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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 18:20
L'ÉLYSÉ, VIDE, MALGRÉ LES TONNES DE BILLETS JETÉS PAR LES FENÊTRES

L'ÉLYSÉ, VIDE, MALGRÉ LES TONNES DE BILLETS JETÉS PAR LES FENÊTRES

 

 

LE BUDGET 2027 : PEU OU PAS DE MARGE DE MANŒUVRE

 

LE TEMPS DE LA VÉRITÉ ET DU COURAGE

 

Nous entrons dans la période où le Gouvernement puis le Parlement seront saisis des projets de lois de finances concernant le budget de l’État et de la Sécurité Sociale.

Le Conseil des Ministres doit d’abord avoir adopté le projet de loi de finances qui doit être transmis à l’Assemblée Nationale au plus tard le premier mardi d’octobre.

Les procédures d’adoption et le calendrier sont très encadrées d’une part, par la loi et d’autre part par les contraintes économiques et les engagements européens de la France par rapport à sa dette et par rapport aux possibilités de déficit en principe 3 % du PIB alors que pour 2026, il sera compris entre 5 et 6%.

C’est dire que la marge de manœuvre du Parlement sera très, très limitée puisque les « dépenses nouvelles » qui viendront s’ajouter aux dépenses obligatoires renouvelables font qu’il y aura déficit obligatoire puisqu’il n’est pas question « politiquement et économiquement » de créer des impôts et des taxes nouvelles et même d’augmenter celles qui existent.

Alors, il faudrait faire des économies sur les charges et là, la quête faite par le Premier Ministre auprès de ses Ministres s’avère très décevante.

 

APPEL AU BON SENS NATIONAL DES PARLEMENTAIRES

 

La France est dans la situation du funambule sur son fil.

Il faudra aux parlementaires adopter une attitude compatible avec les enjeux. Toute diminution des recettes et augmentation des charges du projet présenté par le Gouvernement ne sera pas adoptable s’il modifie l’équilibre au niveau de celui fixé par le Gouvernement pour affronter et assumer l’éventuel mais certain déficit.

L’idéal aurait été que cet équilibre soit présenté avec un déficit ZERO. Mais passer d’un déficit dépassant 5% du PIB à une situation équilibrée sans déficit c’est faire une omelette sans casser les œufs !

Les Parlementaires et le Gouvernement sont face à une équation impossible à résoudre et pourtant il faudra bien un budget 1967 à l’État Français.

Cela doit être expliqué aux français qui vont se trouver à devoir payer les erreurs faites depuis 40 ans, payer le laxisme de 40 ans de budgets en déficit.

Le débat sur le « quoi qu’il en coûte » depuis l’ère du Président MITTERRAND désignera des coupables qui se diront « pas responsables » et même déclarés coupables, cela ne changera rien et ne rétablira pas une gestion saine des Finances Publiques pour 2027.

Quand les français voient le Président MACRON jeter de l’argent par les fenêtres de l’Élysée, hurler dans la Cour de l’Élysée ou en face du 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré cela ne changera rien ; les cris et vociférations des français et des élus dans les hémicycles du Sénat et de l’Assemblée Nationale ne serviront à rien.

Renverser le Gouvernement pas plus incapable que ses prédécesseurs ne rétablira pas les Finances Publiques. C’est du cinéma que certains vont encore nous faire et cela n’avancera à rien s’il n’y a pas des hommes nouveaux, lucides, convaincants pour prendre les bonnes et certainement exigeantes décisions. Ce sera la fameuse réforme de l’État promise par le Président MACRON en 2017 ! et dont on n’a jamais vu le commencement d’exécution.

En effet, Il faudra inéluctablement un plan d’économies et une négociation réussie pour la dette avec nos créanciers et une autre avec l’Union Européenne et pouvoir apporter la preuve de nos bonnes résolutions de rigueur.

Le Président MACRON (ou son remplaçant) et « son » Gouvernement seront sur le devant de la scène piteux mais peut-être sincères pour une fois . Mais sont-ils encore crédibles ?

 La frivolité et leur légèreté dont ils ont fait preuve sont responsables des dégâts que nous allons payer. Elles n’ont d’égal que les votes souverains des français qui, par masochisme et insouciance, ont même réélu le Président MACRON en 2022.

La mission des élus 2026 siégeant au Parlement en 2026 s’avère donc extrêmement difficile.

Comprendront-ils que le temps des « quoi qu’il en coûte » n’est plus, que les caisses sont plus que vides, que la France pour se redresser doit passer du laxisme au courage ?

Ce ne seront plus les partis politiques irresponsables qui décideront mais la volonté exprimée de chaque citoyen d’imposer le redressement et donc la rigueur de la gestion du Pays. Sauront-ils enfin capables de se faire entendre ?

 

 

 

 

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