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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 21:52
ÉLECTIONS DES DÉPUTÉS 2022

ÉLECTIONS DES DÉPUTÉS 2022

 

 

 

C’EST VRAIMENT COMPLIQUÉ ET DÉPRIMANT D’ÊTRE CITOYEN EN JUIN 2022 !

 

Nous avions voté, certains pour élire un Président et d’autres pour éviter que l’extrême droite ne remporte cette présidentielle. La motivation de l’électeur n’était donc pas au rendez-vous du choix d’un programme de redressement de la France.

Le Président sortant Emmanuel MACRON a gagné la guerre sans faire campagne. Il ne devra pas faire ses valises pour quitter son Palais de l’Élysée et pourra faire faire des économies au Pays puisque que les aménagements faits dans sa résidence Élyséenne (bureau présidentiel, tentures, pardon... tapisseries...) et dans ses résidences secondaires (La Lanterne, Château de Brégançon, Rambouillet...) vont pouvoir resservir pendant 5 ans.

Le Général a gagné la guerre mais n’a pas fêté sa victoire : le soir de son sacre, il s’est vite retiré dans sa résidence bien mal nommée « La Lanterne » (banlieue Ouest de Paris pas loin du Château de Versailles !).

Les abstentionnistes poursuivent leur progression.

Les Français, fans du Président réélu, ont dû, pour avoir une fête, attendre ce jour 2 juin 2022, devant leurs écrans, pour jouir du spectacle des festivités du jubilé de son Altesse Royale Elizabeth II.

Mais les français doutent déjà très fort sur leur vote à la Présidentielle et la capacité de leur Président MACRON 2 à assumer les promesses faites à minima et à affronter les crises qui se profilent : Santé, Sécurité, Éducation, Économie ...et la guerre aux portes de l’Europe.

 

IL FAUT VOTER UNE NOUVELLE FOIS LES 12 ET 19 JUIN 2022 POUR ÉLIRE LES DÉPUTÉS

Les Français au lendemain de cette élection présidentielle ont découvert que le pays pouvait vivre en période de crise sans gouvernement et qu’il leur faut maintenant se préparer à revoter pour élire les 577 députés qui occuperont de temps à autre leur Palais BOURBON nommé Chambre des Députés.

Le Président MACRON candidat a manœuvré habilement pour tuer la campagne électorale présidentielle et maintenant pour ces Législatives les chroniqueurs sont unanimes pour constater que la campagne électorale des législatives 2022 n’arrête pas de tenter en vain de démarrer ? C’est vraiment nul et il faudra aller voter quand même ?

 

LE PARLEMENT (CHAMBRE DES DÉPUTÉS ET SÉNAT) UN CONTRE-POUVOIR NÉCESSAIRE AU POUVOIR PRÉSIDENTIEL ? ENCORE LA PESTE OU LE CHOLÉRA ? OU LE CHAOS ?

Ainsi le Constitution de 1958 taillée sur mesure pour le Général de Gaulle n’est pas le costume qui pourra habiller un éventuel chef d’État démocrate dialoguant avec une représentation populaire pour faire avancer le Pays...la route pour le chaos se construira avec cette élection dont la majorité des français se désintéresse.

Si la majorité présidentielle l’emporte, le Président MACRON 2 aura de nouveau les pleins pouvoirs pour régner et les citoyens français contestataires tardifs n’auront le choix qu’entre la reprise du pouvoir en descendant dans la rue dans un mouvement populaire incontrôlable ou la résignation.

Si la majorité présidentielle est minoritaire face à des groupes de parlementaires divisés et incompatibles pour former une majorité d’union ou de salut public avec la droite, la gauche insoumise et des groupuscules...

Ce sera une nouvelle cohabitation.

Mais, cette fois, sans un leader reconnu au niveau du Parlement et donc une France ingérable...la route s’ouvrira vers une dissolution de l’Assemblée ...et il faudra revoter ou laisser la parole à la rue lasse de ses politiciens.

 

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 11:48
UN EXÉCUTIF DIRIGÉ PAR DEUX GRANDS ET PURS TECHNOCRATESUN EXÉCUTIF DIRIGÉ PAR DEUX GRANDS ET PURS TECHNOCRATES

UN EXÉCUTIF DIRIGÉ PAR DEUX GRANDS ET PURS TECHNOCRATES

 

 

POURQUOI FAUT-IL ÉVITER UN POUVOIR TROP TECHNOCRATIQUE ET DONC PEU DÉMOCRATIQUE ?

 

suite de :

https://www.olonnes.com/2022/05/le-president-de-la-republique-et-son-premier-ministre.html

Les décisions que les gouvernants sont conduits à prendre doivent avoir un objectif commun : servir l’intérêt général pour coller au mieux aux souhaits des citoyens.

Gouverner, c’est donc prendre de décisions qui doivent avoir l’agrément du peuple souverain qui doit ainsi adhérer aux décisions, les faire siennes même si elles lui sont difficiles à subir.

Emmanuel MACRON a constaté son échec sur la réforme des retraites et la révolte des « gilets jaunes ».

Il avoue lui-même publiquement son erreur de gouvernance dans sa confession publique promettant de gouverner "d'une manière différente" à l'avenir.

« Décider peut-être d'une manière différente. Pas tout à Paris. En demandant à nos directions d'administrations centrales, aux ministres, à ceux qui les conseillent, d'aller se confronter au terrain beaucoup plus". 

"Considérer c'est entendre quand les gens se plaignent, pour les amener dans cette transformation. Mais les respecter."

 

L’HOMME POLITIQUE HUMAIN NE PEUT ÊTRE UN TECHNOCRATE

Écouter, respecter, douter ...c’est justement ce que le technocrate n’aime pas et ne sait pas faire naturellement. Si le citoyen a une appréhension face à la technocratie c’est que le technocrate a servi de figure-repoussoir pour faire valoir son contraire « l’homme politique humain et proche des gens. »

La technocratie fait valoir la légitimité de l’expert, de l’homme compétent contre la légitimité de la souveraineté populaire telle qu’elle s’incarne de manière exemplaire dans le droit de vote. La technocratie est ainsi l'antithèse de la technocratie pure et dure. On peut être un bon technicien sans devenir un technocrate.

Nous avons tous trop souffert de ces experts qui nous ont accablés de leur pseudo savoir et aussi de leurs carences pendant la crise sanitaire. Ils ont approfondi notre tendance à la perte de confiance dans celui qui dit qu'il sait !

Avec cette nouvelle mandature, avec un nouveau MACRON 2 qui a promis de gouverner d’une manière différente c’est de « l’homme politique humain et proche des gens » que le peuple a besoin pour pouvoir rétablir entre les citoyens et les gouvernants les nécessaires relations de confiance.

Le choix d’un Premier Ministre (nom masculin dans la Constitution) qui est un pur produit de la technocratie n’est pas de bon augure pour éventuellement contrebalancer un Président peu enclin à l’écoute, au dialogue...à libérer son humanisme.

 

Rappelons que « l’humanisme moderne désigne tout mouvement de pensée idéaliste et optimiste qui place l'homme au-dessus de tout, qui a pour objectif son épanouissement et qui a confiance dans sa capacité à évoluer de manière positive. »

Citoyens, nous devons donc veiller à ce que le nouvel attelage Président de la République-Premier Ministre ne nous conduise pas dans les ornières d'un pouvoir technocratique présidentiel, éloigné des contingences que vit au quotidien le peuple français, diviseur du peuple pour mieux régner.

En allant voter pour ces législatives, réfléchissons bien au fait qu'un pouvoir ne vit que s'il sait écouter les contre-pouvoirs institutionnels comme le Parlement et particulièrement les élus de l'Assemblée Nationale. 

 

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 21:18
L'ÉLYSÉE ET MATIGNON : DEUX STRUCTURES POUR UN SEUL POUVOIR
L'ÉLYSÉE ET MATIGNON : DEUX STRUCTURES POUR UN SEUL POUVOIR

L'ÉLYSÉE ET MATIGNON : DEUX STRUCTURES POUR UN SEUL POUVOIR

 

 

 

TECHNOCRATIE ET L'EXERCICE DU POUVOIR PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET « SON » PREMIER MINISTRE : DEUX TECHNOCRATES POUR EXERCER LE POUVOIR EXÉCUTIF

Suite de

https://www.olonnes.com/2022/05/debut-de-mandature-madame-elisabeth-borne-premier-ministre.html

Nous avons évoqué dans notre précédent article la difficile communication entre le Président de la République et les citoyens.

Le mépris et la condescendance l’ont trop souvent parfois emporté sur l’écoute. Nous avons rappelé que le pouvoir appartient au peuple souverain comme l’exprime la Constitution de 1958 dans son article 3 qui délègue temporairement à ses représentants l’exercice du pouvoir.

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

L’attitude méprisante voire offensante présidentielle peut s’expliquer et non s’excuser même si le Président MACRON a confessé publiquement ses manquements et annoncé un changement de comportement pas réellement apparent à ce jour.

 

LE POUVOIR PRÉSIDENTIEL ÉLARGI : UN DUO BANCAL DE L’EXÉCUTIF PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET PREMIER MINISTRE

C’est un duo avec comme trop souvent en l'espèce un dominant et un dominé, un maître et son serviteur ...ce n’est pas le partage des responsabilités, c’est la marche forcée vers un dangereux régime présidentiel.

La Constitution de 1958 afin d’établir un équilibre des pouvoirs et la nécessité de « gouverner » a renforcé les pouvoirs du Président de la République, chef de l’État...

L’article 5 de la Constitution consacre son pouvoir :

« Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

L’article 8 de la Constitution lui donne le pouvoir de nommer le Premier Ministre.

« Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. »

En réalité, le Premier Ministre est la charnière indispensable entre le Président et le Parlement mais il y a, en réalité, prédominance du Président qui « nomme » SON Premier Ministre.

 

NOMINATION D’ÉLISABETH BORNE PREMIER MINISTRE : LE POUVOIR EXÉCUTIF TECHNOCRATIQUE  

Le Président de la République souverainement a choisi et nommé Élisabeth BORNE, Premier Ministre le 16 mai 2022.

Madame Élisabeth BORNE a le mérite d’une réussite professionnelle incontestée. C’est une femme de gauche et se revendiquant comme telle :

 "Je suis une femme de gauche. La justice sociale et l'égalité des chances sont les combats de ma vie ».

Ingénieur à la Sonacotra (Caisse des Dépts), au Ministère des Transports, Responsable de la stratégie à la SNCF, directrice de l’entreprise nationale RATP, Préfet, conseillère dans divers cabinets (Ségolène ROYAL, Lionel JOSPIN, Jack LANG), préfet, directrice du service Urbanisme à la Ville de Paris, 3 fois ministre en 4 ans (Transports, Écologie, Travail) ...Elle n’a fait qu’un très bref passage dans le secteur privé chez le géant du BTP Eiffage.

Cela fait beaucoup de postes pour une carrière de fonctionnaire, un vagabondage promotionnel dans l’espace public. Dans un Curriculum Vitae ce n’est pas toujours apprécié par les recruteurs qui aiment une certaine stabilité. Celui qui sait tout faire, c'est celui qui ne maîtrise rien. Danger!

Élisabeth BORNE n’a jamais été élue. C’est une haute fonctionnaire ce qu’on nomme un Grand Commis de l’État choisie, cooptée par un autre Grand Commis de l’État Emmanuel MACRON.

La France a donc à sa tête un couple Président / Premier Ministre issu de la technocratie parisienne qui constitue une oligarchie qui truste les hautes fonctions parisiennes de l’État tentaculaire et souvent déshumanisée...

C’est justement ce qu’a condamné expressément Emmanuel MACRON dans son discours de 2018. Il a en partie réalisé son plan avec la « disparition » de l’ENA et des grands Corps de l’État.

Alors pourquoi choisir un Premier Ministre dans une sphère que le Président MACRON dénonce comme défaillante ?

 

À SUIVRE...

POURQUOI IL FAUT ÉVITER UN POUVOIR TROP TECHNOCRATIQUE ET DONC PEU DÉMOCRATIQUE

 

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 17:10
LE DUO DE L'ÉXÉCUTIF:  À GAUCHE, LE PRÉSIDENT MACRON, À DROITE LE PREMIER MINISTRE ÉLISABETH BORNE LE DUO DE L'ÉXÉCUTIF:  À GAUCHE, LE PRÉSIDENT MACRON, À DROITE LE PREMIER MINISTRE ÉLISABETH BORNE

LE DUO DE L'ÉXÉCUTIF: À GAUCHE, LE PRÉSIDENT MACRON, À DROITE LE PREMIER MINISTRE ÉLISABETH BORNE

 

 

 

LE CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ ? LE DANGER : LA TECHNOCRATIE DOMINANTE  ET MÉPRISANTE

Nous avions eu un Premier Ministre Jean CASTEX qui avait l’avantage d’avoir un peu connu le terrain comme maire de la ville de PRADES puis conseiller régional...nous avons maintenant pour diriger l’exécutif désormais un attelage composé d’un Président de la République qui n’a jamais été un élu local propulsé par la volonté du peuple français directement Président de la République et un chef de Gouvernement diplômée qui n’a jamais été une élue !

Nos craintes à l’aurore de ce nouveau quinquennat sont fondées sur l’expérience du premier quinquennat où le Président s’est retrouvé seul avec les pleins pouvoirs, des crises et un Parlement aphone à l’exception du Sénat bien impuissant.

 

POUR LA DÉMOCRATIE, LES DANGERS SONT LA TECHNOCRATIE, L’AUTOCRATIE ET  LE MÉPRIS DE L’HUMANISME

Dans un premier temps, nous allons nous attacher à la redécouverte du Président Emmanuel MACRON après son premier quinquennat et son mode de gouvernance. Nous partons de propos que le Président MACRON a lui-même émis et dont il s’est, en partie accusé, mais pas vraiment excusé dans sa confession auto-critique du 14 novembre 2018.

Citons.

Il reconnait ne pas avoir « réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants" et a promis de gouverner « d'une manière différente à l'avenir »...dont acte, mais la réalité ?

« Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. Pas des déclarations. Des solutions. La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée" ...

« Entendre les Français, aller au plus près du terrain, peut-être décider d'une manière différente. Pas tout à Paris. En s'exposant d'avantage. En demandant à nos directions d'administrations centrales, aux ministres, à ceux qui les conseillent, d'aller se confronter au terrain beaucoup plus ».

 "Considérer c'est entendre quand les gens se plaignent, pour les amener dans cette transformation. Mais les respecter", a ajouté le Président.

Mais, un Président doit être un humaniste et savoir écouter et il ne peut publiquement répondre à une citoyenne retraitée à la peine :

« Vous pouvez parler très librement, la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre ».

Il ne doit pas non plus répondre à JONATHAN, jeune horticulteur en recherche d’emploi  "Je traverse la rue et je vous en trouve" du travail .

Malheureusement, nous n’avons pas ressenti de changement dans le comportement et le mode de gouvernance du Président MACRON lors de la seconde partie de son quinquennat..

 

LA FIN NE JUSTIFIE NI LES MOYENS NI LE MÉPRIS

Le Président MACRON veut, quoiqu’il en coûte, transformer la France et pour cela il s’arroge le droit de bousculer les français quitte à afficher son mépris à son bon peuple.

N’arrivant pas à faire passer ses réformes pour faire changer les choses, atteindre des objectifs impossibles à tenir et tenter de tenir des promesses qu’il avait faites et qu’il savait intenables il retombe dans son travers du mépris des autres, ses concitoyens qui, cependant, l'ont réélu.

La fin ne justifie pas toujours les moyens.

Jusqu’à preuve du contraire le pouvoir en France appartient encore au peuple qui demande à ceux à qui il a fait l’honneur de leur confier provisoirement l’exercice du pouvoir de le faire en son nom. Le peuple a donc le droit et le devoir  d’interroger ses gouvernants. Le Président a le devoir de les entendre...c'est lui-même qui l'a dit !

 

 

À SUIVRE ...MAIS OÙ SERA DONC AU COURS DE CE NOUVEAU QUINQUENNAT L’HUMANISME DANS L’EXERCICE DU POUVOIR DE NOS GOUVERNANTS ?  ...ÉLISABETH BORNE, PREMIER MINISTRE

 

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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 17:03
CHRISTELLE MORANÇAIS PRÉSIDENTE DE LA RÉGION PAYS DE LA LOIRE

CHRISTELLE MORANÇAIS PRÉSIDENTE DE LA RÉGION PAYS DE LA LOIRE

 

 

LA PRÉSIDENTE DE LA RÉGION DES PAYS DE LA LOIRE DONT IL EST QUESTION

 

Les  Sablais, les vendéens ont la chance d'avoir une presse locale bien vivante. Ainsi nous pouvons jouir de la diversité des sources d'information et occasionnellement vous en faire part.

Nous suivons avec attention la vie du "REPORTER SABLAIS" que nous nous devons de vous signaler afin que vous puissiez suivre cette forme d'information numérique originale tout en étant très sérieuse

https://www.lereportersablais.com

 

Dans une parution de ce jour il diffuse la lettre ouverte de notre Présidente de Région dont la lecture fut, pour nous, dans ce monde difficile de la politique, une bouffée d'oxygène et que nous voudrions que vous preniez connaissance. C'est une forme de la politique autrement !

Une occasion de remercier le reporter sablais Philippe BROSSARD LOTZ pour le travail qu'il accomplit.

 

Christelle Morançais met les choses au clair….

 

« Mon nom circule actuellement. On me prête des stratégies, des ambitions. On me prête même des visites secrètes à l’Elysée. Des « proches, des conseillers » parlent de moi – en OFF. On brosse mon portrait – le portrait d’une femme que je ne connais pas… Et puis on parle des uns, des autres. On parle de listes, de circonscriptions, d’accords d’appareil. Tout ça me met mal à l’aise, profondément mal à l’aise.

Peut-être parce que je me trouve embarquée dans cette histoire sans le vouloir. Peut-être parce que ce petit manège est tout ce que je déteste en politique. Mais, surtout, parce qu’à aucun moment, dans toute cette agitation, il n’est question des Français : ils ont disparu, évanouis, évaporés !

Puisque j’ai le droit de cité dans la catégorie des « potentiels ministrables » (mais pourquoi abandonnerais-je le plus beau mandat qui soit, cette responsabilité qui m’incombe, un territoire et des gens que j’aime, une équipe et des collaborateurs qui font chaque jour ma fierté ?), je vais en profiter pour vous dire ce que j’ai sur le cœur, ce que je ressens vraiment.

J’éprouve un sentiment d’urgence, le sentiment que la partie touche à sa fin, qu’il faut que l’on se ressaisisse vite, qu’il faut que l’on écoute sérieusement les Français, que l’on mette rapidement un terme à tout ce cirque qui, de la gauche à la droite, en passant par le « en même temps », montre le visage le plus navrant de la politique.

Chez LR, on fait 4,7% et c’est comme si rien ne s’était passé – surtout, on ne change rien ! Au PS, on liquide en 4 jours un héritage vieux de cent ans pour une poignée de circonscriptions. Au milieu, on chasse à gauche, on chasse à droite, et on ne sait surtout plus où aller…

J’ai dit que je soutiendrai Emmanuel Macron sur l’essentiel, sur ce que je considère comme étant le plus important : la réforme des retraites (pas pour le plaisir de faire travailler les Français 3 ans de plus, mais pour sauver ce formidable système de solidarité entre les générations et empêcher qu’il ne se retourne par notre faute contre nos propres enfants), l’avenir de notre jeunesse (qui ne vote plus, qui méprise la classe politique – a-t-on seulement pris la mesure de ce désastre civique et de ce qu’il implique pour l’avenir ?), les transitions écologiques et numériques (qui peuvent tout à la fois être notre plus grande chance ou notre plus grand malheur, selon l’énergie que l’on mettra à les réaliser).

Mon camp, ou ce qu’il en reste, me traite de vendue. Le camp du président me considère comme ralliée. Mais je ne suis pas plus vendue que ralliée, j’aime mon pays, profondément, je veux qu’il avance, je veux qu’il s’en sorte. Je serai toujours du côté du courage, du côté de la volonté, du côté de la raison. Et si Emmanuel Macron est du côté du courage, de la volonté et de la raison, alors je le soutiendrai, sans état d’âme ! Et si le président veut le plein emploi, s’il veut remettre la jeunesse au cœur du projet de société, s’il veut faire de la France une très grande nation écologique et numérique, s’il veut pour mon pays ce que je veux au plus profond de moi pour ma région, alors je le soutiendrai, avec toute ma force, avec toutes mes convictions. Et je n’ai besoin pour cela d’aucune place, d’aucun poste, d’aucun titre.

J’ai déjà tout ce qu’il me faut, et plus encore : mon mandat de présidente de région, un mandat que j’aime et qui me permet d’agir et de faire, à la place qui est la mienne, du mieux que je peux pour changer les choses.

Je suis libre »

Christelle Morançais

Présidente de la Région des Pays de la Loire

 

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 20:39
LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON, PHOTO OFFICIELLE DE LA PRÉCÉDENTE MANDATURE...EN ATTENDANT LA NOUVELLEE

LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON, PHOTO OFFICIELLE DE LA PRÉCÉDENTE MANDATURE...EN ATTENDANT LA NOUVELLEE

 

 

L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE : MÊME LE PRÉSIDENT RÉÉLU RECONNAIT QU'IL N'EST PAS UN VRAI VAINQUEUR

"À VAINCRE SANS PÉRIL, ON TRIOMPHE SANS GLOIRE"...Le Cid de CORNEILLE en 1637 ! et encore cette phrase serait de Sénèque !

Le déroulement de ces Présidentielles ne peut qu'interroger notre Association non sur la légitimité de l'élu mais sur la pratique concrète et les modalités de ce vote qui, en fin de compte, ne satisfait que peu d'électeurs qu'ils aient voté ou pas.

Le refus par le Président sortant de débattre du bilan de son septennat, un deuxième tour où les abstentionnistres et les votes blancs et nuls progressent, une campagne électorale débile, la guerre aux portes de la France...les français n'ont pas aimé ce vote.

L'éditorialiste Franz-Olivier GIESBERT écrit :

" La France est-elle encore de ce monde ? Un sentiment étrange nous assaillait par intermittence, ces dernières semaines, pendant la campagne présidentielle : les candidats semblaient souvent d'autant plus éloignés des réalités qu'ils se prétendaient proches des préoccupations des électeurs." ...il poursuit " Ne tirons pas sur les politiciens ; ils ne font généralement que suivre le peuple, qui, en l'espèce voulaient qu'ils lui parlent avant tout de pouvoir d’achat et d'exonération de TVA , de taxes sur les carburants. C'est normal, c'est la démocratie . Mais fallait-il pour autant caviarder les grands sujets qui feront notre avenir en commun ...?"

Le 24 avril 2022, après la proclamation du résultat, c'était le soir de la désillusion : non ce n'est pas cela la démocratie. Le soir de l'élection du Chef de l'État celui-ci a cru bon de faire, dans son bref discours, à sa manière et pour la seconde fois, son mea culpa avec une certaine amertume.

D'ailleurs, en cette soirée du  dimanche 24 avril 2022, la fête de la victoire du Président sortant réélu, à la tour Eiffel, a été courte, peu suivie et morose. Rapidement, après son bref discours, le Président s'en est allé s'enfermer au logis de La Lanterne.

Un discours triste qui se termine par l'espoir ou la promesses de mieux faire la prochaine fois donc ce fut un aveu d'échec au moins sur la méthode qui a déplu au peuple.

"Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi non pour soutenir les idées que je porte mais pour faire barrage à celles de l'extrême droite.

Parce que, dès à présent, je ne suis plus le candidat d'un camp, mais le Président de toutes et tous.

Je sais aussi que pour nombre de nos compatriotes, qui ont choisi aujourd'hui l'extrême droite, la colère et les désaccords qui les ont conduits à voter pour ce projet, doivent trouver une réponse.

Cette ère nouvelle ne sera pas la continuité du quinquennat qui s'achève."

 

MAINTENANT L'ÉLECTEUR EST FACE À UNE RÉALITÉ : LES LÉGISLATIVES...577 DÉPUTÉS À ÉLIRE, SURTOUT UN POUVOIR LÉGISLATIF À RÉHABILITER

L'image qui est donnée de cette présentation des tractations pour des unions déjà présentées contre nature à gauche et déliquescente à droite est pour le moins peu incitative à aller voter. Pourtant il faudra y aller !

Aura-t-on une campagne électorale digne, mobilisatrice ?

Nous en appelons aux partis et aux candidats pour qu'ils ouvrent la campagne pour renouveler nos députés sur des programmes réalistes collant aux soucis du bon peuple ..

La France tourne le dos à une assemblée de godillots, bénie oui oui, connue par son absentéisme lors des débats pour espérer une assemblée dans laquelle le peuple français se reconnaitrait !

Le député est l'élu de la Nation et donc pas seulement celui de "sa" circonscription. Il faut que l'Assemblée Nationale se réapproprie son pouvoir de légiférer et n’abandonne pas son pouvoir de proposer des lois et son devoir de contrôler le pouvoir exécutif.

Il faut pour un juste équilibre des pouvoirs et pour être apprécié par le peuple que celui-ci sente qu'il peut compter sur "son" Parlement (Chambre des députés et Sénat réunis).

 

L'ESPOIR POUR CES LÉGISLATIVES, SURTOUT PAS UN VOTE POUR RIEN

Le peuple a besoin d'un Parlement fort, représentatif de la Nation, sérieux et crédible.

C'est un appel au renouvellement des députés, l'émergence d'une nouvelle classe politique avec des leaders en qui le peuple donnera sa confiance.

C'est bien un vœu qui manque de fondement tant les partis et les citoyens sont comme anesthésiés avant le début de cette nouvelle campagne électorale.

Ce vote pourtant ne peut pas, ne doit pas être un vote pour rien.

C'est l'enjeu de cette élection législative : un pas en avant pour le retour à un régime de démocratie parlementaire qui tournerait le dos à un régime présidentiel autocratique, monarchique et inconstitutionnelle qui a fait ses preuves d'inefficacité et ainsi consommer la grave rupture entre le peuple et ses dirigeants.

 

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 21:08
ATTENTION LA MER EST BELLE MAIS LA VAGUE PEUT TOUJOURS BALAYER LA DÉMOCRATIE ET NOS LIBERTÉS

ATTENTION LA MER EST BELLE MAIS LA VAGUE PEUT TOUJOURS BALAYER LA DÉMOCRATIE ET NOS LIBERTÉS

 

 

 

 

5 000 ARTICLES EN LIGNE SUR VOTRE BLOG CITOYEN POUR QUE VIVENT LA DÉMOCRATIE ET LA CITOYENNETÉ

 

Fêter ces 5 000 articles est surtout une occasion propice pour rappeler quels sont les objectifs que notre Association CACO poursuit.

5 000 articles

700 000 pages lues

502 000 visiteurs

 

Il est important, particulièrement en cette période électorale, de sans cesse rappeler combien peut être  fragile, même en France, l'exercice d'une vraie "démocratie parlementaire", à savoir :

La démocratie parlementaire est une forme de démocratie (gouvernement du peuple par le peuple) qui s'appuie comme son nom l'indique sur une institution principale, le parlement, composé de représentants élus du peuple souverain , c'est-à-dire des citoyens.

La démocratie directe n'est pas possible pour un pays comme le nôtre. Il faut que le citoyen passe par les corps intermédiaires comme les partis et les élections pour faire entendre sa voix.

Voter que ce soit pour un vote local ou un vote d'ampleur nationale c'est donner un mandat à une personne ou à un groupe qui seront désignés pour agir en votre nom.

C'est donner un pouvoir souvent à un inconnu...or, donner un pouvoir à un inconnu sans avoir la réelle possibilité de voir si le mandat donné est bien ou mal exécuté comporte de graves risques d'abus de pouvoir ou pire.

 

TOUT POUVOIR ABUSE. LE POUVOIR ABSOLU ABSOLUMENT !

Mais qui dit donner un pouvoir ou du pouvoir dit aussi assumer le risque que celui qui aura reçu ce pouvoir (conseiller municipal, maire, conseiller départemental, conseiller régional, député, sénateur, président de la République...) use de son pouvoir mais aussi en abuse.

Depuis bientôt  15 ans nous avons donc tenté avec nos petits moyens de rassembler des citoyens lanceurs d'alerte, pour maintenir entre citoyens et élus un dialogue de bon aloi et constituer une forme de contre-pouvoir positif et un pont entre élus et citoyens.

Le "travail accompli" par les membres de notre Association est bordé par ses statuts (voir ci-dessous). La ténacité, la présence  a réussi à porter ses fruits au niveau local et parfois au-delà. Mais l’œuvre ne sera jamais achevée car la nature humaine est ainsi faite qu'il faudra sans cesse remettre l'ouvrage sur le métier.

Pour tous les citoyens responsables, il faut veiller :

SAVOIR, FAIRE SAVOIR, PARTICIPER POUR QUE VIVE LE LIEN NÉCESSAIRE QUI DOIT TOUJOURS UNIR ÉLUS ET  CITOYENS

 

 

 

5 000 ARTICLES EN LIGNE POUR LA DÉFENSE DE LA DÉMOCRATIE
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26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 19:06
NOUS N'AVONS PAS UNE IMAGE CLAIRE DU PROGRAMME MACRON 2022 2027

NOUS N'AVONS PAS UNE IMAGE CLAIRE DU PROGRAMME MACRON 2022 2027

EMMANUEL MACRON, UN PRÉSIDENT ÉLU PAR SEULEMENT 38 % DES FRANÇAIS NE SERA JAMAIS L’ÉLU DE TOUS LES FRANÇAIS SAUF SI UN MIRACLE SE PRODUIT !

 

LA PRATIQUE DU POUVOIR SOUS SON PREMIER MANDAT DOIT NOUS INCITER À UNE SÉRIEUSE VEILLE CITOYENNE  

Le temps ne doit pas être celui de la désespérance mais plutôt celui de la réflexion citoyenne positive qui précède l’action, le temps du réveil des français.

« Je ne suis plus le candidat d'un camp mais le président de tous » a déclaré le Président le soir de ce qui s’appelle sa victoire.

 Avec ce second tour, les français n’ont pas choisi un Président de tous mais ils ont, dans la douleur et le doute, voté CONTRE Marine LE PEN, se sont abstenus ou ont déposé des bulletins blancs ou nuls. Ils ont choisi le candidat d'un camp minoritaire, pas un rassembleur comme l'exprime le Président lui-même candidat d'un camp.

Le soir de ce deuxième tour, le discours du Président élu nous remémore le triste « Je vous ai compris ! » du Général de Gaulle rappelé de sa retraite par le peuple pour sauver l’Algérie française.

 « Je vous ai compris !» ne voulait pas dire « Je vais faire l’Algérie française » mais simplement j’ai bien entendu que vous voulez garder l’Algérie au sein de la France mais que je ferai ce que je voudrais. Cela a abouti aux indignes accords d’Évian, capitulation de la France (cessez le feu le 19 mars 1962) et abandon sans conditions de l’Algérie (3 juillet 1962) qui elle n’arrive pas à s’en remettre.

S’il maintient sa pratique de son premier mandat Emmanuel MACRON, auto proclamé Président de tous les français, perdra toute crédibilité en quelques mois et ce sera le retour à l’aventure d’une l’oligarchie parisienne face à un peuple qui reprendra conscience que les élus sont faits pour le tromper.

Emmanuel MACRON a refusé d’être un guide pour le pays. Un guide a un plan, une vision dans laquelle le peuple se reconnait. Le fait de ne pas faire ce qu’il avait promis comme, par exemple, en cours de mandat, les bilans de son action devant la Nation fonde les craintes émises par les français. Ils n’ont pu dire OUI ou NON à un programme et ratifier leur choix en se donnant un vrai chef.

Ce vote n’est pas le ralliement d’une majorité à un programme mais celui d’une majorité de français qui constatait qu’elle n’avait que le choix entre la peste et le choléra. C’est la Constitution qui a voulu cela et la Constitution reste notre loi commune.

Mais le résultat est paradoxal : au lieu d’un espoir il éclaire un grand danger. 16 millions de français ont aussi dit qu’ils n’avaient plus peur de l’extrême droite devenue fréquentable.

On aurait aimé que le Président de la République dans son discours de victoire annonce très concrètement qu’il allait être le Président de tous les français et donc qu’il allait déjà œuvrer pour rétablir un Parlement représentatif de ce peuple.

 

UN PETIT PRÉSIDENT MAL ÉLU, UN PEUPLE SANS GUIDE ET SANS UN PROJET D’ESPOIRS POUR LE LENDEMAIN

48,5 millions d’électeurs inscrits et un Président qui est élu avec seulement 38¨% des électeurs inscrits.

La France a choisi un Président minoritaire dont on connait les qualités mais aussi les grandes faiblesses, hésitant, affaibli et jugé très sévèrement sur le bilan de son quinquennat.

Mais aussi un président qui a porté le Front National à son plus haut niveau : belle manœuvre pour se faire réélire. Mais cette victoire fut acquise non pas sur un programme mais sur la diabolisation de son opposante. Malgré cela, Marine LE PEN a quand même recueilli 13,3 millions de votes qui ont franchi le cap de dire « tout sauf MACRON » auxquels il faut ajouter les courageux 3 millions d’autres électeurs qui se sont déplacés pour déposer dans l’urne un bulletin blanc ou nul.

La manipulation des élites macroniennes a donc bien fonctionné pour gagner mais gagner ainsi est-ce la meilleure voie; la fin justifie-telle les moyens ? Certes la France s’est donnée un Président mais pas un chef d’État rassembleur avec un programme crédible.

La France éclatée a fait ainsi un saut dans l’inconnu.

Il appartient donc aux citoyens de sortir de leur apathie, de redonner consistance aux corps intermédiaires comme les partis politiques et les syndicats. C’est au peuple souverain qu’appartient le pouvoir pas à une minorité. C’est aussi au peuple en toutes circonstances qu’il appartient désormais de rappeler cela au Président et à son futur gouvernement.

Pour redevenir serein, optimiste et constructif il faudra que le peuple veille, milite et  montre qu’il existe puisque c’est de lui qu’émane tout pouvoir.

Le miracle ne peut donc venir que d'une révolution du peuple français qui se lève pour se réapproprier le pouvoir démocratiquement mais résolument dans le cadre institutionnel faisant consensus faisant publier le vol des élections qu'il vient de subir.

 

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