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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 20:10

 

Histoire-de-la-Cour_text_intro_small.jpg

Le fait est que certains élus ont perdu le sens des réalités que les citoyens vivent durement au jour le jour.

Voyages, frais de restauration et réceptions hors normes, publications à leur gloire…Les Chambres Régionales des Comptes débordent de remarques à l'encontre d'élus territoriaux qui agissent de manière irresponsable avec les deniers de la collectivité.

Là aussi, ne mélangeons pas les genres : ces "exceptions" graves ne doivent pas cacher la réalité des milliers d'élus qui ont comme priorité celle de servir l'intérêt commun et une gestion de Père de famille pour ce qui concerne les deniers publics que les électeurs leur ont confié.

Raison de plus pour protéger ceux-là soyons rigoureux à l'encontre de ceux qui abusent de leurs mandats à des fins personnelles ou à des fins de réélection à n'importe quel prix !

Nous nous élevons régulièrement donc contre certaines dépenses de nos élus locaux ...un dossier d'exemples pourra illustrer notre propos. Il  est accessible par ce lien

FOLIES DE NOS ELUS LOCAUX

 

 

qui illustre trop bien notre propos.

 

 

 

 

 

 

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 15:56

 

justice-balance,G-E-590-3Assemblée nationale

Prise illégale d’intérêts

Le rapport JOSPIN dans sa partie finale prend bien soin d’indiquer que « Pour garder la confiance des citoyens ceux qui sont chargés de les représenter ou de les servir dans des fonctions d’autorité doivent être exemplaires. »

Le Service Central de la Prévention de la Corruption pour les années 2007 à 2009  relève une quarantaine de condamnations par an d’élus ou de fonctionnaires. Sur 500.000 élus en France. c’est un pourcentage infime.

Cela doit permettre de relativiser le « tous élus, tous pourris » même si le rapport du Service Central de la Prévention de la Corruption prend soin  dans son dernier rapport de préciser  « Par ailleurs, la tolérance dont bénéficient les acteurs publics suspectés ou condamnés pour manquements à la probité s’illustre dans le Renouvellement de la confiance que leur accordent les citoyens lors des scrutins électoraux. »

Effectivement, en VENDEE, deux condamnations ont été récemment prononcées l’une contre le Maire de LA FAUTE et l’autre contre le Maire d’APREMONT. Il y a d’autres exemples d’élus sanctionnés…mais n’oublions pas comme indiqué ci-dessus que la France compte 500 000 élus et que les brebis galeuses ne doivent pas occulter le bénévolat et l'honnêteté de ces centaines de milliers d’élus au service de leurs concitoyens.

N’apportons donc pas de l’eau au moulin du « tous élus tous pourris » qui, à terme,  condamne la démocratie, remercions les élus dévoués mais faisons en sorte que les brebis galeuses soient dénoncées et sévèrement condamnées afin que celles qui seraient tentées ne trébuchent pas.

Et, par définition, tout élu à un certain niveau de responsabilités est « victime » de pressions, de sollicitations qu’il doit rejeter. Il sera d’autant plus sollicité qu’il aura bâti sa carrière politique dans le temps, qu’il lui faut une clientèle, des redevables même si généralement le coup de pouce qu'il donne est désintéressé …donc une raison de plus de lutter contre le cumul des mandats. En place depuis trop longtemps un élu subit de la part de sa "clientèle" trop de sollicitations. On comprend bien poourquoi dans certaines professions les titulaires de postes à resoonsabilité font l'objet de mutations régulières (banques, magistrature...)

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 09:46

  marianne baillonnée-copie-1

 

À VAIRE en VENDEE : Les 5 conseillers d’opposition ont abandonné : ils ont démissionné !

Nous ne possédons pas assez d’informations directes pour nous octroyer le droit de porter le moindre jugement de valeur sur cette situation que nous constatons.

Elle conforte simplement la nature profonde des maux dont souffre l'expression de la démocrtie locale que nous dénonçons :

-          Les pouvoirs du Maire sont sans contre-pouvoir,

-          La minorité qui peut représenter 49 % des électeurs n’a pas de droits réels reconnus : elle peut être écoutée si le maire est libéral, elle n’a même pas droit à la parole si le Maire en a décidé ainsi,

-          Elle n’a pas de moyens pour travailler sérieusement les dossiers .

Cela ne s’invente pas : vous le retrouvez parfaitement décrit dans le rapport du Député Jean-Pierre GIRAN au Président de la République (février 2012, voir ci-dessous).

voir DEMOCRATIE LOCALE : est-ce possible ?

DEMOCRATIE LOCALE : le profond malaise  

Reprenons les propos de l'opposition démissionnaire rapportés par le Journal des Sables du 13 décembre  2013 concernant le Conseil Municipal de VAIRE :

« Nous constatons un manque d’écoute. Il est normal que tout le monde ne soit pas d’accord mais nous demandons au moins qu’un échange ait lieu. Et qu’il n’y ait pas d’attaques personnelles. »

« Nous considérons que la voix de la population que nous représentons n’est pas entendue et nous ne souhaitons pas être associés plus longtemps aux décisions prises dans ces conditions. »

 

Ceci est à rapprocher  de la fin de l’article du même journal  se rapportant à la Communauté de Communes des Olonnes CCO. La délibération du 30 novembre 2012 sur les transports en commun engage la CCO pour un montant de 13.5 millions d’euros. Cela méritait débat et interrogations. Le journaliste du Journal des Sables , conscience professionnelle oblige, après avoir décrit le « nouveau réseau de transport public » ajoute :

«A noter qu’à l’issue de la présentation du choix de cette Délégation de Service Public du réseau de transport urbain, Jean-Claude ROSSIGNOL a souhaité prendre la parole pour obtenir quelques éclaircissements sue le dossier. Le Président  (LOUIS GUEDON NdlR) lui ayant refusé , l’élu castelolonnais a quitté la salle, accompagné de Clément CHARRIER . »…ajoutons que le journaliste présent, par courtoisie, ne rapporte pas les propos injurieux, blessants proférés par le Président Louis GUEDON à l’encontre de Jean-Claude ROSSIGNOL.(et ce n'est pas la première fois !)

La démocratie locale a bien des progrès à faire !

 

 

 

Parmi les propositions du Rapport GIRAN publié par la Documentation Française (nous pouvons vous adresser le texte intégral sur votre demande)

    Voici un extrait de la table des matières dont les titres sont évocateurs :

 

B. Moyens matériels ...................................................................................................                     16

1) Améliorer les conditions de travail de l’opposition ................................................................... 16

2) Mettre Internet au service de la démocratie locale .................................................................... 17

II. RESPECTER LA REPRESENTATIVITE DES ELUS .............................................. ............18

A. Assurer la présence de l’opposition dans toutes les instances municipales et

para-municipales....................................................................................................                          19

B. Préserver la conformité de la composition du conseil municipal et des

attributions des élus au choix des électeurs ......................................................                         ... 20

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:19

  DSC08127 JdS-2012-12.jpg

 

 

UNE PREMIERE ? La presse hebdomadaire au Pays des Olonnes (le Journal des Sables) ne rend pas compte du conseil municipal de Château d’Olonne du 27 novembre 2012 ni du Conseil Communautaire du 30 novembre 2012.

 

Comme nombre d’habitants du Pays des Olonnes, le jeudi, nous allons quérir notre Journal des Sables…comme nous le nommons alors qu’il se nomme Les Sables Vendée Journal.

Nous avons acheté notre hebdomadaire et feuilleté celui-ci.

Nous sommes revenus chez notre marchand de journaux pour en acheter un deuxième.

Le motif de cette folie dépensière, en période de crise, alors que l’État va diminuer nos retraites ?

Nous pensions que dans le premier journal acheté les comptes rendus du Conseil Municipal de Château d’Olonne (27 novembre) et celui de la Communauté de Communes (30 novembre) avaient été imprimés en encre sympathique et donc illisibles pour nous.

Fébrilement nous avons feuilleté le second "Les Sables Vendée Journal" de ce jeudi 6 décembre…pas plus de compte rendu.

Alors nous avons échafaudé des hypothèses :

-          Manque de place,

-          Événement dépassé traité par le confrère Ouest France (membre du m^me groupe de presse) ? mais d’habitude cela passait…

-          Façon de marquer sa réserve pour ne froisser personne, en vertu que "dans le doute il vaut mieux s’abstenir. Doute sur les tenants et les aboutissants de débats qui n’eurent pas lieu…c’est vrai que faire part du manque de sens de la démocratie du Président de la CCO lors de ce Conseil Communautaire du 29 novembre n’est pas chose aisée. On n'ose imaginer que des pressions furent  exercées sur la presse qui a assisté, comme tous les présents, à un triste spectacle à la CCO.  

Mais, de là à escamoter un sujet aussi important que le devenir du TUSCO (transport urbain) où la CCO engage 13,5 millions d’euros. C’est certainement l’information la plus importante au Pays des Olonnes. Pas de compte rendu de cette réunion ni de celle du Conseil Municipal de Château d’Olonne, c’est certainement une première. 

 

 

Vous savez :  la nature a horreur du vide…ainsi, vous avez eu sur ce blog l’essentiel de ce qui a été décidé dans ces deux conseils dans nos articles mis en ligne ces derniers jours et, sans fard, nous pouvons dire avec l’objectivité que vous attendez de nous.

 

Pour ne pas attenter à la liberté des journalistes locaux nous ne leur demanderons pas le pourquoi de cette « omission »…s’ils ont quelque chose à dire…nos « colonnes » leur sont ouvertes.

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 21:47

MERCI !canton des olonnes

 

D'abord un grand merci à vous tous qui, de plus en plus nombreux, prenez un peu de votre temps régulièrement pour nous lire. Dans un temps où la démocratie locale souffre vous nous incitez par votre assiduité à  travailler notre information qui doit être la vôtre...n'oubliez pas que ce blog est le vôtre, il vous est ouvert...les critiques sont toujours bonnes à prendre comme les informations que vous pouvez nous donner. Encore merci et SVP ...faites connaître olonnes.com autour de vous.

 

 Nous nous interrogeons sans cesse sur notre "ligne éditoriale"  : Comment au Pays des Olonnes être positif dans l'ambiance actuelle ?

 

Alors, pour être objectifs, tentons, dans un premier temps, d'énumérer ce qui, dans les dernières réalisations de la Communauté de Communes des Olonnes CCO et de la ville de Château d'Olonne, nous paraît POSITIF. Ne disposant pas d'éléments suffisamment précis sur Les Sables d'Olonne et Olonne sur Mer nous sommes contraints de ne rien écrire suer ces deux communes.     

 

 La CCO peut présenter une liste de réalisations récentes ou plus anciennes qu’il faut rappeler . Citons les actions récentes :

 

- Le village entreprises nautiques sur le site de la Sablière et ce, malgré des errements passés graves dans la conduite du dossier ; cette structure importante qu'est la CCO se donne-t-elle les moyens d'avoir des ambitions et des élus motivés ?

-  la réalisation du conservatoire,

- en voirie : le grand contournement, la réfection du chemin de ceinture,

- l’assainissement (sur la seule partie communautaire) car chaque commune garde malheureusement  encore ses bouts de tuyaux, la station d'épuration et la gestion des réseaux communautaires,

- la chaîne des bassins de rétention pour stopper les inondations rituelles,

- le démarrage de l'implantation d'un début de filière Numérique et donc de la Zone d’accueil des entreprises à la VANNERIE qui, en plus, scelle une reprise de la collaboration fructueuse et naturelle entre les chefs d’entreprises locaux et la CCO,

- le Pôle Santé (avec ses faiblesses),

- la remise aux normes de la Piscine des Chirons,

- «en devenir» : la piscine des Plesses qui aurait dû être un vrai « complexe aquatique » attractif, moteur d’un centre de vie et investissement soutien attractif du tourisme : dommage !

- nombre d'autres dossiers : plus administratifs qu'économiques mais qui ont leur importance car ils fixent des lignes directrices.

 

Pour la commune de Château d'Olonne citons :

- l'amélioration de la voirie avec la création de liaisons douces (pistes cyclables, chemins piétonniers..), l'opposition CAP VRAI a eu au moins comme effet d'obliger la Municipalité à prendre en considération ce grave problème...ainsi quand la rue Georges Clemenceau  a été refaite (2006,2007,2008) il était soi-disant impossible de créer un piste cyclable...maintenant on voit de nouveaux tronçons de pistes cyclables se créer, comme à la Pironnière alors que le cheminement était plus complexe que pour la rue Georges Clemenceau. Comme quoi UNE OPPOSITION critique et proposante cela peut servir !

- adosphère,

- améliorations en 2009 des prestations au niveau de la Maison de retraite des Vallées devenue EPHAD ,

- diverses améliorations au niveau des terrains et immeubles destinés aux activités sportives même si la conduite des chantiers pose problèmes,

- la poursuite de la Coulée Verte... 

 

Certes, nous voudrions vous apporter encore plus d'informations positives comme la réalisation de beaux projets cohérent telle  la création d’un vrai Centre-Ville à Château d’Olonne, des images de solidarité, des projets intercommunaux consacrant une vraie solidarité intercommunale, l’expression d’une démocratie locale positive où la majorité écouterait et respecterait les personnes, où la population serait consultée sur les grands projets, de nouveaux espaces accueil d'entreprises pour s'attaquer au chômage record dans notre bassin d'emploi littoral…

 

Et quasiment chaque jour, nous vous mettons en ligne du NEGATIF  

 

A suivre...

- 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:46
 
DSC02539 panneaux électoraux
 
Election des conseillers départementaux (2015), des conseillers municipaux et des délégués communautaires (2014): fin des "conseillers territoriaux "qui n'ont pas eu le temps de naître, vive les conseillers cdépartementaux ! 
   Conseil des Ministres 28/11/2012
elysee                    
 
 
Le ministre de l’intérieur a présenté un projet de loi organique relatif à l’élection des conseillers municipaux, des délégués communautaires et des conseillers départementaux et un projet de loi relatif à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des délégués communautaires, et modifiant le calendrier électoral.
Le projet de loi ordinaire abroge les dispositions de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales qui avaient créé le conseiller territorial. Le Gouvernement tire les conséquences de la volonté déjà exprimée par le Sénat puis par l’Assemblée nationale d’abroger le conseiller territorial.
Le conseiller territorial étant abrogé, les projets de loi définissent un nouveau mode de scrutin pour les conseillers généraux qui s’appelleront désormais conseillers départementaux.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre des objectifs définis par le Président de la République lors des Etats généraux de la démocratie territoriale, en privilégiant pour les élections départementales un mode de scrutin qui permette à la fois de conserver l’ancrage territorial des élus tout en améliorant leur représentativité, et de poursuivre l’objectif de parité au sein des assemblées départementales, qui ne comptent aujourd’hui que 13,8% de femmes.
Lors du prochain renouvellement général, deux conseillers départementaux seront élus dans chaque canton, au scrutin majoritaire à deux tours. Les candidats se présenteront devant le suffrage constitués en binôme. Chaque binôme devra être composé d’une femme et d’un homme.
Le nombre d’élus restant inchangé, la carte cantonale de chaque département devra être modifiée afin de permettre l’élection de deux conseillers départementaux par canton et d’améliorer leur représentativité démographique. Près des trois cinquièmes des cantons n’ont pas connu de modification de leurs limites géographiques depuis 1801. Il s’agit par conséquent de doter l’échelon départemental de bases démocratiques adaptées à la France d’aujourd’hui.
Les projets de loi concernent également le scrutin municipal et intercommunal. Ils confèrent une véritable légitimité démocratique aux intercommunalités, en prévoyant que, lorsque les électeurs choisiront les conseillers municipaux, ce sont les premiers des listes élues qui auront vocation à siéger également au sein des intercommunalités.
         
Afin d’étendre ces dispositions au plus grand nombre de communes et d’établissements publics de coopération intercommunale, le seuil de population au-delà duquel les conseillers municipaux sont élus au scrutin de liste est fixé à 1 000 habitants au lieu de 3 500 aujourd’hui.
Les élections des conseillers départementaux, qui succèdent aux conseillers généraux, et les élections régionales devaient initialement être organisées en mars 2014, soit la même année que les élections municipales, européennes et sénatoriales. Une telle concentration de scrutins la même année aurait risqué de nuire à la participation électorale : pour cette raison, le projet de loi aménage le calendrier électoral en repoussant la tenue des élections départementales et régionales à 2015.
 
L'essentiel ce sera de gagner un peu plus de vraie démocratie locale...on verra à l'usage         
                 
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 14:45

 

 

marianne0002marianne baillonnée-copie-1

 

DEMOCRATIE ET DIALOGUE

Nous sommes particulièrement attentifs à la fiabilité des informations que nous diffusons sur ce blog.

Mais nul n’est infaillible et parfois nous ne disposons pas que d’une partie de l'information  traitée et alors nous demandons donc  aux responsables qui maîtrisent les dossiers, par exemple maires, président de communauté de communes ou du Conseil Général de répondre aux interrogations.

Nous avons l’honneur de savoir que ceux-ci sont attentifs aux informations que nous diffusons et nous leur disons et répétons que le dialogue est toujours ouvert…

Nous devons constater que les élus ne prennent pas souvent la peine de nous répondre…ainsi va la démocratie locale.

…maintenant que notre audience est bien établie et croissante nous rappelons aux élus qu’ils seront les bienvenus sur le blog" olonnes.com "s’ils désirent répondre à nos interrogations et sollicitations, donner leur point de vue, rectifier nos éventuelles erreurs…nous leur garantissons de ne pas  pratiquer pas la censure…

Le dialogue est plus instructif, constructif que les tentatives d'intimidation qui nous renforcent dans notre détermination de dire tout haut et d'écrire ce que nombre de nos concitoyens pensent mais n'osent ou ne peuvent pas exprimer.

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 21:19
 
  collomb-gerard-61278_n.jpg Gérard Collomb maire de Lyon - discours lors de la commémoration du 11 novembre 2012 
 
           

« L’idée du passé ne prend un sens et ne constitue une valeur que pour l’homme qui se trouve en soi-même une passion de l’avenir. L’histoire donne à l’avenir les moyens d’être pensé ».

Cette réflexion, Paul Valéry la formula aux lendemains de la Première Guerre Mondiale.

Ébranlé par les ravages du conflit, le poète avait perçu très tôt la nécessité de penser le futur des nations d’Europe à l’aune de ce désastre qui avait signé la fin de leur suprématie sur le monde.

94 ans après l’Armistice du 11 novembre 1918, ces mots disent l’importance de notre rassemblement. L’histoire donne à l’avenir les moyens d’être pensé. Elle donne aussi des clés pour comprendre notre présent. C’est pourquoi commémorer en ce jour la fin de la Grande Guerre revêt une portée symbolique puissante.

Nous vivons en effet en Europe une période troublée, profondément marquée par l’incertitude : incertitude face à une crise économique sans précédent qui, peu à peu, menace de faire basculer nos sociétés sur la voie des extrêmes ; incertitude devant des bouleversements géopolitiques d’une ampleur inédite et les changements d’un monde dont notre continent n’est plus l’épicentre ; incertitude quant à ces révolutions, de l’autre côté de la Méditerranée, dont les issues ne cessent d’interroger.

La paix, la démocratie, la prospérité, sont des biens fragiles. Nous le savons en Europe. Nous le savons même davantage qu’ailleurs, nous qui sommes de ce continent qui, par deux fois au siècle passé, s’est déchiré et qui par deux fois au siècle passé, a entraîné avec lui le monde dans le chaos.

Alors qu’approche le jour où nous commémorerons le centième anniversaire de la Première Guerre Mondiale, en un temps où les derniers témoins ont déjà disparu, nous rassembler comme nous le faisons en ce 11 Novembre doit être l’occasion de célébrer nos morts, ceux qui donnèrent leur vie pour la Patrie ; nos morts, tous nos morts, ceux de toutes les guerres.

Mais ce doit être aussi l’occasion d’appréhender un siècle d’histoire européenne, avec ses guerres passées, mais aussi avec les décennies de paix que nous venons de vivre.

Car ce siècle d’histoire a forgé nos consciences. Il a hissé au premier rang de nos valeurs la paix, la tolérance, la fraternité. Il a fait de ces valeurs le socle d’un modèle que nous avons la responsabilité de promouvoir et de faire rayonner.

Ce siècle d’histoire nous a aussi appris à reconnaître les multiples visages des ennemis de la paix. Ennemies de la paix, ces tensions que fait surgir la crise quand le lien fraternel qui doit unir les hommes se dissout sous le poids des difficultés économiques. Ennemis de la paix, la méfiance et le ressentiment qui peuvent alors surgir entre les peuples.

C’est cette méfiance et ce ressentiment qui portent toujours en germe tous les conflits. C’est d’eux que naquit la Grande guerre.

La guerre de 1870 avait laissé de profondes cicatrices avec, du côté français, la perte de l’Alsace-Lorraine vécue comme un outrage. Les conflits coloniaux avaient achevé de tendre les relations, créant des lignes de partage de plus en plus irrémédiables entre ces puissances soucieuses de préserver ce qui était leurs sphères d’influence.

Il suffisait de peu de chose pour que le pire survînt. Et quand, le 28 juin 1914, un nationaliste serbe assassina l’Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, les nations d’Europe n’eurent qu’à laisser s’épancher leur désir de vengeance, précipitant les unes contre les autres leurs armées, leur jeunesse, leurs élites, épuisant leurs ressources jusqu’à l’extrême limite de leurs forces.

Ce fut cela, la Grande Guerre.

Et les sociétés européennes en connurent bientôt les conséquences funestes. Près de 10 millions de morts, dont près de 1 400 000 pour notre pays. 20 millions de blessés, dont 4 millions en France, avec ce cortège de mutilés, de gueules cassées, marquées à jamais dans leur chair et dans leur âme. Les moyens de production modernes s’étaient soudain mués en autant de moyens de destruction massive et les hommes découvraient avec effroi l’ampleur des ravages causés par l’arsenal des armes modernes.

Ce fut cela, la Grande Guerre.

Passés les premiers mouvements de troupes, elle se figea rapidement en lignes de front continues. Elle s’enterra et la boue des tranchées, le froid, la mort, devinrent le quotidien des soldats. C’est le jeune poète français Louis Krémer qui, trois ans avant de mourir au champ d’honneur, à l’été 1915, décrivait ainsi, dans une lettre à son ami d’enfance, l’horreur qui l’entourait :

« Les cadavres raidis, les cadavres aux mains crispées, aux yeux vitreux, couverts de linges sanglants, d’insectes voraces, assiégés par un remous de vers et de mouches. L’épouvante des hommes frissonnants, sursautant aux vacarmes et aux chocs, terrés au plus profond de leurs abris ou s’efforçant au courage sous la grêle des obus ».

Ce fut cela la Grande Guerre.

Et pourtant, le pire était encore à venir. Parce que la paix fut mal négociée, la Première Guerre Mondiale portait en elle les germes de la Seconde.

Au Traité de Versailles, qui avait mis l’Allemagne à genoux, s’ajoutèrent les conséquences de la Grande dépression. La misère et le sentiment d’humiliation firent alors le lit du nazisme. Ils conduisirent le monde à une seconde conflagration pire encore que celle qui l’avait précédée, avec le drame de la Shoah, l’extermination de 6 millions de Juifs, qui marqua pour notre civilisation un avant et un après.

Ces tragédies européennes, il nous faut les avoir à l’esprit au moment de commémorer le 11 Novembre 1918. Car c’est seulement après que l’indicible eut été atteint que l’Europe parvint à s’engager enfin sur la voie de la paix.

Capable du pire, l’Europe fut alors capable du meilleur, initiant une construction politique sans équivalent dans le monde.

C’est cette construction qu’est venu récompenser le Prix Nobel de la Paix qui vient d’être attribué à l’Union européenne. Cette prestigieuse reconnaissance est venue nous rappeler à tous, – à nous, générations de l’après-guerre, mais aussi à toute notre jeunesse –, l’unicité d’un modèle né sur les décombres de la guerre.

En la décernant à l’Union européenne, le jury du Nobel est venu nous redire qu’il n’est en effet, dans l’histoire, aucun autre exemple d’une telle union de peuples se rapprochant librement dans une perspective de paix, au sein d’une organisation fondée sur le respect des droits de l’homme et des valeurs de liberté, de dignité, de tolérance.

C’est là la récompense d’un processus d’union qui nous a permis, depuis plus de 60 ans, de vivre dans le bonheur de la paix, de la stabilité, de la solidarité.

Mais ce Prix Nobel, s’il est une reconnaissance de l’ampleur du chemin parcouru par le passé, est aussi un appel pour l’avenir.

Car nous vivons la crise la plus grave que notre continent ait jamais connu depuis l’après Seconde Guerre Mondiale.

Chaque jour, nous voyons les conséquences des difficultés économiques sur nos sociétés, le délitement du lien social qu’elles entraînent, la perte de confiance des peuples envers leurs dirigeants et ce corollaire de toutes les grandes crises, la montée des extrémismes et des idéologies qui en appellent au repli sur soi, à la méfiance et à la haine de l’autre. Aujourd’hui, les nationalismes ressurgissent, les partis populistes se nourrissent à nouveau de la misère des peuples.

Pour l’Union européenne, mériter son prix, c’est donc être capable de relever de nouveaux défis.

Il faut rendre confiance aux peuples de l’Europe, être capables de nous unir pour la croissance, le renouveau économique, comme nous nous sommes unis par le passé pour dire non à la guerre. C’est là, aujourd’hui, la condition indispensable pour préserver notre modèle de civilisation fondé sur l’humanisme, la démocratie, la justice sociale.

Oui, je le crois, nous pouvons réinventer l’Europe.

C’est justement parce que nous croyons en l’avenir que ces commémorations ont du sens. C’est parce que nous croyons en l’avenir que nous continuons d’interroger le passé. C’est parce que nous croyons en l’avenir que nous inaugurerons dans quelques jours le nouveau Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation.

Les leçons de la Grande Guerre, celles de Jean Moulin : oui, l’histoire donne à l’avenir les moyens d’être pensé.

Puissent les jeunes générations méditer le prix de la liberté et reprendre le flambeau de la paix que nous leur léguons avec détermination, avec clairvoyance, avec courage.

 

 
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