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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:35
REFLEXIONS DE PENTECÔTE

Pentecôte : pour nombre de nos concitoyens c'est le temps où le Saint-Esprit peut tomber sur nos têtes et nous éclairer "vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit " . Dans ce contexte il n'est peut-être pas inopportun de donner des informations qui sortent de l'ordinaire et poussent à la réflexion voire à l'action ou même à la remise en cause.

 

1) A QUOI SERVENT NOS ELUS ?

 

C'est le coriace chroniqueur Amid FALJAOUI qui nous donne une réponse qui effectivement ne manque pas de bon sens même si elle peut choquer (voir ci-dessous le texte complet de sa chronique ).

L'élu est privé de pouvoir réel ou incapable d'exercer le pouvoir et de décider (y compris des mesures nécessaires mais qui peuvent être impopulaires). L'élu selon le chroniqueur qui analyse certaines prestations du Président de la République, est alors atteint de célébrationnite qui remplace son devoir d'agir :

"Ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur: c'est la "célébrationnite aiguë" !

C'est aussi l'avis de Jacques Attali qui a trouvé ce mot de "célébrationnite".

 

2) A QUOI SERVENT LES LOIS, TROP DE LOIS ? DANGER !

Autre remise en cause intéressante : celle de la pléthore de textes légaux votés à la "hâte" et mal votées.

Nouvel exemple tout frais : on apprend que la dernière loi sociale importante dite loi sur la "pénibilité" va voir son application reportée et ses modalités "simplifiées"...on n'a pas eu le temps d'appliquer la loi qu'elle est modifiée !.

Comme les nombreuses autres lois que nous avons invoquées et qui ont été en partie ou totalement remises en cause :

http://www.olonnes.com/2015/05/le-desordre-legislatif-le-travail-parlementaire-en-quest.html

 

Évelyne Sire-Marin, vice-présidente au TGI de Paris, dénonce  cette pléthore de textes qui transforme la  justice en "défoulement qui n'est pas la justice"

 

La magistrate cite le sénateur Alain Marc, auteur d'une recommandation visant à créer une commission d'enquête sur la réalité de l'inflation législative dans notre pays et qui  a prévenu : "En multipliant les lois, on leur enlève leur solennité et donc leur efficacité : un grand nombre de nos lois ne sont pas appliquées en raison de leur complexité ou de leur inutilité."

 

La magistrate poursuite sa chronique : "Nos codes enflent avec une telle rapidité que les praticiens sont eux-mêmes dans l'embarras lorsqu'il s'agit d'y puiser le bon texte. Certes la technologie et ses algorithmes de recherche vole à leur secours, mais est-ce une solution saine ?

"Plus un droit devient complexe et abondant, plus il devient inintelligible, secret et donc arbitraire et injuste, plus il devient un obscur message codé", écrivait le professeur Philippe Malaurie dans Les Enjeux de la codification. "

C'est désormais l'inflation de textes qui fait perdre toute crédibilité en la loi et en ceux qui légifèrent.

 

Attention à ce qui guette la France qui est sur cette pente et où le citoyen ne croît plus en ses élus, ne croit plus aux partis...le signal d'alarme a été tiré par nos voisins les citoyens espagnols qui viennent de rejeter les partis, les élus des partis traditionnels de droite comme de gauche. Il va en résulter "une aventure" dont nul ne peut savoir comment elle peut se terminer.

 

 

 

 

La chronique d'Amid Faljaoui

"Lisez la presse économique et vous le constaterez de vous-même: quelles sont encore les décisions économiques importantes sur lesquelles un gouvernement a encore une totale liberté de décision ?

Sur sa monnaie ? Pas du tout, l'euro est géré indirectement par la Banque centrale européenne à Francfort, et celle-ci est gérée par des technocrates non élus.

Le gouvernement peut-il agir sur les taux d'intérêt ? Non, pas plus, car là encore, les taux sont décidés à Francfort et en partie par les marchés financiers. Bref, sur ces points-là, le locataire du 16 rue de la Loi n'a rien à dire, pas plus que son homologue présidentiel à l'Élysée !

Mais il y a le budget et toutes ces décisions de dépenses, ainsi que de hausses ou de diminutions de taxes, me direz-vous ?

Là encore, pas vraiment: les gouvernements de la zone euro n'ont quasi pas de liberté pour gérer leurs budgets, ils doivent respecter des règles imposées par la Commission européenne.

et s'ils dépassent tel ou tel seuil, ils doivent s'en expliquer publiquement et s'engager à revenir dans les clous dans un délai assez bref. Alors, que leur reste-t-il ?

Jacques Attali pense que ce qui leur reste, c'est la "célébrationnite aiguë" et j'ajouterai, la communication. La communication, c'est simple: les médias sont aujourd'hui connectés 24h sur 24 et 7 jours sur 7, et comme le disait fort justement Emmanuel Macron, le nouveau ministre français de l'Économie, les médias sont comme le Moloch de la légende, ils ont besoin de leur livre de chair fraîche chaque jour.

Résultat: les médias critiquent les hommes politiques pour leurs petites phrases assassines, mais eux-mêmes sont en totale contradiction, car ils relaient plus facilement ce genre de phrases que des discours de fond.

Ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur: c'est la "célébrationnite aiguë" !

Quant à la "célébrationnite aiguë", il suffit de regarder François Hollande, comme le suggère Jacques Attali.

Il passe le plus clair de son temps à s'incliner sur les morts d'attentats, d'accidents ou de meurtres ! Il a même dû accompagner les chefs de gouvernement allemand et espagnol sur le lieu d'un épouvantable accident d'avion dans lequel il n'y a eu aucune victime française !

Mais comme le dit Jacques Attali, commémorer ou rendre hommage est pour un ministre ou un président une activité gratifiante.

Personne ne vient pour vous siffler, ni pour manifester un désaccord.

En gros, personne ne vous demande de décider, donc de choisir et donc de décevoir. Mieux encore, il y a toujours quelqu'un pour venir vous dire merci.

Donc, oui, ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur - c'est cela, en gros, la "célébrationnite aiguë" dénoncée par Jacques Attali.

Si les hommes politiques n'ont plus les moyens d'influencer l'avenir, ils peuvent être de plus en plus tentés de se plonger à l'infini dans le passé, dans la nostalgie - que ce soit celle de la Grande Guerre, des éperons d'or ou en juin prochain de la bataille de Waterloo.

La pression du court terme, des médias pousse en quelque sorte les politiques à devenir les "gardiens attentionnés des souvenirs".

Dommage, l'idéal serait que le politique se fasse représenter à tous ces événements et se concentre sur son activité principale, mais qui oserait ou voudrait le faire ? "

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 07:32
Les urnes ne sont souvent pas assez pleines.

Les urnes ne sont souvent pas assez pleines.

UN ÉLECTEUR SUR DEUX NE VOTE PAS OU NE VOTE PLUS

 

 

Reprenons ce qu'écrit une élue locale du Finistère,  Ghislaine Bourland,

 

"Jacques Garello, économiste français, président de l'Aleps a choisi de s’adres, ser aux abstentionnistes par le biais d’une lettre ouverte publiée sur Contrepoints.org .

« Voter est un droit et non une obligation, voter est un choix, ne pas voter est un autre choix. Le vote est un droit imprescriptible ; le droit de se déplacer librement n’interdit pas de rester tranquillement chez soi.», dit-il...

.

 

L'ABSTENTION : UN BONUS AUX PROFESSIONNELS DE LA POLITIQUE

 

"L'abstention est un phénomène qu'un bon nombre de « professionnels » politiques préfère minimiser. Pour cause, ils profitent pleinement de la situation.

Chacun, citoyen élu ou non élu, doit comprendre qu’il est en mesure d’agir sur les événements, de changer le cours des choses.

La politique ne doit pas être l’affaire de quelques-uns, elle ne doit pas être l’affaire de clans. Notre régime démocratique n'a pas été pensé ainsi. La démarche individualiste des « carriéristes » qui surpasse de plus en plus la démarche collective est néfaste à un renouvellement salutaire de la classe politique."

 

L'ABSTENTIONNISTE RESTE RESPONSABLE DU MAL ETRE FRANCAIS

 

"Ceux d’entre nous qui préfèrent rester à la maison les jours d’élection mettent en péril notre démocratie, installent sans le vouloir et sans en prendre conscience une oligarchie de fait, et renforcent les extrêmes.

Chacun doit comprendre qu’il est tout aussi responsable que les « politiques» de la situation de la France.

Qu'il boude les urnes ou qu'il pratique un vote impulsif, il choisit ceux qui conduisent la destinée du pays.

La médiocrité du personnel politique est de son fait.

Je ne sais de quoi sera fait l'avenir mais j'ai une certitude : nous n'avons pas le droit de baisser les bras tous autant que nous sommes. "

 

L'ABSTENTIONNISTE FAVORISE CEUX QUI ONT INTÉRÊT A CE QUE RIEN NE BOUGE ET PARTICULIÈREMENT LES PARTIS CONSTITUÉS DE CARRIÈRISTES

 

"Nous arrivons avec Monsieur Garello à une même conclusion : « Il y a une demande potentielle de changement radical, mais elle ne semble pas trouver pour le moment d’offre politique sérieuse qui lui réponde ».

Les formations politiques –éléments indispensables d’un régime démocratique n’en déplaisent aux « apolitiques »- n’ont d’autres choix que de moderniser en profondeur leurs instances ; un simple lifting ne sera pas suffisant pour une réconciliation durable avec un électorat en perdition."

 

Nous avons coutume d'écrire : "le droit de vote ne s'use que si l'on ne s'en sert pas." Les mal élus (élus avec - de 50  % des électeurs inscrits ) se satisfont de leur résultat : est-ce normal ? Quelle est leur légitimité réelle ?

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 21:37
Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat)  deux chambres mais quel désordre !Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat)  deux chambres mais quel désordre !

Le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) deux chambres mais quel désordre !

LE DESORDRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE DE CETTE LEGISLATURE EST INSUPPORTABLE POUR LES CITOYENS ET POUR LE REDRESSEMENT DU PAYS C’EST UNE RAISON QUI FAIT QUE LES  CITOYENS NE CROIENT PLUS EN LEURS PARLEMENTAIRES

 

Des lois faites, défaites, reprises…le travail parlementaire est mal préparé, mal géré, mal fait, déstabilise le citoyen, l’économie…

C’est une des raisons de la désaffection des citoyens par rapport aux élus, des 50 % d’abstention aux élections, de la violence des propos de certains sur la fonction d’élu.

Lisez la liste ci-dessous et nous en avons certainement oublié :

1 pas en avant 3 pas en arrière…

Prenons les mesures de ces derniers mois annulées, reportées, annulées, modifiées après adoption (liste garantie non exhaustive)

- Vieillesse retraite : non blocage pour les petites retraites : devant l’impossibilité de pouvoir mesurer savoir ce qu’est une petite retraite…report de l’application, puis suppression de celle-ci puis à nouveau il y aura revalorisation (juste avant les élections départementales…en fin de compte 40 euros : une aumône pour des retraités qui n’ont pas de quoi vivre.

- Augmentation du plafond de la Taxe de séjour proposée en 2014 : les députés refusent de la voter, abandonnée puis reportée en 2015 et compliquée voir

http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F743.xhtml

- Réforme territoriale : le millefeuille …report des mesures concernant le département, quid des compétences des régions, rien sur les communes…les conseils généraux supprimés puis pas tous ! puis on maintient le conseil général transformé en conseil départemental sans qu’on connaisse ses compétences : l’échec total d‘une vraie réforme territoriale...on attend un vote de la loi NOTRe,

- Baisse des charges pesant sur les entreprises : on ne sait plus où on en est, la crédibilité du texte en souffre surtout depuis la mise en œuvre de nouvelles contraintes : compte pénibilité (voir ci-dessous, compte personnel de formation…

- Compte Pénibilité pour les salariés : report partiel pour cause d’usine à gaz (étalement 2015 et 2016), 7 décrets en 2014 !

- Écotaxe : devient un droit de péage pour poids lourds limité. Opération qui se termine par une compensation pour les recettes de l’État une augmentation des taxes sur les carburants ; 8 octobre2014…report définitif de la taxe et une histoire qui va coûter 1 milliard d’euros !

- Accessibilité : mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées : report des sanctions, report tout court…

- Compte personnel de formation : impossible mise en œuvre dans les PME : marche arrière ? - - Dépendance : projet reporté et réduit, voté par le SENAT en catimini avant les élections départementales (19 mars 2015),

- Logement : Loi DUFLOT va être détricotée,

- La réforme des Conseils de Prud’hommes votée encore en catimini dans la loi fourre-tout (mais qui n’a pas que du mauvais !) dit loi MACRON 1 Problème : ce texte sera impossible à mettre en œuvre : comme la loi de juillet 2014 sur le même sujet inappliquée car inapplicable : où trouver les 300 magistrats supplémentaires pour rendre applicable la loi alors que la France manque d’au moins 500 magistrats et pourquoi tuer une institution qui marche depuis 7 siècles ?

- Apprentissage : suppression partielle puis extension de la prime et au placard l’objectif 500 000 contrats, les nouvelles conditions fixées dans les contrats ont découragé nombre d’entreprises,

- Travail à temps partiel au moins 24h par semaine déjà revu pour en diminuer l’impact négatif pour l’emploi et en cours de révision pour le favoriser !

- Cession d’entreprises : aviser le personnel avant une cession : modification de la loi annoncée le 31 mars 2015.Mais les élus savent-ils que les fuites dans l’entreprise et à l’extérieur sur un projet de cession ont en général pour conséquence que toutes les négociations ont stoppées et le projet abandonné ? 

- Loi de programmation militaire : baisse des effectifs drastique et irrationnelle, marche arrière toutes, suite aux attentats et autres menaces " gouverner c’est prévoir' : casser une armée peut se faire en quelques mois, combien de temps faudra-t-il pour la remettre debout ?

- Loi sur la santé : nième modification des projets de loi dans un climat délétère entre la Ministre et la profession…le projet vient encore d'être modifié en mars 2015.

...

Comment le travail des parlementaires peut-il être crédible ?

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 22:50
L'ETAT, LE GOUVERNEMENT INCAPABLES DE REFORMER TAPENT SUR LES FAIBLES COMME LES RETRAITES ET SES AGENTS NON TITULAIRES

LE GEL DES PENSIONS, LES PONCTIONS SUPPLEMENTAIRES SUR LES PENSIONS ET RETRAITES, LE STATUT DES MILLIERS DE PRECAIRES DE LA FONCTION PUBLIQUE...les signes extérieurs d'un abus de faiblesse d'un Etat sur les citoyens vulnérables . Les gouvernements qui se succèdent sont incapables de prendre les décisions saines, justes et équitables qui s'imposent. Mais ils n'hésitent pas à faire payer la majorité silencieuse. D'où le rejet des gouvernés pour leurs gouvernants. Grave et inquiétant pour la cohésion sociale.

 

Il faut le dire, l'expliquer...

Extrait de "notretemps.com 2015 04 07"

Le gel des pensions pourrait être reconduit en octobre 2015 pour une année supplémentaire...cela s'ajoute au reste des mesurettes frappant les retraités .

 

Explications.

"Inutile d’attendre une prochaine hausse des retraites.

Selon une information du Figaro, les pensions ne seront pas revalorisées en octobre 2015. Les sommes versées resteraient donc inchangées jusqu’à octobre 2016.

La dernière augmentation remontant à avril 2013, les retraités devront face à leurs dépenses sans augmentation de pension pendant trois ans et demi.

Pas d'inflation, pas de revalorisation

Est-ce certain?

C'est fort probable si l'on en croit le "programme de stabilité 2015-2018" présenté mercredi 15 avril 2015 par le gouvernement et destiné à la Commission européenne.

Celui-ci précise en toutes lettres que les pensions de base seront "stabilisées au 1er octobre 2015 en raison de l'absence d'inflation en 2015".

La seconde raison d'y croire est arithmétique. C'est l'application pure et simple de la règle de revalorisation des retraites calculée chaque année au 1er octobre (au 1er avril avant la dernière réforme) en fonction de l’inflation.

Une prévision d’inflation à zéro pour 2015, entraîne mécaniquement une revalorisation des pensions nulle.

Pouvoir d'achat

Selon Bercy, interrogé par le Figaro, la stabilité des pensions durant un an de plus "ne constitue pas une perte de pouvoir d'achat puisque l'inflation est nulle".

Un raisonnement qui peut se défendre d'un point de vue général, mais ne rejoint pas toujours la réalité du consommateur. Et vous qu'en pensez-vous?"

Après la CSG, après le prélèvement supplémentaire CASA (contribution de solidarité pour l'autonomie) dont l'Etat détourne les fonds en toute impunité, le plafonnement de l'abattement 10%, taxation sur les majorations de retraite pour les foyers ayant élevé une famille nombreuse, la prise en compte pour le taux de CSG du revenu fiscal et non le montant de l'impôt sur le revenu ... le blocage qui a fait perdre du pouvoir d'achat aux retraités résignés (sauf lorsqu'ils utilisent leur bulletin de vote pour exprimer leur ras le bol!).

Retraités, apprenez à vous serrer la ceinture, vous êtes des privilégiés taillables et corvéables à merci puisque vous ne pouvez vous défendre. Essayez de faire grève !

 

 

LES CONTRACTUELS DANS LA FONCTION PUBLIQUE ET TERRITORIALE

 

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais : l'ETAT PATRON INDIGNE 

Le Code du travail réglemente toute la vie du contrat de travail dans le secteur privé dans l'objectif de protéger ('trop peut-être ?) le salarié.

Suite à la parution des statistiques de la Fonction publique, le Figaro titre "la précarité s'installe dans la fonction publique."

 

DES RENOUVELLEMENTS DE CDD FAITS DE MANIERE SCANDALEUSE

L'Etat recrute des dizaines de milliers de salariés en contrat précaires, renouvelés n fois plus une avec des renouvellements faits sans préavis et parfois alors que le salarié a déjà terminé son précédent contrat c'est-à-dire qu'il travaille sans contrat (voir dans l'Education certains salariés des GRETA par exemple) pour des CDD.

Les précaires dans la fonction publique sont au nombre de 932 000 en 2014 ! Et ce chiffre ne cesse d'augmenter surtout dans les collectivités territoriales.

Les contractuels représentent 19,7 % des effectifs de la fonction publique territoriale, environ 15,9 % dans l'hospitalière, et 15,1 % à l'Etat.

Des salaires payés en retard, des droits aux congés non respectés, des inégalités de traitement entre les titulaires et les non titulaires (ce qui est interdit dans le privé !)...

La règle du secteur privé  "A travail égal, salaire égal" ne s'applique pas au niveau des contractuels. Et cela dans les deux sens un contractuel surpayé par rapport à ses collègues titulaires au même poste et un contractuel sous payé par rapport à ses collègues titulaires.

Il a fallu une loi (12 mars 2012), pour favoriser la CDIsation...la loi est à moitié appliquée (rapport au Sénat !) .

Bravo ETAT, COLLECTIVITES et HOPITAUX !...L'ETAT profite-t-il de la crise et donc du chômage pour sous-payer et mal traiter ceux qui les servent ?

On trouve  donc dans la gestion des ressources humaines au niveau de l'Etat et des collectivités et hopitaux tout ce qui est interdit et sanctionné dans les contrats de travail du secteur privé.

 

Ne parlons pas des stagiaires...dont le statut est en cours d'amélioration et de la multiplication des postes occupés par des stagiaires. Il faudrait un article supplémentaire pour dénoncer le "trafic" de la fonction publique avec les stagiaires sous-payés, mal protégés...

 

Que d'abus de l'Etat Patron et des collectivités territoriales donc de la part de ceux qui font loi et règlements.

Que d'aigreurs ressenties de la part des exploités !

La fonction "gestion digne ressources humaines" n'est pas encore vraiment intégrée au niveau de l'Etat et des collectivités territoriales...pourtant ces "patrons" devraient donner l'exemple, le bon exemple !

 

 

 

 

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 22:03
L'Assemblée Nationale et le député MRG Alain TOURRETL'Assemblée Nationale et le député MRG Alain TOURRET

L'Assemblée Nationale et le député MRG Alain TOURRET

"LES DEPUTES TRAVAILLENT COMME DES CHIENS !"...Alain TOURRET député MRG

"Quelle est l'entreprise française qui commence à travailler à partir de 21h30 ?", s’emporte-t-il dans une interview à TF1.fr

 

 

 

C'est suite à une réflexion du chef de l'Etat sur la "lenteur du Parlement" que ce député appartenant à la majorité ...rapporteur de la loi MACRON,  qui plus est, a poussé son coup de gueule.

Le député Alain Tourret (radical de gauche),  ne décolère pas contre les conditions de travail à l'Assemblée et explique ce qu'il faut changer pour plus de rapidité et de sérieux.

 

"Ce sont une centaine de parlementaires qui font tourner l'Assemblée (100 sur 577 !), ceux-là "travaillent du lundi soir au vendredi midi et lors des cessions le week-end"...

le député tente d'excuser ses collègues  "si un député veut être réélu il doit passer du temps dans sa circonscription."

En accusation pour cet élu ...les élus socialistes puis ceux de l'opposition ...dans une défense du droit aux amendements, par exemple.

"La réforme territoriale a été ruinée par les oppositions internes à la gauche.

  Je n'en reviens pas de l'amateurisme global des grands dirigeants socialistes."

 

Nous n'allons pas faire de l'anti parlementarisme de base, du populisme, comme on dit, mais quand même, il y a beaucoup de réflexions à tirer de ces extraits de l'interview du député Alain TOURRET pour justement sauver la fonction d'élu mal en point actuellement :

 

1) La réforme territoriale a été ruinée...aprés l'échec de la réforme territoriale SARKOSY, l'échec HOLLANDE...une FRANCE impossible à réformer ? ...oui, dans la mesure où il n'y a pas une volonté politique forte de réformer Etat et Collectivités Locales. Le résultat de la réforme actuelle qui ne finit pas de finir est que les structures seront encore alourdies, que le nombre d'élus a augmenté...les députés et sénateurs y ont passé des centaines d'heures mais pour quoi faire...défaire l'embryon de réforme SARKOSY !

 

2) Députés et sénateurs veulent tout sauf se remettre en cause. Demander aux députés et sénateurs de modifier leurs habitudes, leurs circonscriptions, leurs avantages, c'est demander l'impossible ; la preuve : en pleine campagne électorale les parlementaires se sont votés le 19 mars 2015 à l'unanimité une loi un peu anodine mais inutile et surtout déplacée c'est la loi "visant à faciliter l’exercice, par les élus locaux, de leur mandat."...quelques petites améliorations au statut d'élu !

 

3) Le cumul des mandats tue le bon travail parlementaire : c'est bien le message du député Alain TOURRET. Deux "mandats principaux", renouvelables une fois, seraient suffisants.

 

4) Il y a trop de parlementaires en France...puisque seulement 100 députés travaillent 100 sur 577 !

 

5) Bien sûr, le travail parlementaire tourne à la faillite quand on voit le nombre de textes importants qui à peine élaborés sont modifiés, annulés, ou dont l'application est différée.

 

6) Se faire réélire : une excuse qui n'en n'est pas une : si le travail parlementaire se fait si mal...c'est que les députés et sénateurs doivent passer beaucoup  de temps dans leur circonscription pour se faire réélire...nous posons la question. Se faire réélire est-elle la priorité pour un député par rapport à celle qui est d'exercer son mandat honnêtement en légiférant ? Il n'y a pas de choix pour un député : son devoir c'est celui d'exercer au parlement son devoir d'élu de la NATION.

 

Ce débat illustre un dysfonctionnement de notre appareil législatif...mais qui osera s'attaquer au fonctionnement bancal de celui-ci ?

Il appartient peut-être aux électeurs (ceux qui votent encore !) citoyens d'être plus vigilants dans leurs choix pour avoir des élus  qui soient vraiment des députés et sénateurs à temps plein.

 

Quant à la formule du député : "les députés travaillent comme des chiens"...elle ne nous paraît pas appropriée car des chiens "pour leur mission assignée" : garde, sauveteurs en mer et en montagne, chasse, guides d'aveugle... font généralement un excellent travail.

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 21:09
Jacques ATTALI l'homme aux divers talents mais qui peut aussi exaspérer

Jacques ATTALI l'homme aux divers talents mais qui peut aussi exaspérer

"LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL EST UN ECHEC DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE"

 

Jacques ATTALI conseiller des chefs d'Etat qui se succèdent de droite comme de gauche, écrivain, penseur, économiste, musicien...dépose des chroniques dans les divers journaux et revues de France et de Navarre.

On ne peut pas toujours être d'accord mais il faut reconnaître que son indépendance liée aux dons dont il a été gratifié à sa naissance font qu'il a des traits de génie qu'il est bon de répercuter.

C'est ce que nous faisons pour stopper un peu l'inflation de diatribes, de conseils, de relations de coups bas que nous avons vécus et décrits durant ces derniers jours au Pays d'Olonne.

Donc accordons-nous cette pause réflexion en vous livrant cette chronique "attaliesque" parue dans "le monde" du 3 avril dernier.

 

"Je rêve d'une société où il n'y aurait pas de retraite, où travailler serait naturel..."

 

A 71 ans, l'homme qui a conseillé l'ancien président de la République François Mitterrand, et a été chargé d'une mission sur les freins à la croissance par Nicolas Sarkozy, puis sur l'économie positive par François Hollande, estime que "la réduction du temps de travail est un échec de la société industrielle". "Une lutte pour la libération du temps"

"On ne devrait avoir que du travail créatif.

Je crois vraiment que tout ce qui se joue aujourd'hui est une lutte pour la libération du temps", poursuit Jacques Attali. Il dit ne jamais s'ennuyer, et reconnaît qu'il n'a jamais "souffert de la contrainte".

"Être son propre patron permet de maîtriser son propre temps, c'est confortable", juge-t-il. "Je crois vraiment que le critère d'une bonne société, c'est la part de bon temps choisi que chacun peut avoir, résume-t-il. Une bonne société est une société où l'on préfère le lundi matin au vendredi soir, autrement c'est une société aliénée."

 

Et si Jacques ATTALI avait un peu raison...mais quelle chance a-t-il lui qui maîtrise son temps ! Ce doit être un privilégié qui ne dit pas comment le commun des mortels peut atteindre ce nirvana que nous souhaitons à tous ceux qui nous ferons l'honneur de nous lire.

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 17:24
GERMAIN Jean, sénateur, ancien maire de TOURS une victime du système

 

LE SUICIDE D’UN PARLEMENTAIRE DOIT NOUS INTERROGER : MONSIEUR JEAN GERMAIN A ETE  UNE VICTIME CONSENTANTE DU SYSTEME

 

UNE CARRIERE D’UNIVERSITAIRE ET D’HOMME PUBLIC

 

C’est un drame évitable où les non-dits vont être très pesants.

Le sénateur Jean GERMAIN a été Président de l’Université de TOURS. C'est un juriste. Il était donc bien conscient de ses manquements.

Élu maire de Tours en 1995, il effectuera 4 mandats jusqu’en 2014.

Il a été Président de la communauté d'agglomération.

Il a été Vice-Président de la Région Centre de 1998 à 2011.

Il était sénateur depuis 2011

TROP, c'est TROP !

 

POURQUOI CE DRAME ?

Il y a certainement des causes personnelles, intimes.

Il y a eu une inculpation « bénigne » dans ce dossier dit des mariages Chinois.

Le chef d’inculpation n’est que celui de " complicité de prise illégale d'intérêts et de détournement de fonds publics "

Mais il y a surtout une situation de fait plus grave : l’exercice du pouvoir dans ces fonctions électives conduit à l’excès de pouvoir et donc à l’imprudence  et à la faute.

 

UNE MECANIQUE IMPLAQUABLE QU'A NOMME LE PRESIDENT DU SENAT : LE SYSTEME soit CUMUL DES MANDATS ET FAIBLESSES DE LA JUSTICE ...sauf à TOURS 

Les coups de canifs donnés par les élus au respect du aux lois ne sont qu’exceptionnellement sanctionnés.

Donc pour faire plaisir (clientélisme oblige) et plus rarement pour se faire plaisir, l’élu franchit la ligne jaune : délivrance de passe-droit, favoritisme…

Et puis les autres collègues le font aussi... 

C’est trop facile, trop tentant, trop grisant.

 

POUVOIR EVITER LE PIRE, CE SERAIT SIMPLE : D'ABORD LIMITER LE CUMUL DES MANDATS

Si l’on examine le cursus de Monsieur Jean Germain le cumul de fonctions et de mandats a fait qu’il n’a pas maîtrisé son entourage dont cette Madame HAN son ancienne collaboratrice qui a lancé cette affaire de mariages chinois.

Cette dame fut attachée à son cabinet puis détachée à l'Office de Tourisme (emploi aujourd'hui présumé fictif dont elle a été licenciée : son employeutr a été condamné à lui payer pour ce licenciement 48 000 euros !) 

 

Monsieur Jean GERMAIN cumulait non seulement les mandats en nombre mais aussi dans la durée.

Nous le répétons pour protéger les élus et les fonctions qu’ils exercent il faut interdire le cumul des mandats non seulement en nombre (pas plus de deux) mais encore en durée.

Le « métier » d’élu ne doit pas exister.

 

PUIS SANCTIONNER LES DERIVES, STOPPER L’IMPUNITE DONT BENEFICIENT QUELQUES ELUS, C’EST PROTEGER TOUS LES ELUS

 

L’élu est soumis à la pression de son entourage et subit de trop nombreuses sollicitations. Les lobbys, les amis  hantent les couloirs des assemblées, des cabinets, des bureaux des maires…

Il faut protéger l’élu contre lui-même et l’envie de faire plaisir.

Il faut que l’élu ne se sente pas au-dessus des lois.

Pendant des années la « commission de la transparence » a été saisie de nombreux dossiers : tous furent classés sans suite par les Procureurs.

Il a fallu attendre l’affaire CAHUZAC (décembre 2013) pour que la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui remplace la "Commission pour la transparence financière de la vie publique" soit dotée de moyens d’agir.

Comme il a été écrit pour le sénateur Jean GERMAIN cette « histoire d’un élu, très cumulard, qui s’affranchit des règles de passation des marchés publics, sans enrichissement personnel » doit servir de leçon...participons tous à la moralisation de la vie publique...

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:43
Ils illustrent le courage en politiqueIls illustrent le courage en politique

Ils illustrent le courage en politique

"Le courage en politique, c'est mettre sa carrière en jeu parce qu'on pense que l'intérêt général doit primer.

Qu'est-ce qui vaut mieux une carrière pénarde ou prendre des risques en faisant quelque chose de grand?

Regardez SCHRÖDER en Allemagne, ou MENDES."      Edith CRESSON

 

Nous avons sur ce blog assez mis en garde contre la lâcheté et le mensonge des promesses non tenues par nos politiciens pour avoir le droit de saluer une annonce qui ne pourra peut-être pas faire plaisir à tous.

 

En ce 1er avril 2015, le courage est dans le camp du Chef du gouvernement pris dans la tempête de la quatrième défaite électorale de son parti. Le Premier Ministre a reconnu une «erreur» sur les hausses d'impôts depuis le début du mandat, qu'il essaye depuis de «corriger».

 «la plus grosse erreur, c'est peut-être de ne pas avoir intégré encore plus rapidement, mais notamment depuis trois ans, la question de l'impôt»... «La hausse cumulée des impôts depuis des années, et la droite y a pris une part très importante, a créé un effet de ras-le-bol qui a étouffé l'économie française pour les entreprises, et qui a mis très en colère les Français» dixit Manuel VALLS.

 

C'est donc pour «corriger cette erreur» que le gouvernement a pris des mesures depuis l'an dernier. Côté entreprises, le Crédit d'impôt compétitivité emploi CICE et le PACTE DE RESPONSABILITE ont pour objectif de réduire le coût du travail de 41 milliards de 2014 à 2017.

Les particuliers vont bénéficier cette année de la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu.

 

 Dans la foulée, le Président HOLLANDEavait promis une «pause fiscale» qui n'était pas venue en 2014 pour les ménages.  Manuel Valls en avait remis une couche, évoquant un «haut-le-coeur» fiscal après plusieurs années d'augmentations d'impôts.

Il faut dire qu'après 18 milliards en 2011 et 22 milliards en 2012, les mesures nouvelles ont représenté 29 milliards en 2013 -soit 69 milliards en trois ans- alors que le seuil d'exaspération était déjà atteint.

En 2014, le taux des prélèvements obligatoires est certes resté stable, mais la baisse pour les entreprises a été compensée par un alourdissement de la facture pour des millions de ménages.

 

 

TEMPERONS NOTRE OPTIMISME : L'ETAT ET LES COLLECTIVITES LOCALES DOIVENT FAIRE DES ECONOMIES ET CELA PASSE PAR DES REFORMES...ESCAMOTEES LORS DU VOTE SUR LA REFORME TERRITORIALE : des exemples du manque de courage.

 

Le prix des carburants va augmenter à cause des taxes, les impôts fonciers vont flamber comme d'une manière générale les impôts locaux. Les élus locaux sont trop souvent inconscients des difficultés des citoyens et ne savent pas ou ne veulent pas faire la chasse au gaspi.

Qui a osé démagogiquement supprimer le délai de carence d'i seul jour  pour les fonctionnaires en arrêt maladie ?...faisant brutalement doubler le taux d'absentéisme  chez ceux-ci : lâcheté et démagogie d'élus .

En effet, il manque à ce volet l'appel à la raison : si l'Etat et les collectivités territoriales ne diminuent pas leurs trains de vie, si on continue à recruter des fonctionnaires, à dépenser des millions en communication pro domo ...l'effort et le courage du gouvernement ne servira à rien...Le contribuable et tous citoyens à cause des impôts indirects (toutes les taxes comme celles sur les carburants) verront  qu'il est toujours autant plumés. Il sait qu'au plus haut niveau et même en dessous les élus mènent grand train de vie comme s'il n'y avait pas à partager les sacrifices.Le dernier vote unanime le 19 mars 2015 de la loi visant à faciliter l'exercice par les élus locaux de leur mandat qui octroie de nouveaux avantages aux élus est une provocation idiote. Diminuons le nombre d'élus et donnons leur effectivement les moyens d'exercer leurs mandats.

 

Quand le citoyen  voit dans les budgets des collectivités les montants des indemnités des élus souvent cumulées (dans leurs communes, syndicats, conseil départemental, conseil régional, agglomération...) soit 2 milliards d'euros, il accorde peu de crédibilité à ses élus ! et à leur souci de l'équité dans le sacrifice.

 

S'IL Y A DU COURAGE A AVOIR AU NIVEAU NATIONAL IL FAUT QUE L'EFFORT SOIT JUSTE ET COHERENT A TOUS NIVEAUX DE L'ETAT ET DES COLLECTIVITES COMME AU NIVEAU DU CITOYEN ET DES ENTREPRISES TAILLABLES ET CORVEABLES A MERCI

 

 

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