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18 septembre 2023 1 18 /09 /septembre /2023 10:07
LES COLLECTIVITÉS DOIVENT AVOIR UN BUDGET EN ÉQUILIBRE L'ÉTAT S'EST AFFRANCHI DE CETTE OBLIGATION ET LES FINANCES PUBLIQUES SONT MALADES

LES COLLECTIVITÉS DOIVENT AVOIR UN BUDGET EN ÉQUILIBRE L'ÉTAT S'EST AFFRANCHI DE CETTE OBLIGATION ET LES FINANCES PUBLIQUES SONT MALADES

 

 

 

 

 

LE BUDGET 2024 : UNE ÉPREUVE POUR LE GOUVERNEMENT ET LES CHIFFRES PARLERONT PEUT-ÊTRE ...LA FRANCE VA-T-ELLE TRÈS MAL ?

suite de

https://www.olonnes.com/2023/09/un-budget-2024-sincere-impossible.html

 

En cette fin septembre 2023, le Gouvernement achève dans la douleur en lâchant des informations parcellaires et contradictoires la préparation du budget 2024. L'heure de vérité ou celle du mensonge que nous attendons avec une grande inquiétude va sonner. En effet, les bruits de couloir ou fuites intentionnelles ou pas ne sont pas rassurantes.

Pourtant des barrières vertueuses avaient été dressées pour que ce deuxième mandat du Président MACRON se termine sur une bonne note...paroles... paroles...

L'État français est piégé : les caisses sont vides mais il ne faut pas le dire, la confiance en la solvabilité de la France est ébranlée,  le recours au crédit va donc être de plus en plus difficile, les engagement de bonne conduite au sein de l'Euro ne sont pas tenus et l'épée de Damoclès des sanctions est suspendue au-dessus de la tête des français : la France en danger !

 

DES VŒUX MAIS PAS DES ENGAGEMENTS CRÉDIBLES : IL Y A EU POURTANT LE "PROGRAMME DE STABILITÉ 2023/2027"

Rappelons que le Programme de Stabilité (PSTAB) 2023-2027 a été présenté en Conseil des ministres le mercredi 26 avril 2023. En acceptant ce programme, la France s'est engagée à revenir à  des pratiques vertueuses notamment en matière de déficit budgétaire donc de dette !

La France n'a pas tenu ses engagements.

L' objet du PSTAB était d'exposer les prévisions de croissance et la trajectoire des finances publiques à horizon 2027.

À partir de ces hypothèses, le gouvernement s'engageait donc au retour à l'orthodoxie budgétaire :

- au  retour à des "comptes publics normalisés" ...ces 3 mots accolés sont bien l'aveu que l'État français avait une conduite répréhensible en matière budgétaire. Cet engagement est conditionné par la fin des crises sanitaires (c'est fait !) et celles de l’énergie (c'est en cours),

-le déficit public reviendrait sous le seuil de 3 % de PIB à l’horizon 2027, et ce grâce à un redressement du solde structurel de 1,3 point entre 2023 et 2027 et à la dynamique attendue de l’activité,

- la dette publique s’inscrirait en baisse à l’horizon 2027, avec une stricte décroissance année après année sur l’ensemble de la trajectoire et à un rythme marqué à compter de 2026.

Ce "programme de stabilité" répond à une demande expresse de l'Europe qui craint les écarts de conduite  budgétaire de la France dont la dette dont on parle tant.

Et pourtant "quoi qu'il en coûte" a fait fi de ses engagements et poursuit sa politique dépensière.

 

UN BUDGET 2024 QUI DEVRAIT SE VOULOIR VERTUEUX ET NE LE SERA PAS : LA DETTE, UNE CATASTROPHE  !

Régulièrement comme d'habitude avec l'arrivée des vacances les médias nous ont abreuvés de nouvelles qui pouvaient nous faire croire que l'argent coulait à flot et que le Gouvernement pouvait distribuer des chèques à tout va malgré  "l'état dégradé de nos finances publiques" comme l'a dit le Président de la Cour des Comptes lors de sa présentation du rapport relatif à la situation et aux perspectives des finances publiques !

"Français cigales" partez en vacances en toute quiétude, tout va bien ! Faites comme nous au Fort de BRÉGANÇON ! les pieds dans l'eau, la tête dans les nuages ! mais la rentrée ne sera pas joyeuse !

Malgré cette situation critique, les  discours irresponsables du Gouvernement Élisabeth BORNE veulent nous faire croire qu’en augmentant les charges et en diminuant les recettes par rapport à 2023 il va présenter un budget vertueux c’est-à-dire simplement moins en déséquilibre que ceux de ces dernières années, moins de dettes, des économies sur les charges, pas d'impôts nouveaux et même moins d’impôts entre autres, pour les classes moyennes !

Or, quand on regarde et analyse le détail du projet de budget 2024 il faut constater qu'il n'y a aucun signe concret de volonté de redressement.

Les Gouvernements Macron successifs n’ont fait que suivre en pire leurs prédécesseurs dans la facilité et l'irresponsabilité.


C'est que la dette en 2023 a crevé le plafond catastrophique des 3 000 milliards d’euros. Cela n'a l'air de gêner personne mais il faut le dire et nous expliquerons dans nos prochaines parutions à nos concitoyens le grand danger que cela fait peser sur la France.

Pour ne pas créer de panique "financière" et pour cacher son incurie "quoi qu'il en coûte", le Gouvernement est obligé d'occulter  la dure vérité et les menaces qui pèsent sur la France et de faire de nouvelles promesses d'efforts de redressements dont on sait qu'elles n'engagent que ceux qui les écoutent.

 

À SUIVRE

 

MENACES TRÈS GRAVES SUR LA FRANCE QUI A TRÈS MAL À SES FINANCES PUBLIQUES

 

 

 

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14 septembre 2023 4 14 /09 /septembre /2023 20:10
BERCY : LA FABRIQUE DU BUDGET DE LA FRANCE

BERCY : LA FABRIQUE DU BUDGET DE LA FRANCE

 

 

 

 

AVEC LA RENTRÉE, PARLONS DU BUDGET DE L'ÉTAT

 

RAPPEL : LE BUDGET DE L'ÉTAT EST UNE ÉNORME ET COMPLEXE MACHINE

Nous allons tenter d'un peu clarifier la situation avant de vous donner une analyse de ce qui pourra, dans la difficulté, être proposé au Parlement. Et on reparlera de l'article 49 3 pour le ou les votes du ou des budgets.

Le budget de l’État doit correspond à l’ensemble de ses ressources et de ses dépenses. Il faut pour que le Parlement puisse juger et voter ce qui est le budget de l'État que la proposition du Gouvernement soit "sincère". La Cour des Comptes a dans le passé osé parler "d'insincérité" des comptes".

L’essentiel des ressources provient des impôts et des taxes payées par les citoyens et les entreprises. Les dépenses correspondent à l’argent que l’État utilise pour financer toute l'action publique : police, justice, recherche, éducation…mais maintenant cela va bien au-delà. Ne serait-ce que pour englober les dépenses au titre des engagements sociaux et autres.

En 2023, c'est 40 ans de déficit des budgets qui aboutissent à faire apparaître une accumulation au fil des années la dette de l’État qui est supérieure à 3 000 milliards d'euros ! Une situation dangereuse qui pèse sur la crédibilité de la France au regard de l'Europe et du monde financier.

Il ne faut pas oublier que les budgets des États composant la zone "EUROS" sont liés par le fameux "pacte de stabilité et de croissance" qui  désigne un ensemble de critères que les États de la zone euro se sont engagés à respecter vis-à-vis de leurs partenaires...et c'est là où la dette française colossale pose des limites au "quoi qui l'en coûte".

 

BUDGETS DE L'ÉTAT

Rappel des chiffres 2023 des budgets de l'État (sources : https://www.budget.gouv.fr/budget-etat)

 

recettes totales : 516 milliards d'euros

dépenses totales :   682 milliards d'euros 

déficit prévu : 166 milliards d'euros ...la prévision sera dépassée...quoi qu'il en coûte !

puisqu'au 31 juillet 2023, le solde général d’exécution s’établit à -169,0 milliards d'euros contre -131,2 à fin juillet 2022.

Pour le seul "Budget Général" qui est celui des fonctions régaliennes qu'on pourrait qualifier d'obligation pour un État :

recettes : 293 milliards d'euros

dépenses : 455 milliards d'euros

déficit prévu : 162 milliards d'euros pour 2023

 

LES FINANCES PUBLIQUES

Ce serait trop simple, il faut savoir que pour avoir une idée des "finances publiques" il faut englober et prendre les quatre secteurs  :

  • l’État et les Organismes divers d’administration centrale (ODAC) : ces deux secteurs réunis composent l’ensemble des administrations publiques centrales,
  • les administrations publiques locales (APUL) qui incluent l’ensemble des collectivités territoriales mais aussi les organismes divers d’administration locale,
  • les administrations de sécurité sociale (ASSO) qui regroupent les ODASS et l’ensemble des régimes d’assurance sociale : régime général et régimes spéciaux de Sécurité sociale, régimes de retraite complémentaire ou assurance-chômage.
Et c'est la surprise (les chiffres connus sont de 2020)
 
dépenses  : 1 422,8 milliards d'euros
recettes : ; 1 210,8 milliards d'euros
Déficit des finances publiques : 212 milliards d'euros !
 
Retourner à l'équilibre budgétaire, ce n'est donc pas pour demain ! et pourtant il faudra bien y arriver un jour!
 
 
À SUIVRE :
LE BUDGET 2024 UNE ÉQUATION DIFFICILE À RÉSOUDRE
 

 

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10 septembre 2023 7 10 /09 /septembre /2023 19:07
EDF A EU DE GRANDS PATRONS MAIS LA POLITIQUE L'A TUÉE

EDF A EU DE GRANDS PATRONS MAIS LA POLITIQUE L'A TUÉE

 

 

 

HOMMAGE À UN GRAND COMMIS DE L’ÉTAT : MARCEL BOITEUX

 

Marcel BOITEUX s’est éteint à 101 ans mais il nous laisse la lumière. Merci à ce visionnaire, grand et brillant commis de l’État, merci à sa ténacité.

Il a été de 1967 à 1987 à la tête de l’EDF. Réagissant à l’embargo pétrolier de l’OPEP en 1973 il a lancé le plan nucléaire français, vaste programme qu’il a su imposer puis défendre contre vents et marées.

En 2022, l’histoire lui a donné (hélas ? ) raison...la France vivait sous la menace de coupures d’électricité, peur d’un hiver réfrigérant avec des coupures d’électricité.

Cette peur ne l'oublions pas demeure en 2023 !

 

LE SABORDAGE DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE : L’ŒUVRE DES ÉCOLOGISTES ET DES POLITIQUES UNIS POUR METTRE À BAS UN FLEURON FRANÇAIS

Durant son règne chez EDF et après celui-ci, Marcel BOITEUX a dû faire face à la coalition aussi hétéroclite qu’irresponsable de personnalités comme François MITTERRAND, Ségolène ROYAL, et après Emmanuel MACRON... à la traîne d’écologistes qui ne représentent rien si ce n’est des voix éphémères  aux élections ...

Ces politiques ont suivi bêtement le courant gaucho écologiste, lobby qui est soutenu par les allemands et les américains qui ont réussi à casser l’essor de la filière nucléaire française et en 2023...on en est à la relance d’un plan nucléaire ! Que de temps et de milliards d’euros perdus pour la France.

Sous Marcel BOITEUX, EDF rendait la France énergétiquement indépendante et même exportatrice d’électricité...en 2022/2023 il faut relancer le nucléaire, prolonger la durée de vie des centrales nucléaires existantes et le comble du déshonneur pour EDF : remettre en route les vieilles centrales fonctionnant au gaz et au charbon : les solutions les plus polluantes !

Marcel BOITEUX a dû ressentir comme tous les français l’humiliant « démantèlement », sabordage  de ce qui aurait permis à la France d’avoir non seulement le leadership sur la filière et sur la recherche dans le domaine mais aussi mais celui de l’Institution EDF menacée par l’Europe aussi de démantèlement !

 

UN OUBLI À RÉPARER : MERCI MARCEL BOITEUX !

 

Oui, nous aussi avions un peu oublié Marcel BOITEUX retraité. Nous aurions dû le citer dans notre parution

https://www.olonnes.com/2023/08/l-obsession-allemande-de-detruire-edf-avec-l-internationale-des-ecolos.htmlavions

Nous aurions tant aimé que la France lui rende l’hommage auquel il aurait eu droit...La France dit merci à MARCEL BOITEUX.

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30 août 2023 3 30 /08 /août /2023 19:06
EDF,  UNE PERLE FRANÇAISE VICTIME DE L'ALLEMAGNE ET DES ÉCOLOS

EDF, UNE PERLE FRANÇAISE VICTIME DE L'ALLEMAGNE ET DES ÉCOLOS

 

 

 

 

L'ANCIEN PATRON D'EDF HENRI PROGLIO NOUS LIVRE SA TERRIBLE ET CONSTERNANTE ANALYSE ET SON VÉCU DE LA MISE À MORT D'EDF

 

 

 

 

Extrait du Site  "La lettre patriote" du 28 08 2023

L'Objectif Français avec EDF entreprise nationale:

HYDROLOGIQUE + NUCLÉAIRE = INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE DE LA FRANCE ET PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT

 

HENRI PROGLIO  (https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Proglio)

est intervenu au séminaire de la fondation Res Publica, pour évoquer la destruction planifiée d’EDF. Voici les meilleurs extraits de son intervention. Lisez, c’est dramatique.

"La destruction d’EDF, drame absolu, a été structurée, voulue et obtenue."

 

 

« La destruction d’EDF, drame absolu, a été structurée, voulue et obtenue.

(…)

La France a voulu son indépendance énergétique, l’a construite et l’a accompagnée à la fois industriellement et politiquement pendant soixante-dix ans.

En 1946 la France, dans un état difficile, pour ne pas dire plus, était dotée d’un vrai gouvernement – cela arrive de temps en temps par les hasards de l’Histoire – à l’époque gaulliste et communiste. Constat fut fait que ce pays qui avait tellement de défis à remporter se devait de mettre parmi les priorités le sujet de l’énergie. La France n’avait pas beaucoup de ressources propres, pratiquement pas de gaz, pas de pétrole, beaucoup moins de charbon que ses voisins. Elle était donc presque complètement dépendante de ses importations, chose qui n’avait pas échappé à la pertinence des politiques de l’époque. Si nous voulons construire un avenir pour ce pays, lui donner un atout, il faut résoudre ce problème, s’étaient-ils dit.

Ils s’étaient lancé trois défis : le défi de l’indépendance du pays en matière d’électricité, le défi de la compétitivité du territoire et le défi – communiste – de la construction d’un service public de l’électricité fondé sur des principes simples : l’accès de tous à ce service public, quels que soient la classe sociale et le lieu de résidence, au même prix et avec la même qualité de service.

(…)

Un peu plus de cinquante ans plus tard, au début du XXIème siècle, la France était exportatrice d’électricité, l’électricité française était deux fois moins chère que l’électricité allemande (et environ deux fois moins chère que la moyenne européenne) et le contrat de service public français faisait figure de réussite exemplaire dans le monde entier.

Enfin nous avions remporté un défi auquel nous n’étions pas confrontés au début de la période, celui des émissions de gaz à effet de serre. Si la France est vertueuse dans ce domaine, c’est parce qu’elle produit de l’électricité pratiquement sans émissions. Cela grâce au pari pris à l’époque qui reposait sur le choix technologique de l’hydraulique et du nucléaire. La France avait osé se lancer dans cette voie, avec les difficultés considérables que cela représentait, notamment des investissements colossaux réalisés sur une longue durée car ces installations (barrages, réseaux) s’amortissent sur près d’un siècle. Et nous constatons aujourd’hui que les centrales elles-mêmes peuvent dépasser les trente ans d’origine et les quarante ans actuels.

Ces choix avaient été compliqués.

En matière d’hydraulique il avait fallu faire des investissements lourds, à l’époque sans trop de difficultés, mais aussi surmonter les embûches liées à la nécessité d’engloutir des villages entiers. Tout avait été transféré, y compris les cimetières, mais il subsistait évidemment des réticences et la nostalgie des personnes qui voyaient disparaître leurs souvenirs de jeunesse. Toutefois les « écolos » étaient moins puissants à l’époque qu’aujourd’hui.

(…)

Il faut rendre hommage à tous les grands ingénieurs de cette tradition industrielle d’avoir réussi ce défi et aux politiques de l’avoir accompagné sans faillir, au-delà de toutes les turbulences du monde politique et de toutes les fluctuations des élections. On rappellera quand même que François Mitterrand qui, lors de sa campagne électorale de 1981, s’était engagé à arrêter le nucléaire, a construit sur ses deux mandats plus de centrales qu’il ne s’en est construit avant et même après. L’équipement a été continu, rendons-lui cet hommage.

Ces choix ont été réalisés. Donc au début du XXIème siècle la France a un atout considérable. Mais le monde qui nous entoure bouge. C’est à cette époque que l’on commence à parler de « tournant énergétique », que l’Allemagne se met à zigzaguer et aspire à une Energiewende. Les Allemands avaient en effet de quoi se préoccuper car leur électricité était essentiellement à base de charbon et surtout de lignite, qui est bien pire que le charbon (et auquel ils retournent actuellement d’ailleurs). En matière d’émissions de gaz à effet de serre, il n’y a pas mieux ! L’Allemagne a donc engagé des sommes gigantesques dans le renouvelable. À ce jour l’Allemagne a investi 600 milliards d’euros dans le renouvelable sur les 1000 milliards d’euros investis par l’ensemble des pays européens. 600 milliards d’euros qui ne servent à rien, qui ont fait exploser les deux grands électriciens : E.ON dans le Nord et RWE dans la région de la Ruhr. Au bord du dépôt de bilan, ces deux électriciens ont été sauvés par la République fédérale.

(…)

Les Allemands ne pouvaient pas supporter l’idée de garder à leur porte un pays, un concurrent, qui disposait d’un atout compétitif tel qu’EDF. Depuis vingt-cinq ou trente ans, l’obsession allemande est de détruire EDF. Ils y ont réussi.

Je n’en veux pas aux Allemands, ils ont défendu les intérêts allemands. J’en veux plus aux Français de ne pas avoir défendu la France.

Voilà le constat : nous étions à l’optimum et nous avons aujourd’hui plus qu’abîmé, détruit l’un des atouts majeurs que gardait notre pays dans le domaine de l’industrie et celui du service public.

(…)

quand j’ai pris les rênes d’EDF en 2009 tout le monde considérait, à juste titre, qu’EDF était le chef de file du nucléaire français.

Cela malgré les aboiements à la porte de ce qu’était devenue Areva.  

Areva a résulté du rapprochement entre les deux bouts de la chaîne, l’industrie et le retraitement. Et par ambition, folie ou vanité, elle est venue concurrencer EDF dans la maîtrise du système. Tout a à peu près tenu jusqu’à quelques événements qui ont progressivement acté la destruction du système, commencée au moment du gouvernement Jospin avec l’arrêt du Superphénix et l’hystérie de Mme Voynet. En effet les « roses » avaient besoin pour gouverner de l’appui d’un groupuscule qui n’avait comme vecteur de réflexion que l’anti-nucléaire. Et peu à peu on a multiplié les systèmes qui ont progressivement cassé la logique. Je cite simplement la contribution au service public de l’électricité (CSPE), mise en place dès 2003, une taxe énergétique ajoutée directement sur les factures d’électricité des consommateurs d’électricité français. Je me suis battu pour me faire rembourser la CSPE par le gouvernement français. Destinée en principe à la modernisation de l’outil, la CSPE sert en réalité à subventionner les énergies renouvelables : aujourd’hui, 80 % à 90 % de la CSPE part à destination des subventions pour le renouvelable. Le montant, environ 2 milliards par an collectés par EDF sur les factures des abonnés au titre de la CSPE, était ensuite reversé par EDF à l’État qui le distribuait aux heureux bénéficiaires. Et l’État oubliait de rembourser EDF. Je me souviens avoir eu à ce titre plusieurs fonds de roulement augmentés de 2 milliards par an. Quand cela a atteint 6 milliards j’ai décidé d’arrêter de payer l’État. Ce fut un combat acharné qui détournait évidemment des sujets essentiels. 

En 2010, sous la pression de Bruxelles, inspirée par qui on sait, la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) a été votée alors que la droite était au gouvernement. La doctrine européenne repose sur un dieu, un veau d’or : la concurrence, le bonheur des peuples par la concurrence. « La liberté par le travail », proclamait-on en des temps tragiques, aujourd’hui, c’est le bonheur par la concurrence … tant il est évident que le monopole fait le malheur des populations ! 

(…)

J’ai assisté à ce spectacle, je me suis débattu, j’ai fait part de mon indignation au gouvernement. « La concurrence ! La concurrence ! » fut la seule réponse que j’obtins. De concurrence il n’y en a pas, il n’y a que nous qui produisons. Les autres vendent notre production à nos clients. « La concurrence va faire baisser les prix ! ». Non, cela ne va pas faire baisser les prix. 

Nous avons donc vendu à nos concurrents. On voulait m’imposer 36 euros le mégawatt/heure. Au bout d’un combat homérique j’ai arraché 42 euros, sous les hurlements des concurrents qui n’existaient pas. Le prix de revient (coût complet, y compris les provisions pour démantèlement, renouvellement, etc.) tourne aujourd’hui avec le parc nucléaire existant autour de 60 ou 65 euros. Pourquoi les 36 euros ? C’était le coût sec, le coût direct de production sans aucune prise en compte des provisions pour démantèlement, renouvellement, etc.

(…)

Quand vous assistez à tout ça il y a des moments où vous vous posez des questions en tant que patriote et en tant que citoyen mais vous vous battez quand même. C’est une drogue. S’ajoutaient à cela les attaques de l’ex-Areva. Ils avaient fait faillite entre-temps après avoir pourri le système. Mais pour éviter d’annoncer la faillite on avait fait acheter par EDF un outil industriel qu’elle ne sait pas gérer parce que ce n’est pas son métier. Ainsi va le monde.

Ça c’est pour le nucléaire. 

Le summum n’était pas encore atteint.

En 2012, parmi les candidats à la candidature socialistes figure mon ami Strauss Kahn, finalement empêché pour des raisons non professionnelles. Un certain François est alors choisi comme candidat PS et envoie l’incomparable Michel Sapin pour négocier l’accord PS-EÉLV. Ce grand homme (n’oubliez jamais son nom !) et Jean-Vincent Placé, le conseiller politique de la secrétaire nationale, se réunissent nuitamment, comme c’est la coutume. à 2 heures du matin Placé appelle en catastrophe Cécile Duflot : « Nous voulions demander l’arrêt de deux réacteurs nucléaires, les socialistes nous en proposent 24 ! » Il n’en revenait pas. Et, au petit matin blême sort le programme commun où figure l’arrêt de 24 réacteurs nucléaires. Quand vous êtes patron d’EDF vous n’avez pas le droit d’intervenir dans une campagne politique mais vous avez derrière vous 200 000 personnes qui attendent au moins une réaction de votre part à défaut de pouvoir intervenir, j’accepte une interview du quotidien Le Parisien. C’était la seule information du jour. « Ce n’est pas possible, on ne peut pas tuer le nucléaire, un atout formidable de la France, un million d’emplois : 250 000 emplois directs, 230 000 chez les sous-traitants et 500 000 chez les « électro-intensifs », ces entreprises qui ont choisi la France parce que nous avons l’électricité la plus compétitive ! ». Hurlements du candidat qui déclare dans une interview au Point : « Si je suis élu, les deux premiers dont je couperai la tête seront Squarcini et Proglio » (Squarcini est passé à la trappe, je suis resté). Réalisant quand même qu’il était allé trop loin, il appelle un de ses amis : « 24 c’est peut-être un peu beaucoup. Nous allons rectifier le tir. Quelle est la plus vieille centrale ? ». Fessenheim, lui répond son interlocuteur après avoir consulté internet. « Eh bien nous allons fermer Fessenheim ! ». Mais celui qui vient de consulter internet ne sait pas que l’on vient d’investir 1,5 milliard pour rénover Fessenheim, la centrale considérée comme la plus sûre et la plus moderne par l’ASN.

Là on arrive à un point de sidération.

Sans véritable débat, il est décidé, au doigt mouillé, comme l’ai dit à l’Assemblée nationale – que la part du nucléaire doit baisser à 50 %. Nous étions alors à 73 % ou 75 % … 50 % c’était un chiffre rond. La part du nucléaire fixée à 50 % vient de là. Évidemment la question de la provenance des autres 50 % n’a effleuré personne.

Dès ce moment-là le nucléaire a été condamné. 

(…)

Mais il fallait un peu plus étrangler la bête.

Il est décidé qu’EDF n’a plus le droit de gérer les réseaux qui lui appartiennent. RTE, le transporteur mais aussi un système d’optimisation, devient indépendant. Or qui dit indépendant dit déboussolé. Ce n’est pas une autorité, c’est une mission qui fait partie intégrante d’un système. RTE étant devenue indépendante EDF doit reconstituer sa capacité d’optimisation du système électrique hors RTE.

Comme la gangrène, cela s’est étendu aux réseaux de distribution. EDF n’a plus le droit de gérer les réseaux de distribution donc n’a plus accès aux clients. On a fait d’EDF un fournisseur indépendant d’énergie comme on en trouve dans les pays libéraux.

Ma fascination pour l’application scientifique de cette destruction massive n’a pas cessé. On a fracassé ce qui était le système de référence.

Mais on se réjouit : Nous allons construire des éoliennes en mer, c’est formidable ! De plus en plus loin des côtes pour qu’on ne les voie pas. Aujourd’hui c’est 12 kilomètres, bientôt ce sera 32 et dans quelques temps, quand les pêcheurs auront protesté, ce sera 50 kilomètres. Il faudra donc qu’elles soient flottantes car on ne pourra plus les ancrer. Cela devient totalement ruineux, sans parler des risques de tempêtes. Les éoliennes terrestres coûtent moins cher mais on a compris que les gens n’en veulent plus. Ils les saboteront s’il le faut, comme les portiques sur les autoroutes … je n’ai pas trop de craintes pour les éoliennes terrestres, le peuple s’en chargera. 

 

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18 août 2023 5 18 /08 /août /2023 18:29

 

 

 

SÉCHERESSE EXCEPTIONNELLE, CHALEURS JAMAIS VUES....SACHONS RAISON GARDER ,

 

NE PAS CONDAMNER  LES CLIMATOSCEPTIQUES QUI SONT VICTIMES DES MÉDIAS QUI EUX DÉBORDENT... DE FAUSSES NOUVELLES

 

À quoi et à qui peuvent profiter ces approximations qui deviennent des mensonges et plus c'est gros, plus on en parle...nous ne résistons pas à vous donner la "dernière de Sandrine ROUSSEAU"

voir son CV incroyable !¨https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandrine_Rousseau"

Elle ose annoncer et confirmer ! "60 degrés en Espagne !!! "

On savait que les espagnols ont le sang chaud mais de là à supporter 60 degrés !

Oser dire et confirmer, pour une Universitaire chercheuse,  cette énormité pour qu'on parle d'elle c'est le summum de l'indécence et de la décadence de l'écologie "quoiqu'il en coûte" et des diplômes universitaires  et aussi hélas de la fonction de députée.

https://www.dailymotion.com/video/x8mkmcd

 

LA SAGESSE VENDÉENNE : INVESTIR ET MUTUALISER LA RÉSERVE D'EAU

La saison 2023 s'achève et l'on pourra bientôt écrire que la prudence dans la gestion de l'eau en VENDÉE a payé...mais, là aussi, il faudra continuer à investir et à ne pas faire n'importe quoi en matière d'agriculture ...la grande consommatrice d'eau potable avec ses mauvaises et nouvelles habitudes déraisonnables qui sont celles de l'agriculture chimique qui pollue les eaux et l'irrigation inutile.

Redonnons le pouvoir à l'agriculture "naturelle" et de qualité que les français consommateurs savent apprécier et qu'il faut sans cesse promouvoir.

La France n'a pas besoin de "bassines géantes" comme celles qui font tant parler d'elles en Deux-Sèvres et Sud VENDÉE qui sont la négation d'une saine gestion de l'eau : assécher les nappes phréatiques pour une agriculture irraisonnée et pire ...faire payer ces folies par les particuliers consommateurs d'eau. C'est cela la contre-écologie.

Les Vendéens privés de réserves d'eau souterraines ont bâti au fil des ans un réseau de "réserves" interconnectées. Ils peuvent mieux faire et faire plus...surtout si les nuisibles écologistes ne rééditent leur opération anti barrage AUZANCE avec la complicité d'un Préfet sur le départ Jean-Jacques BROT dont nous  ne pourrons pas dire que du bien!

https://www.dailymotion.com/video/xji4qo

La Vendée n'a pas besoin du fameux Plan EAU sorti comme par enchantement par le Président MACRON le 31 mars 2023 et dont on ne verra pas la moindre réalisation. Elle a besoin de poursuivre localement ses investissements pour préparer demain. VENDÉE : Aide-toi et le ciel vendéen t'aidra !

 

 

2023 ATTENDONS LES PLUIES ANNONCÉES AVANT DE DIRE OUF !

2023 ATTENDONS LES PLUIES ANNONCÉES AVANT DE DIRE OUF !

LE MELLEUR TAUX DE REMPLISSAGE DE CES DERNIÈRES ANNÉES

LE MELLEUR TAUX DE REMPLISSAGE DE CES DERNIÈRES ANNÉES

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17 août 2023 4 17 /08 /août /2023 20:46
MERCI AU NUCLÉAIRE !

MERCI AU NUCLÉAIRE !

 

 

 

 

« ON N’ARRÊTE PAS LE PROGRÈS !»

 

Nous sommes sidérés de voir avec quelle facilité les petits trublions pour faire éclater leurs égos et ambitions surdimensionnés réussissent à tromper le monde.

Certes, par exemple, les pourfendeurs de pacotilles des Centrales Nucléaires ont peut-être d’une part, réussi à faire progresser les normes de sécurité et la recherche en ce domaine mais d’autre part, et surtout ils ont réussi à nous priver d'une partie du développement de la recherche menée par la filière française nucléaire.

En France, 30 années de découvertes, de recherches fondamentales et appliquées perdues ont tué le progrès et les espoirs que l’on commence à redécouvrir maintenant. Merci amis écologistes !

Cette marche en avant du progrès est parfois pour le bien commun mais parfois aussi pour le pire. Aujourd’hui les prophètes de malheur ont donc le visage d’écologistes politiques opportunistes manipulés et manipulateurs professionnels qui tuent tout ce qui est le progrès en se fondant sur le pire et non sur la capacité d'éviter le pire avec les progrès permanents de la recherche. Les écologistes professionnels vivent largement et abusivement avec leurs complices de l’exploitation de la crédulité populaire et des peurs irrationnelles et infondées qu’ils distillent.

Pourtant, nous devons aux recherches sur l’atome des progrès incommensurables en médecine, biologie, énergie propre... mais vous nous direz que nous leur devons aussi la bombe atomique !

Oui, mais justement la bombe maintenant l’homme sait la maîtriser puisqu’il a obtenu jusqu’à l’interdiction de sa prolifération, le démantèlement d’une partie de l’arsenal mondial...

Comme cela fut fait en Europe avec les Centrales Nucléaires, ne laissons pas, par lâcheté, ignorance, mercantilisme international ou folles ambitions, jeter le bébé avec l’eau du bain ! Ne donnons plus la moindre crédibilité à l’écologisme destructeur d’espoirs d’un monde meilleur et ayons le courage de défendre fermement la recherche et une information de qualité.

L’atome, la fusion nucléaire sont des clefs qui nous ouvrirons un futur meilleur : tous les jours dans le monde des résultats de recherches porteurs d’espoirs sont publiés concernant une meilleure maîtrise du nucléaire.

Ainsi, aujourd’hui, jusqu'à 96 % du combustible usé issu d'un réacteur nucléaire peut être recyclé. En France, le recyclage des déchets nucléaires permet d'économiser les ressources en uranium naturel et de diviser le volume des déchets par 5 et leur radioactivité par 10. La France est le seul pays à disposer des technologies nouvelles qui les forces diaboliques de l’Écologisme ont failli plonger dans l’oubli.

Retenons au moins cette phrase d’un étude récente «  Les quantités de déchets potentiellement et durablement toxiques produits par l’énergie nucléaire sont extrêmement faibles rapportées au service rendu !»

 

À SUIVRE

 

LA PUISSANCE DE LA RECHERCHE CORRIGE LES RISQUES PRÉSUMÉS IMPUTABLES À DES DÉCOUVERTES ¨PROMETTEUSES"

 

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3 août 2023 4 03 /08 /août /2023 19:58
L'UNEDIC SORT LA TÊTE DE l'EAU ...ET L'ÉTAT VEUT L'EMPÊCHER DE POURSUIVRE SON DÉSENDETTEMENT

L'UNEDIC SORT LA TÊTE DE l'EAU ...ET L'ÉTAT VEUT L'EMPÊCHER DE POURSUIVRE SON DÉSENDETTEMENT

 

 

 

 

SAUVER LE DIALOGUE SOCIAL ET L’INDEMNISATION DES DEMANDEURS D’EMPLOI

 

Comme cadeau pour ces vacances, les partenaires sociaux ont reçu ce mardi le document de cadrage du gouvernement sur la nouvelle refonte des règles de l'assurance-chômage. C’est l’inventaire des principales exigences de l'exécutif pour la survie de l’assurance chômage !

C’est l’été et comme cadeau empoisonné aux partenaires sociaux, avant leur départ en vacances, nos gouvernants, sur le dossier chômage, tentent un coup de force inquiétant pour le respect du dialogue employeurs salariés/État.

En effet, ce mardi 1er août 2023, les partenaires sociaux ont reçu le « document de cadrage du gouvernement relatif à la négociation de la convention d'assurance chômage » sur la refonte des règles de l’assurance-chômage.

Les partenaires sociaux ont jusqu’au 15 novembre 2023 au plus tard pour s’entendre et avaliser les propositions qui sont plutôt des prétentions abusives gouvernementales.

Concrètement on peut craindre que les partenaires sociaux soient condamnés à ratifier les diktats gouvernementaux ; une négociation employeurs salariés très difficile d'autant plus que l'État en quête de sous voudrait que la cotisation employeur soit augmentée : L'État voudrait le beurre et l'argent du beurre.

 

LA STRUCTURE ASSURANCE CHÔMAGE : L’UNEDIC

L’assurance chômage est gérée par l’UNEDIC qui confie la collecte des contributions et le versement des allocations respectivement à l’URSSAF et la gestion du chômage à Pôle Emploi qui va devenir France Emploi et veille à ce que les règles soient respectées.

L'UNEDIC illustre le type de gestion paritaire : les partenaires sociaux définissent les règles d’indemnisation et fixent les niveaux de ressources et les taux de cotisation requis des employeurs.

Cela signifie que ce sont les partenaires sociaux qui gèrent le régime du chômage dont les recettes sont les cotisations employeurs.

En 2019, les partenaires sociaux n’ayant pu aboutir à un accord ont du passer la main à l’État qui a modifié le système à travers une série de décrets publiés au cours des quatre dernières années.

Donc, en 2023, sur le dossier chômage les représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise ont l'opportunité de reprendre leur rôle abandonné mais l’État émet ses conditions qui, aux dires des premières réactions des syndicats, ne sont pas acceptables. La réaction du côté employeurs est plus modérée et ouverte à la négociation mais pas à n’importe quel prix.

 

DE GRAVES ET INTOLÉRABLES MENACES GOUVERNEMENTALES : UN HOLD UP

La faiblesse de l’UNEDIC dans la négociation, c’est sa dette de plus de 60 milliards d’euros garantie par l’État et que l’organisme commençait à apurer avec les cotisations des années à venir où le régime sera excédentaire.

Patatras ! L’État dont les caisses sont vides veut s’emparer d’au moins de 11 milliards d’euros de cotisations à venir. Ce sont sont pourtant les cotisations qui appartiennent aux employeurs et aux salariés.

C’est une tentative d’hold up qui nous rappelle tristement celui qui a été envisagé par Emmanuel MACRON sur les réserves légales des Caisses de Retraite.

L’embellie sur l’Emploi a excité les appétits financiers du Chef de l’État et du Gouvernement dont la gestion des finances publiques a été catastrophique selon l’aveu même du chef de l’État qui doit maintenant rendre compte au monde de la finance, à l’Europe d’une gestion qui a fait passer la dette du Pays au-dessus de 3 000 milliards d’euros : au lieu de faire des économies, l’État trouve plus facile de piocher incognito sur les droits à l’indemnisation du chômage.

INACCEPTABLE !

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2 août 2023 3 02 /08 /août /2023 18:47
BIEN SÛR, ÉCOLOGIE NE RIME PAS AVEC PLANIFICATION

BIEN SÛR, ÉCOLOGIE NE RIME PAS AVEC PLANIFICATION

 

 

 

 

 

NE PAS CONFONDRE PLAN ET PLANIFICATION

Il ne faut pas confondre un plan pour faire face à une situation grave qui nécessite de fixer un objectif pour sortir d’une passe difficile avec la folie des technocrates de vouloir tout prévoir et tout régenter y compris ce à quoi ils n’avaient pas pensé.

Nous pouvons penser que le Plan MARSHALL, le Plan MONNET...étaient des créations qui correspondaient aux besoins de la reconstruction de l’Europe et de la France après la fin de la deuxième guerre mondiale.  Il y avait tant de besoins qu’il fallait gérer les priorités dans un objectif : relancer la machine surtout en Europe.

Mais les nombreux autres plans annoncés répondent à l’utopie d’un moment : ce sont des plans tirés sur la comète.

Pour les réalistes qui veulent avancer, créer, bâtir, ce mot « plan »fait peur En effet, planification est synonyme d’échec : le plus spectaculaire fut, bien sûr, celui de l‘URSS dont les plans et la tentative de tout planifier furent un des paramètres de la faillite complète du système communiste. En France, le Premier Ministre Dominique de VILLEPIN a mis fin à la planification tous azimuts.

Les tentatives qui suivirent furent des échecs comme celui du plan énergie, du plan relance...

 

AVEC LE PRÉSIDENT MACRON, IL Y A LA RENAISSANCE DU "HAUT COMMISSARIAT AU PLAN" ET « LA PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE », LES PONPONS DES PLANS INUTILES

Pour le Chef de l’État, il fallait trouver à François BAYROU, l’allié pas objectif mais opportuniste d’Emmanuel MACRON, un os à ronger et quelques moyens financiers pour permettre à l’ami politique de l’instant T de survivre.

C’est ainsi qu’en 2020 Emmanuel MACRON a ressuscité le Haut-Commissariat au Plan. Pour 2023, c'est le contribuable qui finance ainsi par le biais de ce Haut-Commissariat les frasques de Monsieur BAYROU nommé haut-commissaire.

 Le bon peuple attend toujours que ce Haut-Commissariat élabore le plan miracle qui équivaudrait à ce que Madame SOLEIL n’osait même pas prédire : « de quoi demain sera fait ! »...pour éclairer Parlement, Gouvernement et Chef de l’État à savoir comment « Gouverner, c’est Prévoir ».

Il n’y a aucune justification à la création d’un tel Haut-Commissariat au Plan.

Celui-ci est ainsi défini légalement sur le site officiel vie-publique « Le Haut-commissaire au Plan est chargé d’animer et de coordonner les travaux de planification et de réflexion prospective conduits pour le compte de l’État et d’éclairer les choix des pouvoirs publics au regard des enjeux démographiques, économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, technologiques et culturel. »

Nous n'avons rien vu de remarquable et génial sortir de ce Haut-Commissariat .

Celui-ci est d’autant plus inutile que les français savent maintenant que le Chef de l’État décide de tout : Où et comment la France va ? Où l’Europe va ? où le Monde va...il n’a pas de conseil à recevoir !

Il sortira peut-être de cette officine clandestine électoraliste nommée Haut Commissariat au PLan des réunions et études qui feront des doublons avec les rapports sérieux de la Cour des comptes, les enquêtes INSEE, les enquêtes du Sénat et de L’Assemblée Nationale, les documents du Conseil Économique, Social et Environnemental, INSEE, Banque de France...

 

LA PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE

Il vient de nous être annoncé maintenant un plan pour l’écologie au sein de France Nation Verte. Le 12 juillet 2023, Élisabeth Borne a présenté devant le Conseil national de la transition écologique (CNTE) les grandes lignes de la planification écologique d'ici à 2030, qui va bénéficier de 7 milliards d'euros supplémentaires dès 2024.

Il a bien été précisé que ce plan n’est ni figé ni budgété !

Heureusement, car en matière d’écologie, les paramètres sont particulièrement difficiles à cerner. Ils sont évolutifs comme on peut s’en rendre compte avec les engagements déjà pris par les accords internationaux déjà signés et les difficultés pour suivre les résultats.

La première Ministre a beau dire « nous sommes bel et bien sur le chemin de la neutralité carbone » et parler d’un « plan collectif et ambitieux pour l'écologie », il s’agit de verbiage donc pas d’un engagement ni d’une planification rigide...sage précaution !

 

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