Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche

24 septembre 2023 7 24 /09 /septembre /2023 12:34
L'HÔTEL DE VILLE DES SABLES d'OLONNE

L'HÔTEL DE VILLE DES SABLES d'OLONNE

 

 

 

 

LE PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE

DES SABLES D'OLONNE

AURA LIEU

 

LE LUNDI 25 SEPTEMBRE 2023

 

À 18 h 

 

SALLE DU CONSEIL

MAIRIE ANNEXE  DE LA JARRIE

(Quartier Olonne-sur-Mer)

 

PAS MOINS DE 35 QUESTIONS À L'ORDRE DU JOUR AVEC DES POINTS PARTICULIÈREMENT IMPORTANTS

 

 

Être citoyen, c'est accepté de jouir de droits et d'accepter des devoirs.

Les Séances du Conseil Municipal sont publiques

Participer à la vie de la Cité, c'est d'abord s'informer pour pouvoir approuver et éventuellement critiquer démocratiquement les orientations, projets, décisions des élus que l'on s'est donnés. Nous le répétons, le vote c'est donner son pouvoir à des concitoyens mais aussi, comme tout mandat, il appartient à celui qui donne mandat de vérifier comment le mandat est exécuté !

D'un autre côté, les élus doivent en permanence sentir que leurs concitoyens veillent avec bienveillance et sérieux sur les projets et la gestion de leur ville, c'est leur ville!

C'est pour cela que nous insistons, depuis des années, pour inciter nos concitoyens à assister aux réunions des conseils municipaux.

 

Suivez ainsi l'activité de la Ville des Sables d'Olonne.

 

Le Maire, Yannick MOREAU, propose, pour ce Conseil Municipal, un menu 35 points à l'ordre du jour dont le Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) qui permet de faire le point financier de la Ville mais aussi sur les projets en cours ou en prévision.

C'est donc encore une fois  une séance importante et une occasion pour majorité et oppositions de pouvoir débattre sur les projets en cours ou envisagés et de savoir comment ont été ou seront utilisés les impôts et l'évolution de ceux-ci.

 

L'ORDRE DU JOUR COMPLET

LES SABLES D'OLONNE CONSEIL MUNICIPAL DU LUNDI 25 SEPTEMBRE 2023
LES SABLES D'OLONNE CONSEIL MUNICIPAL DU LUNDI 25 SEPTEMBRE 2023
Partager cet article
Repost0
22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 18:43
PAUSE DE BÉNÉVOLES QUI VONT NETTOYER UNE PLAGE...SI ON EN PARLAIT  ?

PAUSE DE BÉNÉVOLES QUI VONT NETTOYER UNE PLAGE...SI ON EN PARLAIT ?

 

 

 

 

 

Dans ce mot de mauvaise humeur nous espérons nous joindre à tous ceux qui espèrent encore  en un avenir meilleur en faisant comprendre aux médias et à nos dirigeants que les français en ont assez.

 MARRE DES FAUSSES NOUVELLES,

 MARRE D’UN GAUCHISME INSTALLÉ DANS PRESQUE TOUS LES MÉDIAS QUI NE SAVENT QUE DÉTRUIRE NOTRE CIVILISATION,

 MARRE DES PROMESSES NON TENUES,

 MARRE D’UN ÉCOLOGISME SECTAIRE DONT L’IDÉOLOGIE VEUT NOUS FAIRE REVENIR À L’ÂGE DE LA PIERRE,

MARRE D’UN PESSIMISME DÉCONSTRUCTEUR ...

 

EXEMPLE DE FAUSSE NOUVELLE : LA SÉCHERESSES EN VENDÉE EN 2023

LA SÉCHERESSE ? 32 mm d’eau sur les Sables d’Olonne la nuit d’avant-hier !...et 10 de plus hier !

Reprenons la presse en juin 2023 : «la sécheresse en Vendée : il est interdit... »  a écrit le Préfet  : Que savait donc ce haut fonctionnaire de ce que serait l’été 2023 ? et pourtant la presse a glosé là-dessus...d’une mesure préventive, de précaution, de rappel au bon sens il a été fait une prédiction de catastrophe ! qui s’avère fausse !

Hier, dernier jour de l’été, les retenues d’eau en Vendée ont un niveau de remplissage des retenues, au 17 septembre, qui se maintient à 50,3% .

Depuis, il est donc tombé aux Sables d’Olonne depuis avant-hier 42 millimètres d’eau...et il faut savoir qu’une pluie de 5 millimètres correspond à un bon arrosage !

Non, messieurs les prévisionnistes et vous les médias imprudents, 2023 ne sera pas l’année de sécheresse que les catastrophistes professionnels nous avaient annoncée...ne nous inquiétons pas ces mêmes prévisionnistes à 4 sous n’iront se répandre pour s’excuser d’avoir propagé de fausses nouvelles ! qui ont fait du mal à l’économie locale, au moral du citoyen...

 

GASPILLER NON !

Dans ce propos, nous ne voulons pas inciter au gaspillage : au contraire, il faut que tous, nous apprenions à économiser nos richesses et à mieux les gérer. C’est tout !

Mais il ne faut pas qu’on se moque du citoyen : GASPILLER, c’est, par exemple, créer des « bassines » de plusieurs hectares avec 60 centimètres d’eau éventuellement prélevée dans les nappes phréatiques...on ne fait pas mieux pour que cette eau puisse s’évaporer avant et pendant l'été. De plus, ces bassines pour favoriser une irrigation irraisonnée sont financées avec l’argent public prélevé sur notre facture d’eau et sur nos impôts pour favoriser quelques agriculteurs adhérents de la FNSEA ! qui s'approprient ainsi un bien commun nommé EAU !

 

ÉDUQUER : OUI !

Nous voudrions dénoncer avec force, même si nos moyens sont limités, que, comme la majorité de français silencieux, nous en avons marre...

 DES ALARMISTES PROFESSIONNELS, DES AYATOLLAHS DE LA CLIMATOLOGIE, DES AUTORITARISMES DES ÉCOLOS À LA PETITE SEMAINE, DES PRÉVISIONNISTES DE PACOTILLE, DES PSEUDO SPÉCIALISTES...

Il faut savoir garder raison :

OUI, À UNE LUTTE COMMUNE, CONSENTIE, MESURÉE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE,

OUI, À L’ÉDUCATION AUX BONS GESTES QUOTIDIENS COMME LE TRI DES DÉCHETS,

OUI, AUX ÉCONOMIES QUOTIDIENNES D’ÉNERGIES DE CHAQUE CITOYEN,

OUI..À DES EFFORTS COLLECTIFS....

 

IL Y A BIEN D’AUTRES INFORMATIONS QUI MÉRITERAIENT D’ATTIRER L’ATTENTION DU LECTEUR, DU SPECTATEUR...ET DE TOUS LES PUBLICS QUI S’EN SONT DÉTOURNÉS PAR DÉPIT PRÉFÉRANT L’IGNORANCE À LA TROMPERIE

Ainsi,

Parlons plutôt des 9 millions de personnes vivant en France en dessous du seuil de pauvreté, des moyens à mobiliser pour leur venir en aide et des actions des milliers de bénévoles,

Parlons plutôt des guerres et pas seulement de celle d’UKRAINE avec son lot quotidien de morts et de blessés mais de toutes celles qui se déroulent en Afrique, en Amérique Centrale et du Sud, en Arménie...avec leurs lots de misères, de désespoirs,

Parlons plutôt du sort à réserver aux 70 000 condamnés dans nos prisons et des moyens que nous devons tous mettre en œuvre pour les aider à vivre humainement et si possible à se réinsérer,

Parlons plutôt de l’effort collectif que nous devons faire pour les 11 % des personnes de plus de 15 ans se trouvent en situation d’isolement relationnel et particulièrement nos « anciens » trop souvent abandonnés par les leurs,

Parlons plutôt des serviteurs de l’État et des collectivités : policiers, éducateurs, personnels soignants, militaires français perdus au Niger oubliés (?)...qui attendent non pas des critiques mais de simples gestes de reconnaissance.

...Cette parution prépare ainsi celle que nous devons faire pour tenter d’expliquer pourquoi les français ne croient plus les informations diffusées par leurs médias que pourtant, sans le savoir, ils financent...le métier de journaliste et sa déontologie ne sont plus ce qu’ils furent ...mais ce n’est pas une raison pour « balancer » des informations incontrôlées, pessimistes, ...du n’importe quoi !

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2023 3 20 /09 /septembre /2023 18:25
UNE INSTITUTION AUJOURD'HUI RESPECTÉE MAIS PAS ASSEZ ÉCOUTÉE

UNE INSTITUTION AUJOURD'HUI RESPECTÉE MAIS PAS ASSEZ ÉCOUTÉE

 

 

 

 

LA COUR DES COMPTES, UNE INSTITUTION TRÈS UTILE MAIS ENCORE INEFFICACE CAR PAS ASSEZ ÉCOUTÉE : SES ALERTES N’ATTEIGNENT PAS L’ÉLYSÉE !

 

LES QUATRE MISSIONS DE PLUS EN PLUS LARGES DE LA COUR DES COMPTES

La Cour des Comptes est une juridiction très spécifique : elle est le « juge des comptes » et pas celui des comptables et surtout ses missions et pouvoirs vont bien au-delà de cette fonction de contrôle.

Le Contrôle est certes sa mission initiale et encore principale. Partout où de l’argent public est engagé, la Cour des Comptes veille à la régularité, à l’efficience et à l’efficacité de la gestion. Ceci explique l’étendue sans cesse croissante de ses compétences...plus l’État étend ses tentacules plus la Cour des Comptes étend ses missions.

Elle certifie les comptes de l’État et de la Sécurité Sociale.

La Cour assiste le Parlement et le Gouvernement dans l’évaluation des politiques publiques. Elle cherche à vérifier si les résultats d’une politique publique sont à la hauteur des objectifs fixés, et si les moyens budgétaires sont utilisés de manière efficace et efficiente. Cette mission de « conseil » va très loin comme l’attestent l’influence médiatique que peuvent avoir ses rapports.

Elle informe les citoyens et depuis 2022 elle assume une fonction d’interface citoyens pouvoirs publics sur tout ce qui concerne la bonne utilisation de l’argent public.

https://www.ccomptes.fr/fr/cour-des-comptes/nous-decouvrir/role-et-activites

 

LA COUR DES COMPTES JUGÉE INEFFICACE ET REMISE EN CAUSE ET POURTANT NÉCESSAIRE

Lors du Grand débat de 2018 l’efficacité et l’existence même de la Cour des Comptes ont été mises en cause.

Le Premier Président de la Cour des Comptes a repris à son compte cette suggestion et critique des Gilets Jaunes en 2019 face au premier Ministre :

« Les circonstances actuelles imposent, non pas de freiner, mais d'accélérer et de concrétiser l'indispensable démarche de transformation de l'action publique, pour un service public plus performant encore », a insisté Didier MIGAUD, rappelant que la performance des services publics n'était pas à la hauteur des moyens engagés par l’État (56 % de la richesse annuelle), comme si « une loi des rendements décroissants s'appliquait. »

Ce jugement terrible est encore d’actualité avec des dépenses publiques sans cesse en croissance pour un résultat vraiment tés médiocre.

Et en juillet 2023, le Premier Président Pierre MOSCOVICI a repris ce thème devant les sénateurs lors de son audition pour sa présentation des « perspectives des finances publiques »

Sombres perspectives !

C’est presque un réquisitoire : les finances publiques de la France vont dans le mur. La dette obère l'avenir et va plomber le budget de plus en plus.

La décadence du service public toujours plus cher et dont la qualité est de plus en plus mauvaise et le Premier Président citer l’exemple du Service Public de l’Éducation qui, dans les comparatifs internationaux, est sans cesse déclassée.

Mais qui donc a pris connaissance de cette alerte lancée par la Cour des Comptes ?

Certains parlent ainsi trop vite de son inutilité. Nous parlerons surtout de l’inefficacité de son action car elle n’a aucun pouvoir pour sanctionner les erreurs de gestion qu’elle relève. Mais les messages qu’elle nous adresse sont aujourd'hui très importants...pour ceux qui veulent bien en prendre connaissance !

Les élus et tous les citoyens ont largement accès aux documents émis par la Cour des Comptes et ils devraient en prendre connaissance et en faire bon usage.

Donc, le rôle de la Cour des Comptes aujourd’hui est essentiel par le fait que non seulement elle dénonce publiquement les dérives de la gestion des finances publiques mais, en général, elle suggère les correctifs pour remédier aux situations dénoncées. Nous venons d’en avoir des exemples avec le Plan EAU, l’électricité et l’énergie atomique...tout ou presque est dit dans ces fameux rapports.

Rappelons-nous surtout la mise en garde réitérée du Premier Président de la Cour des Comptes aux élus et au Chef de l’État :

« L’effort de désendettement de la France se fait attendre »

Effectivement, avec ce que nous avons entendu du budget 2024 et des perspectives des finances publiques de la France surendettée, le pays est sous la menace d’une crise financière d’une ampleur qu’elle n’a jamais connue.

Les citoyens sont anesthésisés par les médias maîtrisés par la Stratégie du Président MACRON, les alertes lancées par la Cour des Comptes ne les atteignent pas : le réveil sera dur !

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2023 2 19 /09 /septembre /2023 20:45
C'ÉTAIT POUR 2023 ! 2024 N'AMÉLIORERA PAS LA SITUATION...DES NUAGES DANS LE CIEL DE FRANCE

C'ÉTAIT POUR 2023 ! 2024 N'AMÉLIORERA PAS LA SITUATION...DES NUAGES DANS LE CIEL DE FRANCE

 

 

 

 

UNE RENTRÉE POLITIQUE SOUS LE SIGNE DE LA DIFFICULTÉ BUDGÉTAIRE ET FINANCIÈRE DE LA FRANCE

Suite de

https://www.olonnes.com/2023/09/le-budget-2024-une-equation-difficile-a-resoudre.html

 

LES CONTRAINTES 2023 NÉES DE 50 ANS DE LAXISME BUDGÉTAIRE

Le résultat de 50 ans de toujours plus de dépenses publiques conduit l'État Français à devoir se serrer la ceinture sans dire qu'il va mettre en place un plan d'austérité !

Comme cela fut clairement dit par Pierre MOSCOVICI Premier Président de la Cour des Comptes lors de sa présentation en juillet 2023 de la trajectoire financière de l'État :

Pour ceux qui veulent aller plus loin nous recommandons le document de la Cour des Comptes : Situation et perspectives des finances publiques;

https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-06/20230629-RSPFP-2023.pdf

 

- La France au sein de la zone Euro ne peut plus se permettre d'afficher des divergences au sein de cette zone euro...la France  présente une trajectoire moins ambitieuse que celle de nos partenaires européens,

 - La France doit donc s'engager à maîtriser ses dépenses publiques ; il faudra faire porter les efforts pour obtenir 10 à 12 milliards d’économies à réaliser par an !

- Mais la France ne doit  pas dépenser plus mais dépenser mieux...et là il y beaucoup à retenir pour pouvoir répondre à la question : la France en Europe dépense plus que les autres pays pour obtenir une qualité des Services Publics dégradée,

- La trajectoire financière présentée par la France n'est pas crédible car elle est fondée sur des hypothèses notoirement trop optimistes et le France si elle ne rétablit pas ses finances publiques sera isolée au sein de l'Europe...la Cour des Comptes parle de divergences au sein de la zone Euro et c'est très grave.

Pour ceux qui veulent aller plus loin nous recommandons le document de la Cour des Comptes : "Situation et perspectives des finances publiques" :

https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-06/20230629-RSPFP-2023.pdf

 

UN GOUVERNEMENT VEUT RASSURER LES CITOYENS POUR 2024 MAIS LA CRUELLE RÉALITÉ DE LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA FRANCE NE PERMET PAS L'OPTIMISME

Des cafouillages que nous avons entendus ces dernières semaines avec des communications divergentes entre l’Élysée, Matignon et  BERCY...il ressort :

- pour le budget 2024 qu'il n'y aura pas d'impôts nouveaux et même une promesse de baisse en...2025 ?? ce qui est intéressant mais seulement pour celui qui y croit ! et 2025 n'est pas 2024 !

- pas de hausse de la facture électricité, mission impossible...puisque la facture d’aujourd’hui est amoindrie fictivement par le bouclier tarifaire...

- une baisse des dépenses publiques de 16 milliards d'euros particulièrement en supprimant ou diminuant le "bouclier tarifaire" électricité, 

- 7 milliards de dépenses seront consacrés au plan Vert...

 

LE GOUVERNEMENT VA-T-IL FAIRE VOTER AU PARLEMENT UN BUDGET INSINCÈRE ?

Comment le Gouvernement pourra-t-il dégager des moyens pour rétablir une situation claire et saine et crédible ?

Nous découvrirons le déficit prévisionnel du budget en fin septembre : une seule chose est sûre, encore une fois, le budget de la France va être présenté avec un déficit supérieur au fameux 3% du PIB.

La situation financière de la France est dégradée : trop de dépenses, pas de recettes nouvelles possibles, une dette insoutenable qui va continuer à augmenter en 2024.

Les prélèvements obligatoires mettent la France en tête, pour la zone Euro, en battant tous les records avec un taux de 45,4  % du PIB. Or, il  n'est nullement question de rogner sur les dépenses publiques.

Les dépenses publiques culminent à 57% du PIB et la qualité des services publics paradoxalement ne cessent de se dégrader : hôpitaux, sécurité, armée, éducation...

La dette a franchi le cap symbolique et alarmant des 3 000 milliards d'euros soit 115% du PIB et les taux d’intérêts qui montent pour lutter contre l'inflation vont impacter fortement le budget : le poste "intérêts de la dette" va en 2024 dépasser le budget de l’Éducation !...il pourrait atteindre 50 milliards en 2024 et atteindre 70 milliards d'euros en 2027 ! Et face à cette situation le Président MACRON ne cesse de promettre des dépenses supplémentaires.

Face à cette situation et aussi face à l'inexistence de volonté ferme exprimée par le Gouvernement de redressement des finances publiques de la France, nous ne pouvons qu'afficher notre pessimisme.

Aujourd’hui,  déjà la Banque de France prend du recul et elle contredit les annonces des hypothèses gouvernementales pour l'élaboration du budget 2024 jugées trop optimismes pour ne pas dire mensongères particulièrement sur l'évolution de l'inflation et pour la prévision de la croissance. Les chiffres annoncées par la Banque de France sont inférieurs à ceux du gouvernement. Par exemple, pour le taux de la croissance la Banque de France annonce un taux de 0,9 % pour 2024 alors que le Gouvernement a opté pour un hypothèse de taux de 1,4 %. 

Déjà, la Cour des Comptes avait estimé que les prévisions gouvernementales étaient trop optimistes.

Maintenant, sortant de son habituelle réserve, la Banque de France contredit aussi le Gouvernement.

Tout cela n'est pas rassurant ! et n'est pas de bonne augure pour rétablir la confiance entre le peuple français et ses dirigeants : Président de la République et Gouvernement. Cela se traduit déjà par les dépôts record des français en épargne : signe patent de défiance par rapport au lendemain.

 

 

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2023 1 18 /09 /septembre /2023 10:07
LES COLLECTIVITÉS DOIVENT AVOIR UN BUDGET EN ÉQUILIBRE L'ÉTAT S'EST AFFRANCHI DE CETTE OBLIGATION ET LES FINANCES PUBLIQUES SONT MALADES

LES COLLECTIVITÉS DOIVENT AVOIR UN BUDGET EN ÉQUILIBRE L'ÉTAT S'EST AFFRANCHI DE CETTE OBLIGATION ET LES FINANCES PUBLIQUES SONT MALADES

 

 

 

 

 

LE BUDGET 2024 : UNE ÉPREUVE POUR LE GOUVERNEMENT ET LES CHIFFRES PARLERONT PEUT-ÊTRE ...LA FRANCE VA-T-ELLE TRÈS MAL ?

suite de

https://www.olonnes.com/2023/09/un-budget-2024-sincere-impossible.html

 

En cette fin septembre 2023, le Gouvernement achève dans la douleur en lâchant des informations parcellaires et contradictoires la préparation du budget 2024. L'heure de vérité ou celle du mensonge que nous attendons avec une grande inquiétude va sonner. En effet, les bruits de couloir ou fuites intentionnelles ou pas ne sont pas rassurantes.

Pourtant des barrières vertueuses avaient été dressées pour que ce deuxième mandat du Président MACRON se termine sur une bonne note...paroles... paroles...

L'État français est piégé : les caisses sont vides mais il ne faut pas le dire, la confiance en la solvabilité de la France est ébranlée,  le recours au crédit va donc être de plus en plus difficile, les engagement de bonne conduite au sein de l'Euro ne sont pas tenus et l'épée de Damoclès des sanctions est suspendue au-dessus de la tête des français : la France en danger !

 

DES VŒUX MAIS PAS DES ENGAGEMENTS CRÉDIBLES : IL Y A EU POURTANT LE "PROGRAMME DE STABILITÉ 2023/2027"

Rappelons que le Programme de Stabilité (PSTAB) 2023-2027 a été présenté en Conseil des ministres le mercredi 26 avril 2023. En acceptant ce programme, la France s'est engagée à revenir à  des pratiques vertueuses notamment en matière de déficit budgétaire donc de dette !

La France n'a pas tenu ses engagements.

L' objet du PSTAB était d'exposer les prévisions de croissance et la trajectoire des finances publiques à horizon 2027.

À partir de ces hypothèses, le gouvernement s'engageait donc au retour à l'orthodoxie budgétaire :

- au  retour à des "comptes publics normalisés" ...ces 3 mots accolés sont bien l'aveu que l'État français avait une conduite répréhensible en matière budgétaire. Cet engagement est conditionné par la fin des crises sanitaires (c'est fait !) et celles de l’énergie (c'est en cours),

-le déficit public reviendrait sous le seuil de 3 % de PIB à l’horizon 2027, et ce grâce à un redressement du solde structurel de 1,3 point entre 2023 et 2027 et à la dynamique attendue de l’activité,

- la dette publique s’inscrirait en baisse à l’horizon 2027, avec une stricte décroissance année après année sur l’ensemble de la trajectoire et à un rythme marqué à compter de 2026.

Ce "programme de stabilité" répond à une demande expresse de l'Europe qui craint les écarts de conduite  budgétaire de la France dont la dette dont on parle tant.

Et pourtant "quoi qu'il en coûte" a fait fi de ses engagements et poursuit sa politique dépensière.

 

UN BUDGET 2024 QUI DEVRAIT SE VOULOIR VERTUEUX ET NE LE SERA PAS : LA DETTE, UNE CATASTROPHE  !

Régulièrement comme d'habitude avec l'arrivée des vacances les médias nous ont abreuvés de nouvelles qui pouvaient nous faire croire que l'argent coulait à flot et que le Gouvernement pouvait distribuer des chèques à tout va malgré  "l'état dégradé de nos finances publiques" comme l'a dit le Président de la Cour des Comptes lors de sa présentation du rapport relatif à la situation et aux perspectives des finances publiques !

"Français cigales" partez en vacances en toute quiétude, tout va bien ! Faites comme nous au Fort de BRÉGANÇON ! les pieds dans l'eau, la tête dans les nuages ! mais la rentrée ne sera pas joyeuse !

Malgré cette situation critique, les  discours irresponsables du Gouvernement Élisabeth BORNE veulent nous faire croire qu’en augmentant les charges et en diminuant les recettes par rapport à 2023 il va présenter un budget vertueux c’est-à-dire simplement moins en déséquilibre que ceux de ces dernières années, moins de dettes, des économies sur les charges, pas d'impôts nouveaux et même moins d’impôts entre autres, pour les classes moyennes !

Or, quand on regarde et analyse le détail du projet de budget 2024 il faut constater qu'il n'y a aucun signe concret de volonté de redressement.

Les Gouvernements Macron successifs n’ont fait que suivre en pire leurs prédécesseurs dans la facilité et l'irresponsabilité.


C'est que la dette en 2023 a crevé le plafond catastrophique des 3 000 milliards d’euros. Cela n'a l'air de gêner personne mais il faut le dire et nous expliquerons dans nos prochaines parutions à nos concitoyens le grand danger que cela fait peser sur la France.

Pour ne pas créer de panique "financière" et pour cacher son incurie "quoi qu'il en coûte", le Gouvernement est obligé d'occulter  la dure vérité et les menaces qui pèsent sur la France et de faire de nouvelles promesses d'efforts de redressements dont on sait qu'elles n'engagent que ceux qui les écoutent.

 

À SUIVRE

 

MENACES TRÈS GRAVES SUR LA FRANCE QUI A TRÈS MAL À SES FINANCES PUBLIQUES

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2023 4 14 /09 /septembre /2023 20:10
BERCY : LA FABRIQUE DU BUDGET DE LA FRANCE

BERCY : LA FABRIQUE DU BUDGET DE LA FRANCE

 

 

 

 

AVEC LA RENTRÉE, PARLONS DU BUDGET DE L'ÉTAT

 

RAPPEL : LE BUDGET DE L'ÉTAT EST UNE ÉNORME ET COMPLEXE MACHINE

Nous allons tenter d'un peu clarifier la situation avant de vous donner une analyse de ce qui pourra, dans la difficulté, être proposé au Parlement. Et on reparlera de l'article 49 3 pour le ou les votes du ou des budgets.

Le budget de l’État doit correspond à l’ensemble de ses ressources et de ses dépenses. Il faut pour que le Parlement puisse juger et voter ce qui est le budget de l'État que la proposition du Gouvernement soit "sincère". La Cour des Comptes a dans le passé osé parler "d'insincérité" des comptes".

L’essentiel des ressources provient des impôts et des taxes payées par les citoyens et les entreprises. Les dépenses correspondent à l’argent que l’État utilise pour financer toute l'action publique : police, justice, recherche, éducation…mais maintenant cela va bien au-delà. Ne serait-ce que pour englober les dépenses au titre des engagements sociaux et autres.

En 2023, c'est 40 ans de déficit des budgets qui aboutissent à faire apparaître une accumulation au fil des années la dette de l’État qui est supérieure à 3 000 milliards d'euros ! Une situation dangereuse qui pèse sur la crédibilité de la France au regard de l'Europe et du monde financier.

Il ne faut pas oublier que les budgets des États composant la zone "EUROS" sont liés par le fameux "pacte de stabilité et de croissance" qui  désigne un ensemble de critères que les États de la zone euro se sont engagés à respecter vis-à-vis de leurs partenaires...et c'est là où la dette française colossale pose des limites au "quoi qui l'en coûte".

 

BUDGETS DE L'ÉTAT

Rappel des chiffres 2023 des budgets de l'État (sources : https://www.budget.gouv.fr/budget-etat)

 

recettes totales : 516 milliards d'euros

dépenses totales :   682 milliards d'euros 

déficit prévu : 166 milliards d'euros ...la prévision sera dépassée...quoi qu'il en coûte !

puisqu'au 31 juillet 2023, le solde général d’exécution s’établit à -169,0 milliards d'euros contre -131,2 à fin juillet 2022.

Pour le seul "Budget Général" qui est celui des fonctions régaliennes qu'on pourrait qualifier d'obligation pour un État :

recettes : 293 milliards d'euros

dépenses : 455 milliards d'euros

déficit prévu : 162 milliards d'euros pour 2023

 

LES FINANCES PUBLIQUES

Ce serait trop simple, il faut savoir que pour avoir une idée des "finances publiques" il faut englober et prendre les quatre secteurs  :

  • l’État et les Organismes divers d’administration centrale (ODAC) : ces deux secteurs réunis composent l’ensemble des administrations publiques centrales,
  • les administrations publiques locales (APUL) qui incluent l’ensemble des collectivités territoriales mais aussi les organismes divers d’administration locale,
  • les administrations de sécurité sociale (ASSO) qui regroupent les ODASS et l’ensemble des régimes d’assurance sociale : régime général et régimes spéciaux de Sécurité sociale, régimes de retraite complémentaire ou assurance-chômage.
Et c'est la surprise (les chiffres connus sont de 2020)
 
dépenses  : 1 422,8 milliards d'euros
recettes : ; 1 210,8 milliards d'euros
Déficit des finances publiques : 212 milliards d'euros !
 
Retourner à l'équilibre budgétaire, ce n'est donc pas pour demain ! et pourtant il faudra bien y arriver un jour!
 
 
À SUIVRE :
LE BUDGET 2024 UNE ÉQUATION DIFFICILE À RÉSOUDRE
 

 

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2023 7 10 /09 /septembre /2023 19:07
EDF A EU DE GRANDS PATRONS MAIS LA POLITIQUE L'A TUÉE

EDF A EU DE GRANDS PATRONS MAIS LA POLITIQUE L'A TUÉE

 

 

 

HOMMAGE À UN GRAND COMMIS DE L’ÉTAT : MARCEL BOITEUX

 

Marcel BOITEUX s’est éteint à 101 ans mais il nous laisse la lumière. Merci à ce visionnaire, grand et brillant commis de l’État, merci à sa ténacité.

Il a été de 1967 à 1987 à la tête de l’EDF. Réagissant à l’embargo pétrolier de l’OPEP en 1973 il a lancé le plan nucléaire français, vaste programme qu’il a su imposer puis défendre contre vents et marées.

En 2022, l’histoire lui a donné (hélas ? ) raison...la France vivait sous la menace de coupures d’électricité, peur d’un hiver réfrigérant avec des coupures d’électricité.

Cette peur ne l'oublions pas demeure en 2023 !

 

LE SABORDAGE DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE : L’ŒUVRE DES ÉCOLOGISTES ET DES POLITIQUES UNIS POUR METTRE À BAS UN FLEURON FRANÇAIS

Durant son règne chez EDF et après celui-ci, Marcel BOITEUX a dû faire face à la coalition aussi hétéroclite qu’irresponsable de personnalités comme François MITTERRAND, Ségolène ROYAL, et après Emmanuel MACRON... à la traîne d’écologistes qui ne représentent rien si ce n’est des voix éphémères  aux élections ...

Ces politiques ont suivi bêtement le courant gaucho écologiste, lobby qui est soutenu par les allemands et les américains qui ont réussi à casser l’essor de la filière nucléaire française et en 2023...on en est à la relance d’un plan nucléaire ! Que de temps et de milliards d’euros perdus pour la France.

Sous Marcel BOITEUX, EDF rendait la France énergétiquement indépendante et même exportatrice d’électricité...en 2022/2023 il faut relancer le nucléaire, prolonger la durée de vie des centrales nucléaires existantes et le comble du déshonneur pour EDF : remettre en route les vieilles centrales fonctionnant au gaz et au charbon : les solutions les plus polluantes !

Marcel BOITEUX a dû ressentir comme tous les français l’humiliant « démantèlement », sabordage  de ce qui aurait permis à la France d’avoir non seulement le leadership sur la filière et sur la recherche dans le domaine mais aussi mais celui de l’Institution EDF menacée par l’Europe aussi de démantèlement !

 

UN OUBLI À RÉPARER : MERCI MARCEL BOITEUX !

 

Oui, nous aussi avions un peu oublié Marcel BOITEUX retraité. Nous aurions dû le citer dans notre parution

https://www.olonnes.com/2023/08/l-obsession-allemande-de-detruire-edf-avec-l-internationale-des-ecolos.htmlavions

Nous aurions tant aimé que la France lui rende l’hommage auquel il aurait eu droit...La France dit merci à MARCEL BOITEUX.

Partager cet article
Repost0
30 août 2023 3 30 /08 /août /2023 19:06
EDF,  UNE PERLE FRANÇAISE VICTIME DE L'ALLEMAGNE ET DES ÉCOLOS

EDF, UNE PERLE FRANÇAISE VICTIME DE L'ALLEMAGNE ET DES ÉCOLOS

 

 

 

 

L'ANCIEN PATRON D'EDF HENRI PROGLIO NOUS LIVRE SA TERRIBLE ET CONSTERNANTE ANALYSE ET SON VÉCU DE LA MISE À MORT D'EDF

 

 

 

 

Extrait du Site  "La lettre patriote" du 28 08 2023

L'Objectif Français avec EDF entreprise nationale:

HYDROLOGIQUE + NUCLÉAIRE = INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE DE LA FRANCE ET PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT

 

HENRI PROGLIO  (https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Proglio)

est intervenu au séminaire de la fondation Res Publica, pour évoquer la destruction planifiée d’EDF. Voici les meilleurs extraits de son intervention. Lisez, c’est dramatique.

"La destruction d’EDF, drame absolu, a été structurée, voulue et obtenue."

 

 

« La destruction d’EDF, drame absolu, a été structurée, voulue et obtenue.

(…)

La France a voulu son indépendance énergétique, l’a construite et l’a accompagnée à la fois industriellement et politiquement pendant soixante-dix ans.

En 1946 la France, dans un état difficile, pour ne pas dire plus, était dotée d’un vrai gouvernement – cela arrive de temps en temps par les hasards de l’Histoire – à l’époque gaulliste et communiste. Constat fut fait que ce pays qui avait tellement de défis à remporter se devait de mettre parmi les priorités le sujet de l’énergie. La France n’avait pas beaucoup de ressources propres, pratiquement pas de gaz, pas de pétrole, beaucoup moins de charbon que ses voisins. Elle était donc presque complètement dépendante de ses importations, chose qui n’avait pas échappé à la pertinence des politiques de l’époque. Si nous voulons construire un avenir pour ce pays, lui donner un atout, il faut résoudre ce problème, s’étaient-ils dit.

Ils s’étaient lancé trois défis : le défi de l’indépendance du pays en matière d’électricité, le défi de la compétitivité du territoire et le défi – communiste – de la construction d’un service public de l’électricité fondé sur des principes simples : l’accès de tous à ce service public, quels que soient la classe sociale et le lieu de résidence, au même prix et avec la même qualité de service.

(…)

Un peu plus de cinquante ans plus tard, au début du XXIème siècle, la France était exportatrice d’électricité, l’électricité française était deux fois moins chère que l’électricité allemande (et environ deux fois moins chère que la moyenne européenne) et le contrat de service public français faisait figure de réussite exemplaire dans le monde entier.

Enfin nous avions remporté un défi auquel nous n’étions pas confrontés au début de la période, celui des émissions de gaz à effet de serre. Si la France est vertueuse dans ce domaine, c’est parce qu’elle produit de l’électricité pratiquement sans émissions. Cela grâce au pari pris à l’époque qui reposait sur le choix technologique de l’hydraulique et du nucléaire. La France avait osé se lancer dans cette voie, avec les difficultés considérables que cela représentait, notamment des investissements colossaux réalisés sur une longue durée car ces installations (barrages, réseaux) s’amortissent sur près d’un siècle. Et nous constatons aujourd’hui que les centrales elles-mêmes peuvent dépasser les trente ans d’origine et les quarante ans actuels.

Ces choix avaient été compliqués.

En matière d’hydraulique il avait fallu faire des investissements lourds, à l’époque sans trop de difficultés, mais aussi surmonter les embûches liées à la nécessité d’engloutir des villages entiers. Tout avait été transféré, y compris les cimetières, mais il subsistait évidemment des réticences et la nostalgie des personnes qui voyaient disparaître leurs souvenirs de jeunesse. Toutefois les « écolos » étaient moins puissants à l’époque qu’aujourd’hui.

(…)

Il faut rendre hommage à tous les grands ingénieurs de cette tradition industrielle d’avoir réussi ce défi et aux politiques de l’avoir accompagné sans faillir, au-delà de toutes les turbulences du monde politique et de toutes les fluctuations des élections. On rappellera quand même que François Mitterrand qui, lors de sa campagne électorale de 1981, s’était engagé à arrêter le nucléaire, a construit sur ses deux mandats plus de centrales qu’il ne s’en est construit avant et même après. L’équipement a été continu, rendons-lui cet hommage.

Ces choix ont été réalisés. Donc au début du XXIème siècle la France a un atout considérable. Mais le monde qui nous entoure bouge. C’est à cette époque que l’on commence à parler de « tournant énergétique », que l’Allemagne se met à zigzaguer et aspire à une Energiewende. Les Allemands avaient en effet de quoi se préoccuper car leur électricité était essentiellement à base de charbon et surtout de lignite, qui est bien pire que le charbon (et auquel ils retournent actuellement d’ailleurs). En matière d’émissions de gaz à effet de serre, il n’y a pas mieux ! L’Allemagne a donc engagé des sommes gigantesques dans le renouvelable. À ce jour l’Allemagne a investi 600 milliards d’euros dans le renouvelable sur les 1000 milliards d’euros investis par l’ensemble des pays européens. 600 milliards d’euros qui ne servent à rien, qui ont fait exploser les deux grands électriciens : E.ON dans le Nord et RWE dans la région de la Ruhr. Au bord du dépôt de bilan, ces deux électriciens ont été sauvés par la République fédérale.

(…)

Les Allemands ne pouvaient pas supporter l’idée de garder à leur porte un pays, un concurrent, qui disposait d’un atout compétitif tel qu’EDF. Depuis vingt-cinq ou trente ans, l’obsession allemande est de détruire EDF. Ils y ont réussi.

Je n’en veux pas aux Allemands, ils ont défendu les intérêts allemands. J’en veux plus aux Français de ne pas avoir défendu la France.

Voilà le constat : nous étions à l’optimum et nous avons aujourd’hui plus qu’abîmé, détruit l’un des atouts majeurs que gardait notre pays dans le domaine de l’industrie et celui du service public.

(…)

quand j’ai pris les rênes d’EDF en 2009 tout le monde considérait, à juste titre, qu’EDF était le chef de file du nucléaire français.

Cela malgré les aboiements à la porte de ce qu’était devenue Areva.  

Areva a résulté du rapprochement entre les deux bouts de la chaîne, l’industrie et le retraitement. Et par ambition, folie ou vanité, elle est venue concurrencer EDF dans la maîtrise du système. Tout a à peu près tenu jusqu’à quelques événements qui ont progressivement acté la destruction du système, commencée au moment du gouvernement Jospin avec l’arrêt du Superphénix et l’hystérie de Mme Voynet. En effet les « roses » avaient besoin pour gouverner de l’appui d’un groupuscule qui n’avait comme vecteur de réflexion que l’anti-nucléaire. Et peu à peu on a multiplié les systèmes qui ont progressivement cassé la logique. Je cite simplement la contribution au service public de l’électricité (CSPE), mise en place dès 2003, une taxe énergétique ajoutée directement sur les factures d’électricité des consommateurs d’électricité français. Je me suis battu pour me faire rembourser la CSPE par le gouvernement français. Destinée en principe à la modernisation de l’outil, la CSPE sert en réalité à subventionner les énergies renouvelables : aujourd’hui, 80 % à 90 % de la CSPE part à destination des subventions pour le renouvelable. Le montant, environ 2 milliards par an collectés par EDF sur les factures des abonnés au titre de la CSPE, était ensuite reversé par EDF à l’État qui le distribuait aux heureux bénéficiaires. Et l’État oubliait de rembourser EDF. Je me souviens avoir eu à ce titre plusieurs fonds de roulement augmentés de 2 milliards par an. Quand cela a atteint 6 milliards j’ai décidé d’arrêter de payer l’État. Ce fut un combat acharné qui détournait évidemment des sujets essentiels. 

En 2010, sous la pression de Bruxelles, inspirée par qui on sait, la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) a été votée alors que la droite était au gouvernement. La doctrine européenne repose sur un dieu, un veau d’or : la concurrence, le bonheur des peuples par la concurrence. « La liberté par le travail », proclamait-on en des temps tragiques, aujourd’hui, c’est le bonheur par la concurrence … tant il est évident que le monopole fait le malheur des populations ! 

(…)

J’ai assisté à ce spectacle, je me suis débattu, j’ai fait part de mon indignation au gouvernement. « La concurrence ! La concurrence ! » fut la seule réponse que j’obtins. De concurrence il n’y en a pas, il n’y a que nous qui produisons. Les autres vendent notre production à nos clients. « La concurrence va faire baisser les prix ! ». Non, cela ne va pas faire baisser les prix. 

Nous avons donc vendu à nos concurrents. On voulait m’imposer 36 euros le mégawatt/heure. Au bout d’un combat homérique j’ai arraché 42 euros, sous les hurlements des concurrents qui n’existaient pas. Le prix de revient (coût complet, y compris les provisions pour démantèlement, renouvellement, etc.) tourne aujourd’hui avec le parc nucléaire existant autour de 60 ou 65 euros. Pourquoi les 36 euros ? C’était le coût sec, le coût direct de production sans aucune prise en compte des provisions pour démantèlement, renouvellement, etc.

(…)

Quand vous assistez à tout ça il y a des moments où vous vous posez des questions en tant que patriote et en tant que citoyen mais vous vous battez quand même. C’est une drogue. S’ajoutaient à cela les attaques de l’ex-Areva. Ils avaient fait faillite entre-temps après avoir pourri le système. Mais pour éviter d’annoncer la faillite on avait fait acheter par EDF un outil industriel qu’elle ne sait pas gérer parce que ce n’est pas son métier. Ainsi va le monde.

Ça c’est pour le nucléaire. 

Le summum n’était pas encore atteint.

En 2012, parmi les candidats à la candidature socialistes figure mon ami Strauss Kahn, finalement empêché pour des raisons non professionnelles. Un certain François est alors choisi comme candidat PS et envoie l’incomparable Michel Sapin pour négocier l’accord PS-EÉLV. Ce grand homme (n’oubliez jamais son nom !) et Jean-Vincent Placé, le conseiller politique de la secrétaire nationale, se réunissent nuitamment, comme c’est la coutume. à 2 heures du matin Placé appelle en catastrophe Cécile Duflot : « Nous voulions demander l’arrêt de deux réacteurs nucléaires, les socialistes nous en proposent 24 ! » Il n’en revenait pas. Et, au petit matin blême sort le programme commun où figure l’arrêt de 24 réacteurs nucléaires. Quand vous êtes patron d’EDF vous n’avez pas le droit d’intervenir dans une campagne politique mais vous avez derrière vous 200 000 personnes qui attendent au moins une réaction de votre part à défaut de pouvoir intervenir, j’accepte une interview du quotidien Le Parisien. C’était la seule information du jour. « Ce n’est pas possible, on ne peut pas tuer le nucléaire, un atout formidable de la France, un million d’emplois : 250 000 emplois directs, 230 000 chez les sous-traitants et 500 000 chez les « électro-intensifs », ces entreprises qui ont choisi la France parce que nous avons l’électricité la plus compétitive ! ». Hurlements du candidat qui déclare dans une interview au Point : « Si je suis élu, les deux premiers dont je couperai la tête seront Squarcini et Proglio » (Squarcini est passé à la trappe, je suis resté). Réalisant quand même qu’il était allé trop loin, il appelle un de ses amis : « 24 c’est peut-être un peu beaucoup. Nous allons rectifier le tir. Quelle est la plus vieille centrale ? ». Fessenheim, lui répond son interlocuteur après avoir consulté internet. « Eh bien nous allons fermer Fessenheim ! ». Mais celui qui vient de consulter internet ne sait pas que l’on vient d’investir 1,5 milliard pour rénover Fessenheim, la centrale considérée comme la plus sûre et la plus moderne par l’ASN.

Là on arrive à un point de sidération.

Sans véritable débat, il est décidé, au doigt mouillé, comme l’ai dit à l’Assemblée nationale – que la part du nucléaire doit baisser à 50 %. Nous étions alors à 73 % ou 75 % … 50 % c’était un chiffre rond. La part du nucléaire fixée à 50 % vient de là. Évidemment la question de la provenance des autres 50 % n’a effleuré personne.

Dès ce moment-là le nucléaire a été condamné. 

(…)

Mais il fallait un peu plus étrangler la bête.

Il est décidé qu’EDF n’a plus le droit de gérer les réseaux qui lui appartiennent. RTE, le transporteur mais aussi un système d’optimisation, devient indépendant. Or qui dit indépendant dit déboussolé. Ce n’est pas une autorité, c’est une mission qui fait partie intégrante d’un système. RTE étant devenue indépendante EDF doit reconstituer sa capacité d’optimisation du système électrique hors RTE.

Comme la gangrène, cela s’est étendu aux réseaux de distribution. EDF n’a plus le droit de gérer les réseaux de distribution donc n’a plus accès aux clients. On a fait d’EDF un fournisseur indépendant d’énergie comme on en trouve dans les pays libéraux.

Ma fascination pour l’application scientifique de cette destruction massive n’a pas cessé. On a fracassé ce qui était le système de référence.

Mais on se réjouit : Nous allons construire des éoliennes en mer, c’est formidable ! De plus en plus loin des côtes pour qu’on ne les voie pas. Aujourd’hui c’est 12 kilomètres, bientôt ce sera 32 et dans quelques temps, quand les pêcheurs auront protesté, ce sera 50 kilomètres. Il faudra donc qu’elles soient flottantes car on ne pourra plus les ancrer. Cela devient totalement ruineux, sans parler des risques de tempêtes. Les éoliennes terrestres coûtent moins cher mais on a compris que les gens n’en veulent plus. Ils les saboteront s’il le faut, comme les portiques sur les autoroutes … je n’ai pas trop de craintes pour les éoliennes terrestres, le peuple s’en chargera. 

 

Partager cet article
Repost0