TU NE TUERAS PAS !
La loi sur la fin de vie : appelez-là comme vous voulez mais le résultat est toujours le même un ou des hommes et des femmes vont pratiquer ou s’abstenir de pratiquer des gestes professionnels qui aboutiront à un « meurtre » « l’assassinat » prémédité d’une personne consciente ou inconsciente qui, sous la pression de la souffrance ou de proches « aurait » demandé à en finir avec la vie.
Cette pratique est la négation des soins palliatifs dont l'usage permet maintenant d’éliminer la souffrance ou de la rendre presque supportable avec un accompagnement digne et dû comme cela se pratique déjà.
LA LOI EST L’EXPRESSION DE LA DÉMOCRATIE
Sauf que la dite loi « fin de vie » est celle qui sera, par son processus d’adoption, la plus antidémocratique qui soit alors qu’il pût en être bien autrement.
C’était la loi « caprice immoral du Président MACRON » passée au forceps en pleines vacances afin qu’aucune des manifestations des anti ou des favorables qui jugent que les conditions imposées par « amendements » ont défiguré le projet afin qu’ils ne puissent s’organiser et s’exprimer.
Promulguée mi-août la loi dans sa version définitive sera donc cachée aux français.
La lassitude des parlementaires a permis à cette loi mal écrite, victime d’avalanches d’amendements et de rappels à l’ordre du Conseil Constitutionnel, sera ressentie pour de nombreux français une loi maudite.
Le Sénat a même abandonné d’en rediscuter délégant son pouvoir au Conseil Constitutionnel : lâcheté, écœurement ... ?
Publiée et « promulguée » après des « décisions » du Conseil Constitutionnel dont l’incompétence en la matière est notable nous avons la mauvaise loi MACRON sur un certain droit de tuer.
Le Conseil Constitutionnel devrait se déclarer incompétent sur des problèmes de société. Il n’est même pas constitué d’élus mais de citoyens présumés compétents en toutes choses et nommés par le Président de la République, les Présidents de la Chambre des Députés et du Sénat.
La loi a cependant été promulguée le 18 août 2026. Elle a été publiée au Journal Officiel du 19 août 2026 sous le vocable en tenue camouflée du « droit à l’aide à mourir ». Un droit à revoir sereinement.
Quant à la décision du Conseil Constitutionnel (lien ci-dessous) nous invitons nos lecteurs à tenter de le lire afin de prendre le mesure de ce qui s'énonce
https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026910DC.htm
Quel texte confus ! et déshonorant.
« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »
Ce débat qui devait être national s’est cantonné à des arrangements de « cabinets ».
Inachevée, cette loi ne tiendra pas la route et il en sera encore et déjà question pour la rentrée.
C’est l’œuvre d’une République des coquins et des copains.
Ces procédures d’adoption et de promulgation des deux lois ne sont ni abouties ni démocratiques ni dans l’esprit de la Constitution et des principes fondamentaux du droit français.
Elles affaiblissent et même discréditent le Conseil Constitutionnel dont on voudrait maintenant, pour préparer l'avenir d'une réforme constitutionnelle, bien connaître les compétences avec précisions.
Le Président MACRON a dans un premier temps gagné son pari d ’être le promoteur d’un droit...mais il risque d’avoir perdu la guerre dans les grands débats qui remettront en cause l’objet des lois et les procédures mêmes utilisées pour faire passer des lois en catimini pour des buts qui n’honorent pas ses auteurs.
À SUIVRE : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL, UNE INSTITUTION À RECADRER OU UN DOUBLON À SUPPRIMER
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