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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 22:28
BANQUE ET POLICE

 

 

LES BANQUIERS ET LEURS CLIENTS : UNE POLITIQUE MANAGÉRIALE QUI A DÉSHUMANISÉ LEURS RAPPORTS

Poursuivons et terminons notre pérégrination sur le pire que nous ayons vécu dans ce monde de la banque.

Elle évolue dans un sens qui va jusqu’au mépris du client et à qui elle ne cesse d'imposer des contraintes nouvelles tout en diminuant sans cesse la qualité du service rendu.

Suite de

https://www.olonnes.com/2022/10/les-banques-n-aiment-plus-leurs-clients.html

D’un côté, nous sommes informés souvent de nouvelles mesures souvent contraignantes pour protéger nos données personnelles sur nos portables, sur nos ordinateurs personnels... et de l’autre côté nous apprenons régulièrement que des hackers avaient encore réussi à s’introduire dans les ordinateurs soi-disant protégés et à voler des données personnelles médicales, financières, bancaires ...des particuliers, des entreprises, des services d’État...

 

LA BANQUE COLLECTEUR INTRAITABLE DE VOS DONNÉES PERSONNELLES 

Nous avons été très choqués des demandes d’un de nos « conseiller commercial » qui, avant de répondre à nos attentes objet d’un rendez-vous programmé, a commencé à vérifier si nous étions à jour de nos données personnelles dans les fichiers de la banque et si nous pouvions ainsi les justifier : domicile, date de naissance, situation de famille, revenus ...

Nous étions prévenu de cette entrée en matière par courrier. Donc, nous avions préparé quelques justificatifs mais nous n’étions pas préparés à un tel interrogatoire de police et même à une vérification tatillonne de nos justificatifs...surtout que nos rapports avec cette banque datent de plus de 30 ans !

Mais là, comme la liste des questions posées s’allongeait tellement que nous avons dit que nous voudrions passer à la question posée pour le rendez-vous : clore un compte d’assurance vie pour une opération urgente !

Notre requête a été très mal perçue...nous refusions ainsi de répondre à toutes les questions qu’il devait poser pour compléter toutes les rubriques figurant sur son écran. Certaines peut-être n’étaient effectivement pas à jour.

Nous voudrions savoir pourquoi le « conseiller » qui nous faisait l’honneur de nous recevoir le prenait de si haut et nous faisait la leçon. Simplement, nous voulions savoir où il voulait en venir et si nous étions dans l’obligation de répondre à toutes ses questions. La réponse fut : c’est la loi, ce sont des circulaires qui nous imposent de faire cela. Si nous ne répondions pas, il refuserait de nous donner tout conseil : pas d’information, pas de conseil !!! Nous avons donc réitéré simplement notre demande de justifier le pourquoi de cette inquisition et son fondement et lui rappelant que nous étions un client...Nous lui avons suggéré faire venir sa chef !...il est effectivement sorti de son bureau. Son retour fut, sans sa chef, mais avec le document qui figure ci-dessus. Ce document est censé justifier son droit d’inquisiteur.

C’est la copie d’un arrêté de 2009, signé Christine LAGARDE, qui fixe les droits et devoirs des banques en matière d’informations « liées à la connaissance du client et de la relation d’affaires aux fins d’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme » 

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement...du pur jus de l’énarchie.

Mais, en fin de compte, notre conseiller de la banque dont nous sommes client depuis plus de 30 ans se demande si, par hasard, nos revenus ne proviendraient pas d’opérations de blanchiment d’argent sale ou du financement du terrorisme !!

Il aurait pu nous demander cela et ne pas aller jusqu’à nous demander la copie de notre déclaration d’impôt.

 

UNE PROCÉDURE ET DES DEMANDES HORS NORMES...MAIS LES « OBLIGATIONS LAGARDE » OÙ NOUS MÈNENT-ELLES EN MATIÈRE DE LIBERTÉ

Certes on peut comprendre que la banque ait besoin de connaitre ses clients. Pour cela rien n’est plus simple que de fixer un rendez-vous régulièrement et de lui poser les bonnes questions.

Invoquer une « circulaire » de 2009 (version en vigueur au 29 mars 2021) pour collecter des informations très personnelles qui iront on ne sait où, consultables par on ne sait qui, est un manque sérieux de professionnalisme. Les banques maintenant ont accepté cette contrainte et piègent leurs clients. Ce type d’action auprès des particuliers n’a jamais empêché la fuite des capitaux et la circulation de l’argent sale.

Pour nous, une circulaire n’impose pas à une banque d’être l’auxiliaire de services de renseignements avec du personnel non qualifié pour ce type d’opération. Si elle acquiesce par devoir, obligation ou complaisance elle devrait se faire que dans des circonstances précises en avisant clairement me client et sous contrôle de l’utilisation et de la destination des informations collectées ...

De plus, cette mesure n’a pas empêché les transferts de fonds par des politiciens, par des patrons d’entreprises en quête de paradis fiscaux pour échapper à l’impôt en France.

Comme nous étions un client obtus, borné notre conseiller a condescendu, pour se débarrasser de nous, d’accéder à notre demande de liquidation de l’assurance vie concernée objet de notre rendez-vous.

N’empêche que les demandes d’informations du « conseiller » se fondant sur les pseudo risques de blanchiment d’argent ou pire de financement du terrorisme ainsi manipulées maladroitement par un employé de banque est une sublime HUMILIATION du client et un danger latent d’utilisation dévoyée de nos données personnelles de client d’une banque.

La techno hiérarchie de la banque a oublié les bases du métier:

  • Respect du client qui la fait vivre,
  • Mesures de protection des données personnelles,
  • Formation du personnel en contact avec la clientèle. 

 

 

 

 

 

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 18:06
QUELLE BELLE INVITATION FAITE PAR L'AGENCE BANCAIRE À SON CLIENT

QUELLE BELLE INVITATION FAITE PAR L'AGENCE BANCAIRE À SON CLIENT

 

 

LE CLIENT CET INCONNU ! L’OVNI

Poursuivons notre chemin sur les rapports entre les clients et leurs banques

Voir :

 https://www.olonnes.com/2022/09/les-banques-n-aiment-plus-leurs-clients.html

Votre Agence bancaire est un lieu particulier fait pour générer la confiance entre un membre du personnel « mon banquier » et son client qui a souvent des sujets confidentiels à exposer. Cette situation s’oppose donc à la dépersonnalisation des rapports entre le client et sa banque.

Cela, les grands managers du monde bancaire l’ont oublié et les victimes de cet oubli sont,bien sûr, les clients mais aussi le personnel de la banque qui subit les conséquences de cette mutation mal gérée si l’on en juge par les résultats : la culture de la confiance entre la banque et son client est devenue la culture de la défiance.

Quand vous réussissez à rentrer dans une agence bancaire après avoir sauté les barrières comme celles des obligations de prendre rendez-vous par téléphone avec des obstacles successifs et des rappels nécessaires ou des attentes prolongées bercées par des musiques débiles ou des pubs, vous recevez un accueil qui peut être surprenant parfois même scandaleux. Jugez vous-mêmes...

D’abord maintenant quand vous entrez dans « votre » agence vous n’êtes plus un client connu et reconnu, vous êtes un OVNI, un Oublié Volontairement  Non Identifié.

En effet, le « turn over » du personnel fait que, si vous n’êtes pas venu depuis quelques semaines dans votre agence, aucun conseiller de votre banque ne vous reconnait. Vous êtes l’inconnu dans la maison et parfois même l’intrus.

Cela a de nombreuses conséquences plus détestables les unes que les autres.

Vous vous présentez mais en face de vous le personnel, lui, n’est pas identifié et ne se présente pas ...ce n’est donc plus la chaleur de l’accueil que nous avions connue. Pour les banques, le réchauffement climatique est devenu le refroidissement des relations clients/banques.

 

L’HUMILIATION ET LA SÉGRÉGATION

Reçu, après une attente plus ou moins longue, par un conseiller qui vous est inconnu il vous faut vous présenter une nouvelle fois et là le supplice de l’interrogatoire commence.

Comme vos données personnelles ne sont jamais à jour il faut fournir une pièce d’identité à jour, un justificatif de domicile...

Malheur à vous si le conseiller s’aperçoit que vous avez un âge certain...vous devez passer un premier test. Garantie pour le banquier aussi authentique qu’humiliante...objectif :  savoir si vous êtes encore capable de lire, écrire et compter...l’employé en face de vous sera juge de votre QI ...

Ce n’est pas suffisant il doit juger de votre capacité à gérer. Deuxième test sur les connaissances en matière bancaire ! Ségrégation, discrimination. Pour les banquiers une personne âgée est présumée débile.

À cet instant, nous, clients, ne savons pas qui est le plus gêné : le banquier ou son client ?

Le banquier vous explique alors que ces humiliations seraient nécessaires pour éviter les conséquences, pour la banque, des risques de sénilité, d’incapacité de son client et que la pratique des tests lui est imposée...bravo pour le management !

Nous répondons à cela qu’une banque digne de la fonction qu’il exerce doit connaitre et suivre ses clients. Car le personnel devrait connaitre au moins les clients qui lui sont affectés. 

Quand un client dépose des fonds à sa banque depuis son ordinateur et opère diverses transactions le banquier ne lui demande jamais rien !...du moment que le client connait ses codes et mots de passe.

 

LE PERSONNEL DES BANQUES QUI EST AU CONTACT DES CLIENTS SOUFFRE D’UNE DOUBLE PEINE : UNE FORMATION INSUFFISANTE ET UN MANAGEMENT HORS SOL

La Banque ne cesse de vivre des mutations avec les moyens de traitement numérisés et demain l’intelligence artificielle. « Au guichet », le client s’aperçoit vite que son conseiller, en face de lui, patauge devant son écran, vous pose deux fois la même question, déchire le document qu’il vient d’imprimer et finit par vous dire de repasser demain ou c’est le fameux : « on vous enverra un mail ! » Qui n’arrive pas le lendemain !

La carence relevée ci-dessus peut venir aussi bien d’un manque d’expérience du personnel que des déficiences très fréquentes de l’informatique. N’oublions pas qu’une grande part des logiciels bancaires sont faits par des prestataires de service techniciens certes mais pas banquiers. Et n’oublions pas non plus que tout logiciel est heureusement évolutif et que les utilisateurs doivent être formés en conséquence ?   

Quant à l’accueil et la gestion des clients cela s’apprend aussi et la gestion des ressources humaines née tardivement dans le monde bancaire a sans aucun doute d’énormes progrès à faire.

C’est « pas la faute à l’informatique » c’est la faute de ceux qui la servent mal et aussi la faute des autorités de tutelle des banques (Ministère des Finances) qui ne cessent d’imposer des normes et contraintes à géométrie variable

 

À SUIVRE :

 

LE BANQUIER AUXILIAIRE DE LA POLICE ET DU FISC

 

 

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