de difficultés à être découvertes par leurs citoyens locaux.

Les provinciaux maintenant veulent être reconnus, le parisianisme prétentieux et envahisseur tend à être rejeté.

 

86 % DES FRANÇAIS FONT PLUS CONFIANCE EN LEUR RÉGION QU’EN L’ÉTAT

Désormais on peut écrire que les Régions ont conquis la confiance de leur population : 86 % des Français font confiance à leurs régions, contre seulement 14 % à l’État

https://www.wedemain.fr/societe-de-demain/politique-environnementale/decentralisation-86-des-francais-font-dabord-confiance-a-leurs-regions-1142459

Donc la DÉCENTRALISATION revient à l’ordre du jour...une vraie révolution.

Les français font maintenant confiance en leurs grandes Régions.

Un responsable des Régions peut dire « Les politiques régionales sont plus visibles et leurs résultats mieux perçus, qu’il s’agisse de développement économique ou des transports collectifs».

Paris est loin, la Région c’est chez nous !

 

C’est l’échec de la centralisation mais ce n’est pas encore le triomphe de la Raison, de la vraie décentralisation et la vraie réforme territoriale pour laquelle il faut militer car c'est elle qui ferait enfin éclater le millefeuille rejeté, ingérable et ruineux.

 

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10 juin 2025 2 10 /06 /juin /2025 20:37
COMMENT PASSER AU BEAU ?

COMMENT PASSER AU BEAU ?

 

69 % DES FRANÇAIS SATISFAITS DE LEURS SERVICES PUBLICS ?

 

Mais puisque le ministère de la Fonction Publique fait état d’une étude donnant un pourcentage estimé satisfaisant de français par rapport à la qualité du Service Public tentons de clarifier cette déclaration.

Plus exactement, il s’agit d’un degré de satisfaction des « usagers du service Public » par rapport à la satisfaction dans ses rapports avec nos intitutions comme « usagers » du Service Public.

Ce résultat est proclamé dans un communiqué de presse ainsi libellé et repris par « Maire info » :

« Lorsqu’on interroge les Français, 69 % se déclarent satisfaits de leurs échanges sur les 12 derniers mois (20 % sont neutres, 11 % insatisfaits), relate le communiqué de presse. Les services les mieux notés (en satisfaction globale) sont l’école (81 %), les hôpitaux publics (80 %), la gendarmerie nationale (78 %), France Titres (78 %) et le service des impôts (77 %). »  Il se glisse aussi dans cette étude un taux de satisfaction de 84 % en cas de contact avec la mairie.

https://www.maire-info.com/services-publics/69--des-fran%EF%BF%BDais-sont-satisfaits-des-services-publics-selon-un-barometre-du-ministere-de-la-fonction-publique-article-29755

« Les résultats montrent une satisfaction globale de 69 % malgré des démarches qui restent trop complexes. »

Il n’en demeure pas moins que la caricature ressort aisément et fort souvent de l’insatisfaction viscérale de l’usager quand il n’a pas la réponse qu’il attendait de la part du fonctionnaire qui avait répondu à sa demande.

 

MAIS COMPARAISON NE VAUT PAS TOUJOURS RAISON

D’abord tentons de chasser ce mot insupportable d’USAGER du Service Public alors que dans le secteur privé il est traité de « client » : c’est plus noble qu’usager !

Cela nous pousse à faire une comparaison entre Service Public et Service du secteur Privé

Il y a 5,8 millions de fonctionnaires et 20,2 millions de salariés du secteur privé.

Le mode de recrutement dans les deux secteurs est différent. Qui dit service public dit concours au nom d’une déontologie de l’accès égalitaire du citoyen à la fonction publique tandis que le recrutement dans le secteur privé obéit à d’autres règles qui collent plus à la fonction du poste à pourvoir.

L’objet du Service Public n’a rien à voir avec la mission du salarié du secteur privé.

Le salarié du secteur privé a toujours (en principe) un devoir de résultat et des moyens adaptables ce que n’a pas nécessairement celui qui est fonctionnaire et doit faire respecter des ordres et réglementations qui le dépassent.

Nos lecteurs savent bien que maintes fois nous avons eu l’occasion d’exprimer la satisfaction que nous avons ressentie de la qualité de l’accueil et de la réponse qu’un salarié du Service Public a pu donner à son interlocuteur.

Maintes fois la question posée au fonctionnaire peut dépasser l’information dont dispose le fonctionnaire qui n’hésite plus à rappeler celui qui l’a questionné. Un réel progrès est noté au niveau des agents des Finances, des mairies, des tribunaux... 

Puisque nous sommes dans le domaine des comparaisons, ajoutons celles-ci qui amènent à des comparaisons partiales et partielles :

  • Un fonctionnaire travaille 1606 heures par an, un salarié du secteur privé 1699 heures,
  • Le salaire moyen d’un fonctionnaire est légèrement supérieur à celui du secteur privé,
  • Les régimes de retraites et pensions sont plus favorables dans le secteur public que dans le secteur privé.
  • Le secteur public offre la sécurité de l’emploi que le secteur privé ne peut accorder.

 

Mais cela ne représente que des différences de chiffres minimes et il faut relativiser : COMPARAISON NE VAUT PAS TOUJOURS RAISON !

Ce qui est sûr c’est que nous avons moults enseignants qui sont passionnés par leur métier, fonctionnaires extraordinaires mais nous jugeons l’Institution Éducation Nationale aux tristes résultats qui ne sont vraiment pas bons. La réflexion que nous devons avoir c’est comment se fait-il qu’avec des enseignants reconnus comme de bons voire d’excellents « professionnels » on ait une Institution à la dérive comme aussi dans la Justice, comme dans la Santé Publique...

Le problème est là ...loin d'être résolu : celui de l'efficacité de nos institutions où la qualité, l'efficacité, l’engagement, la méritocratie ne sont ni assez reconnues ni assez récompensées. Les statuts trop protecteurs, les droits acquis intouchables sont des freins qu'il faudra bien un jour déserrer.

 

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11 octobre 2024 5 11 /10 /octobre /2024 18:21
SIMPLIFICATIONS : COMMENT SE FAIT-IL QUE CHAQUE ÉDITION ANNUELLE COMPORTE PLUS DE PAGES ?

SIMPLIFICATIONS : COMMENT SE FAIT-IL QUE CHAQUE ÉDITION ANNUELLE COMPORTE PLUS DE PAGES ?

 

 

 

MESURES DITES DE SIMPLIFICATION... TOUJOURS ATTENDUES

 

Casse-tête Ressources Humaines, un exemple : le  décompte des jours de congé et Code du Travail

 

 

Source: Vie Publique 10 octobre 2024

 

Comment décompter un jour de congé payé pris un vendredi dans le secteur privé ?

 

 

UNE BELLE EXPLICATION OFFICIELLE

Publié le 09 octobre 2024 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Adepte des week-end prolongés, Mme Y. aime prendre sa journée du vendredi. Mais elle se rend compte que son employeur lui décompte à chaque fois son vendredi et son samedi, alors même qu’elle ne travaille pas le samedi. Elle conteste donc le décompte de ses jours auprès de son employeur pour que ne soient décomptés que les jours travaillés. A-t-elle raison ?

 

 

Service-Public.fr vous répond :

D’après le code du travail, les congés payés s’acquièrent en jours ouvrables, c’est-à-dire du lundi au samedi, hors dimanche et jours fériés. Le décompte des jours pris se fait donc également en jours ouvrables.

 

En pratique, le premier jour décompté est le premier jour où le salarié aurait dû travailler. Une fois ce premier jour trouvé, on décompte tous les jours ouvrables jusqu’à la reprise du travail.

Dans le cas de Mme Y., si le vendredi est le premier jour où elle aurait dû travailler, c’est donc le premier jour décompté. Comme elle ne reprend que le lundi, on lui décompte également le samedi, qui est un jour ouvrable.

 

Voila ! Pour simplifier il faudrait une vraie réforme du "contrat de travail" qui rappelle les règles simples des contrats de droit privé et présumer la bonne foi des signataires du contrat qui lie deux particuliers : l'employeur et le salarié.

Revenons au projet de réforme de la responsabilité civile et du droit du travail de l'ancien Ministre Robert BADINTER 2015, 2017...c'était il y a 10 ans bientôt !

voir :

https://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/point-sur-le-projet-de-reforme-de-la-responsabilite-civile-du-13-mars-2017/h/23d7d54cb6e1d1b22e760a1a0e0ddec9.html

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/04/20002-20151104ARTFIG00421-quand-robert-badinter-revait-d-un-code-du-travail-de-50articles.php

 

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