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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 18:08

 

 

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Il est des problèmes sociaux qui, pour toutes sortes de raison, ont la malchance de voir leur traitement sans cesse reporté. Il en est ainsi de la dépendance liée au vieillissement. Nous avons abordé le sujet  plus de 15 fois...beau projet de l'ancien Président de la République renvoyé après une concertation nationale  puis enterré pour cause de crise financière.

         DEPENDANCE : un débat sur la santé auquel on n'échappera pas...suite

    Il faut redire que ce cinquième risque qu'est cette dépendance touche plus d'un million de familles, que la diversité  des situations  ne va pas rendre la tâche des décideurs faciles et qu'enfin le financement sera très lourd et difficile à rendre "juste". On ne parlait plus que de la charge APA qui incombait aux Conseils Généraux,  de la CASA (Contribution Additionnelle  de Solidarité pour l'Autonomie) dont nous avions  fait état pour son caractère inique...et qui finit au moins pour partie dans les Caisses de L'Etat ou à une autre destination que celle qui fut annoncée ( comme le Fonds de Solidarité Vieillesse...un peu ..comme une certaine vignette auto !)...

 

Quelles que soient les options choisies, elles seront meilleures que ce qui se vit en 2013 dans une grande confusion, dans le désarroi des familles concernées...

 

Voilà l'annonce de la relance d'un projet :

 

 

"Le projet de loi sur la dépendance des personnes âgées sera présenté début 2014 mais le texte entrera en vigueur le 1er janvier 2015, a annoncé Jean-Marc Ayrault lundi 14 octobre. Un premier train de mesures sera consacré au maintien à domicile, un second à l’accueil en maison de retraite.

 

"Il faut lutter contre cette image négative qui ferait du vieillissement un synonyme de charge et d’isolement. L’allongement de notre espérance de vie doit être vécu pour ce qu’il est vraiment: une chance pour chacun et un progrès pour notre civilisation", a affirmé lundi 14 octobre 2013 Jean-Marc Ayrault, en présentant le calendrier de la future loi pour l’adaptation de la société au vieillissement.

 

Ce "grand projet de société" sera décliné dans une loi d’orientation et de programmation votée, comme prévu, avant la fin 2014. Ce chantier sera mené par Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux personnes âgées, en lien avec Marisol Touraine, sa ministre de tutelle. Dans son intervention, le premier ministre n’a pas donné d’éléments sur le financement de cette réforme.

 

Favoriser le maintien à domicile

 

Le projet sera conduit en deux étapes, réparties sur la durée du quinquennat. Dans un premier temps et après une concertation lancée en novembre, le gouvernement engagera des mesures visant à favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, via une amélioration de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). L’objectif est de diminuer le coût pour les familles, tout en assurant un meilleur soutien des aidants

 

Améliorer l'accueil dans les établissements

 

Dans un second temps, l’effort sera mis sur l’accueil dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Avec, là encore, une volonté de diminuer les coûts pour les résidents.

 

"Je sais que c’est une préoccupation majeure des personnes concernées et de leur famille. Avec un reste à charge moyen en établissement supérieur au niveau moyen des retraites, l’entrée en établissement est une charge très lourde pour les familles", a déploré Jean-Marc Ayrault.

 

Mais cette loi ne comportera pas qu’un volet financier. L’ambition est de présenter une loi globale d’adaptation de la société au vieillissement, afin de redéfinir les politiques publiques dans le domaine du logement, de l’urbanisme, des transports. Le texte devrait aussi inclure des mesures pour favoriser les droits des personnes âgées, tout en luttant contre les discriminations.

 

Si le calendrier est respecté, la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) pourra être pleinement affectée aux personnes âgées en 2015. Depuis avril 2013, cette contribution est payée par les retraités, à l’exception des plus modestes, à hauteur de 0,3% de leurs pensions. Pour la deuxième année consécutive, cette taxe ne sera pas intégralement dédiée en 2014 à la perte d’autonomie, la loi préparée par le gouvernement n’étant pas encore entrée en vigueur.

 

Ce qui ulcère le secteur associatif qui dénonce le "détournement" de ces fonds, en principe destinés aux personnes âgées."

Souhaitons pour le nouveau projet : justice, équité, l'expression de la solidarité intergénérationnelle, la reconnaissance de la responsabilité familiale et l'obligation souple de se garantir contre ce risque...réussir à combiner tous ces paramètres et certainement bien d'autres et les exigences de l'économie ne sera pas tâche aisée pour satisfaire cette promesse présidentielle et cette urgence sociale.  

 

 

 

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 13:52

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Cette journée est tout sauf de "solidarité" car ce geste de solidarité forcée n'est "imposée" qu'aux travailleurs salariés !...même les députés en sont exempts !

Donc, à ce titre, il n'y a que les salariés qui ont le droit d'être solidaires avec les personnes handicapées et les personnes en perte d'autonomie. De plus, l'Etat n'a pas respecté son affectation aux personnes et institutions destinataires : établissements EPHAD, personnes en perte d'autonomie...

 

Comme nous l'avons écrit des doutes trés sérieux ont été émis sur l'affectation de ces fonds de solidarité.

Dans un premier temps, la Ministre "compétente" Michèle DELAUNAY  a expliqué que tous les fonds collectés ainsi ont été effectivement affectés aux deux catégories de personnes et établissements concernés ...encore un mensonge à la CAHUZAC et à la face de tous les français...la Ministre s'est rattrapée..." Il est vrai que tout n’est pas dépensé, sur les 2,4 milliards collectés chaque année, ou plutôt sur l’ensemble du budget annuel de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, qui est de 20 milliards, mais ces euros tombent dans une réserve."(interview au parisien).

  Quel est le montant de cette réserve et pourquoi une réserve alors que les besoins sont énormes ?

 

La Ministre pour rassurer garantit à l'avenir la bonne affectation de cet impôt/taxe  injustement réparti. Il faut aussi rappeler que le 0.3 % prélevé sur les retraites depuis le 1er avril 2013 a aussi la même affectation rendant les retraités aussi "solidaires".

voir : DEPENDANCE : la charrue avant les boeufs, il faut un projet national pour la dépendance avant de créer de nouveaux impôts pour le financement de la dépendance 

  

 

voir ci-dessous le résumé de cette histoire triste parue dans les « Dernières Nouvelles d’Alsace » de ce jour, lundi de Pentecôte 2013

« Depuis sa création il y a dix ans, la Journée de solidarité, initialement fixée au lundi de Pentecôte, a rapporté 18,6 milliards d’euros pour l’aide aux personnes âgées et handicapées. 

C’était il y a dix ans. En août 2003, 15 000 personnes âgées décédaient à cause de la canicule. Pour répondre à ce scandale sanitaire, le gouvernement créait la Journée de solidarité afin de financer l’aide aux personnes en perte d’autonomie, qu’elles soient âgées ou handicapées.

Comment ça marche ?

L’idée était de supprimer un jour férié par an. Fixée initialement au lundi de Pentecôte, cette journée de solidarité est depuis 2008 à géométrie variable. Certaines entreprises suppriment un jour de congé ou de RTT, d’autres l’offrent à leurs salariés.

En échange de cette journée travaillée mais non payée, les employeurs — publics et privés — versent une contribution de 0,3 % de leur masse salariale à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Combien ça rapporte ?

En 2012, la Journée de solidarité a rapporté 2,39 milliards d’euros. C’est un peu plus qu’en 2011 (2,33 milliards d’euros). Crise oblige, les revenus de 2013 s’annoncent moins importants. Entre 2004 et 2012, la Journée de solidarité a rapporté au total 18,6 milliards d’euros.

Comment est dépensé l’argent ?

 

La loi affecte 60 % de la contribution (1,434 milliard d’euros en 2012) aux personnes âgées et 40 % (956 millions) aux handicapés.

L’argent se répartit en trois postes : un versement aux conseils généraux pour financer l’Aide personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap ; une enveloppe pour les établissements et services médico-sociaux et enfin un investissement dans la modernisation des établissements pour personnes âgées et handicapées.

Concrètement, cela se traduit par le recrutement de personnels en maisons de retraites ou en structures spécialisées, le financement d’heures d’aide à domicile, l’aide à la modernisation ou à la reconstruction de maisons de retraites ou d’instituts spécialisés pour personnes handicapées, ou encore le renforcement de la professionnalisation des services d’aide à domicile.

D’autres recettes sont nécessaires

Mais les recettes de la Journée de solidarité sont loin d’être suffisantes. Depuis le 1er avril 2013, les retraités assujettis à l’impôt sur le revenu mettent aussi la main au portefeuille. Ils acquittent la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA), à hauteur de 0,3 % de leur pension.

Les professions libérales et les artisans vont-ils s’y mettre ? Michèle Delaunay, la ministre délégué aux Personnes âgées, n’est « pas défavorable » à l’extension de la Journée de solidarité. « Le vieillissement et le risque de perte d’autonomie sont universels », argumente-t-elle. Mais « rien n’est décidé ni arbitré en la matière".

    

 

 

 

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 21:52

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Les premières esquisses d’un projet nouveau (dans le JDD du 25 janvier 2013 et Le Figaro du 11 mars 2013)

« Coup d'envoi pour la réforme de la dépendance. Alors qu'ils patientent depuis deux mois au fond des tiroirs dans l'attente d'une place à l'agenda du premier ministre, les trois rapports qui doivent lancer ce grand chantier de la présidence Hollande sont présentés aujourd'hui. Avec, en ligne de mire, l'objectif fixé par le président que la réforme soit bouclée «d'ici à la fin de l'année».

Aucun des trois rapports dévoilés aujourd'hui ne devrait révolutionner le sujet. La majorité précédente avait largement défriché le dossier, dans l'optique d'une grande réforme, finalement avortée faute de temps et d'argent. Ainsi, la «maison départementale de l'autonomie» que doit proposer Luc Broussy, un des trois rapporteurs missionnés par la ministre des Personnes âgées Michèle Delaunay, ne diffère guère du «guichet unique» proposé en 2011 par Roselyne Bachelot, alors ministre des Solidarités. Les deux projets visent en tous les cas à offrir un seul interlocuteur aux personnes dépendantes. Bien utile: pour l'instant, le secteur des aides «est un foutoir sans nom», résume Luc Broussy.

Alléger le fardeau des familles

Réorganiser est certes nécessaire, mais l'objectif de la réforme est aussi d'alléger le fardeau financier des familles (voir ci-dessous)qui doivent payer une maison de retraite pour leur aîné ou faire appel à des aides à domicile. Elles doivent pour cela débourser de leur poche entre 1857 euros et 2200 euros en moyenne, selon des études récentes. Pour adoucir la facture, le gouvernement envisage d'encadrer les tarifs des maisons de retraite. Et, d'autre part, de doubler le plafond de l'aide personnelle à l'autonomie (APA), principal dispositif financier en faveur des personnes dépendantes. Une promesse du candidat François Hollande, qui voulait d'ailleurs aussi adapter 80.000 logements par an aux personnes dépendantes.

Maintenant président, François Hollande s'est gardé de promettre des milliards pour financer sa réforme. «Nous ne pouvons pas aller plus vite que ce que nos finances nous le permettent», a-t-il prévenu fin janvier, en expliquant qu'il faudrait «étaler l'effort sur l'ensemble du quinquennat». De quelles ressources dispose-t-il? Aucun des trois rapports du jour n'aborde la question. Une taxe de 0,3 % sur les pensions des retraités soumis à la CSG à taux plein, promise au financement de la réforme, a bien été instaurée dans le budget de la Sécu 2013. Appliquée à partir du 1er avril prochain, elle est censée rapporter 600 millions d'euros en année pleine. Mais elle sert pour l'instant à financer le minimum vieillesse.  VOIR : lien DEPENDANCE : la charrue avant les boeufs, il faut un projet national pour la dépendance avant de créer de nouveaux impôts pour le financement de la dépendance        Cette taxe sera-t-elle vraiment redirigée vers la dépendance en 2014? Réponse en septembre, lors de la présentation du futur budget de la Sécu.

Ces 600 millions ne seront pas suffisants à long terme pour combler les besoins croissants des personnes âgées dépendantes. À cause du vieillissement démographique, la facture échouant au secteur public s'alourdira d'environ 2,5 milliards d'euros d'ici à 2025, selon des projections réalisées en 2011. Les départements vont particulièrement souffrir, car c'est l'APA, dont ils sont les principaux financeurs, qui va surtout prendre du poids. Ce dispositif, qui coûte déjà 5 milliards d'euros, devrait engloutir entre 500 millions et 1 milliard d'euros supplémentaires d'ici à 2020.

Bref, l'État ne pourra pas assumer, seul, le coût de la réforme. Une place devra être faite aux assurances privées. Michèle Delaunay l'a d'ailleurs reconnu récemment dans une interview au Monde: «La solidarité nationale doit jouer, mais aussi la responsabilité individuelle. Il est temps pour la génération qui est la mienne de mesurer que la vieillesse va durer trente ans, voire davantage et qu'il n'est pas illégitime qu'elle doive anticiper pour elle-même cette période de la vie». Un virage à 180 degrés pour les socialistes, qui étaient contre l'intervention du secteur privé lorsque Nicolas Sarkozy en avait évoqué la possibilité en 2011. Maintenant qu'ils sont au pouvoir, la réalité des finances publiques les force à s'adapter. »

Pour les échos des enjeux financiers énormes :

C'est un énorme enjeu de société alors que d'ici à 2035, 1 Français sur 3 aura plus de 65 ans. Aujourd'hui, la prise en charge des personnes âgées dépendantes coûte déjà 22 milliards d'euros par an à l'Etat, à la Sécurité sociale et aux départements. Ce coût va croissant avec le vieillissement de la population et pourrait atteindre 30 milliards d'euros par an à l'horizon 2025, selon des estimations établies en 2007 par le Centre d'analyse stratégique (CAS). Les ménages y consacrent de leur côté plus de 10 milliards d'euros, directement ou par le biais des assurances qu'ils ont souscrites.

Le financement de cette réforme reposera, a indiqué François Hollande, sur « le partage entre la solidarité nécessaire, parce que nous sommes un pays de cohésion sociale et la responsabilité individuelle, personnelle, indispensable, parce qu'il faut qu'il y ait la participation de chacun à l'effort ». Il a également prévenu qu'au vu de l' « état difficile » des finances publiques, la réforme « ne se fera pas en un seul jour » et nécessitera d'étaler l'effort « sur l'ensemble du quinquennat »

  Une prudence dont il faudra profiter pour mettre au point un projet simple à mettre en oeuvre qui conforterait le rôle dévolu aux familles et à la solidarité intergénérationnelle...on en reparlera

 

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 21:49

 

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 déjà revoir :

DEPENDANCE : la charrue avant les boeufs, il faut un projet national pour la dépendance avant de créer de nouveaux impôts pour le financement de la dépendance

 

LA DEPENDANCE, ON EN REPARLE ENFIN ! mais en parler est insuffisant

La crise, les élections avaient enterré un des grands chantiers de la précédente mandature. : le traitement de la dépendance. 

Mais le problème, lui, demeurait et demeure toujours tandis que s’aggrave la situation d’un million de familles françaises qui, en leur sein, ont à faire face aux problèmes d’un proche dépendant.Cette situation a un caractère d'urgence et de gravité qui aurait du faire qu'elle soit traitée, par exemple, avant le "mariage pour tous" .

 

Le Président HOLLANDE avait promis de reprendre le dossier. Une première relance a été faite en janvier 2013…puis les 3 rapports demandés et attendus arrivent. Il n’y a pas encore de projet (pas avant 2014 !).

Mais si l’on en croît les informations distillées : le dossier est rouvert mais à minima.

Reprenons les conclusions du passé ainsi exprimées par la responsable des projets lors de la précédente mandature, Marie-Anne Montchamp: « l'idée de créer une cinquième branche de la Sécurité sociale pour financer la dépendance ne marche pas » et "ce sujet sensible doit reposer sur un partage des responsabilités entre l'État et chaque citoyen ». Il aurait mieux valu dire sur chaque famille et non chaque citoyen. En effet, déresponsabiliser à nouveau la famille sur un tel sujet c’est encore accentuer le recul de la place de la famille comme cellule de base de notre société. Il faut avant tout soutenir la solidarité du coeur qu'est la solidarité au sein de la famille.

Enlever cette responsabilité à la famille, c’est déshumaniser le traitement de la dépendance, c’est faire passer les aspects financiers de la dépendance avant ses aspects humains : qui mieux que la famille soutenue par la solidarité nationale peut assumer le traitement de la dépendance ?

Ne laissons pas la technocratie et les politiciens régler ce problème au niveau national : c’est notre problème à nous tous et il doit être traité par du sur mesure et par la reconnaissance du rôle de l’entourage et de la famille dans le traitement de la dépendance.

À suivre les premières esquisses d’un projet nouveau

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:26

 

 

« Table ronde au sujet des maisons de retraite » du samedi 12 janvier 2013

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 Elus, professionnels responsables dans ce domaine face au public

 

 

 Madame Thérèse DAVESNE qui a pris l’initiative de cette rencontre peut être satisfaite de cette prestation même si tous les thème liés aux  "maisons de retraite"  n’ont pu être abordés.

Soulignons la présence de Madame Marie-Claire BRUNO qui a eu l’expérience de la vie en maison de retraite comme infirmière puis directrice. Dans son livre qui, comme elle l’écrit, « est un cri » : « seuls le RESPECT et l’AMOUR sont la clé du bonheur de nos aînés ».

Des structures nombreuses accompagnent ce phénomène social complexe qui découle du vieillissement de la population dont principalement la dépendance.

La plus importante est le CLIC et ses 13 délégations : Centre Local d’Information et de Coordination : www.vendee-senior.fr. Son fonctionnement est assumé par le soutien du Conseil Général qui était représenté par Monsieur Gérard FAUGERON  Vice-Président du Conseil Général. Il est vrai que le Conseil Général joue un grand rôle avec l’Agence Régionale de Santé dans toutes les grandes décisions concernant les établissements d’accueil sous toutes leurs formes ainsi que la gestion de l’ADPA, Aide Départementale  Personnalisée d’Autonomie.

Plusieurs constats ont été faits :

-          au Pays des Olonnes (au sens large) il y a 1400 demandes d’entrée en maison de retraite en instance. Les structures d’accueil sont de plus en plus nombreuses mais ne suffisent pas pour répondre à tous les besoins,

-          l’attractivité du littoral atlantique fait que nombre de retraités viennent s’y installer rendant plus aigu le problème de l’accueil,

-          les coûts générés par l‘entrée en maison de retraite ne peuvent souvent pas être supportés totalement par les personnes âgées elles-mêmes. Il faut qu’elles aient recours à leurs familles et ce n’est pas chose innée. Allusion a été faite au dossier d’actualité de l’expulsion d’un dame de 94 ans (voir : UNE DAME DE 94 ANS EXPULSEE, UNE FILLETTE AUSSI EXPULSEE...

-          le maintien à domicile reste une solution surtout avec un accompagnement adapté,

-          des structures nouvelles se mettent en place comme les MAIA : maison pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer, les familles d’accueil…

-          Quant au qualitatif des prestations dans les maisons de retraite il n’y a pas de jugement de valeur global et définitif. Il est noté les difficultés de recrutement du personnel surtout les aides-soignantes. La fonction mériterait d’être valorisée...

En conclusion, une soirée où chacun a pu repartir sensibilisé par l’amplitude des problèmes que posent effectivement le traitement des personnes qui quittent la vie active pour entrer dans ce monde du 3ème et du 4ème âge, voire de la dépendance.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 19:26

 

 

DEUX FAITS DIVERS QUI N’AURAIENT JAMAIS DU SE PRODUIRE

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Une fillette « expulsée d’une cantine »

Soyons prudents : d’après ce que rapporte la presse les parents devaient 170 euros de cantine et la fillette a été expulsée par la police municipale. 

Cette « affaire » met en porte à faux : les enseignants, l’établissement scolaire, le maire de la commune concernée, la police municipale qui semble cependant avoir agi avec beaucoup d’humanité. Ce sont eux qui font figure d’accusés !

Un vrai gâchis !

Et les parents ? Parlons du père de la fillette qui manque de discrétion et se laisse interviewer jetant l’anathème sue les uns et les autres, dramatise,  n’a-t-il pas failli à un devoir essentiel ? Peut-il donner des leçons ? Il avoue qu’il était au courant de la situation !…et la mère prévenue à l’avance qui était attendue à l’école pour reprendre sa fille ?

L’école, la collectivité doivent-elles se substituer aux parents ?

 

Une dame de 94 ans expulsée de sa maison de retraite

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Là aussi une histoire de dette vis-à-vis d'une institution

Un fils médecin (spécialiste) qui est scandalisé (bien tardivement) et qui a du oublier en partie ses obligations morales et légales vis-à-vis de sa mère et un autre fils dont on ne parle pas et qui dispose de moyens (selon la ministre)…

…40.000 euros d’impayés…cela fait combien de mois de « pension » ?

Une « expulsion » qui n’aurait jamais dû être réalisée, le directeur d’établissement sanctionné…

Pour nous, une « affaire » qui n’aurait jamais dû exister et qui permet de vous rappeller ce que nous réclamons depuis des années : LA PRISE EN COMPTE DU  5 ème RISQUE : la DEPENDANCE.

Il faut d'urgence :

Repenser le rôle et les devoirs de la famille : jusqu’au doit aller la solidarité familiale ? Elle ne doit pas être écartée de sa responsabilité mais elle ne pourra pas toujoiurs assumer...donc il faut... 

Faire couvrir ce risque de la dépendance par l’assurance.

urgence car la solidarité familiale est de moins en moins une base solide .

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 22:38

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La procédure parlementaire est achevée et c'est sûr, au 1er avril 2013, l'Etat va prélever 0.3 % sur les retraites.

 Les retraités imposables devront s'acquitter à partir du 1er avril 2013 d'une taxe de 0,3 % sur leur pension. Les retraités exemptés de CSG ou bénéficiant du taux réduit à 3,8 % en seront exonérés. Cette «contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie» (Casa) abondera, en 2013, le Fonds de solidarité vieillesse qui finance le minimum vieillesse. À partir de 2014, elle sera allouée au financement de la réforme de la dépendance. (promesse qui n'engage que ceux qui l'entendent !) .

 

Comme nous l'indiquions, l'Etat refait le coup de la vignette auto et de la "Journée solidarité" mais à cela s'ajoute une manipulation condamnable.

On le sait la Journée Solidarité rapporte 2,3 milliards à l'Etat. Problème : les professionnels de la dépendance attendent cette manne pour aménager l'accueil des personnes dépendantes. Ces fonds étaient affectés à la Dépendanvce. C'était l'objet de cette "taxe". Mais l'Etat, dans le besoin(?), a confisqué tout ou partie de ces 2,3milliards d'euros . On attend la réponse de la Ministre à ce sujet.

    La Ministre de la Santé Marisol TOURAINE avait justifié son 0.3 % en disant qu'il était prélevé au profit de la DEPENDANCE...sauf que maintenant la "manne de 2013"..est affectée non à la dépendance mais au fonds de solidarité Vieillesse...beau mensonge, beau détournement ..on pourrait dire beau déTOURAINEment, n'est-ce pas Marisol ?

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Rappelons notre combat : un plan national dépendance. C'est le 5ème risque qu'il faudra gérer...faire des prélévements, du bricolage, sans avoir ce plan est une insulte au million de familles qui prennet en charge un membre des leurs dans des conditions difficiles et parfois impossibles.

Sans démagogie, disons que ce Plan DEPENDANCE devrait passer avant ce remue ménage sur "le mariage pour tous" 

voir aussi 

PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES : attaque sur les retraites ...suite ...et nos nombreux messages sur la Dépendance 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:59

 

 

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Voir : PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES : attaque sur les retraites

Au fond, les retraités sont-ils des nantis taillables et corvéables car silencieux ?

Le point de vue de l’Association pour un Développement des Relations Sociales ADRES est malheureusement trop simpliste : les retraités selon leurs « revenus moyens » sont des nantis privilégiés donc, au nom de la justice fiscale, il faut qu’ils payent…Examinons objectivement leur situation réelle donc leur pouvoir d’achat.

1)      Regarder uniquement les « ressources » des retraités sans considérer leurs charges est un procédé sommaire et hâtif. En effet, les retraités ont, par définition, des charges  importantes liées à leur diminution voire à leur perte d’autonomie. Aujourd’hui, il y a des milliers de retraités qui ont effectivement des revenus supérieurs à 1.300 euros mais qui ne peuvent plus faire face à leurs charges…l’Association a-t-elle examiné cette situation ?...Ce sont les Conseils Généraux, les familles…qui doivent mettre la main à la poche…un maintien à domicile d’une personne âgée coûte plus de 2.000 euros mensuellement. En maison de retraite, il en coûte 2.500 à 4.000 euros…s’il y a une place disponible ! Dans son raisonnement l’Association nous semble omettre cela.

2)      Est-il possible d’écrire sérieusement qu’à revenu égal on demande moins aux anciens qu’aux autres …pour suivre ce raisonnement il faudrait le démontrer. Le Point de Vue exposé  dans Ouest France n’apporte aucun début de preuve. Donc, nous ne pouvons le suivre sur ce raisonnement.

3)      Les personnes âgées retraitées ont aussi un rôle social grandissant qui n’est pas officiellement mesuré ni reconnu : combien de retraités prennent en charge d’une manière ou d’une autre des membres de leur famille ? Fils, fille, petits enfants ayant perdu leur emploi ou se retrouvant seuls avec ou sans enfants doivent retourner « chez leurs parents » qui les prennent totalement ou partiellement en charge. De même nombre de grands parents participent à l'entetien des petits enfants qui poursuivent leurs études. Ce phénomène social est très important et constitue une charge et une responsabilité qui sont occultées par l’Association dans son argumentation.

4)      Des dizaines de milliers  de retraités prévoyants sont contraints à l’Épargne forcée : en effet, ils doivent prévoir deux choses :

a) Leur dépendance possible qui engendrera des charges que leur retraite ne pourra assumer,

b) La situation du conjoint qui survivra : si celui-ci est l’épouse qui a peu ou pas travaillé, la pension de réversion du survivant risque de ne pas suffire à ses besoins…d’où la nécessité d’épargne forcée, assurance dépendance…Certes il leur serait plus facile d'être imprévoyant et d'attendre "la catastrophe" espérerant  que l'Etat Providence leur vienne en aide !

 

Nous avons donc le regret de contester une analyse théorique de la situation des retraités. Elle nous paraît dangereuse voire partiale et sera mal comprise : il y a plus de retraités à la peine que de retraités privilégiés et nantis qui peuvent profiter des voyages au soleil, croisières…

Cet impôt de 0.3 % est une erreur voire, ce qui est plus grave, une injustice pour le plus grand nombre de retraités qui, par contre, sont, dans leur majorité prêts à faire un effort partagé pour participer au redressement de la France et réparer les erreurs des politiques de ces 30 dernières années. Oui, ils sont prêts à le faire mais pas selon la manière que Madame Marisol TOURAINE qui les a imposés : c’est-à-dire d’une manière injuste, inégalitaire; et le tout, pour une recette fiscale marginale estimée à seulement 350 millions d’euros qui doit être affectée à la dépendance et ne le sera pas..

Nous n’avons pas pour objectifs de défendre telle ou telle autre catégorie socio professionnelle et nous n’avons aucun mandat à ce titre. Nous voulons simplement en ces temps difficiles éviter que des mesures hâtives, peu réfléchies ne viennent attiser des sentiments corporatistes, accroissent les fractures sociales et le pessimisme ambiant. La défense de ce 0.3% va à l’encontre des dires de l' Association ADRES ( http://duthoit.org/blog5.php ) dont la raison d'être est de développer les bonnes relations sociales et non de développer des sources de rancunes et des sentiments d’une injustice aujourd’hui fortement ressentie par les retraités..

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