LA FIN DU LAXISME BUDGÉTAIRE ? DIFFICILE OU IMPOSSIBLE ?
Les difficultés pour bâtir un budget 2027 obligera-t-il nos dirigeants à ouvrir les yeux sur l’état réel de nos finances publiques et sur les risques que cela fait encourir au pays qui vit dans la peur d’une crise grave économico-sociale en plus de la crise institutionnelle?
Les mauvaises habitudes de nos dirigeants de dépenser toujours plus et de faire des promesses qui ne sont pas finançables pourront-elles être abandonnées ? Parler de diminuer le train de vie de l’état, de demander aux français de nouveaux efforts, de faire des économies et de travailler plus est devenu impossible pour nos dirigeants même s’il faudra bien en passer par là. L’argent facile macronien cela n’existe pas et les français n’ont plus confiance en leurs dirigeants de droite, du centre et de gauche.
À force de repousser le moment de vérité que serait une crise financière qui seule ferait peut-être comprendre aux élus la gravité de la situation .
Pourtant le mot « AUSTÉRITÉ » demeure interdit dans les sphères politiques même s’il est démontré qu’il est impossible d’établir un budget 2027 sans diminuer certaines dépenses, « sans faire des économies ».
Nos dirigeants depuis plus de 40 ans ont fait croire en l’État Providence et plus personne n’ose leur dire qu’en 2026 la Providence n’existe plus. La Caisse est vide ! Il faut retravailler plus et mieux.
ALORS QUE FAIRE ?
Le redressement français ne serait donc pas pour demain.
La question se pose et personne ne croit au miracle. Le Premier Ministre, pour montrer qu’il est toujours là, va tenter de la poser publiquement en demandant à ses ministres de proposer des économies et en menaçant.
Retarder les mesures obligatoires ne fait qu'aggraver le problème. Mais, en 2026, pour la préparation du budget 2027, le problème se complexifie encore et :
- d’une part, la charge de la dette en remboursements et celle des frais financiers que cette dette génère font peser sur le budget des charges insupportables. Rien que les intérêts de la dette dépassent 75 milliards.
« Les intérêts de la dette sont prévus à 74 milliards d'euros pour 2026, en hausse de plus de 10 milliards d'euros par rapport à 2024. Ils représentent désormais le premier budget de l'État, devant la défense, l'éducation et la sécurité. Pour donner un ordre de grandeur concret : 74 milliards d'euros d'intérêts, c'est 200 millions d'euros par jour, 8 millions d'euros par heure, versés à des créanciers sans contrepartie productive. Chaque euro d'intérêt est un euro qui ne finance ni école, ni hôpital, ni recherche, ni entreprise. »écrit le Nouvel économiste...Les députés et les ministres vont-ils au moins comprendre ces trois phrases ?
d’autre part, la situation économique française ne permet pas d’espérer des rentrées fiscales meilleures et la pression fiscale et celle de l’augmentation des prélèvements sociaux est déjà aussi insupportable : la France est en stagnation économique voire en régression. Trop d’impôts et trop de prélèvements font que les produits français ne sont plus compétitifs.
- Enfin, la France subit de plein fouet des méfaits de la perte de son autonomie en matière d’énergie et cette nuisance coute cher, de plus en plus cher et frappe les citoyens de plein fouet sur leur pouvoir d’achat et l’économie française. Le taux de chômage a re dépassé les 8 % .
Donc, selon les premières réponses des ministres au Chef du Gouvernement en colère les demandes faites par les ministres sont exagérées, « irréalistes » et « méconnaissent l’urgence du rétablissement des finances publiques ».
Juin demeure le mois de préparation du budget de l’année suivante. Il est clair que, dans le contexte politique, sociale et économique actuel, la France va tout droit vers une situation où faire un budget 2027 qui respecte l’engagement international d’un déficit budgétaire inférieur à 5% du PI,B est mission impossible.
Sauf si on croit au miracle !
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