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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 21:50
MONARCHIE OU RÉPUBLIQUE : SOUS QUEL RÉGIME VIVONS-NOUS ? EST-IL ADAPTÉ AUX DÉFIS DE CE SIÈCLE ?

A LA RECHERCHE DES CAUSES DU MAL FRANÇAIS

 

Dans son livre POISON PRESIDENTIEL, (Albin MICHEL) la journaliste Ghislaine OTTENHEIMER dévoile l’improvisation des décisions qui viennent toutes de l’Élysée au sein d’une Ve République dévoyée devenue monarchie : un monarque décide de tout mais il est incapable de faire passer les réformes nécessaires.

De de Gaulle pour qui la constitution avait été écrite à Hollande comment le pouvoir de décider ou de ne pas décider s’exerce-t-il ? Quelle évolution ?

Une hyperprésidence et des décisions nécessaires qui ne sont jamais prises : dette, réforme de l’État, régimes de retraite, dialogue social…

Citons quelques extraits pour alimenter notre réflexion sur le fonctionnement ou le dysfonctionnement de notre système politique.

 

Le Président de la République règne. Il a autorité sur le Premier Ministre, sur les Ministres, sur le Parlement…dans ce régime dit monarchique, le Premier Ministre ne sert à rien...La majorité qui doit tout au Président n’est qu’une chambre d’enregistrement.

Ceci fait dire au député socialiste Jean-Marc GERMAIN « Il faut sortir de cette logique de la Ve République qui fait qu’un homme ou deux décident de tout. Les solutions ne se trouvent pas dans un bureau à l’Élysée, mais au parlement, dans les syndicats, les associations…L’intelligence est collective. »

Ce livre comporte des citations choc :

- La France a plus besoin d’une réforme de son système politique que de sa structure économique…le système semi présidentiel de la France fait figure d’exception singulière où tous les autres pays membres de l’Union Européenne ont une variété de régimes parlementaires dans lesquels le chef de gouvernement est choisi par une majorité de parlementaires…la France est particulièrement mal équipée pour faire face au défi des mouvements populistes …les défis d’aujourd’hui exigent qu’on en termine avec l’ère où on élisait un roi et ou on en changeait régulièrement.

- On est passé du discrédit des hommes politiques à la haine des dirigeants politiques. Les français ont le sentiment qu’ils les ont abandonnés. Qu’ils se préoccupent surtout de leurs carrières, pas d’eux(Paul DELEVOYE)

- Le système politique ne fonctionne plus. Les français sont excédés ; ce qu’ils pensent des politiques ? Qu’ils coulent ! »( Jean-Vincent PLACÉ).

 

Un livre sans excès de critiques mais qui pose bien le problème de l’adaptation de nos institutions face à la montée des populistes, des extrêmes et face aux grands défis qui attendent la France si elle ne veut pas disparaître.

MONARCHIE OU RÉPUBLIQUE : SOUS QUEL RÉGIME VIVONS-NOUS ? EST-IL ADAPTÉ AUX DÉFIS DE CE SIÈCLE ?
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:23
Photo OUEST FRANCE

Photo OUEST FRANCE

LA FRANCE EST-ELLE DEVENUE UN ÉTAT DE NON DROIT?

 

Depuis ces dernières décennies le pouvoir est à la rue puisque manifestations et violences ont fait plier maintes fois les pouvoirs exécutif, législatif et judicaire.

 

Sans remonter trop dans le temps souvenons-nous des retraites, déjà et encore des taxis, des enseignants, les bonnets rouges et l'écotaxe...

D'un côté, Il y a le droit de manifester qui est encadré mais c'est un droit fondamental.

De l'autre, il y a l'abus de ce droit quand il bafoue les autres libertés comme celle de circuler, la liberté du commerce, la propriété, quand il détruit édifices publics, biens privés, blesse les représentants de l'ordre ...

 

CETTE ILLÉGALITÉ EST-ELLE LÉGITIME ?

C'est la question que pose dans une chronique l'historien Albert GROSSER (Ouest France du 29 juillet 2015).

Le droit de manifester devient un droit de casser, un droit à l'expression de la violence destructrice. Ce détournement du droit de manifester est-il admissible ? 

"La France est un État de droit. Donc la loi doit être respectée. En fait il n'en est rien...Tout un chacun à commencer par les intéressés et par l'Etat part de l'idée que cette illégalité est légitime." C'est ainsi que surviennent par exemple les violences destructrices des chauffeurs de taxi ..."le désespoir ne justifie pas tout" ajoute Albert GROSSER.

On en arrive au transfert du pouvoir à la rue et à" l'abdication permanente de l'autorité étatique qui est une constante chez nous"...

et de conclure sur une interrogation terrible "ne devrait-on pas voir là un rejet de la démocratie dont tout un chacun se réclame ? "

Le bilan de l'action des bonnets rouges est très lourd financièrement. Ils ont obtenu l'abrogation de la loi sur l'écotaxe et le démantèlement d'un dispositif qui a coûté avec les frais annexes à la collectivité plus d'un milliard d'euros

Le bilan est aussi très lourd moralement : le pouvoir législatif est ridiculisé. Le pouvoir réel est transféré à la rue et aux manifestants même casseurs !

Il est abandonné à des mouvements aujourd'hui "informels", "venus de la base" . Ces mouvements peuvent être spontanés "non structurés " suite à la perte de crédibilité des syndicats et des partis politiques dit corps intermédiaires dont la fonction est justement d'exprimer selon des procédures légales un certain ras le bol de la population que les pouvoirs en place ne ressentent pas ou plus.

 

EST-CE LA PORTE OUVERTE Á L'AVENTURE ?

Plus d'État crédible,

Plus de syndicats dignes de confiance,

Plus de partis politiques "reconnus" par les citoyens,

Oui, il y a bien un danger.

Nos élus et gouvernants au lieu de se pencher sur le sexe des anges ou sur une réforme territoriale qui n'en n'est pas une devraient examiner ce risque dont nous ne cessons de parler.

 

ET L'EXEMPLE DES MANIFESTATIONS AGRICOLES ACTUELLES ET DE LA RÉACTION DU GOUVERNEMENT ?

 

Oui, le Premier Ministre a bien dit "la colère ne permet pas tout"...mais il cédé à la pression de la rue et d'un " syndicat" : la FNSEA dont la stratégie et les moyens d'action mériteraient des éclaircissements et clarifications ...le monde paysan est-ce la seule FNSEA ?  600 millions d'euros sur un plan d'urgence qui vont transiter comment vers les vrais paysans ?...à travers des organismes gérés par la FNSEA ?...en remerciement de manifestations dont le déroulement est loin d'être un modèle de légalité.

Oui, en FRANCE le pouvoir de la rue lié à la violence non sanctionnée et autres formes illégales est un réel danger pour la démocratie.

 

 

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 21:53
SAUVER LA DÉMOCRATIE LOCALE

« Un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis est capable de changer le monde. D’ailleurs rien d’autre n’y est jamais parvenu.» Margaret Mead (1901-1978)

 

 

Depuis près de 15 ans, l’Association « Citoyens pour un Avenir Commun au pays des Olonnes » CACO qui, aujourd'hui s'exprime à travers ce blog, œuvre pour un changement profond dans le mode de fonctionnement de la démocratie et particulièrement de la démocratie locale.

Si celui-ci n'est pas fondamentalement revisité, la démocratie locale va dans le mur et ne résistera pas aux scandales d'abus de pouvoirs d'une minorité d'élus et  aux scandales de leurs fautes de gestion.

La France compte plus de 650 000 élus dévoués à la chose publique. Il ne faut pas que quelques élus dévoyés qui confondent intérêt général et leurs petits intérêts particuliers nuisent dans l’opinion publique à l’image de marque de l’ÉLU.

 

DÉMOCRATIE LOCALE ET ÉTHIQUE ne sont pas contradictoires.

 

Parole et écrit d’une élue

Extrait de "démocratie en péril " de Ghislaine BOURLAND. 7 ECRIT Editions : 102, Avenue des Champs Élysées 75008 P A R I S

 

« Dans la sphère politique, je croise des femmes et des hommes à fort potentiel dont l’action serait profitable à une collectivité et à travers elle au pays.

Mais, ils ne font que passer, car ils ébranlent le château de cartes d’une caste qui se prétend « bien-pensante » et qui voient en eux des obstacles à leur propre ascension ou à celle de leurs alliés de circonstance.

Ces prétendus « bien-pensants » sont en partie responsables du désaveu citoyen pour l’ensemble de la classe politique. »

 

« Être maire ne s'improvise pas, c'est une vocation et un acte politique au sens le plus noble. Cela demande une attention de tous les instants, un engagement sans faille et des convictions profondes et sincères.

Un maire est un acteur de terrain.

Tout au long de son mandat, il doit être en mesure de prendre en compte toutes les opinions, toutes les souffrances, tous les refus, toutes les différences.

Il se doit d'être le maire de tous, de parler à tous. Il doit entendre chacun, endosser ses responsabilités et agir.

Il se doit de respecter ses fondamentaux de campagne.

N’ayant cependant pas toutes les cartes en main au moment de l’écriture du projet de liste, des ajustements au cours du mandat sont inévitables. Ces derniers doivent être dans la lignée des promesses électorales : c’est une question d’éthique. »

 

UN POUVOIR ABSOLU SANS CONTRE POUVOIR

 

Ces écrits nous rappellent aux réalités des dysfonctionnements de la démocratie locale dans lesquels nous avons tous notre part :

- le mode d'élection au niveau des communes est défavorable au bon fonctionnement de la démocratie : les minorités sont exclues du dialogue et de toute responsabilité dans la vie municipale.Ces minorités peuvent même représenter plus de 50 % des voix elles n'ont aucun droit réel effectif, contrairement à ce qui se passe dans des pays démocratiques voisins,

- la décentralisation, avec la disparition du pouvoir des préfets, a permis aux maires de s'émanciper même parfois de ne plus respecter la loi et de ne pas être sanctionnés. Certains maires sont de véritables dictateurs locaux imbus d'une responsabilité qu'ils ne savent pas gérer dans l'intérêt de tous leurs concitoyens,

- des élus brillent par leur suffisance et leur incompétence et comme leur pouvoir est sans limites les fautes de gestion s'accumulent et coûtent très cher à la collectivité sans être sanctionnées,

- les juges de l'ordre judicaire s'il y a faute pénale et de l'ordre administratif ne sanctionnent que rarement les fautes graves commises par les élus locaux. Qu'en sera-t-il pour les élus nationaux après les lois sur la "transparence de la vie publique" (voir prochain article) ?

- les indemnités généreuses que se votent les élus ont pourri l'esprit de l'élu dévoué à ses concitoyens et son image : le cumul des indemnités est souvent indécent (maire, président ou vice-président de Communauté de cCmmunes, président de syndicats mixtes...3 000, 4000 euros ..par mois qui se cumulent avec leurs salaires ou retraites ). Ceci a tué le respect qu'avait acquis l'élu et de plus crée une disparité honteuse entre les élus eux-mêmes et parfois un lien de dépendance,

- le citoyen subit et part du principe que changer les élus ne changera rien ; l'apathie des citoyens électeurs est aussi responsable de cette situation.

 

La rentrée sera marquée par le procès en appel à POITIERS du maire de la FAUTE SUR MER Monsieur René MARRATIER et de ses adjoints dit procès XYNTHIA : jusqu'à maintenant personne n'a tiré les conclusions de ce scandale des pouvoirs incontrôlés d'un maire et de son équipe qui a conduit à cette catastrophe.

 

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 21:28
UN NOUVEAU SERVICE CIVIL POUR TOUS LES CITOYENS

"Réserve citoyenne ": propositions pour un nouvel engagement des citoyens : est-ce une bonne idée ?

 

Cette proposition part d'un bon sentiment et fait suite aux événements du 11 janvier. 2015. Un effet d'annonce...on en reparle en juillet 2015 mais dans un rapport remis au Président de la République.

 

Et quelle place pour le milieu associatif qui, lui, a le mérite d'exister ?

Il existe en FRANCE un  monde associatif développé à tous niveaux international, national, départemental, communal...un tissu très actif de millions de bonnes volontés. On est donc en droit de se demander à la lecture du rapport ce que peut apporter en plus la "réserve citoyenne".

L'expérience vécue en VENDEE lors de la tempête XYNTHIA montre l'énorme capacité mobilisatrice des associations locales...il a même  fallu refuser des volontaires ! Ne serait-il  pas souhaitable de donner aux associations existantes plus de moyens pour remplir les missions qu'évoque le rapport au lieu d'aller chercher encore un truc baptisé "réserve citoyenne" ? N'est-ce pas faire injure aux millions de bénévoles français qui font "vivre la fraternité" que de créer une nouvelle structure "concurrente", dirigiste voire coûteuse? Ces bénévoles ont-ils tant démérité ? Ce rapport nous laisse dubitatifs.

Il existe bien dans le rapport http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/154000448/index.shtml  un chapitre intitulé  "Articuler la réserve citoyenne et le bénévolat associatif" mais c'est plutôt pour exprimer la gêne des rapporteurs par rapport à l'existant

Le 8 juillet 2015, Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’État, et Claude Onesta, entraîneur de l’équipe de France de handball, ont donc remis au président de la République leurs propositions pour une "réserve citoyenne" "Pour que vive la fraternité".

Rappelons que la création d’une "réserve citoyenne" a été annoncée à la suite des attentats de janvier 2015 et elle s’inscrit dans le prolongement de "l’esprit du 11 janvier", en référence aux manifestations qui ont eu lieu en France le 11 janvier 2015.

Selon les deux rapporteurs chargés d’en définir les modalités, la réserve citoyenne devrait consister en un engagement bénévole sur des missions en liens avec les valeurs de la République auprès de personnes morales de droit public (collectivités locales, établissements publics, etc.) ou de droit privé à but non lucratif (associations).

 

Cet engagement volontaire serait ouvert à toute la population pour des missions ponctuelles.

Ce n'esr dinc pas un service civil ni un service militaire.

Le réserviste s’engagerait au service de la République et rendrait compte de sa mission à l’État et aux pouvoirs publics...c'est donc bien une mission qui met une forme de suspiciin sur les capacités du mo,de assocoatif et sur sa liberté par rapport à l'État.

La "réserve citoyenne" pourrait être ainsi mobilisée pour répondre à des besoins collectifs non récurrents (catastrophe naturelle, accidents, situations sanitaires exceptionnelles, etc.).

Elle pourrait aussi intervenir aux côtés de bénévoles au soutien d’évènements sportifs ou culturels et de grandes commémorations.

La réserve citoyenne pourrait également contribuer à dynamiser l’animation de la politique de la ville et à resserrer le lien social en intervenant auprès des personnes les plus fragiles.

D’une manière générale, la "réserve citoyenne" devrait pouvoir être affectée en priorité à la promotion de thèmes identifiés comme "grandes causes nationales".

La "réserve citoyenne" est-elle nécessaire ?

Les rapporteurs recommandent l’adoption, d’ici la fin 2015, d’une loi instaurant une "réserve citoyenne" afin d’en fixer les grandes caractéristiques.

En parallèle, le déploiement de la "réserve citoyenne" de l’éducation nationale doit être poursuivi.

 

Nos législateurs n'ont-ils pas d'autres préoccupations plus importantes moins déstabilisatrices de l'existant (le monde associatif) à traiter qu'un sujet comme celui-ci qui consiste à créer un nouveau "MACHIN" comme aurait dit le Général de  GAULLE  ?

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:35
REFLEXIONS DE PENTECÔTE

Pentecôte : pour nombre de nos concitoyens c'est le temps où le Saint-Esprit peut tomber sur nos têtes et nous éclairer "vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit " . Dans ce contexte il n'est peut-être pas inopportun de donner des informations qui sortent de l'ordinaire et poussent à la réflexion voire à l'action ou même à la remise en cause.

 

1) A QUOI SERVENT NOS ELUS ?

 

C'est le coriace chroniqueur Amid FALJAOUI qui nous donne une réponse qui effectivement ne manque pas de bon sens même si elle peut choquer (voir ci-dessous le texte complet de sa chronique ).

L'élu est privé de pouvoir réel ou incapable d'exercer le pouvoir et de décider (y compris des mesures nécessaires mais qui peuvent être impopulaires). L'élu selon le chroniqueur qui analyse certaines prestations du Président de la République, est alors atteint de célébrationnite qui remplace son devoir d'agir :

"Ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur: c'est la "célébrationnite aiguë" !

C'est aussi l'avis de Jacques Attali qui a trouvé ce mot de "célébrationnite".

 

2) A QUOI SERVENT LES LOIS, TROP DE LOIS ? DANGER !

Autre remise en cause intéressante : celle de la pléthore de textes légaux votés à la "hâte" et mal votées.

Nouvel exemple tout frais : on apprend que la dernière loi sociale importante dite loi sur la "pénibilité" va voir son application reportée et ses modalités "simplifiées"...on n'a pas eu le temps d'appliquer la loi qu'elle est modifiée !.

Comme les nombreuses autres lois que nous avons invoquées et qui ont été en partie ou totalement remises en cause :

http://www.olonnes.com/2015/05/le-desordre-legislatif-le-travail-parlementaire-en-quest.html

 

Évelyne Sire-Marin, vice-présidente au TGI de Paris, dénonce  cette pléthore de textes qui transforme la  justice en "défoulement qui n'est pas la justice"

 

La magistrate cite le sénateur Alain Marc, auteur d'une recommandation visant à créer une commission d'enquête sur la réalité de l'inflation législative dans notre pays et qui  a prévenu : "En multipliant les lois, on leur enlève leur solennité et donc leur efficacité : un grand nombre de nos lois ne sont pas appliquées en raison de leur complexité ou de leur inutilité."

 

La magistrate poursuite sa chronique : "Nos codes enflent avec une telle rapidité que les praticiens sont eux-mêmes dans l'embarras lorsqu'il s'agit d'y puiser le bon texte. Certes la technologie et ses algorithmes de recherche vole à leur secours, mais est-ce une solution saine ?

"Plus un droit devient complexe et abondant, plus il devient inintelligible, secret et donc arbitraire et injuste, plus il devient un obscur message codé", écrivait le professeur Philippe Malaurie dans Les Enjeux de la codification. "

C'est désormais l'inflation de textes qui fait perdre toute crédibilité en la loi et en ceux qui légifèrent.

 

Attention à ce qui guette la France qui est sur cette pente et où le citoyen ne croît plus en ses élus, ne croit plus aux partis...le signal d'alarme a été tiré par nos voisins les citoyens espagnols qui viennent de rejeter les partis, les élus des partis traditionnels de droite comme de gauche. Il va en résulter "une aventure" dont nul ne peut savoir comment elle peut se terminer.

 

 

 

 

La chronique d'Amid Faljaoui

"Lisez la presse économique et vous le constaterez de vous-même: quelles sont encore les décisions économiques importantes sur lesquelles un gouvernement a encore une totale liberté de décision ?

Sur sa monnaie ? Pas du tout, l'euro est géré indirectement par la Banque centrale européenne à Francfort, et celle-ci est gérée par des technocrates non élus.

Le gouvernement peut-il agir sur les taux d'intérêt ? Non, pas plus, car là encore, les taux sont décidés à Francfort et en partie par les marchés financiers. Bref, sur ces points-là, le locataire du 16 rue de la Loi n'a rien à dire, pas plus que son homologue présidentiel à l'Élysée !

Mais il y a le budget et toutes ces décisions de dépenses, ainsi que de hausses ou de diminutions de taxes, me direz-vous ?

Là encore, pas vraiment: les gouvernements de la zone euro n'ont quasi pas de liberté pour gérer leurs budgets, ils doivent respecter des règles imposées par la Commission européenne.

et s'ils dépassent tel ou tel seuil, ils doivent s'en expliquer publiquement et s'engager à revenir dans les clous dans un délai assez bref. Alors, que leur reste-t-il ?

Jacques Attali pense que ce qui leur reste, c'est la "célébrationnite aiguë" et j'ajouterai, la communication. La communication, c'est simple: les médias sont aujourd'hui connectés 24h sur 24 et 7 jours sur 7, et comme le disait fort justement Emmanuel Macron, le nouveau ministre français de l'Économie, les médias sont comme le Moloch de la légende, ils ont besoin de leur livre de chair fraîche chaque jour.

Résultat: les médias critiquent les hommes politiques pour leurs petites phrases assassines, mais eux-mêmes sont en totale contradiction, car ils relaient plus facilement ce genre de phrases que des discours de fond.

Ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur: c'est la "célébrationnite aiguë" !

Quant à la "célébrationnite aiguë", il suffit de regarder François Hollande, comme le suggère Jacques Attali.

Il passe le plus clair de son temps à s'incliner sur les morts d'attentats, d'accidents ou de meurtres ! Il a même dû accompagner les chefs de gouvernement allemand et espagnol sur le lieu d'un épouvantable accident d'avion dans lequel il n'y a eu aucune victime française !

Mais comme le dit Jacques Attali, commémorer ou rendre hommage est pour un ministre ou un président une activité gratifiante.

Personne ne vient pour vous siffler, ni pour manifester un désaccord.

En gros, personne ne vous demande de décider, donc de choisir et donc de décevoir. Mieux encore, il y a toujours quelqu'un pour venir vous dire merci.

Donc, oui, ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur - c'est cela, en gros, la "célébrationnite aiguë" dénoncée par Jacques Attali.

Si les hommes politiques n'ont plus les moyens d'influencer l'avenir, ils peuvent être de plus en plus tentés de se plonger à l'infini dans le passé, dans la nostalgie - que ce soit celle de la Grande Guerre, des éperons d'or ou en juin prochain de la bataille de Waterloo.

La pression du court terme, des médias pousse en quelque sorte les politiques à devenir les "gardiens attentionnés des souvenirs".

Dommage, l'idéal serait que le politique se fasse représenter à tous ces événements et se concentre sur son activité principale, mais qui oserait ou voudrait le faire ? "

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 07:32
Les urnes ne sont souvent pas assez pleines.

Les urnes ne sont souvent pas assez pleines.

UN ÉLECTEUR SUR DEUX NE VOTE PAS OU NE VOTE PLUS

 

 

Reprenons ce qu'écrit une élue locale du Finistère,  Ghislaine Bourland,

 

"Jacques Garello, économiste français, président de l'Aleps a choisi de s’adres, ser aux abstentionnistes par le biais d’une lettre ouverte publiée sur Contrepoints.org .

« Voter est un droit et non une obligation, voter est un choix, ne pas voter est un autre choix. Le vote est un droit imprescriptible ; le droit de se déplacer librement n’interdit pas de rester tranquillement chez soi.», dit-il...

.

 

L'ABSTENTION : UN BONUS AUX PROFESSIONNELS DE LA POLITIQUE

 

"L'abstention est un phénomène qu'un bon nombre de « professionnels » politiques préfère minimiser. Pour cause, ils profitent pleinement de la situation.

Chacun, citoyen élu ou non élu, doit comprendre qu’il est en mesure d’agir sur les événements, de changer le cours des choses.

La politique ne doit pas être l’affaire de quelques-uns, elle ne doit pas être l’affaire de clans. Notre régime démocratique n'a pas été pensé ainsi. La démarche individualiste des « carriéristes » qui surpasse de plus en plus la démarche collective est néfaste à un renouvellement salutaire de la classe politique."

 

L'ABSTENTIONNISTE RESTE RESPONSABLE DU MAL ETRE FRANCAIS

 

"Ceux d’entre nous qui préfèrent rester à la maison les jours d’élection mettent en péril notre démocratie, installent sans le vouloir et sans en prendre conscience une oligarchie de fait, et renforcent les extrêmes.

Chacun doit comprendre qu’il est tout aussi responsable que les « politiques» de la situation de la France.

Qu'il boude les urnes ou qu'il pratique un vote impulsif, il choisit ceux qui conduisent la destinée du pays.

La médiocrité du personnel politique est de son fait.

Je ne sais de quoi sera fait l'avenir mais j'ai une certitude : nous n'avons pas le droit de baisser les bras tous autant que nous sommes. "

 

L'ABSTENTIONNISTE FAVORISE CEUX QUI ONT INTÉRÊT A CE QUE RIEN NE BOUGE ET PARTICULIÈREMENT LES PARTIS CONSTITUÉS DE CARRIÈRISTES

 

"Nous arrivons avec Monsieur Garello à une même conclusion : « Il y a une demande potentielle de changement radical, mais elle ne semble pas trouver pour le moment d’offre politique sérieuse qui lui réponde ».

Les formations politiques –éléments indispensables d’un régime démocratique n’en déplaisent aux « apolitiques »- n’ont d’autres choix que de moderniser en profondeur leurs instances ; un simple lifting ne sera pas suffisant pour une réconciliation durable avec un électorat en perdition."

 

Nous avons coutume d'écrire : "le droit de vote ne s'use que si l'on ne s'en sert pas." Les mal élus (élus avec - de 50  % des électeurs inscrits ) se satisfont de leur résultat : est-ce normal ? Quelle est leur légitimité réelle ?

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 21:37
Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat)  deux chambres mais quel désordre !Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat)  deux chambres mais quel désordre !

Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) deux chambres mais quel désordre !

LE DESORDRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE DE CETTE LEGISLATURE EST INSUPPORTABLE POUR LES CITOYENS ET POUR LE REDRESSEMENT DU PAYS C’EST UNE RAISON QUI FAIT QUE LES  CITOYENS NE CROIENT PLUS EN LEURS PARLEMENTAIRES

 

Des lois faites, défaites, reprises…le travail parlementaire est mal préparé, mal géré, mal fait, déstabilise le citoyen, l’économie…

C’est une des raisons de la désaffection des citoyens par rapport aux élus, des 50 % d’abstention aux élections, de la violence des propos de certains sur la fonction d’élu.

Lisez la liste ci-dessous et nous en avons certainement oublié :

1 pas en avant 3 pas en arrière…

Prenons les mesures de ces derniers mois annulées, reportées, annulées, modifiées après adoption (liste garantie non exhaustive)

- Vieillesse retraite : non blocage pour les petites retraites : devant l’impossibilité de pouvoir mesurer savoir ce qu’est une petite retraite…report de l’application, puis suppression de celle-ci puis à nouveau il y aura revalorisation (juste avant les élections départementales…en fin de compte 40 euros : une aumône pour des retraités qui n’ont pas de quoi vivre.

- Augmentation du plafond de la Taxe de séjour proposée en 2014 : les députés refusent de la voter, abandonnée puis reportée en 2015 et compliquée voir

http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F743.xhtml

- Réforme territoriale : le millefeuille …report des mesures concernant le département, quid des compétences des régions, rien sur les communes…les conseils généraux supprimés puis pas tous ! puis on maintient le conseil général transformé en conseil départemental sans qu’on connaisse ses compétences : l’échec total d‘une vraie réforme territoriale...on attend un vote de la loi NOTRe,

- Baisse des charges pesant sur les entreprises : on ne sait plus où on en est, la crédibilité du texte en souffre surtout depuis la mise en œuvre de nouvelles contraintes : compte pénibilité (voir ci-dessous, compte personnel de formation…

- Compte Pénibilité pour les salariés : report partiel pour cause d’usine à gaz (étalement 2015 et 2016), 7 décrets en 2014 !

- Écotaxe : devient un droit de péage pour poids lourds limité. Opération qui se termine par une compensation pour les recettes de l’État une augmentation des taxes sur les carburants ; 8 octobre2014…report définitif de la taxe et une histoire qui va coûter 1 milliard d’euros !

- Accessibilité : mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées : report des sanctions, report tout court…

- Compte personnel de formation : impossible mise en œuvre dans les PME : marche arrière ? - - Dépendance : projet reporté et réduit, voté par le SENAT en catimini avant les élections départementales (19 mars 2015),

- Logement : Loi DUFLOT va être détricotée,

- La réforme des Conseils de Prud’hommes votée encore en catimini dans la loi fourre-tout (mais qui n’a pas que du mauvais !) dit loi MACRON 1 Problème : ce texte sera impossible à mettre en œuvre : comme la loi de juillet 2014 sur le même sujet inappliquée car inapplicable : où trouver les 300 magistrats supplémentaires pour rendre applicable la loi alors que la France manque d’au moins 500 magistrats et pourquoi tuer une institution qui marche depuis 7 siècles ?

- Apprentissage : suppression partielle puis extension de la prime et au placard l’objectif 500 000 contrats, les nouvelles conditions fixées dans les contrats ont découragé nombre d’entreprises,

- Travail à temps partiel au moins 24h par semaine déjà revu pour en diminuer l’impact négatif pour l’emploi et en cours de révision pour le favoriser !

- Cession d’entreprises : aviser le personnel avant une cession : modification de la loi annoncée le 31 mars 2015.Mais les élus savent-ils que les fuites dans l’entreprise et à l’extérieur sur un projet de cession ont en général pour conséquence que toutes les négociations ont stoppées et le projet abandonné ? 

- Loi de programmation militaire : baisse des effectifs drastique et irrationnelle, marche arrière toutes, suite aux attentats et autres menaces " gouverner c’est prévoir' : casser une armée peut se faire en quelques mois, combien de temps faudra-t-il pour la remettre debout ?

- Loi sur la santé : nième modification des projets de loi dans un climat délétère entre la Ministre et la profession…le projet vient encore d'être modifié en mars 2015.

...

Comment le travail des parlementaires peut-il être crédible ?

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 22:50
L'ETAT, LE GOUVERNEMENT INCAPABLES DE REFORMER TAPENT SUR LES FAIBLES COMME LES RETRAITES ET SES AGENTS NON TITULAIRES

LE GEL DES PENSIONS, LES PONCTIONS SUPPLEMENTAIRES SUR LES PENSIONS ET RETRAITES, LE STATUT DES MILLIERS DE PRECAIRES DE LA FONCTION PUBLIQUE...les signes extérieurs d'un abus de faiblesse d'un Etat sur les citoyens vulnérables . Les gouvernements qui se succèdent sont incapables de prendre les décisions saines, justes et équitables qui s'imposent. Mais ils n'hésitent pas à faire payer la majorité silencieuse. D'où le rejet des gouvernés pour leurs gouvernants. Grave et inquiétant pour la cohésion sociale.

 

Il faut le dire, l'expliquer...

Extrait de "notretemps.com 2015 04 07"

Le gel des pensions pourrait être reconduit en octobre 2015 pour une année supplémentaire...cela s'ajoute au reste des mesurettes frappant les retraités .

 

Explications.

"Inutile d’attendre une prochaine hausse des retraites.

Selon une information du Figaro, les pensions ne seront pas revalorisées en octobre 2015. Les sommes versées resteraient donc inchangées jusqu’à octobre 2016.

La dernière augmentation remontant à avril 2013, les retraités devront face à leurs dépenses sans augmentation de pension pendant trois ans et demi.

Pas d'inflation, pas de revalorisation

Est-ce certain?

C'est fort probable si l'on en croit le "programme de stabilité 2015-2018" présenté mercredi 15 avril 2015 par le gouvernement et destiné à la Commission européenne.

Celui-ci précise en toutes lettres que les pensions de base seront "stabilisées au 1er octobre 2015 en raison de l'absence d'inflation en 2015".

La seconde raison d'y croire est arithmétique. C'est l'application pure et simple de la règle de revalorisation des retraites calculée chaque année au 1er octobre (au 1er avril avant la dernière réforme) en fonction de l’inflation.

Une prévision d’inflation à zéro pour 2015, entraîne mécaniquement une revalorisation des pensions nulle.

Pouvoir d'achat

Selon Bercy, interrogé par le Figaro, la stabilité des pensions durant un an de plus "ne constitue pas une perte de pouvoir d'achat puisque l'inflation est nulle".

Un raisonnement qui peut se défendre d'un point de vue général, mais ne rejoint pas toujours la réalité du consommateur. Et vous qu'en pensez-vous?"

Après la CSG, après le prélèvement supplémentaire CASA (contribution de solidarité pour l'autonomie) dont l'Etat détourne les fonds en toute impunité, le plafonnement de l'abattement 10%, taxation sur les majorations de retraite pour les foyers ayant élevé une famille nombreuse, la prise en compte pour le taux de CSG du revenu fiscal et non le montant de l'impôt sur le revenu ... le blocage qui a fait perdre du pouvoir d'achat aux retraités résignés (sauf lorsqu'ils utilisent leur bulletin de vote pour exprimer leur ras le bol!).

Retraités, apprenez à vous serrer la ceinture, vous êtes des privilégiés taillables et corvéables à merci puisque vous ne pouvez vous défendre. Essayez de faire grève !

 

 

LES CONTRACTUELS DANS LA FONCTION PUBLIQUE ET TERRITORIALE

 

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais : l'ETAT PATRON INDIGNE 

Le Code du travail réglemente toute la vie du contrat de travail dans le secteur privé dans l'objectif de protéger ('trop peut-être ?) le salarié.

Suite à la parution des statistiques de la Fonction publique, le Figaro titre "la précarité s'installe dans la fonction publique."

 

DES RENOUVELLEMENTS DE CDD FAITS DE MANIERE SCANDALEUSE

L'Etat recrute des dizaines de milliers de salariés en contrat précaires, renouvelés n fois plus une avec des renouvellements faits sans préavis et parfois alors que le salarié a déjà terminé son précédent contrat c'est-à-dire qu'il travaille sans contrat (voir dans l'Education certains salariés des GRETA par exemple) pour des CDD.

Les précaires dans la fonction publique sont au nombre de 932 000 en 2014 ! Et ce chiffre ne cesse d'augmenter surtout dans les collectivités territoriales.

Les contractuels représentent 19,7 % des effectifs de la fonction publique territoriale, environ 15,9 % dans l'hospitalière, et 15,1 % à l'Etat.

Des salaires payés en retard, des droits aux congés non respectés, des inégalités de traitement entre les titulaires et les non titulaires (ce qui est interdit dans le privé !)...

La règle du secteur privé  "A travail égal, salaire égal" ne s'applique pas au niveau des contractuels. Et cela dans les deux sens un contractuel surpayé par rapport à ses collègues titulaires au même poste et un contractuel sous payé par rapport à ses collègues titulaires.

Il a fallu une loi (12 mars 2012), pour favoriser la CDIsation...la loi est à moitié appliquée (rapport au Sénat !) .

Bravo ETAT, COLLECTIVITES et HOPITAUX !...L'ETAT profite-t-il de la crise et donc du chômage pour sous-payer et mal traiter ceux qui les servent ?

On trouve  donc dans la gestion des ressources humaines au niveau de l'Etat et des collectivités et hopitaux tout ce qui est interdit et sanctionné dans les contrats de travail du secteur privé.

 

Ne parlons pas des stagiaires...dont le statut est en cours d'amélioration et de la multiplication des postes occupés par des stagiaires. Il faudrait un article supplémentaire pour dénoncer le "trafic" de la fonction publique avec les stagiaires sous-payés, mal protégés...

 

Que d'abus de l'Etat Patron et des collectivités territoriales donc de la part de ceux qui font loi et règlements.

Que d'aigreurs ressenties de la part des exploités !

La fonction "gestion digne ressources humaines" n'est pas encore vraiment intégrée au niveau de l'Etat et des collectivités territoriales...pourtant ces "patrons" devraient donner l'exemple, le bon exemple !

 

 

 

 

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