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26 août 2024 1 26 /08 /août /2024 17:51
NUCLÉAIRE : UNE FILIÈRE SACRIFIÉE...LE SECTEUR PUBLIC EN CAUSE AFFAIBLI

NUCLÉAIRE : UNE FILIÈRE SACRIFIÉE...LE SECTEUR PUBLIC EN CAUSE AFFAIBLI

 

 

 

 

 

SECTEUR PUBLIC ET SERVICE PUBLIC

Suite de

https://www.olonnes.com/2024/08/le-dispositif-sante-publique-en-cause-est-ce-le-modele-d-echec-du-service-public.html

Cet exemple peut faire craindre le pire pour un mode très français de gestion de grands services aujourd'hui à la peine.

 

DÉFINITION(S) DU SERVICE PUBLIC

Il ne faut pas confondre secteur public et service public, services publics et services privés.

L'expression "secteur public" désigne l'ensemble des activités économiques ou sociales réalisées sous le contrôle total ou partiel de l’État et des collectivités territoriales s. C’est une notion vague qui rassemble donc toutes sortes d’activités.

 On pourrait dire en 2024 que ce qui n’est pas ou plus du « secteur privé » est du domaine du secteur public. Mais ceci laisserait croire qu’en 2024, en France, le secteur public serait la règle et le secteur privé serait l’exception. On n’en est pas encore là ! Mais "cette tendance" va à l’opposé du droit européen.

Lors de la Révolution de 1789, les penseurs avaient, en commun, la peur du pouvoir royal « monarchique et de droit divin » qui représentait un grave risque pour les libertés individuelles.

La déclaration des droits de l’homme et du citoyen est claire : les principes sont la liberté et l’égalité, les exceptions doivent être strictement définies par la loi, expression de la volonté populaire « souveraine » :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi ».

En 2024, en France, ces principes sont trop facilement oubliés au nom de l’État Protecteur, l’État Providenc,  Cet État est devenu tentaculaire. Il impose son pouvoir, certes au nom des citoyens et pour l’intérêt général, mais, en réalité, la souveraineté du peuple qui, rappelons-le, de qui émane tout pouvoir est de plus en plus étouffée, même dans les démocraties, par le secteur public.

 

UNE CROISSANCE EXPONENTIELLE DES DOMAINES ET COMPÉTENCES DU SECTEUR PUBLIC AVEC LA DÉRIVE QUI FAIT PASSER LA FRANCE D’UN SECTEUR PUBLIC LIMITÉ AUX FONCTIONS RÉGALIENNES AU « TOUT » SECTEUR PUBLIC

Le passage de la royauté à la République se traduit par un pouvoir monarchique limité aux fonctions régaliennes : battre monnaie, rendre la Justice et assumer la Sécurité du Royaume pour s’étendre aux fonctions d’un État dont les limites sont définies et mises à jour avec l’évolution de la civilisation et les opportunités qui se présentent avec les progrès de la science, l’évolution démographique, les moyens de transports...

Les compétences du Service Public évoluent donc avec le temps. Le service public poursuit des finalités liées à l'ordre et la régulation (comme la Justice), à la protection de la santé, à l’éducation et à la culture et même de plus en plus à l'économie.

On doit donc aujourd’hui définir le service public non pas par des domaines spécifiques réservés mais comme toute une action, une institution d'intérêt général, qui est assurée par une personne publique et même parfois privée rattachée à une personne publique et soumise à un régime juridique particulier.

Donc, on définit le service public par la qualité de la personne qui le gère. Ainsi, nous ne définissons plus le Service Public par son objet mais par la qualité de la personne qui assume la responsabilité de gestionnaire et par l’imposition des règles qui encadrent cette gestion.

Les bornes de cette extension des compétences du secteur public sont le respect de 3 règles qui sont :

  • La Continuité du service public,
  • L’Égalité des citoyens devant le service public,
  • L’Adaptabilité.

Ainsi le service public n’a plus de bornes mesurables et envahit même le secteur privé au nom d’une notion indéfinissable et subjective nommée « intérêt général » .

Cette notion est si importante qu’on la retrouve dans la Constitution de 1958 avec ses article 5 et 16 qui introduisent la notion proche de « pouvoirs publics »

Le Service Public est donc devenu extensible à l’infini...sauf revirement toujours possible du législateur et de la jurisprudence : ce qu’une loi fait une autre loi peut le défaire.

Tous les secteurs d’activités peuvent donc théoriquement être intégrés dans le Service Public

Le grand danger est donc qu’en 2024, les défaillances de certains Services Publics comme dans les transports la SNCF, EDF avec la crise de L’Énergie et les dysfonctionnements de la filière nucléaire, les hôpitaux avec la crise sanitaire, l’Éducation avec la baisse des niveaux et l'illettrisme...entraînent une crise voire une remise en cause de la notion même de Service Public auquel le peuple français croit encore même si...

 

À SUIVRE...

 

LE SERVICE PUBLIC MENACÉ

 

 

 

 

 

 

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3 août 2024 6 03 /08 /août /2024 21:02
LE PRÉSIDENT MACRON EN CORSE...TOUT UN SYMBOLE POUR L'AVENIR DES INSTITUTIONS

LE PRÉSIDENT MACRON EN CORSE...TOUT UN SYMBOLE POUR L'AVENIR DES INSTITUTIONS

 

 

 

 

 

 

LA SÉPARATION DES POUVOIRS ET LA VACANCE OU LES VACANCES DES POUVOIRS

 

Est imputée à MONTESQUIEU (De l’Esprit des Lois, publié en 1748)  la règle de la séparation des 3 pouvoirs : Législatif, Exécutif et Judiciaire nécessaire pour éviter « les abus de pouvoir »

 

En France, l’application de cette règle fait que ce sont les assemblées représentatives qui font les lois (législatif), le chef de l'État et le gouvernement exécutent les lois (exécutif) et les juridictions (judiciaire) appliquent les lois pour régler les différends.

 

UNE PREMIÈRE EN 2024 : PLUS DE POUVOIR LÉGISLATIF, EXÉCUTIF ET JUDICIAIRE

Le pouvoir suprême, en théorie est le pouvoir législatif, puisque c’est le peuple souverain qui nomme ses représentants pour écrire la Loi. Le peuple élit directement ou indirectement les députés et les sénateurs qui constituent le Parlement.

Dans la suite qu’a donnée au vote des « européennes » du 9 juin 2024 le Président de la République conformément aux pouvoirs que lui confère la Constitution a dissous la Chambre des députés. La nouvelle Assemblée Nationale élue au lieu de se mettre au travail s’est trouvée au chômage ou en congés avec soldes puisque le Président de la République n’a pas voulu nommer un Chef de Gouvernement qui, en théorie, aurait dû lui présenter les membres de ce nouveau Gouvernement.

 

Il y a bien un Gouvernement de rechange composé de Ministres qui sont démissionnaires...cela est une novation puisque cette procédure n’est pas prévue dans la Constitution et que les Ministres et même le Premier Ministre démissionnaires n’ont aucun pouvoir.

Le Pouvoir exécutif est une Institution bicéphale composé du Président de la République et du Gouvernement et comme il n’y a plus de Gouvernement...il n’y a plus de pouvoir exécutif en France durant cet été 2024 !

 

LE PEUPLE SOUVERAIN EST PRIVÉ DE SON POUVOIR...LA France RETOURNE À UNE FORME DE MONARCHIE ?

Le peuple n’a pas eu son mot à dire sur les vacances du Président, sur les similises vacances, congés avec ou sans solde des ministres démissionnaires et des députés.

Le pouvoir judiciaire dirigé par un Garde des Sceaux qui est démissionnaire donc lui aussi décapité est à la peine et doit faire face à ses responsabilités dans ce vide sidéral de l’Autorité de l’État.

Des institutions démocratiques, en ce mois d’août 2024, il ne reste qu’un demi exécutif représenté par le seul Président de la République élu au suffrage universel jusqu’à mai 2027 et non démissionnaire même s’il ne peut exercer qu’un pouvoir « indéfini » et qui, donc, est parti en vacances alors qu’il a pour mission constitutionnellement de :

«...veiller au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État » (article 5 de la Constitution).

La nature ayant horreur du vide...et le seul à qui il reste un semblant de pouvoir légitime et constitutionnel, le Président MACRON peut donc faire son coup d’État en se fondant illégitimement sur l’article 16 de la constitution :

ARTICLE 16.

Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

Il en informe la nation par un message.

Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.

 

Cette presque fiction juridique vous est livrée pour sortir un peu des JO 2024 qui nous font remémorer le fameux dicton attribué à l’Empereur Jules César « Panem et Circensis »...donner au peuple du pain et des jeux et il en oubliera sa misère !

 

 

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18 juillet 2024 4 18 /07 /juillet /2024 11:28
ATTALI JACQUES "CONSEILLEUR"

ATTALI JACQUES "CONSEILLEUR"

 

 

 

 

 

 

UN GOUVERNEMENT SACRIFICIEL

 

Nous voudrions participer à la réflexion de tout un chacun après avoir souffert à en vomir de subir cette hideuse comédie de la course à la place de Premier Ministre, à celle du perchoir.... Le discrédit et la honte des politiciens et des partis qui participent à cette faillite  collective devraient interdire tout droit à ces acteurs polichinelles ...jusqu’à nouvel ordre, même si cette mesure avancée sous le coup d’une colère partagée n’est pas très démocratique !

Nous ne sommes pas toujours d’accord avec Jacques ATTALI mais comme il sait mieux que nous le dire nous allons reprendre quelques extraits de sa lettre de ce 17 juillet 2024. Nous n’oublions pas cependant qu’il fut le conseiller de François MITTERRAND avant d’assumer la promotion d’Emmanuel MACRON dont il ne doit pas être fier : son poulain n’est-il pas devenu un cheval fou qui sème le chaos dans notre pays ?

« Rien n’est plus absurde que la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la France. Rien n’est plus dangereux aussi. Car, derrière la cacophonie extrême et la pathétique chasse aux postes, ce qui se trame est une coalition mortifère des deux extrêmes ; une coalition implicite et explicite. »...

« Un jour, si on n’y prend garde, cette coalition du pire débouchera sur l’élimination des partis démocratiques »...

« Pour l’éviter, il faut d’abord admettre ce que tout le monde sait : il n’y a pas de majorité, ni de gauche, ni de droite. Il faudrait alors profiter du moment pour mettre en place ce que je nommerai un « gouvernement sacrificiel ». Pas un gouvernement pour ne rien faire, qui décevrait tout le monde, en attendant que l’un des deux extrêmes prenne le pouvoir ; mais un gouvernement véritablement sacrificiel, gouvernant dans le silence grommelant des partis, pour faire passer toutes les réformes urgentes et de bons sens que les partis n’ont pas eu le courage de faire jusque-là, et ne feront jamais. »

 

 

LE PROGRAMME DE GOUVERNEMENT DE JACQUES ATTALI

Ce gouvernement aurait déjà un programme d’objectifs de redressement de la France proposé par Jacques ATTALI et un peu discutable discutable.

« Aussi, avant de savoir qui le dirigera et qui en seront les ministres, préparés à sacrifier une éventuelle carrière politique, il faut s’entendre sur la liste de ces réformes. Pour moi, elle devrait au moins contenir les réformes suivantes :

  • Mise en place d’une police de proximité
  • Mise en place d’une conférence nationale des salaires
  • Mise en place d’une taxe carbone, compensée par des soutiens pour les plus fragiles
  • Mise en place d’une grande réforme pour lutter contre la corruption et en particulier la corruption des élus
  • Remplacement de l’actuelle réforme des retraites, (qui ne rapportera de toute façon presque rien dans les trois ans qui viennent et qui a démontré par l’absurde qu’on ne peut pas fixer à la fois une durée de cotisations et un âge légal de départ) par le système à points, approuvé par de nombreux syndicats et qui semble aujourd’hui être le seul système juste
  • Mise en place d’un impôt significatif sur la fortune dont le paiement pourrait entre réduit du montant réinvesti dans des entreprises non cotées ou alloué à des associations d’intérêt général
  • Préparation d’un budget 2025 à moins de 4% de déficit. Avec des économies massives dans les transferts sociaux pour les classes supérieures ; des hausses d’impôts provisoires sur les très hautes fortunes et, en échange, un renforcement des moyens de la police, de la défense, de l’éducation, de la santé et de la justice. »

 

Pour cette hypothèse « Attalienne » on est bien sûr dans l’utopie totale puisque déjà le Président MACRON n’acceptera pas dans sa folle fuite en avant de son amour du pouvoir même s’il est le redevable du Conseilleur ATTALI et que bien sûr la ligue des nantis fera capoter tout projet qui les écarte du pouvoir politique.

Nous avons cependant dans cette triste période le devoir de rêver et d’espérer pour la France.

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14 juillet 2024 7 14 /07 /juillet /2024 21:00
IMPRESSIONNANT

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LES POMPIERS À L'HONNEUR

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AUX SABLES D'OLONNE : LE MAIRE YANNICK MOREAU APPLAUDI POUR UN DISCOURS CONSENSUEL

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10 juillet 2024 3 10 /07 /juillet /2024 17:04
DES ÉLECTIONS ILLISIBLES...INUTILES ? DANGEREUSES ?

DES ÉLECTIONS ILLISIBLES...INUTILES ? DANGEREUSES ?

 

 

 

Suite de

ÉLECTIONS : BILAN CATASTROPHIQUE

https://www.olonnes.com/2024/07/reflexions-citoyennes-post-electorales-un-bilan-catastrophique-en-2024.html

En juin 2024, la France est au bord de la crise institutionnelle : un pouvoir exécutif constitutionnellement bicéphale avec un Président élu omniprésent et rejeté par une majorité de citoyens et un Gouvernement inexistant face à un pouvoir législatif, le Parlement, dépossédé de ses prérogatives qui, en plus,  s’exprime de manière inaudible.

Le troisième pouvoir : le pouvoir judiciaire est lui aussi décrédibilisé.

Faute de temps entre le 9 juin et le 23 juin 2024 pour réaliser une réelle campagne électorale, les citoyens pour fonder leur vote ne pouvaient compter sur les débats qui furent effectivement escamotés durant cette hyper courte période pré-électorale.

En France, il n’y a pourtant pas que l’immigration, la sécurité et les retraites qui soucient les citoyens français, il y a aussi bien d’autres très graves problèmes qui activent le malaise du peuple français dans toues ses composantes comme :

  • d’abord celui du malaise général français : pourquoi ce malaise profond et incontestable qui a généré l'épisode parfois violent des gilets jaunes, des émeutes, les manifestions monstres contre la "réforme" des retraites...
  • la guerre en Ukraine à juste 1000 kilomètres des frontières de la France et donc celui des moyens jugés insuffisants de la défense du Pays au sein de l’Europe,
  •  la dette publique et des déficits budgétaires d’une France appauvrie,
  • la pauvreté qui gagne du terrain tous les ans,
  • le financement des retraites et de l’ensemble de la protection sociale à la française menacée,
  • la défense des services publics en grande souffrance, à la dérive,
  • l'exercice de la liberté et des  droits d’expression des citoyens,
  • le réchauffement climatique de l’écologie et l’écologisme irrationnel avec ses ayatollahs,
  • la décentralisation,
  • le devenir de l'agriculture et du monde agricole,
  • le rôle de l’État en matière économique, sans politique énergétique...,
  • la réforme de l’État...

L’élection des députés qui vont composer l'Assemblée nationale entraine, toujours, en principe, un débat sur tous les sujets qui concernent la vie citoyenne...mais pris de court les partis, institution intermédiaire nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie,  se sont enfermés dans des querelles de personnes et de clans dont les français ne veulent plus.

Donc, les électeurs en masse ont d’abord conforté leurs votes aux Européennes anti Macron et puis ont exprimé leur peur de l’extrême droite bien entretenue par une propagande à sens unique oubliant l’autre peur des autres extrémistes de gauche dont on ne mesure pas encore la violence contenue par exemple par l’antisémitisme et autres dérives.

 

UN BILAN CATASTROPHIQUE : tous perdants sauf Vladimir POUTINE !

Le résultat de la manœuvre présidentielle d’une élection avancée s’avère nul et pire très dangereux pour l’avenir du pays :

  • un Président affaibli, désavoué et isolé,
  • une Assemblée Nationale ingérable et qui n’est pas même pas représentative du peuple français avec entre autres anomalie des minorités extrémistes surreprésentées ; c’est une bombe à retardement. Une assemblée plus éclatée...c'est bien un échec de plus du plan MACRON qui visait pourtant une « clarification »,
  • une situation de crise institutionnelle potentielle mais bien latente qui ne peut qu’augmenter le malaise français, les institutions étant justement faites pour protéger le citoyen de l’arbitraire et de l'inconnu,
  • le droit de vote massacré et des millions de français qui estiment que cette élection leur a été volée,
  • aucun programme de redressement de la France en vue ...et aucun homme ou groupe pour le mener éventuellement et aucunes mesures pour apaiser le réel malaise français...aucun espoir de redressement !

Mais alors quel intérêt le Président avait-il à lancer cette opération suicidaire ? Il pouvait très bien poursuivre son quinquennat en acceptant les modalités de la cohabitation, d’autres présidents l’ont fait !

Lui qui a dit qu’il aimait la France a fait un pari irréaliste, brutal aux conséquences imprévisibles qui seront nuisibles au Pays. Serait-ce pour tenter de sauver son pouvoir et sa crédibilité ? Si oui, c’est indigne d’un Président de la République puisqu'il y avait d'autres voies constitutionnelles pour désamorcer une crise.

Ainsi nous ne voyons donc clairement dans cette manœuvre seulement qu’une opération personnelle et brutale et illisible...pour rester au pouvoir au mépris de la France et des expressions majoritaires des français qui ont rejeté la gestion macronienne ?

La démocratie qui a permis cette manipulation diabolique en sort desservie et, en fin de compte, le grand bénéficiaire de cette manœuvre est Vladimir POUTINE, l’ennemi de la démocratie : les difficultés qu’affronte la gestion du pays et que va encore affronter la France ne peuvent que le réjouir comme tout ce qui affaiblit l'Europe.

Emmanuel MACRON n’aime pas vraiment la France qu’il affaiblit avec un pari qui conduit à encore plus d’instabilité dans le fonctionnement institutionnel. Nous sommes bien loin du pari stupide de la « clarification » ! Quelle clarification ?

À un peuple qui doute, un Président de tous les français n'avait pas le droit d'ajouter une mesure qui va augmenter la peur des incertitudes du lendemain.

 

 

 

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5 juillet 2024 5 05 /07 /juillet /2024 18:42
ÉLECTIONS 2024 1er TOUR

ÉLECTIONS 2024 1er TOUR

 

 

 

LE PRÉSIDENT MACRON NE RESPECTE MÊME PLUS  LE DROIT DE VOTE ET SON DEVOIR D'ARBITRE SUPRÊME

 

Suite de :

https://www.olonnes.com/2024/07/des-elections-improvisees-contestables-et-peu-democratiques.html

 

La Constitution donne ce pouvoir exceptionnel au Président de la République qui « peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale ».

Mais, depuis juin 2022, le Président MACRON était face à une Assemblée Nationale avec laquelle il a dû pratiquer la « cohabitation » et faire passer les budgets de la France à coups de 49/3.

Deux ans ont ainsi passé et il n’y avait donc pas péril en la demeure pour une dissolution qui aurait pu se faire effectivement depuis deux ans à l’initiative du Président et qui aurait dû pouvoir se faire dans la sérénité à la rentrée en septembre prochain.

Celui-ci a donc choisi, le soir des résultats des Européennes, le 9 juin dernier, de décider brutalement cette dissolution sachant que l’article 12 de la Constitution stipule que « Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution »

 

PAS DE RÉELLE CAMPAGNE ÉLECTORALE : DES CANDIDATURES ET DES PROGRAMMES IMPROVISÉES : LE DROIT DE VOTE, DROIT FONDAMENTAL, EST DÉVOYÉ PAR LES PROCÉDURES BRUTALES DU PRÉSIDENT MACRON

Rappelons que le droit de vote est le droit reconnu aux citoyens d’exprimer leur volonté à l’occasion de scrutins. Les citoyens élisent ainsi leurs représentants.

Les citoyens ont le droit d'exprimer leur volonté à l’occasion de scrutins : c’est le droit de vote.

Les citoyens ainsi exercent leur droit constitutionnel de participation aux affaires de la Nation. Ainsi, ils sont associés aux mesures qui les concernent. Le droit de vote est un droit fondamental.

En France, il est établi dès la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 incorporée dans la Constitution de 1958 et liée à la notion de Nation et de peuple souverains.

Pour ce vote : les français ne peuvent donc pas exercer, en toute connaissance, leur droit de vote.

 

 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE INTERVIENT LOURDEMENT DANS LA CAMPAGNE

Le Président MACRON sort de son devoir de réserve que lui confère la Constitution (article 5) : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État ».

L’arbitre MACRON est descendu de son siège au-dessus de la mêlée pour intervenir sur le terrain marécageux des magouilles de bas étage que justement les français condamnent et exècrent.

Si ceux-ci, le 7 juillet, ne donnent pas une majorité de gouvernement quelle qu’elle soit, ce vote sera inutile !

  • Avec une chambre ingouvernable, donc une France ingouvernable
  • Avec un Président décrédibilisé et compromis qui a perdu toute autorité suite à cette déclaration mal venue : « Se désister aujourd'hui pour des élus de gauche face au Rassemblement national ne signifie pas gouverner demain avec LFI ». De quel droit, sur quel fondement juridique écarte-t-il du pouvoir des candidats potentiels élus du peuple ?
  • Avec un Président qui, par ses abus de pouvoirs, montre clairement au peuple qui va voter qu’il ne tiendra pas compte du résultat de son vote et donc de la volonté du peuple et conduit ainsi celui-ci irrémédiablement à une crise institutionnelle ...ce qui est un comble pour celui qui est le garant du respect de la Constitution et du bon fonctionnement de l’État.!

 

 

DIMANCHE 7 JUILLET 2024 :  MALGRÉ TOUT, VOTEZ POUR TENTER DE DONNER AU PAYS UNE MAJORITÉ AVEC DES ÉLUS REPRÉSENTATIFS DE LA NATION

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24 juin 2024 1 24 /06 /juin /2024 18:41
ÉLECTIONS DES DÉPUTÉS 2022...IL FAUT ESPÉRER UNE VRAIE MOBILISATION CITOYENNE LE 30 JUIN2024

ÉLECTIONS DES DÉPUTÉS 2022...IL FAUT ESPÉRER UNE VRAIE MOBILISATION CITOYENNE LE 30 JUIN2024

 

 

 

LE 30 JUIN 2024, VOTONS !

EN EUROPE, UNE FORME DE DÉMOCRATIE USÉE PAR DES POUVOIRS QUI NE SONT SOUVENT PLUS CRÉDIBLE,  DOIT CÉDER SA PLACE

 

Depuis des décennies, les gouvernants et les postulants et autres candidats aux bons postes :

  •  soit ne proposent rien sauf de combattre l’extrême droite accusée de tous les maux (fascisme, nationalisme, libéralisme, négationnismes, droitisme, frexit, populisme, extrémiste de droite ...)
  • soit font des propositions miracles irréalisables ( des milliards de dépenses publiques supplémentaires...sans les recettes correspondantes, la dénucléarisation de l’Énergie sans les moyens nouveaux, la gratuité des services publics, l’annulation de la dette publique, la baisse de la TVA sans substitut de recettes ou avec le faire payer les « riches »...)

Et pire, plus les pouvoirs en place veulent faire peur, plus les extrêmes voient leurs rangs grossir et particulièrement la droite française.

En effet, le bon peuple n’a plus peur du Grand Méchant Loup dont Mère Grand avait dû parler au Chaperon Rouge.

On sait que le Grand Méchant Loup est même rentré dans la maison de Mère Grand en Europe. Il n’a cependant dévoré personne. Rappelons-nous ce qu’ont pu écrire et dire les médias et autres politiques de mauvaises augures quand Grand Méchant Loup est entré démocratiquement dans la maison « Italie ».

Mais l’histoire est cruelle. Le bon peuple italien non seulement n’a plus peur de celui qu’on lui a présenté depuis des décennies comme un méchant dévoreur d’enfants que ce soit en Italie, comme il en en de même pour la Hongrie...mais encore la liste des pays qui ne croient plus au Grand Méchant Loup s’allonge.

Voilà la petite liste des pays européens où les élections ont vu monter de manière parfois très significative la droite nationale et éventuellement "populiste" (terme qui n’a d’ailleurs aucune signification péjorative puisque son objectif est de vouloir simplement être et se dire représentatif du peuple !...est-ce un péché mortel ?) :

 Autriche, Suède, Pays-Bas, Italie, Hongrie, Slovaquie, Finlande, Suède, Pays Bas, Portugal ...bienvenue aux suivants ...France ?

 

L'UNION EUROPÉENNE PROTECTRICE DES DÉMOCRATIES...CE QU'ON NE VOUS DIT PAS !

Cette migration vers la droite a-t-elle été négative pour ces pays comme les médias ne cessaient de le répéter ? 10 pays où la transition « alternance » avec prise de pouvoir par la droite nationale et ses alliés parfois n’a été ni un drame, ni une révolution...

Bien encadrés par la "législation " de l'Union Européenne, les États membres et les prétendants à le devenir mesurent bien, avec les exemples hongrois, polonais... l'exigence de l'Institution Union Européenne qui garantit ses États Membres contre les tentatives d'éventuelles de déviations de ces pays membres qui violeraient leurs engagements d'être et demeurer des pays démocrates.

L'Union Européenne aurait-elle ainsi du bon ?

Concrètement ces pays cités ci-dessus sont-ils plus ingouvernables depuis leur alternance?...NON... Cette alternance est au contraire un signe du bon fonctionnement de la démocratie.

Ces pays sont-ils en crise institutionnelle, sociale ?...NON

Alors, nous comprenons ainsi que le bon peuple français lassé par une gestion macronienne de la France incompréhensible soit tenté par un vrai changement au plus haut niveau de l’État...

N’oublions pas qu’en 2022, Emmanuel MACRON n’a ni fait le bilan de son premier quinquennat passé, ni élaboré un programme pour son nouveau quinquennat, ni fait une campagne électorale sérieuse et que de 2022 à aujourd’hui la France vit dans une situation d’appauvrissement et de crise financière et sociale latente. A-t-il encore le droit de jouer avec le pouvoir...lui, qui a tant déçu !

Par sa politique personnelle, le Président MACRON a préparé depuis 2017 l'arrivée au pouvoir en France de la droite nationaliste. Pourquoi aujourdhui tenterait-il de s'opposer à ce qu'il a initié ? Pourquoi veut-il écarter une cohabitation si le peuple souverain la demande ?

Le vote du 30 Juin doit ratifier le premier choix du peuple français du 9 Juin 2024 lors de ces "européennes": un réel changement mûrement réfléchi pour la France quoi qu'en dise le Président MACRON qui assure maintenant qu'il assumera sa fonction jusqu'à son terme de 2027...contre la volonté du peuple ?   .

Nous ne vivons donc pas une aventure mais une suite logique d'un mouvement qui gagne toute l'Europe démocrate et devrait aussi impacter positivement le bon fonctionnement de l'Union Européenne et donc de la France. 

 

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22 juin 2024 6 22 /06 /juin /2024 17:30
OÙ PASSE L’ARGENT DU CONTRIBUABLE : À FAIRE DES RAPPORTS ? UN BEL EXEMPLE

 

 

 

UN RAPPORT DE PLUS ! ENCORE SUR LA DÉCENTRALISATION...AUTREMENT NOMMÉE RÉFORME TERRITORIALE TANT DE FOIS PROMISE ET TANT DE FOIS REPORTÉE

 

Voilà un bel exemple qui devrait aider nos concitoyens dans leur choix avant d’aller voter ou d’aller s’abstenir...même si nous n’admettons pas cette posture qui est un mode d’abandon de ses droits de citoyens si chèrement acquis et défendus.

C'est peut-être juger la mandature MACRON en la regardant par le petit bout de la lorgnette...mais cela nous parait une illustration atroce d'une gestion de la France en dérive !

 

 

LE MILLEFEUILLE EN CAUSE QUI RÉGIT DÉJÀ DANS LES FAITS L’ORGANISATION TERRITORIALE DE LA France

 

La Constitution de 1958 est claire. Dans son article 1 elle stipule :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »

Donc, la « décentralisation » existe déjà puisque son existence même est déjà inscrite dans la constitution de 1958...pourquoi un rapport ce plus ?

Dans son programme de 2017 (page 29), le Président MACRON avait déjà pris l’engagement suivant :

« Nous réduirons le millefeuille administratif

Nous supprimerons au moins un quart des départements, là où ils peuvent être rapprochés de l’une de nos grandes métropoles. »

Il y a dans cette promesse du candidat MACRON déjà des incongruités puisque la Constitution de 1958 affirme donc que la France a « une organisation décentralisée » et que d’autre part, l’article 72 de cette Constitution précise bien quelles sont en France les collectivités territoriales :

« Les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d'outre-mer régies par l'article 74. Toute autre collectivité territoriale est créée par la loi, le cas échéant en lieu et place d'une ou de plusieurs collectivités mentionnées au présent alinéa.»

 

Alors pourquoi donc faut-il créer une commission ad hoc et mobiliser de hauts fonctionnaires et juristes (voir la liste en annexe) pour créer ce qui existe déjà et même le reprendre devant le sénat en commission sous forme de bilan de la mission d’Éric WOERTH ?

De plus, le 7 juin 2024, est publié le Rapport RAVIGNON (maire de Charleville-Mézières et Président d'Ardenne Métropole) « Coûts des normes et de l’enchevêtrement des compétences entre les collectivités locales ».

L’officiel « Vie publique » qui annonce cette parution précise bien que « 7,5 milliards d'euros chaque année, soit 0,3% du PIB, c'est le coût de l'enchevêtrement des compétences entre collectivités territoriales selon le rapport de Boris RAVIGNON. Pour le réduire, le rapport propose de clarifier les répartitions de compétences et les relations entre l'État et les collectivités. »

 

 

LA MISSION CONFIÉE PAR LE PRÉSIDENT MACRON À ÉRIC WOERTH : ENCORE UN RAPPORT AUSSI NUTILE QUE COÛTEUX

 

Voir le Rapport :

https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2024-05/woerth.pdf

 

C’est un souhait présidentiel...d’autres écriront que c’est la préparation par le Président MACRON d’un effet d’annonce d’une réforme nécessaire que nous attendrons ( voir ci-dessous la copie de la lettre de mission du Président MACRON) et qui ne viendra ( jamais?).

L'auteur du Rapport Éric WOERTH a été Ministre du Budget et du Travail, cadre dans une importante société de Conseil chargé d’affaires auprès des collectivités locales. Il est âgé de 68 ans, diplômé de la grande École HEC, il a été élu local, maire de Chantilly, et Président d’une « Agence » nommée ADO Agence de Développement de l’Oise dont la gestion est particulièrement mise en cause par la Chambre Régionale des Comptes. Il est (était) encore député de l’Oise (jusqu’à sa dissolution) et questeur de l’Assemblée Nationale. Il a rejoint la majorité présidentielle en 2022 !

Il a été impliqué puis blanchi dans l’affaire BETTENCOURT (2010/2015) et dans les dossiers TAPIE et celle de la vente d’une forêt domaniale de 51 hectares à la Société des courses de Compiègne : affaires pour lesquelles il bénéficiera de non-lieux. Il est aussi toujours impliqué dans le dossier SARKOZY pour complicité de financement illégal de campagne électorale.

Donc, quand le Président MACRON signe sa lettre de mission, en novembre 2023, les conditions d’une réforme territoriale qui mérite ce nom ne sont pas remplies.

Ce Rapport de 160 pages (annexes comprises) avançant 51 propositions ne servira à rien. Une réforme territoriale en France est impérative mais toute réforme territoriale passe par des procédures très périlleuses politiquement et ne peut aboutir que dans la mesure où elle obtiendra au départ une large adhésion des élus eux-mêmes, de leurs associations...

Son titre n’est plus à l’ordre du jour : "DÉCENTRALISATION : le temps de la confiance" alors qu’on est dans le temps de la défiance.

Son auteur, appartenant à la majorité du Président, dans un temps où les Sociétés de Conseil ne sont plus en odeur de sainteté et de transparence,  était-il vraiment l'homme consensuel chargé d'un tel rapport.

N'y avait-il pas quand il la reçu sa "mission"concernant ce Rapport d'autres priorités budgétaires ?

Saura-t-on un jour le coût d'un tel chef d’œuvre qui ira vite aux archives ?

Il a mobilisé du beau monde (voir la liste ci-dessous des "rapporteurs ") qui avait, nous l'espérons, autre chose à faire que de participer à l’élaboration de ce chef d’œuvre de la technocratie remis au Président de la République le 30 mai 2024 et qui ne servira à rien !

Le document comporte in fine la longue liste des personalités que les rapporteurs ont rencontrées (page 131) et qui ont perdu aussi leur temps !

Vraiment : quel gâchis...

Voilà un bel exemple d’Étude nommée RAPPORT avec un titre qui nous ferait mourir de rire si ce n’est que c’est trop triste « le temps de la confiance »! alors que la France tombait déjà dans la défiance.

 

OÙ PASSE L’ARGENT DU CONTRIBUABLE : À FAIRE DES RAPPORTS ? UN BEL EXEMPLE
OÙ PASSE L’ARGENT DU CONTRIBUABLE : À FAIRE DES RAPPORTS ? UN BEL EXEMPLE
OÙ PASSE L’ARGENT DU CONTRIBUABLE : À FAIRE DES RAPPORTS ? UN BEL EXEMPLE
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