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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 21:09
LA DROGUE POISON DE NOTRE SOCIÉTÉ

 

LA DROGUE N’EST PLUS UN PHÉNOMÈNE MARGINAL

 

Remercions le Président de la République d’avoir, aujourd'hui, relancé pour la France le débat sur la drogue et espérons sans trop d'illusions que ce ne soit pas qu’un feu follet.

 

LES CHIFFRES DE L'OBSERVATOIRE FRANÇAIS DES DROGUES ET DES TOXICOMANIES :

 

Marché du trafic : 4 milliards d’euros

Coût social : 8,8 milliards d’euros

Usagers habituels du cannabis : 1,5 million

Usagers problématiques : 350 000

 

Ajoutons ce chiffre du jour : participants au trafic : 250 000 trafiquants !

 

Il n'y a pas de drogues douces, pas de drogues innocentes.

Partout où la drogue s'installe, c'est la société qui recule. La drogue pourrit tout.

Découvrez ce qui vit Marseille !

https://www.youtube.com/watch?v=AYwokUhx6mA

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 22:00
LA DÉPENDANCE, UN PROBLÈME SOCIAL NATIONAL DIT LE CINQUIÈME RISQUE

LA DÉPENDANCE, UN PROBLÈME SOCIAL NATIONAL DIT LE CINQUIÈME RISQUE

 

ENCORE L’INCOHÉRENCE GOUVERNEMENTALE SUR UNE LOI SUR LA PERTE D’AUTONOMIE LIÉE AU VIEILLISSEMENT

Il était bien prévu par le chef de l’État un programme global de traitement de la Dépendance liée au vieillissement.

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/dependance

UN PROGRAMME : pas des petits bouts de lois et décrets faisant semblant de traiter ce problème qui bientôt touchera 3 millions de familles. L’acuité de ce problème est apparue après les drames de la canicule dans les Ehpad et les établissements recevant des personnes âgées puis celui plus récent de COVID-19.

Suite à notre dernier article 

https://www.olonnes.com/2021/03/la-perte-d-autonomie-l-ehpad-n-est-pas-la-solution-et-ne-le-sera-jamais.html

nous avons eu accès au « RAPPORT D’INFORMATION sur la prévention de la perte dautonomie » fait au nom de la commission des affaires sociales. Le titre de ce rapport est fort réducteur par rapport à sa richesse et ses 140 pages.

Ce rapport est l’œuvre de Monsieur  Bernard BONNE et Madame Michelle MEUNIER, Sénateurs déposé au Sénat le 17 mars 2021.

http://www.senat.fr/rap/r20-453/r20-4531.pdf

Cet important rapport a l’avantage d’intégrer les aspects sociaux et humains de la perte d’autonomie.

Quelle suite sera donnée à ce rapport ? Est-ce une réponse parlementaire au silence du gouvernement sur son présumé projet de loi ? Y aura-t-il une proposition de loi de la part des sénateurs ?

Nous avons toutes raisons d’être inquiets pour les 3 millions de familles, pour le personnel soignant, pour les structures  qui attendent le programme promis.

En effet,  apparait au Sénat, daté du 26 mars 2021, un « Projet de loi (donc origine gouvernementale du texte) relatif à la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées et à l'allocation personnalisée d'autonomie ».

C’est l’incohérence totale, ici, le gouvernement dans le projet de loi parle de « prise en charge » donc pas de l’ensemble du problème social concernant le vieillissement de la population avec la perte d’autonomie. Le Sénat dans son rapport lui, voit le problème dans sa globalité de la prévention jusqu’aux aspects humains et financiers.

Il insiste de manière ferme et argumentée sur la priorité à donner au maintien à domicile et le stop aux constructions à tout-va d’Ehpad ?

Ce sont donc des textes et réflexions qui divergent totalement. Ce n'est pas ainsi qu'un problème de société peut être réglé de manière satisfaisante.

 

Voici la synthèse des 11 propositions figurant dans le rapport cité ci-dessus

 

LISTE DES PROPOSITIONS

 

1.Renforcer la compétence des départements en matière médico-sociale

2.Confier à la CNSA, dans un délai restreint, le chantier de l’unification des outils d’évaluation et de la refonte de l’allocation personnalisée d’autonomie APA

3.Systématiser les bilans complets vers 75 ans, réalisés par des infirmiers, des ergothérapeutes, des kinésithérapeutes et/ou des psychologues

4.Mieux affirmer la priorité du maintien à domicile

5.Fixer un objectif d’arrêt de construction d’Ehpad à court terme

6.Doter la CNSA des moyens d’exercer sa mission de pilotage de la politique de prévention de la perte d’autonomie

7.Simplifier radicalement le paysage des aides à l’adaptation du logement

8.Associer les ministères des sports et de l’enseignement supérieur à la politique de prévention de la perte d’autonomie

9.Se doter de véritables plans d’action nationaux de prévention de la perte d’autonomie

10.Élargir les actions et rationaliser le fonctionnement des conférences des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie

11.Dresser un bilan des différentes politiques d’accessibilité et d’adaptation des espaces urbains au vieillissement et des modifications qu’elles appellent des règles d’urbanisme

 

QUEL SORT SERA FAIT À CE RAPPORT ? LE SÉNAT PEUT-IL ÉLABORER UN TEXTE QUI TRAITE VRAIMENT CE PROBLÈME DE SOCIÉTÉ ?

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 22:14
LA DÉPENDANCE : UNE CAUSE NATIONALE TRÈS MAL TRAITÉE

LA DÉPENDANCE : UNE CAUSE NATIONALE TRÈS MAL TRAITÉE

 

LE GOUVERNEMENT ET LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ONT ÉTÉ INCAPABLES D’ÉLABORER UN PLAN « PERTE D’AUTONOMIE LIÉE AU VIEILLISSEMENT »

La perte d’autonomie liée au vieillissement est le problème social français type dont les échéances sont sans cesse reportées.

Voilà des décennies que le problème est posé avec le phénomène social et démographique du vieillissement de la population. Les Présidents de la République passent et leurs promesses et les études, rapports,...s’empilent et sombrent dans l’oubli.

Décidément les personnes âgées, les retraités, n’ont pas la cote avec ceux qui nous gouvernent.

Alors, comment « se débarrasser » de ceux et celles qui ont atteint l’âge de la retraite après une vie de labeur, de dévouement à leur famille et qui ont droit à un repos bien mérité, le droit de se consacrer à d’autres activités : à leurs enfants, à leurs petits-enfants, aux autres en difficultés à travers les associations caritatives, culturelles... mais qu’advient-il de ces « anciens » quand surviennent des moments plus difficiles ?

Quand les handicaps de ces personnes se cumulent et que les besoins d’aides ne sont plus adaptés à leur état de santé : c’est le placement en EHPAD (Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) !

Or, le placement (mot affreux !) en EHPAD est un moyen matériel mais celui-ci a prouvé ses limites dramatiques sur le plan humain et financier. Cela a sauté à la figure de tous ceux et celles qui avaient un proche lors du premier confinement en mars 2020.

Plus jamais cela : on a soudain découvert la solitude de nombre de nos anciens. Ils ont été encore plus isolés, coupés des leurs. Les soignants face à cette solitude mal formés et mal payés ont été admirables.

Le million de familles (bientôt, ce sera 3 millions de familles) confronté à ce problème du « placement » d’un des leurs se souviennent douloureusement de cette séparation.

Cela a confirmé que l’EHPAD n’est pas la solution même si ce type d’établissement fleurit.

Ce que le français souhaite, c’est de terminer ses jours à son domicile : c’est le maintien à domicile qui est donc la voie à prioriser.

Cela passe par les aides matérielles pour aménager le logement et les aides « humaines » pour les soins et l’accompagnement. Cela existe déjà. Il y a certes besoin d’améliorations des conditions d’aides et que soit poussée en priorité la réflexion sur l’organisation à mettre en place.

 

LE REFUS DE CHOISIR L’ÉTUDE DU TRAITEMENT HUMAIN DU VIEILLISSEMENT

 

Le dossier du comment traiter humainement le problème est passé aux oubliettes mais bizarrement pas le dossier financier...les « départements » en savent quelque chose.

Sauf que l’on se retrouve maintenant avec les manipulations habituelles...le gouvernement profite de la loi de finances 2021 pour faire passer des « trucs », pour faire croire que le dossier suit son cours. Ainsi il conforte « sa caisse » dite CNSA (la Caisse Nationale de Solidarité  pour l'Autonomie ).

 

La CNSA : ce fut, dès sa création, une escroquerie, un détournement de fonds publics que nous avons dénoncé comme le firent aussi la Cour des Comptes et un rapport de 2015 de l’Assemblée Nationale :

http://www.handipole.org/IMG/pdf/rpt_CNSA_fev15.pdf

Puis la perte d’autonomie fut appelée « cinquième risque » et incorporée à la Sécurité Sociale SANS QUE SOIT IDENTIFIÉ COMMENT SERONT TRAITÉS LES PROBLÈMES HUMAINS : rôle de la famille, rôle de l’assurance privée, rôle et formation des soignants... et celui des aidants) et les problèmes de compétences : qui fera quoi ?

Le vieillissement, la maladie sont des problèmes humains et non des problèmes financiers traités technocratiquement !

Aujourd’hui, une nouvelle étape est annoncée (justement, suite à la loi de finances)

 

UN FINANCEMENT AVANT DE SAVOIR CE QUI DOIT ÊTRE FAIT POUR LA PROBLÉMATIQUE HUMAINE DU VIEILLISSEMENT : ENCORE UN PLUS POUR LA CSG, ENCORE UN PRÉLÈVEMENT SUR LES RETRAITES...

Là, on jongle avec les milliards d’euros  ! Les euros des autres.

Conformément à la loi de finances, dans un avis rendu public ce lundi 22 mars, la CASA propose de mettre en place plusieurs mesures financières pour faire face au vieillissement de la population. Parmi celles-ci :

  • une hausse de 0,28 point de CSG
  • nouvelle journée solidarité,
  • droits de successions augmentés,
  • assurance privée obligatoire,
  • ...
  •  

La CNSA ne manque pas d’idées et propositions qu’elle fait au Gouvernement, aux partenaires sociaux ( ?)  pour collecter des recettes fiscales et sociales et faire les fonds de poche des contribuables sans dire pour quoi faire...si c’est pour multiplier les EHPAD, ce sera un nouveau scandale et une erreur sociale qui aboutira à dresser les générations les unes contre les autres au lieu de créer du lien social et intergénérationnel  

On est bien en période électorale.

IL FAUT DIRE NON À DES PROPOSITIONS TECHNOCRATIQUES QUI PASSERONT EN DOUCE

Qu’on nous dise d’abord :

COMMENT TRAITER LES PERSONNES ATTEINTES DE HANDICAPS ET DÉPENDANTES EN PERTE D’AUTONOMIE ? COMMENT SERONT RÉPARTIS LES RÔLES DE TOUS LES ACTEURS ET CELUI DE LA FAMILLE EN PARTICULIER ?

 

 

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 22:03
" LA DROGUE, CE N’EST QUE DE LA MERDE "  GÉRARD DARMANIN (INTERVIEW DU 14 SEPTEMBRE 2020=

" LA DROGUE, CE N’EST QUE DE LA MERDE " GÉRARD DARMANIN (INTERVIEW DU 14 SEPTEMBRE 2020=

 

LES DROGUES : MESURONS L'AMPLEUR DES DÉGÂTS !

 

Légalisation de la consommation, dépénalisation pour la consommation, pour la vente...le débat se poursuit, la consommation continue sa croissance et ses méfaits.

Quand on parle drogue, on parle de celles qui sont licites comme l’alcool et le tabac et les illicites comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, l’ecstasy, le fentanyl (opioïde)...

On pourrait ainsi définir les drogues : ce sont des substances qui modifient la manière de percevoir les choses, de penser et de se comporter.

En France, la drogue de tous les dangers par son importance et ses conséquences : c’est le cannabis. La France s’honore d’être le pays le plus gros consommateur.

Quand on vit dans une ville dite tranquille, on n’imagine pas ce que peut être la vie d'enfer des habitants de villes ou quartiers envahis par la drogue : quartiers de Nantes et banlieues, Marseille et banlieues, région parisienne, Tourcoing dont le maire fut longtemps l’actuel Ministre de l’intérieur Gérald DARMANIN...des villes, des quartiers sinistrés aux mains des trafiquants, véritables zones de non-droit.

 

LA DROGUE : UN FLÉAU ÉVOQUÉ EN CONSEIL DES MINISTRES

Ces temps-ci, nous entendons beaucoup parler « drogues », par exemple, suite au constat des professionnels de santé de Vendée sur la croissance de la consommation et de la saisie de cocaïne, information confirmée par les services de police.

Lors du dernier Conseil des Ministres de ce mercredi 10 mars 2021 une communication du Ministre de l’intérieur Gérald DARMANIN a été faite sur la lutte contre le trafic de stupéfiants.

La drogue, d’une manière générale, c’est un fléau : c’est un fléau pour la santé publique, c’est un fléau pour la sécurité car elle génère cambriolages, agressions, accidents, c’est un fléau social car elle déscolarise, conduit à la prison, fait éclater les liens sociaux, elle tue..

Entendu au Sénat :« Alors qu'il y a une dizaine d'années, 34 % des garçons et 17 % des filles déclaraient consommer des drogues à dix-huit ans, ils sont aujourd'hui respectivement 59 % et 43 % à avouer cette pratique.

Plus consternant encore, les deux tiers des jeunes scolarisés de quatorze à dix-neuf ans affirment connaître un endroit où acheter des drogues, que je me refuse à qualifier de douces. Arrive en tête l'établissement scolaire, suivi des bars et des lieux publics. »

 

QUELQUES CHIFFRES AFFOLANTS À RETENIR

Derniers chiffres année 2020. Ils sont effarants.

200 000 constatations de faits d’usages,

Points de deal reconnus : 3 952

Chiffre d’affaires annuel des trafics : 4 milliards d’euros

Consommateurs quotidiens de cannabis : 900 000

Saisies par les services de la lutte contre les stupéfiants : 96 tonnes de cannabis, 13 tonnes de cocaïne, 1,1 tonne d’héroïne, 1,2 million de comprimés d’ecstasy et 700 kg d’amphétamines

 

DROGUE ET SÉCURITÉ PUBLIQUE

Les trafiquants n’hésitent plus à braver la police et s’organisent pour cela. Mais ce n’est qu’un des aspects des conséquences de la consommation de la drogue : la conduite de véhicules devient très dangereuse pour le consommateur mais aussi pour les victimes innocentes des drogués.

Le Ministre de l’Intérieur a rappelé sa ferme opposition à tout projet de légalisation du cannabis. « Pour moi, c’est de la lâcheté intellectuelle, a-t-il déclaré. Quel message donne-t-on à l’enfant de 14 ans qui fait le chouffe, comme on dit ? » Cet « enfant qui gagne plus que son père », seulement guettant la présence policière, au bas des immeubles, a questionné celui qui se définit encore comme « élu local de Tourcoing » ville qui vit avec, dans, pour la drogue, submergée par la drogue, l’insécurité, l’incivisme et pour ceux qui doivent y vivre la peur au quotidien.

« C’est bête comme chou, a simplifié le Ministre de l’Intérieur. On augmente le prix du tabac parce que c’est mauvais pour la santé, on ne va pas légaliser la drogue à côté. La drogue c’est de la merde, on ne va pas légaliser cette merde. »

Une excellente nouvelle !

Pour Gérald DARMANIN, lutter contre le trafic de stupéfiants c’est « remettre de l’ordre dans la rue ». Et chaque mois, a-t-il confié, il se réjouira de donner les chiffres : « tant de kilos de cannabis saisis, tant d’amendes adressées aux consommateurs… »

 

À SUIVRE :

POUR COVID-19 LE PRÉSIDENT MACRON A DÉCLARÉ LA GUERRE AU VIRUS ET POUR LA DROGUE ?

 

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 10:45
LE VIEILLISSEMENT CONDUIT SOUVENT À LA DÉPENDANCE...TROP SOUVENT À L'EHPAD

LE VIEILLISSEMENT CONDUIT SOUVENT À LA DÉPENDANCE...TROP SOUVENT À L'EHPAD

 

LE RESPECT DÛ AUX RETRAITÉS ET L’AVEUGLEMENT DES GOUVERNEMENTS DEPUIS 30 ANS FACE AU VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION ET AU RÔLE DE LA FAMILLE

 

« LES RETRAITÉS, CE SONT DES GENS QUI PERDENT LE CONTACT AVEC LA RÉALITÉ »

Cette petite phrase assassine et en partie arrangée si l’on en croit une explication de l’Élysée est irrespectueuse, indigne de son éventuel auteur et surtout archi-fausse.

Les retraités ont du recul par rapport à certaines évolutions mais ils apportent beaucoup à la société : leur expérience déjà, du temps pour les autres…

 

UNE VAGUE DE MÉPRIS A DÉFERLÉ SUR LES RETRAITÉS : UNE FAUTE À RÉPARER

Cette vague s’est atténuée, le flux emporta ce mépris pour ces retraités qualifiés d’« inactifs » et heureusement le reflux le remporta au moins en partie.

Mais ce n’est pas suffisant il faut positiver afin que le rôle social des personnes en retraite soit reconnu. Il y a bien eu la mesure BORLOO, maintenant un million de familles attendent avec impatience la concrète reconnaissance du rôle des aidants familiaux.

 

LES RETRAITÉS : UNE FORCE VIVE INDISPENSABLE À LA NATION

L’ACTION SOCIALE ET CRÉATION DE LIEN SOCIAL

On ne parlera jamais assez des milliers de bénévoles retraités au Secours Populaire, au Secours Catholique, les Restos du Cœur, visite aux malades, aux prisonniers…et tout simplement dépannages aux voisins en difficultés…

L’aide à l’enfance : soutien scolaire, garde des enfants habituelle ou ponctuelle…L’économie française en 2020 fut soutenue par des grands parents qui ont pu prendre les petits enfants en garde…psychologiquement et médicalement il est reconnu qu’un enfant est mieux chez des proches qu’en garderie ou crèche !

Il y a l’armada innombrable des bénévoles volontaires, taillables et corvéables encadrant les activités des jeunes et des moins jeunes.

 

L’ACTION CITOYENNE

Élus locaux : regardons nos conseils municipaux, communautaires, départementaux sans les "inactifs"…il n’y aurait quasiment pas d’élus dans nombre de collectivités !

Participants bénévoles à des organismes de conseils, syndicats, organisations de consommateurs...

 

L’ACTION ÉDUCATIVE

Soutien scolaire : pour l’apprentissage de la lecture, pour l’apprentissage du français et toute transmission du savoir...

Encadrement ou simple participation à des actions culturelles ,

Accueil au domicile des étudiants,...

 

Alors au lieu de les considérer avec mépris comme des « inactifs », nos gouvernants et élus de tous bords devraient reconnaitre les mérites et les capacités des « vieux », cette réserve de productivité inexploitée voire méprisée.

Il faut qu'en 2021, Justice soit rendue aux inactifs.

 

PRIORITÉ : PERTE D’AUTONOMIE, IL Y A URGENCE ET SCANDALE ET DES PERSONNES DISPONIBLES

 

D’abord et c’est l’urgence, inclure les retraités et même les préretraités dans le dispositif du soutien à la perte d’autonomie. LES EHPAD, ce n'est pas LA SOLUTION ! 2020, l'a démontré

Le bout de loi que tente de faire voter le Gouvernement est une des plus belles « foutaises » comme le dirait le Général de Gaulle. On crée une Caisse pour recevoir des fonds pour la prise en charge du cinquième risque (dépendance) au niveau de la Sécurité Sociale sans qu’il soit dit comment elle sera alimentée et au profit de qui, de quoi …et sans se poser la question : cette nouvelle grosse caisse est-elle nécessaire, n’y-a-t-il pas d’autres voies plus sociales et plus justes ?

C’est à peine croyable !

Face à un problème social qui va toucher 2 millions de familles, l’État ne saurait-il faire qu’une chose : augmenter impôts et charges sociales ? Particulièrement en tapant encore sur les retraités. Ce n’est pas ce que demande le peuple surtout après le drame des EHPAD.

L’État, le Gouvernement, le Président de la République ne savent-ils pas que :  

qui mieux qu’un ou des parents, que des proches peuvent s’occuper partiellement ou très éventuellement totalement d’une personne en perte d’autonomie ? Cette personne, ce couple n'ont-ils pas un droit au maintien à domicile tant que cela est possible ?

L’État, le Gouvernement, le Président de la République n’ont-ils pas compris les drames des EHPAD et autres organismes d’accueil, celui de leurs résidents, celui des familles et celui des personnels ?

 

 

AVEC NOS MEILLEURS VŒUX AUX FAMILLES, AUX PERSONNELS DES EHPAD, AUX AIDANTS ET À TOUS LES DÉVOUÉS BÉNÉVOLES TRAITÉS D’INACTIFS ET PARFOIS DÉBORDÉS !

 

RENDONS HOMMAGE AUX VIEUX, INACTIFS, BÉNÉVOLES…
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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 17:57
LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

 

UN PROJET TROP IMPORTANT POUR ÊTRE MAINTENANT TRAITÉ À LA VA-VITE. Il MÉRITE À NOUVEAU DÉBAT, CONCERTATION, NÉGOCIATION  ET REMISE À JOUR

Il y a une coïncidence imprévue par nous entre l'actualité avec la visite du Président Macron dans un EHPAD et le sujet que nous devions traiter ! Pourvu que la réflexion collective porte ses fruits.

 

Voir notre article précédent :

http://www.olonnes.com/2020/06/le-drame-des-personnes-agees-dependantes.html

Revenons encore une fois sur le cinquième risque nommée aussi la dépendance liée au vieillissement. C'est un problème humain, délicat qui souvent peut devenir dramatique au sein des familles...la crise sanitaire nous a rappelés à nos devoirs de solidarité.

Le Président de la République voulait un projet pour la fin de l’année 2020 sur des bases qui, aujourd’hui, ne nous paraissent pas à la hauteur de l’enjeu de société…

 

PAS DE « CINQUIÈME RISQUE » DÉPENDANCE FINANCÉ PAR DE NOUVEAUX IMPÔTS…TAXES…

Plus de 30 ans d’études, de concertations, d'expériences…ont permis aux citoyens intéressés ou concernés d’avoir des bases solides pour aborder avec sérénité un problème social d’une telle importance. C’est pour cela que nous devons  formuler une analyse critique du nouveau projet présenté par la Président de la République.

Le projet MACRON démobiliserait la famille, ses droits et ses devoirs et créerait une nouvelle usine à gaz et des impôts et taxes supplémentaires. Les rôles de la famille et du maintien à domicile des personnes âgées sont des enjeux d'une extrême importance. Le Président ne tranche pas la question des EHPAD, ce qui est logique puisque le rôle de la famille et des aidants d’une manière générale n’y est pas assez pris en compte.

Le projet esquissé démobiliserait aussi l’individu et sa liberté de garantir son avenir. Puisque que ce dossier a été baptisé le cinquième risque…c’est qu’il y a effectivement et malheureusement pour nous tous un risque de dépendance dans sa fin de vie. Or, qui dit risque dit assurance. Chacun a la liberté donc la possibilité de s’assurer contre le risque « dépendance » comme il doit le faire pour sa voiture, sa maison... D’ailleurs très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du « risque dépendance » et les Compagnies d’Assurances ne manquent pas de produits à présenter. Mais il ne faut pas laisser un système bancal se pérenniser à deux vitesses : ceux qui se seraient assurés et ceux qui ne le seraient pas avec le risque de rester à la charge de la société...y compris à la charge de ceux qui ont pris soin de s'assurer !

Ce serait trop facile encore fois de déresponsabiliser le citoyen qui a la possibilité d’épargner quelques euros périodiquement durant sa vie active pour s’assurer comme il le peut ou comme il l’entend pour ce risque de fin de vie.

Ce serait encore trop facile et même lâche de faire payer l’État pour couvrir un risque personnel. L’État, c’est nous tous égaux devant la loi et devant l'impôt !

Il pourrait, par contre, être décidé que la solidarité nationale jouerait son rôle pour ceux qui auraient du mal à payer une cotisation d’assurance personnelle ou qui n’aurait pas acquis les moyens de garantie suffisante pour assumer la lourde charge d’une lourde dépendance.

D’ailleurs, très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du risque dépendance avec des contrats qui présentent toutes sortes de variantes.

On pourrait aussi ajouter que les sommes capitalisées ainsi par les assurances seraient une réserve utilisable entre autres pour le financement de l’économie en général et, en particulier, pour la création d’établissements pour recevoir justement les personnes souffrant de forts handicaps et former le personnel soignant. À ce niveau, on parlerait ainsi de vraie solidarité nationale consentie.

 

L’ÉTAT NE CESSE DE REPORTER LES DATES D’UNE DÉCISION QUI URGE COMME L’A MONTRÉ LA CRISE SANITAIRE ET SON IMPACT SUR LES ÉTABLISSEMENTS D’HÉBERGEMENT POUR PERSONNES DÉPENDANTES EHPAD

Rappelons simplement que dans quelques années…deux millions de familles auront un des leurs concerné car cette situation.

Aujourd’hui, on apprend que le nouveau Premier Ministre n’est pas pressé…si cette information est bien confirmée, c’est qu’il doit estimer que le dossier mérite encore réflexion…et que, peut-être, il estime la gestion de cette grosse et nouvelle caisse confiée à la Sécurité Sociale risque d’être une source nouvelle de problèmes de gestion. Et ce n'est que l'aspect financier ! On en peut éjecter tous les aspects humains. Notre régime général de couverture sociale maladie vieillesse et ses régimes particuliers à la française a montré ses limites...

 

N’EN RAJOUTONS PAS POUR FAIRE GROSSIR LE MAMMOUTH QUI RISQUERAIT D’EXPLOSER

 

DEUX CONCLUSIONS

La première n’étonnera personne : le Président de la République omnipotent et omni compétent se saisit de tout projet et se lance à l’aventure sans s’apercevoir que, parfois, il n’y a plus personne qui le suit ! C’est sur le sujet aujourd'hui la confusion et l’improvisation au niveau de l’Élysée.

 

La seconde conclusion, c’est que la dépendance est un problème social de la plus grande importance pas seulement financière (enjeu d’au moins 50 milliards d’euros dans les années à venir). Le scandale du confinement au sein des EHPAD nous a tous mis face à des responsabilités morales qu’il ne faudra pas occulter.

 

Puisqu’on parle tant des droits et si peu des devoirs rappelons que toute personne âgée a droit à une fin de vie décente et particulièrement en étant accompagnée. La crise sanitaire nous a rappelé qu’il y a urgence à agir mais pas n’importe comment.

 

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 10:24
DÉPENDANCE : NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS MAIS IL FAUT AGIR AVEC SÉRÉNITÉ

DÉPENDANCE : NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS MAIS IL FAUT AGIR AVEC SÉRÉNITÉ

 

 

 

LES GRANDES VICTIMES DE CORONAVIRUS : LES PERSONNES ÂGÉES DÉPENDANTES ET LEURS FAMILLES

 

Cette forme de « dépendance » est un phénomène social incontournable et depuis plus de quatre décennies les rapports préparant un projet global font naître des espoirs d’une prise en charge de cette conséquence naturelle du vieillissement de la population. Après la tentative du Président GISCARD D’ESTAING, l’abandon du projet de Nicolas SARKOZY, puis celui François HOLLANDE, Emmanuel MACRON a pris la relève en 2018 puis ce fut à nouveau le grand silence qui suivit la présentation en mars 2019 du rapport LIBAULT (175 propositions).

 

Pour reprendre le dossier, il a fallu CORONAVIRUS et 10 000 décès « comptabilisés » sur une population estimée à 1 200 000 personnes âgées dépendantes en établissement EPHAD (environ 800 000personnes) et autres institutions d’accueil des personnes dépendantes. 0,83 % de la population concernée a donc succombé, victime de Covid-19. Au niveau national, pour tout le reste de la population française (65 millions d’habitants), 20 000 décès imputés au virus soit 0,03 % de la population. La surmortalité des personnes dépendantes est donc un constat crève-cœur.

Cette épidémie a donc réveillé brutalement Président de la Républiques et gouvernement sur la nécessité de revoir complétement ( aides financières, soins, prévention, formations…) la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

 

LES POUVOIRS PUBLICS N'ONT PAS LE DROIT  DE SE SAISIR BRUTALEMENT DE CE PROBLÈME HUMAIN EN DISANT : ON VA CRÉER UNE NOUVELLE « CAISSE » QUI PRENDRA EN CHARGE CE QU’ON APPELLE LE « CINQUIÈME RISQUE ».

 

ENCORE UN COUP DE MÉPRIS POUR NOS ANCIENS !

Aujourd’hui sont pris en charge au niveau de la sécurité sociale quatre « risques » (terme impropre !) : la maladie, les accidents du travail, la retraite et la famille). La proposition du gouvernement est la résurgence d’un vieux projet nommé le « cinquième risque » nommée « la dépendance ».

Voir notre commentaire sur le projet présenté en Conseil des Ministres (27 mai 2020) :

http://www.olonnes.com/2020/05/la-perte-d-autonomie-au-conseil-des-ministres-projet-de-loi-organique.html

 

En pleine crise sanitaire, sortir brutalement un projet de loi sur un problème social très complexe qui touche environ deux millions de familles en profitant des manipulations législatives que permet la situation actuelle de l’« État d’urgence sanitaire », cela ne peut que conduire à un échec due à une méthode de travail qui sera marquée inéluctablement par l’improvisation. Suivant une technique éprouvée et condamnable le projet est ainsi noyé parmi les projets sur la dette de la Sécurité Sociale et dont sa date butoir de mise en œuvre est prévue en 2024. Est-ce sérieux ?

Oser proposer un projet aux partenaires sociaux en cette période et aussi brutalement, c’est se moquer du monde. Certes, cela peut faire plaisir à un syndicat potentiellement demandeur…mais répétons-le, cela n’est pas sérieux ! Cela confirme malheureusement le manque total d’empathie du Président Emmanuel MACRON pour nos anciens.

Le problème de l’hébergement et des soins des personnes âgées dépendantes n’est qu’un des aspects de la dépendance et il ne doit surtout pas être résolu séparément de l’ensemble de la problématique…ce n’est pas une « caisse supplémentaire » au sein de la Sécurité sociale qui va répondre à la problématique « dépendance ».

- Déjà, après la crise sanitaire qui n’est pas achevée, nous entrerons peu ou prou dans une crise sociale et économique programmée par nos grands penseurs, experts…et engager une procédure qui débouchera sur une nouvelle « charge sociale » est impensable : oser proposer un tel projet, c’est se moquer du monde. Joindre à ce projet une date butoir d’application prévue en 2024, c’est encore se moquer du monde.

- La dépendance est un problème de société. Nous sommes tous concernés…un proche de chacun de nous sera frappé et c’est toute la famille qui devra s’organiser. Dans le contexte de la famille 2020 ce drame est source de graves difficultés : la notion de solidarité familiale devra être réexaminée et plus globalement celle des « aidants » sachant que le vœu majoritaire des français est pour la dépendance   le maintien au domicile du dépendant. Le placement dans une institution ne doit être que l’exception et la conception actuelle de cette exception est elle-même à réviser : c’est aussi le message que nous a adressé le drame des EHPAD lors de cette épidémie.

- oui, la dépendance est un risque qui guette chacun. Qui dit risque dit : prévention, assurance…le « cinquième risque » envisagé dans le projet gouvernemental est une solution de facilité qui consisterait à faire jouer la solidarité nationale qui sera manipulée par les gouvernants au gré des besoins et des politiques…en créant une nouvelle charge…qui pèsera sur l’économie et se répercutera sur le coût du travail, donc sur l’emploi ? Ce n’est envisageable ni aujourd’hui, ni demain.

D’une part, comme ce cinquième peut toucher chacun de nous, il faudra décider comment alors imposer l’assurance privée obligatoire ou une solution mixte assurance privée et assurance gérée par la Sécurité Sociale.

D’autre part, aujourd’hui il y a déjà l’APA (Allocations Personnalisées d’Autonomie) gérée par les collectivités locales…l’heure de la décentralisation a sonné. Il faudra donc bien examiner cet aspect de la gestion de ce risque au plus près. Ce n’est pas au programme du projet de loi gouvernemental.

 

LE PROJET DE LOI « GRAND ÂGE ET AUTONOMIE » N’EST DONC CONCEVABLE QUE DANS LE CADRE D’UNE LOI SPÉCIFIQUE QUI FERA L’OBJET DES SYNTHÈSES DES RAPPORTS PASSÉS ET DE SÉRIEUSES CONSULTATIONS À VENIR.

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 23:10
1,3 MILLION DE PERSONNES DÉPENDANTES

1,3 MILLION DE PERSONNES DÉPENDANTES

 

LA PERTE D'AUTONOMIE ABORDÉE À LA VA-VITE : ENCORE UNE DÉMARCHE GOUVERNEMENTALE QUI NE POURRA ABOUTIR

Décidément la machine à faire des projets sous forme  d'ordonnances, de lois organiques...ne s'arrête pas. Légiférer ainsi n'est pas crédible comme vous pourrez le lire ci-dessous.

Lors de ce Conseil des Ministres de ce mercredi il y a eu un volet "social" qui aborde deux points dont on peut difficilement déceler le lien :

- celui celui de la "dette sociale"

136 milliards d'euros de dette sociale présente et à venir suite à Covid-19 se promènent : une technique comptable va occulter la situation estimée catastrophique mais cette proposition devrait assurer la pérennité du système (sans qu'il soit dit comment !).

- et celui de la perte d'autonomie

C'est peut-être une réponse improvisée aux drames qui se sont vécus et se poursuivent encore dans les EHPAD et autres établissements recevant des personnes en perte d'autonomie.

 

UN TEXTE DE CIRCONSTANCE QUI NE RÉPOND PAS AU BESOIN

Laissons de côté l'histoire de cette dette (estimée comment ?) et revenons au sujet important des conséquences du vieillissement de la population qui engendre la perte d'autonomie

voir notre dernier article:

http://www.olonnes.com/2020/05/le-cinquieme-risque-la-dependance-liee-au-vieillissement-drame-qui-resurgit-sous-la-pression-de-covid-19-9.html

Nous avions un espoir de prise en charge sérieuse de cet énorme dossier social.

Mais la solution miracle annoncée mais irréalisable dans le contexte actuel est la création au niveau de la Sécurité Sociale d'un "cinquième risque" sans qu'il soit dit comment il sera financé. 

Ce projet de loi est donc adopté en conseil des ministres avant toute concertation mais cela n'empêche pas de proposer la solution de création d'une nouvelle branche de la Sécurité Sociale ! Le gouvernement propose sa solution dans un projet de loi...la logique et la pratique sont pourtant : concertation d'abord puis projet de loi ! Or la concertation n'a pas débuté !

En fait, l'annonce est faite avant toute concertation pour faire semblant de répondre à un grave problème de gestion et plus particulièrement celui des  EHPAD. Celle-ci a abouti à l'abandon de nos "anciens", de leurs soignants, de leurs proches face à Covid-19...et on voit le résultat plus de 10 000 morts pour 1 million de personnes concernées.

Le projet gouvernemental fixe même une date butoir pour la mise en place de la gestion de ce cinquième risque : 2024...c'est une une autre spécialité de ce gouvernement ...renvoyer les vraies solutions aux calendes grecques...quand on ne parlera peut-être plus des dirigeants actuels !

Décidément nos gouvernants continuent  à prendre le citoyen pour un débile !

Mais surtout n'oublions pas que le problème demeure et s'amplifiera puisqu'il concerne aujourd’hui 1,3 million de personnes et qu'il en est prévu 4 millions en 2050.

Les solutions ne seront pas trouvées par la création d'une nouvelle usine à gaz au niveau de la Sécurité Sociale.

C'est un problème de société qui concerne dans un proche avenir des millions de familles et d'aidants, notre mode de vie, la famille, la solidarité nationale...

Donc, nous posons la question : ce texte approuvé en conseil des ministres...pour quoi faire ?

Nous attendons un vrai débat et une issue consensuelle après  plusieurs décennies d'hésitations.

 

 

EXTRAIT DU COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 27 MAI 2020 

"Le ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics ont présenté un projet de loi organique et un projet de loi relatifs à la dette sociale et à l’autonomie.

Le projet de loi organique et le projet de loi permettent d’une part une reprise de dette de 136 milliards d’euros par la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) et d’autre part l'ouverture des travaux pour la création d'une nouvelle branche de la sécurité sociale relative à l’autonomie.

Ce transfert de dette sociale constituera un facteur primordial de sécurisation de la situation financière de la sécurité sociale, qui joue un rôle essentiel dans la protection des Français depuis le début de la crise du covid-19. Le remboursement de cette dette dans un horizon défini au moyen d’une ressource dédiée constitue un gage de pérennité de notre système social.

Cette reprise couvre plus de 30 milliards d'euros de déficits passés, un versement de 13 milliards d’euros en appui de l’assurance maladie pour la couverture du service de la dette des hôpitaux, annoncé en novembre, et une provision au titre des déficits prévisionnels de la sécurité sociale pour les exercices 2020 à 2023, qui apparaissent inéluctables au regard de l’ampleur de l’actuel choc économique et de la nécessité d’inclure également les effets des dépenses d'investissement dans les secteurs hospitalier et médico-social qui seront décidées dans le cadre du « Ségur de la santé ». La date d’amortissement de la dette portée par la CADES est ainsi repoussée de 2024 à 2033.

En outre, le texte qui est présenté comporte, d’une part, un article prévoyant d’ici à la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 la remise au Parlement d’un rapport sur la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale couvrant le risque de perte d’autonomie et, d’autre part, la réaffectation d’une fraction de contribution sociale généralisée vers le financement de l’accompagnement du grand âge. Un montant de 2 milliards d’euros aujourd’hui consacré à l’amortissement de la dette sera ainsi réorienté après la date d’apurement prévue des dettes actuelles portées par la CADES.

Une concertation sera lancée dans les prochains jours avec les partenaires sociaux, les collectivités territoriales et les acteurs impliqués dans la prise en charge de la perte d’autonomie pour que puissent être définis, d’une part les contours des mesures en faveur du grand âge dont la traduction législative interviendra dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 et d’autre part les solutions de financement à mettre en place pour la prise en charge de ce nouveau risque, d’ici 2024 mais aussi de manière pérenne."

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