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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 16:42
« LE TUEUR FOU DU PUITS D’ENFER » POLAR D’ACTUALITÉ SUR FOND DE MAGOUILLE POLITICO-FINANCIÈRE DANS… UNE STATION BALNÉAIRE DE LA CÔTE ATLANTIQUE

 

 

UN OUVRAGE POUR VOUS DÉTENDRE ET CERTAINEMENT DÉCOUVRIR...

 

 

Xavier ARMANGE auteur, éditeur, photographe, curieux par nature, a beaucoup voyagé et beaucoup écrit : romans, livres pour la jeunesse…

 

Il a percé les mystères de « La Malle sanglante du Puits d’Enfer », fait divers hors normes en 1949, qui a renforcé le côté emblématique et touristique du site. L’auteur a fait de ce fait divers un remarquable roman historique. Il récidive, mais cette fois dans un tout autre registre.

 

Nous avons rencontré Xavier ARMANGE et lui avons posé quelques questions pour découvrir ce que cette curiosité géologique lui avait encore inspiré.

 

UN LIEU MYTHIQUE

 

Q : Quand nous avons appris la parution de ce livre « Le Tueur fou du Puits d’Enfer », nous avons cru qu’il s’agissait d’une suite à « La Malle sanglante du Puits d’Enfer ». Nous avons été surpris : dès les premières pages de votre nouveau livre, vous nous emmenez dans une actualité d’une autre dimension.

Est-ce bien uniquement une fiction policière politico-financière à partager avec vos lecteurs ?

 

 

Xavier ARMANGE : Oui, « Le Tueur fou du Puits d’Enfer » est une fiction. C’est l’histoire d’une mairesse qui rêve de transformer sa ville en un lieu touristique semblable à Dubaï ou Acapulco. Des financiers, plutôt véreux, dans un montage opaque, avec la complicité des pouvoirs publics, préparent un port artificiel hors norme où rien n’est trop beau. La destruction de la côte rocheuse, le percement de la dune, et la construction d’un ensemble immobilier et commercial de très grand luxe sont au programme. Les investisseurs, le gratin de la région et des Hollandais, prévoient un rendement financier exceptionnel. Autour de ce projet s’agite une faune de personnages plus ou moins corrompus.

 

Q : Le Puits d’Enfer attire les drames entre légendes et faits divers : naufrages, suicides, accidents. Il est devenu au fil du temps un lieu mythique très fréquenté. Au début de votre roman, on y découvre des restes humains non identifiés.

 

XA : C’est exact, et il manque des morceaux de choix ; l’identification réservera bien des surprises. Et puis, comme souvent, la conclusion n’est pas conforme à la morale, les lampistes ont toujours tort, et quand ils sont Chaumois cela n’arrange rien.

 

UNE FICTION PEUT-ELLE CACHER UNE RÉALITÉ ?

 

Q : La fiction de ce roman dépasse-t-elle la réalité de ce que nous avons vécu au Château-d’Olonne ?

 

XA : Vous comprenez bien que tout cela n’a rien à voir avec la réalité mais relève de mon imaginaire, un peu dévoyé, j’en conviens…

 

Q : Troublant… J’insiste, ce livre n’aurait-il pas été inspiré par la politique locale ?

 

XA : C’est au lecteur d’en juger, elle a été assez riche en rebondissements ces dernières années. Il est vrai que les comportements de certains m’ont bien aidé pour écrire ce roman. Simple citoyen naïf, je me suis engagé avec un collectif et des associations pour préserver une route touristique littorale et une belle forêt encore à l’état de nature sans gaspiller d’argent public. Après des débats honnêtes et un vote démocratique, nous avons eu gain de cause. Faune et flore s’en réjouissent, les contribuables et les amoureux de notre littoral aussi.

Le plus souvent les citoyens lambda – dont je suis – s’intéressent à la politique locale au moment des élections. Ils votent et donnent ainsi un blanc-seing à ceux qu’ils ont élus. Puis ils ne participent plus à rien jusqu’aux élections suivantes. C’est souvent de leur faute même si les gens au pouvoir ne leur facilitent pas toujours la tâche. Je suis devenu un citoyen engagé face à des comportements démocratiques que je n’imaginais pas. C’est ainsi que j’ai découvert la toute-puissance des décisions de certains maires, de certains élus et leurs conséquences sur la vie de ceux qui les ont mis au pouvoir. Cela peut mener très loin… de quoi faire un roman !

À côtoyer des décideurs, je me suis trouvé propulsé dans un monde dont j’ignorais les approximations, le manque de rigueur, les intrigues voire les combats pour le pouvoir local. J’avais toujours pensé que l’intérêt général primait sur les intérêts particuliers.

 

Q : Et vous n’y croyez plus ?

 

XA : C’est vous qui le dites. Mais un doute légitime m’a parfois traversé… J’ai assisté à des conseils municipaux qui m’ont, pour le moins, surpris. Comme je suis curieux – c’est le propre des écrivains – je me suis documenté pour pouvoir ensuite romancer. J’avais déjà en tête un polar sanglant sur la démocratie locale et de ses dérives.

 

UN ROMAN A SUSPENSE PLEIN D'IMPRÉVUS

 

Q : Votre livre, qui rebondit à chaque chapitre, ménage suspense et humour. Il est ironique, caustique, décalé et assez vachard ?

 

XA : Ce n’est pas un règlement de compte. J’ai cherché d’abord à écrire un roman policier captivant avec beaucoup de personnages hauts en couleur, plein d’événements inattendus, et à cerner la psychologie parfois complexe des intervenants. Rien n’est blanc ou noir, en politique comme ailleurs. J’ai aussi voulu que le lecteur s’amuse en forçant souvent le trait pour un plaisir qui, je l’espère, est jubilatoire.

 

Q : Pouvez-vous rapidement, en conclusion, nous donner envie de lire « Le Tueur fou du Puits d’Enfer » ?

 

XA : En deux mots c’est difficile : dans une faille rocheuse de la côte atlantique, une macabre découverte met une ville en ébullition. Un projet pharaonique de construction d’un nouveau port artificiel de plaisance avec la destruction d’un littoral protégé dissimule la face cachée d’une magouille financière et immobilière aussi inutile que toxique : corruption, copinage, trahisons, règlements de comptes, décisions arbitraires de certains élus au mépris de leurs concitoyens… Une blogueuse, un collectif de défense, une partie des habitants se battent pour que ces intérêts particuliers couverts par des personnalités aux ambitions sans bornes ne l’emportent pas sur l’intérêt général. Malgré de multiples pressions, préserver le littoral d’une catastrophe écologique et d’une gabegie d’argent public sera un rude combat qui ne laissera pas la population indifférente. Beaucoup n’en sortiront pas indemnes.

 

Q : Où trouve-t-on votre roman ?

 

XA : La distribution en librairie a été perturbée par le confinement, mais, comme « La Malle sanglante », les livres sont maintenant disponibles (ou sur commande) dans toutes les bonnes librairies. Par internet on peut se les procurer sur le site de l’éditeur… www.dorbestier.com

 

XAVIER ARMANGE, AUTEUR DE CE "ROMAN", SON SOURIRE EST LUI-MÊME UN PEU MYSTÉRIEUX

XAVIER ARMANGE, AUTEUR DE CE "ROMAN", SON SOURIRE EST LUI-MÊME UN PEU MYSTÉRIEUX

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 20:42
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SANCTIONNE LE PRÉSIDENT MACRON, LE GOUVERNEMENT ET LES PARLEMENTAIRES

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SANCTIONNE LE PRÉSIDENT MACRON, LE GOUVERNEMENT ET LES PARLEMENTAIRES

 

 

LES DÉRIVES AHURISSANTES DE NOS LÉGISLATEURS : HEUREUSEMENT, CETTE FOIS, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL VEILLAIT

 

UN PROJET DE LOI ASSEZ CONSENSUEL CONTRE « LA HAINE EN LIGNE » MAIS INDÉNIABLEMENT INUTILE, OUTRAGEUSEMENT MAL PENSÉ ET PORTANT ATTEINTE À LA LIBERTÉ D'EXPRESSIOIN

 

Sur l’objet de la loi, un certain consensus se dégageait même si, sur son objet et sa rédaction, il restait un risque indéniable d’atteinte à la liberté fondamentale d’expression et s’il existe déjà un arsenal de textes et pléthore de jurisprudences sur la liberté d’expression suffisant pour sanctionner toutes dérives dans la liberté d’expression.

 

Si, sur le fond, il y a accord pour condamner certaines dérives sur Internet que sont par exemple l’exégèse du terrorisme, le racisme outrancier, tout ce qui constitue de la diffamation, la pédopornographie, l’injure…les procédures mises en place par le projet de loi frisent l’indécence : un étudiant, en première année de droit, sur l’étude du texte, aurait crié au scandale.

 

En droit français, il existe des principes fondamentaux repris globalement dans la Constitution. Invoqués en justice, ils protègent les citoyens des dérives et abus de la liberté d’expression. Alors, pourquoi une loi nouvelle ?

 

Certes, ce ne fut pas, pour nos législateurs en fonction et à tout-va, une base juridique suffisante pour condamner aux oubliettes ce projet de loi circonstanciel et mal pensé. Seule une poignée de sénateurs ont osé saisir le Conseil Constitutionnel

 

Mais, aujourd’hui, on peut tout craindre avec les idées de lois démagogiques à vocation électoraliste sur l’inclusion de nouvelles normes législatives par voie de référendum : référendum sur le 110 kilomètres heure sur autoroute, sur l’écocide, sur la protection des animaux...

 

 

2020, LE VENT DE FOLIE LÉGISLATIVE : EN MATIÈRE DE LOI LA QUANTITÉ NE PEUT REMPLACER LA QUALITÉ. TROP DE LOIS TUENT LA LOI

 

C’en était trop. Le Conseil Constitutionnel vient de siffler la fin de la récréation des parlementaires, du gouvernement et du Président de la République.

 

Des lois, des ordonnances il en pleut...pondues dans la précipitation, démagogiques...trop de textes inutiles, mal ficelés...

 

C'est ainsi que la loi AVIA élaborée ainsi a été sabrée par le Conseil Constitutionnel.

 

Par décision rendue le 18 juin 2020, le Conseil Constitutionnel, sur un texte phare du pouvoir, sanctionne lourdement tous ceux qui ont participé à ce désastre législatif dangereux pour nos libertés et pour les institutions et il n’y va pas par quatre chemins :

 

https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2020/2020801DC.htm

 

« Article 1er – Sont contraires à la Constitution les dispositions suivantes de la loi visant à lutter contre les contenus haineux sur internet :

 

  • Les paragraphes I et II de son article 1er ;
  • son article 3 :
  • son article 4 ;
  • son article 5 ;
  • son article 7 ;
  • son article 8 ;
  • son article 9 »

 

 

Que reste-t-il de la loi ? Rien : des bouts de texte inapplicables.

 

Une loi qui a fait la navette Conseil des ministres, Assemblée Nationale, Sénat, échoue lamentablement devant le Conseil Constitutionnel d’habitude si prudent. Une procédure qui fera jurisprudence pour son échec patent, par le constat d'incompétence de tous ceux et celles qui ont participé à l'élaboration de ce texte.

 

La décision se réfère et se fonde sur l’Article 11 de la Déclaration des droits de l’homme (incorporé dans la Constitution) :

 

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

 

Et la décision s’appuie aussi sur l’article 34 de la Constitution :

 

« La loi fixe les règles concernant…les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques. »

 

Le Conseil Constitutionnel conclut ainsi :

 

« Cependant la liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l'une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptée et proportionnées à l’objectif poursuivi.»

 

Le Conseil Constitutionnel constate que cette loi est contraire aux règles fondamentales du droit français.

 

Une leçon magistrale donnée à nos parlementaires incompétents qui ont voté cette loi. Les citoyens devront se souvenir de cette Bérézina du Parlement. Un député, un sénateur doit être compétent.

 

 

UN ÉCHEC GRAVE DE NOS INSTITUTIONS RESTÉ BIEN CONFIDENTIEL ?

 

 

Bizarrement cette décision n’a pas intéressé les médias et pourtant elle ébranle le système actuel d’un régime parlementaire malade, d’un Président de la République omnipotent, d’un Gouvernement aux ordres, d’une Assemblée Nationale et d’un Sénat qui ont abandonné leurs prérogatives.

 

Toutes ces structures ont cédé et montré leur incompétence sur un problème fondamental : la liberté d’expression consacrée depuis des siècles a été menacée.

 

Cela signifie-t-il aujourd’hui que le Président de la République, le Gouvernement, le Parlement ont le droit de tout faire ?

 

Cela signifie-t-il que ces institutions s’estiment au-dessus du droit, au-dessus de toutes les règles constitutionnelles de protection des libertés fondamentales ?

 

Le Conseil Constitutionnel a aussi sanctionné des procédures :

 

  • qui excluent le pouvoir judiciaire de son rôle fondamental : sanctionner ou pas les citoyens qui abusent de leurs droits et de leurs libertés,
  • qui abusent des pouvoirs exceptionnels conférés au Président de la République et au Gouvernement au nom des pouvoirs spéciaux d’État d’urgence pour cause de « la crise sanitaire »…une première dans notre histoire de ces derniers siècles.

 

 

AUX ARMES CITOYENS ?

 

IL FAUDRA, QUE, NOUS TOUS CITOYENS, PUISSIONS RÉAGIR AUX MENACES QUE FONT PESER CEUX À QUI NOUS AVONS CONFIÉ LE POUVOIR DE LÉGIFÉRER.

ASSEMBLÉE NATIONALE, SÉNAT : LES PARLEMENTAIRES SANCTIONNÉS POUR LEUR DANGEREUSE INCOMPÉTENCEASSEMBLÉE NATIONALE, SÉNAT : LES PARLEMENTAIRES SANCTIONNÉS POUR LEUR DANGEREUSE INCOMPÉTENCE

ASSEMBLÉE NATIONALE, SÉNAT : LES PARLEMENTAIRES SANCTIONNÉS POUR LEUR DANGEREUSE INCOMPÉTENCE

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 10:24
DÉPENDANCE : NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS MAIS IL FAUT AGIR AVEC SÉRÉNITÉ

DÉPENDANCE : NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS MAIS IL FAUT AGIR AVEC SÉRÉNITÉ

 

 

 

LES GRANDES VICTIMES DE CORONAVIRUS : LES PERSONNES ÂGÉES DÉPENDANTES ET LEURS FAMILLES

 

Cette forme de « dépendance » est un phénomène social incontournable et depuis plus de quatre décennies les rapports préparant un projet global font naître des espoirs d’une prise en charge de cette conséquence naturelle du vieillissement de la population. Après la tentative du Président GISCARD D’ESTAING, l’abandon du projet de Nicolas SARKOZY, puis celui François HOLLANDE, Emmanuel MACRON a pris la relève en 2018 puis ce fut à nouveau le grand silence qui suivit la présentation en mars 2019 du rapport LIBAULT (175 propositions).

 

Pour reprendre le dossier, il a fallu CORONAVIRUS et 10 000 décès « comptabilisés » sur une population estimée à 1 200 000 personnes âgées dépendantes en établissement EPHAD (environ 800 000personnes) et autres institutions d’accueil des personnes dépendantes. 0,83 % de la population concernée a donc succombé, victime de Covid-19. Au niveau national, pour tout le reste de la population française (65 millions d’habitants), 20 000 décès imputés au virus soit 0,03 % de la population. La surmortalité des personnes dépendantes est donc un constat crève-cœur.

Cette épidémie a donc réveillé brutalement Président de la Républiques et gouvernement sur la nécessité de revoir complétement ( aides financières, soins, prévention, formations…) la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

 

LES POUVOIRS PUBLICS N'ONT PAS LE DROIT  DE SE SAISIR BRUTALEMENT DE CE PROBLÈME HUMAIN EN DISANT : ON VA CRÉER UNE NOUVELLE « CAISSE » QUI PRENDRA EN CHARGE CE QU’ON APPELLE LE « CINQUIÈME RISQUE ».

 

ENCORE UN COUP DE MÉPRIS POUR NOS ANCIENS !

Aujourd’hui sont pris en charge au niveau de la sécurité sociale quatre « risques » (terme impropre !) : la maladie, les accidents du travail, la retraite et la famille). La proposition du gouvernement est la résurgence d’un vieux projet nommé le « cinquième risque » nommée « la dépendance ».

Voir notre commentaire sur le projet présenté en Conseil des Ministres (27 mai 2020) :

http://www.olonnes.com/2020/05/la-perte-d-autonomie-au-conseil-des-ministres-projet-de-loi-organique.html

 

En pleine crise sanitaire, sortir brutalement un projet de loi sur un problème social très complexe qui touche environ deux millions de familles en profitant des manipulations législatives que permet la situation actuelle de l’« État d’urgence sanitaire », cela ne peut que conduire à un échec due à une méthode de travail qui sera marquée inéluctablement par l’improvisation. Suivant une technique éprouvée et condamnable le projet est ainsi noyé parmi les projets sur la dette de la Sécurité Sociale et dont sa date butoir de mise en œuvre est prévue en 2024. Est-ce sérieux ?

Oser proposer un projet aux partenaires sociaux en cette période et aussi brutalement, c’est se moquer du monde. Certes, cela peut faire plaisir à un syndicat potentiellement demandeur…mais répétons-le, cela n’est pas sérieux ! Cela confirme malheureusement le manque total d’empathie du Président Emmanuel MACRON pour nos anciens.

Le problème de l’hébergement et des soins des personnes âgées dépendantes n’est qu’un des aspects de la dépendance et il ne doit surtout pas être résolu séparément de l’ensemble de la problématique…ce n’est pas une « caisse supplémentaire » au sein de la Sécurité sociale qui va répondre à la problématique « dépendance ».

- Déjà, après la crise sanitaire qui n’est pas achevée, nous entrerons peu ou prou dans une crise sociale et économique programmée par nos grands penseurs, experts…et engager une procédure qui débouchera sur une nouvelle « charge sociale » est impensable : oser proposer un tel projet, c’est se moquer du monde. Joindre à ce projet une date butoir d’application prévue en 2024, c’est encore se moquer du monde.

- La dépendance est un problème de société. Nous sommes tous concernés…un proche de chacun de nous sera frappé et c’est toute la famille qui devra s’organiser. Dans le contexte de la famille 2020 ce drame est source de graves difficultés : la notion de solidarité familiale devra être réexaminée et plus globalement celle des « aidants » sachant que le vœu majoritaire des français est pour la dépendance   le maintien au domicile du dépendant. Le placement dans une institution ne doit être que l’exception et la conception actuelle de cette exception est elle-même à réviser : c’est aussi le message que nous a adressé le drame des EHPAD lors de cette épidémie.

- oui, la dépendance est un risque qui guette chacun. Qui dit risque dit : prévention, assurance…le « cinquième risque » envisagé dans le projet gouvernemental est une solution de facilité qui consisterait à faire jouer la solidarité nationale qui sera manipulée par les gouvernants au gré des besoins et des politiques…en créant une nouvelle charge…qui pèsera sur l’économie et se répercutera sur le coût du travail, donc sur l’emploi ? Ce n’est envisageable ni aujourd’hui, ni demain.

D’une part, comme ce cinquième peut toucher chacun de nous, il faudra décider comment alors imposer l’assurance privée obligatoire ou une solution mixte assurance privée et assurance gérée par la Sécurité Sociale.

D’autre part, aujourd’hui il y a déjà l’APA (Allocations Personnalisées d’Autonomie) gérée par les collectivités locales…l’heure de la décentralisation a sonné. Il faudra donc bien examiner cet aspect de la gestion de ce risque au plus près. Ce n’est pas au programme du projet de loi gouvernemental.

 

LE PROJET DE LOI « GRAND ÂGE ET AUTONOMIE » N’EST DONC CONCEVABLE QUE DANS LE CADRE D’UNE LOI SPÉCIFIQUE QUI FERA L’OBJET DES SYNTHÈSES DES RAPPORTS PASSÉS ET DE SÉRIEUSES CONSULTATIONS À VENIR.

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 21:46
LE "DÉBAT" DE GAUCHE À DROITE : BRIGITTE TESSON, CAROLINE POTTIER,  CLAIRE LEGRAND, en retrait YANNICK MOREAU

LE "DÉBAT" DE GAUCHE À DROITE : BRIGITTE TESSON, CAROLINE POTTIER, CLAIRE LEGRAND, en retrait YANNICK MOREAU

SUR FR3, CE SOIR, "UN DÉBAT" DES QUATRE TÊTES DE LISTE POUR CE SECOND TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES AUX SABLES D'OLONNE

Dans le domaine de l'information locale cette journée a été marquée par deux événements :

- le débat sur FR 3 ce soir,

- la parution dans l'excellent "Reporter sablais" d'un article très documenté intitulé : 

"Les coulisses du CLASH entre Brigitte Tesson et Claire Legrand " ou la version sablaise du  "je t'aime moi non plus".

Nous avons déjà exprimé notre désappointement sur la division de la droite d'opposition au maire sortant Yannick MOREAU :

http://www.olonnes.com/2020/06/droit-d-etre-candidat-aux-elections-municipales-droits-devoirs-responsabilites.html

La description détaillée de la lutte fratricide des deux ex adjointes du maire précédent Didier GALLOT ne grandit pas ces ex-élues et fait désordre pour la démocratie locale et la fonction d'élu(e) pour laquelle doivent primer le projet de mandature et la notion d'intérêt général. Ces bases de la politique locale doivent effacer tous les petits et viles problèmes de personnes. Ce ne sera donc pas le cas pour cette élection et pour les deux candidates.

Nous avons bien ressenti les conséquences de cette situation dans ce que nous avons vu et entendu ce soir.

Un maire sortant Yannick MOREAU qui, dans le calme et de manière résolue, avance son projet pour la Ville des Sables d'Olonne de demain et ses trois "challengers" qui n'ont pu apporter aucune idée nouvelle, originale et réaliste hormis parfois celles peu réalistes de la candidate de gauche Caroline POTTIER, sur la santé et les transports par exemple.

Il n'y a pas eu non plus la moindre tentative de la part des 3 candidates de déstabiliser ce qu'a commencé à construire le maire sortant. Il n'a même pas eu à défendre ses réalisations et projets connus : Plan de relance et de soutien post-confinement, réserves foncières, soutien renforcé aux Associations, consultations populaires, amélioration des transports publics, maintien sans augmentation de la fiscalité locale, pistes cyclables, sécurité renforcée...

L'"activisme" et l'omniprésence sur tous les dossiers du maire sortant bloquent-ils toutes  les velléités de ses opposants et challengers de leur pouvoir de proposer de nouvelles voies pour la gestion de la Ville des sables d'Olonne ?

La réponse à cette question sortira d'une certaine manière des urnes le 28 juin prochain.

 

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 23:10
YANNICK MOREAU PRESIDENT DES SABLES D'OLONNE AGGLOMÉRATION

YANNICK MOREAU PRESIDENT DES SABLES D'OLONNE AGGLOMÉRATION

UN DÉBAT D'ORIENTATION BUDGÉTAIRE DOB IMPACTÉ PAR COVID-19

Suite  de

http://www.olonnes.com/2020/06/covid19-la-communaute-d-agglomeration-mobilisee.html

 

Le Président Yannick MOREAU tient à faire savoir à ceux qui auraient un doute que la notion de continuité du service public a un sens fort.

L'Agglomération et la Ville des Sables d'Olonne  résistent à Covid-19 et malgré le terme (retardé ) de fin de la mandature l'équipe en place a pu présenter les chiffres de 2020 et faire certaines projections sur les années à venir.

Il faut espérer qu'en juillet où la nouvelle équipe, après ce deuxième tour des élections municipales du 28 juin, sera aux commandes et que nous nous aurons droit à un budget 2020 qui ne devrait pas trop bouleverser ce qui a été présenté à ce dernier conseil communautaire.

Pour bien préciser les choses, le Président Yannick MOREAU rappelle qui si le DOB 2020 est effectivement présenté la démarche s'arrêtera à ce niveau.

En effet,  il a fait le choix de laisser à la nouvelle majorité issue des élections (deuxième tour le 28 juin) le soin de voter le budget  2020. Les textes, suite à la crise sanitaire, ont été modifiés pour ouvrir cette possibilité jusqu'au 31 juillet.

De ce dossier débordant de chiffres tachons d'en extraire les plus significatifs.
 

RECETTES FISCALES : 34 MILLIONS D'EUROS 

Depuis 2018, cette ressource principale reste invariablement au niveau de 34 millions d'euros.

L'engagement de ne pas bouger les taux est tenu et est confirmé (en proposition).

On trouvera l'impact de Covid-19 particulièrement sur les recettes du versement transports et sur la taxe de séjour (bien sûr).

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT : 36 MILLIONS D'EUROS

Lors de la création de l'Agglomération, en 2017, les charges de fonctionnement représentaient un montant de 33,5 millions d'euros. Ces dépenses prévisionnelles 2020 sont de 36 millions d'euros. L'attribution de nouvelles compétences a généré des dépenses additionnelles d'en moyenne 4,9 % par an.

A noter aussi la forte augmentation de la masse salariale 6 millions d'euros en 2017 et 7,1 millions d'euros en 2020 (après estimation de l'impact Covid-19).

Pour l'ensemble des  dépenses réelles de fonctionnement cela représente 474 € par habitant à comparer avec la moyenne nationale des agglomérations qui est de 579 €.

 

L'INVESTISSEMENT 2020 : 21 MILLIONS D'EUROS

De nombreux investissements se réalisent  de manière programmée sur plusieurs années.             .

L'ensemble des actions ainsi programmées et des actions de l'année 2020 représentent un engagement important de 21 millions d'euros.

 

L'ENDETTEMENT : 71,5 MILLIONS D'EUROS

Pour l'ensemble du Budget Principal et des 7 budgets annexes le montant de la dette prévue pour 2020 est de 71,5 millions d'euros dont 61,7 millions d'euros empruntés aux banques.

Cela représente une capacité de désendettement de 6,5 années.

 

Il n'y a donc dans cette présentation aucun clignotant au rouge.

La prochaine mandature débutera par l'adoption du budget 2020 et il faut espérer que, partant ainsi sur des bases solides le rôle de l'Agglomération moteur et promoteur de l'économie locale pourra permettre un développement harmonieux, le moins troublé possible par les séquelles de la crise sanitaire qui sera génératrice de toute façon d'une crise économique qu'on espère mesurée.

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 21:45
APRÉS LE CONSEIL MUNICIPAL LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE...en direct

APRÉS LE CONSEIL MUNICIPAL LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE...en direct

UNE SALLE DE CONSEIL COMMUNAUTAIRE EN MODE CONFINÉ

UNE SALLE DE CONSEIL COMMUNAUTAIRE EN MODE CONFINÉ

LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE "DES SABLES D'OLONNE AGGLOMÉRATION" SOUTIENT L'ÉCONOMIE LOCALE POUR UNE RELANCE

 

Nous avons suivi sur internet, pour la deuxième fois un Conseil, celui de l'Agglomération aprés celui des Sables d'Olonne.

Le Président Yannick MOREAU rappelle dans son introduction que l'Agglomération vient de vivre à cause de CORONAVIRUS une "parenthèse de sa vie démocratique " puisque le précédent conseil date du 6 mars et qu'il y a eu un premier tour des élections municipales qui conduit à amener de nouveaux élus à l'Agglomération .

Il présente ensuite son "rapport d'information" sur cette période de mars à juin où Covid-19 oblige la collectivité à "repenser son action dans le champ de ses compétences traditionnelles " et à innover tout en assumant ses missions de service public.

 

POUR FAIRE FACE AUX CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES DE CETTE CRISE LA COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION PROPOSE UN PLAN DE SOUTIEN ET DE RELANCE : UN ENGAGEMENT DE 4 MILLIONS D'EUROPE ET DES ACTIONS DE TERRAIN

C'est Alain BLANCHARD, adjoint en charge des affaires économiques, qui présente ce plan de soutien élaboré conjointement avec la Ville des sables d'Olonne et les collectivités territoriales et  départementales et régionales : 

La mise en place de mesures provisoires et réglementaires pour accompagner la relance dont :

- l'autorisation (sous certaines conditions) donnée aux entreprises BTP et assimilées de travailler durant la période estivale ainsi que durant la période de départ du Vendée Globe,

- l'annulation de taxes d'occupation du domaine public et faciliter l'accroissement des surfaces pouvant potentiellement être occupées,

- un engagement fort de l'agglomération pour accélérer les transactions financières avec  les entreprises et fournisseurs ...pour les factures moins de 15 jours !

-  des annulations de loyers de 3 mois pour la période du 15 mars au 15 juin 2020 pour les entreprises locataires de l'Agglomération et de la Ville des sables d'Olonne,

- des aides économiques directes et différentiées pour soutenir la relance des entreprises les plus en difficulté et qui n'ont pu bénéficier des mesures nationales de prêt. Cette action sera menée avec le partenaire de l'agglo qu'est devenue Initiative Vendée Terre Littoral,

- un fond de relance pour les TPE des Sables d'Olonne (moins de 10 salariés) en subventions et avances remboursable sde 1500 à 3000 euros. Un budget de 500 000 euros est prévu à cet effet,

- des aides à la relance et l'investissement dans la cadre du plan, VENDEE RELANCE y compris pour une diversification des activités de l'entreprise. Un budget de 150 000 euros est prévu par l'Agglomération

- Un soutien à l'investissement immobilier et à l'emploi pour les TPE sous forme d'une aide exceptionnelle pour la création de 2 emplois et plus pour les entreprises de moins de 20 salariés ; une enveloppe de 400 000 euros est affectée à cette mesure.

Ce plan ne peut occulter la nécessité de préparer l'avenir avec des projets particulièrement dans les domaines du Numérique et le positionnement économique de l'Agglomération comme site touristique avec une dominante pour l'accueil de la plaisance avec un port plus attractif et la mise en valeur du patrimoine naturel.

Le Président Yannick MOREAU insiste sur l'enveloppe de 4 millions d'euros qui sera ainsi affectée à ce plan de relance. Il ne estime que ce ne sera qu'un coup de main anti-crise évidemment nécessaire mais "peut-être pas suffisant". Il termine sur un appel à la population pour qu'elle "soutienne les entreprises et producteurs locaux" et que c'est "à chacun d'entre nous dans nos choix" qu'il revient la plus grande part du soutien au tissu économique local.

 

À SUIVRE... LE DÉBAT D'ORIENTATION GÉNÉRALE

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 21:05
SEUL FACE À CORONAVIRUS ET FACE AUX FRANÇAIS

SEUL FACE À CORONAVIRUS ET FACE AUX FRANÇAIS

 

 

SORTIE DE L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE…ELLE CONTINUERA À ÊTRE PROGRESSIVE POUR UNE « PÉRIODE TRANSITOIRE »

 

Nous pouvons lire dans le compte rendu de ce Conseil des Ministres du 10 juin un message : espoir et prudence.

 

En italique, ci-dessous les termes du communiqué du Conseil des ministres.

 

« Si la situation sanitaire est en voie d’amélioration, une vigilance particulière restera nécessaire pendant encore plusieurs mois. Le projet de loi définit en conséquence les conditions de sortie du régime de l’état d’urgence sanitaire, qui s’achèvera le 10 juillet prochain, en organisant une période transitoire pour la période qui s’ouvrira. »


 

LE PREMIER MINISTRE GARDERA, APRÈS LA FIN ÉVENTUELLE DE L'ÉTAT D'URGENCE, DES POSSIBILITÉS IMPORTANTES DE RÈGLEMENTATION, DONT CELUI DE RESTREINDRE CERTAINES LIBERTÉS


Est-ce cohérent avec le discours présidentiel optimiste de ce dimanche soir 14 juin 2020 (pour la fête, par hasard, de la Saint Elisée !) ?

 

Cette déclaration du gouvernement est donc bien une manière de prolonger l’état d’urgence mais dans une moindre mesure. On peut cependant comprendre cette possibilité que s’offre le gouvernement pour faire face en urgence aux dangers de deuxième vague de Covid-19.

 

 

Dans les quatre mois suivant la fin de l’état d’urgence sanitaire, le Premier ministre conservera la possibilité de réglementer les déplacements et l’accès aux moyens de transport, l’ouverture des établissements recevant du public, ainsi que les rassemblements sur la voie publique. Les autres mesures adoptées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ne pourront être maintenues quant à elles que dans les conditions et limites du droit commun.

 

 

STOP COVID …DES DONNÉES Y COMPRIS DES DONNÉES PERSONNELLES POURRONT ÊTRE CONSERVÉES PLUS LONGTEMPS

 

S’il est prévu que des « avis » préalables de la CNIL et du Comité de liaison Covid soient sollicités …mais ce ne sont que des avis !

 

Le projet de loi permet également d’allonger la durée de conservation des données collectées dans le cadre des systèmes d’information mis en œuvre pour lutter contre l’épidémie, à l’exclusion de « Stop Covid », en cohérence avec leurs finalités notamment de recherche, et avec toutes les garanties nécessaires. L’allongement ne pourra en particulier être décidé que s’il apparaît justifié pour chaque type de données, après avis publics de la commission nationale de l’informatique et des libertés et du comité de contrôle et de liaison covid-19, par décret en Conseil d’État. »

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 10:22
IL NE FAUDRAIT PAS QUE SUITE AUX ERREMENTS DU "MINISTRE DE LA POLICE" CELLE-CI DÉCIDE DE SE CROISER LES BRAS¶

IL NE FAUDRAIT PAS QUE SUITE AUX ERREMENTS DU "MINISTRE DE LA POLICE" CELLE-CI DÉCIDE DE SE CROISER LES BRAS¶

NE CASSONS PAS NOTRE POLICE ET NOS POLICIERS

Le maintien de la sécurité publique, la protection des personnes et des biens, le maintien de l'ordre, la sécurité routière, la protection des personnalités, police secours...

Les missions confiées par l'État à la police ne cessent de croître non seulement en nombre mais en plus en dangerosité pour les policiers.

Ainsi, rappelons que le jour où sera écrite "objectivement" l'histoire des gilets jaunes, les pages sur le "maintien" de l'ordre voire du désordre à cette époque sera édifiante : qui et comment a-t-on envoyé des policiers souvent mal formés au casse-pipe ?

 

 

VOUS DITES "VIOLENCES POLICIÈRES" ? UN MALAISE JUSTIFIÉ AU SEIN DE L'INSTITUTION ?

Nous nous souvenons des applaudissements qui jaillissaient spontanément de la foule à l'adresse des forces de l'ordre dans la période des attentats.

Aujourd'hui, la police et ceux qui la servent sont mis à mal suite à ce qu'il est appelé maladroitement des présumées bavures.

Quand un patron, employeur, a un salarié qui est accusé de mal exécuter les missions qui lui sont confiées, le juge saisi du conflit va chercher le pourquoi du comment...l'employeur a-t-il pris soin de bien préciser et expliciter clairement les missions déléguées à son salarié ? Celui-ci a-t-il suivi  les formations nécessaires à l'exercice de ses fonctions ?...

Alors, pourquoi tant de justes précautions pour des affaires souvent banales et sans trop de conséquences et si peu de précautions dans une institution de 150 000 fonctionnaires comme celle de la Police ? Si quelques policiers dans leur comportement font des écarts de conduite, pourquoi tous les policiers sont-ils soupçonnés, présumés coupables ?

Les garde-fous existent. Ils permettent d'éviter au policier de fauter face à ceux qui ne cessent de les provoquer. C'est souvent, pour les policiers, l'épreuve de la provocation qu'ils doivent  subir et que nous retrouvons sur des vidéos.

Il y a une hiérarchie, donc un encadrement de tous les niveaux, il y a un statut , il y a lors de l'engagement  du policier un niveau requis et une formation...

Le policier a quotidiennement à faire face à la violence. Il sait parfaitement qu'il y a en France des sites très nombreux où la violence fait la loi suite à l'impuissance du pouvoir politique. Il connait les risques qu'il encourt dans ces zones mais aussi maintenant en dehors de celles-ci, dans sa vie quotidienne, hors de ces zones de non-droit que les politiques ont laissé proliférer...la violence n'est certainement pas chose courante chez les policiers qui savent bien par expérience quotidienne où elle est, comment elle se dévoile...

Nos policiers ont donc aujourd'hui des griefs certains à adresser à leur Ministre.

 

COMME TOUTE INSTITUTION, LA POLICE NE VAUT QUE PAR LES HOMMES QUI LA SERVENT

Association citoyenne, nous nous devons de défendre une institution publique créée pour protéger les citoyens.

Aujourd'hui il ne faut pas avoir peur de nous poser des questions sur le fonctionnement de nos institutions :

Comment avec de bons juges peut-on avoir une justice malade ?

Comment avec des enseignants remarquables peut avoir un système éducatif qui ne cesse de se dégrader ?

Comment avec de de bons et dévoués policiers peut-on avoir une dégradation aussi inquiétante de l'institution et de la sécurité publique ?

Comment, avec des policiers et gendarmes en nombre, encadrés peut-on faire pour que d'éventuelles et graves dérives puissent éventuellement survenir et entacher la réputation d'un ensemble de fonctionnaires dont le dévouement à leurs missions est souvent sans limites ?

La réponse à ces questions est simple et nous ne voulons pas qu'elle soit simpliste mais qu'elle soit inattaquable.

Quand on voit des titres de journaux de ce type :« Sentiment de trahison, écœurement et lassitude dans les rangs de la police…Annonces de Castaner: des policiers déposent leurs menottes dans plusieurs villes françaises… » on se dit : il y a malaise et danger.

 

QUAND UNE INSTITUTION À SA TÊTE  DES DÉFAILLANCES ET INSUFFISANCES NOTOIRES C'EST LE CORPS ENTIER QUI SOUFFRE.

LES POLICIERS SONT LES MAL AIMÉS DE LEUR MINISTRE. LES GRIEFS PRÉSUPPOSÉS ET SES SILENCES QU'IL LEUR ADRESSENT CRÉENT UNE SITUATION DANGEREUSE POUR NOUS TOUS

 

À la tête de ce grand corps, il y a le Ministre de l'Intérieur, aujourd'hui et depuis 2018, c'est Christophe CASTANER.

Chacun sait que le poste de Ministre de l'Intérieur, est particulièrement délicat. Le maintien de l'ordre en France est une tâche périlleuse et elle est loin d'être la seule tâche des policiers. Il y a des moyens très importants à mettre en œuvre comme les moyens en personnel mais aussi les moyens matériels...nous vous renvoyons au livre de l'ancien Président de la République Nicolas SARKOZY. Il y a pourtant eu dans notre récente histoire d'excellents ministres de l'intérieur comme Michel PONIATOWSKI, Piere JOXE, Charles PASQUA qui ont su défendre leurs troupes mais aussi souvent de moins bons et même pires.

Or, quand une institution est dirigée par un mauvais, les résultats deviennent très vite catastrophiques et éclaboussent inéluctablement gouvernement et Président de la République.

Quand, dans l'épisode des Gilets Jaunes (fin 2018), la rue était mise à feu et à sang par quelques gilets jaunes et par une armée de casseurs et que le Ministre de l'Intérieur Christophe CASTANER, en bringue, brillait pas son absence, dans les commissariats de police les temps de discussion à la cafétérias ont été déterminants pour leur Ministre mis en cause. Les troupes s'épuisaient sur le terrain et attendaient en vain le soutien de leur Ministre.  À cela, s'ajoutent les maladresses de l'homme comme celles de l'affaire BENALLA, l'affaire du disparu de Nantes, celle de son intervention intempestive dans des procédures pendantes devant la Justice et récemment la confusion en matière de droit où le Ministère oublie qu'il y a séparation des pouvoirs et présomption d'innocence...encore une fois, c'est l'homme, le Ministre qui est mis en cause par les siens.

Il y a aussi la maladresse du Ministre de la Justice qui relâche plus de 5000 détenus suite aux mesures de confinement soit-disant difficiles à gérer dans les prisons.. Quand des policiers croisent dans leurs patrouilles un de ces libérés qui est entrain de récidiver, plusieurs cas ont été signalés...les policiers alors se demandent à quoi ils servent et cela est très grave. Même les magistrats se sont élevés contre ces élargissements intempestifs et désordonnés de détenus.

Nous pourrions aussi parler des équipements défectueux et insuffisants des personnels policiers , de l'état de leurs locaux, des conditions de travail...

Ce sont donc pléthore de griefs que les policiers peuvent adresser à leur Ministre.

Voilà comment un Corps arrive à ne plus faire confiance à son chef. Le soutien régulier que lui apporte le chef de l'État finit par nuire à celui-ci et le Corps des policiers est en train d'imploser.

D'ailleurs, Le Ministre  CASTANER est doublé par un Secrétaire d'État, Laurent NUÑEZ,...ceci est bien une preuve du manque de crédibilité du Ministre. Cela ne trompe personne. Or, le dit  Laurent NUÑEZ qui connait bien "la maison", ce jour du 12 j,  a pris discrétement ses distances par rapport à son Ministre : un signe qui ne trompe pas !

Attention,  c'est ce climat de crise au niveau de la police qui est un signal qui a précédé en France de sérieuses périodes de crises profondes.

 

DES POLICIERS DÉMORALISÉS SONT DES POLICIERS DÉMOBILISÉS ET DES CITOYENS MOINS BIEN PROTÉGÉS

Aujourd’hui  et hier, nous avons entendu les représentants syndicaux monter au créneau. Ils sont nombreux et en concurrence mais ce qu'ils dénoncent unanimement est durement important et ils sont les interprètes d'une base et d'un encadrement qui sont prêts à déposer les armes !

La population ne partage plus la position du gouvernement et particulièrement celle du Ministre "de la police".

La population critique parfois sa police mais elle l'aime comme elle a su le crier il y a pas si longtemps.

La population a besoin d'une police proche et efficace et pas d'une police démobilisée et cassée.

La population a un besoin viscéral de ce bouclier que seule la police lui offre, sinon le citoyen passera à l'auto-défense et se fera justice.

Il est temps de réagir pour le Président de la République qui est mal entouré par des Ministres dont la compétence est régulièrement mise en cause. Il les a pourtant choisis. La France ne peut cumuler une crise sanitaire, une crise sociale, une crise économique et une crise politique. Mais, aujourd'hui, il  faut donc que le chef de l'État envisage sans état d'âme un autre mode de gouvernance avec d'autres Ministres...à quand un Gouvernement restreint de salut public avec un chef d'État qui puisse prendre du recul ?

 

 

 

 

 

 

 

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