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18 septembre 2023 1 18 /09 /septembre /2023 10:07
LES COLLECTIVITÉS DOIVENT AVOIR UN BUDGET EN ÉQUILIBRE L'ÉTAT S'EST AFFRANCHI DE CETTE OBLIGATION ET LES FINANCES PUBLIQUES SONT MALADES

LES COLLECTIVITÉS DOIVENT AVOIR UN BUDGET EN ÉQUILIBRE L'ÉTAT S'EST AFFRANCHI DE CETTE OBLIGATION ET LES FINANCES PUBLIQUES SONT MALADES

 

 

 

 

 

LE BUDGET 2024 : UNE ÉPREUVE POUR LE GOUVERNEMENT ET LES CHIFFRES PARLERONT PEUT-ÊTRE ...LA FRANCE VA-T-ELLE TRÈS MAL ?

suite de

https://www.olonnes.com/2023/09/un-budget-2024-sincere-impossible.html

 

En cette fin septembre 2023, le Gouvernement achève dans la douleur en lâchant des informations parcellaires et contradictoires la préparation du budget 2024. L'heure de vérité ou celle du mensonge que nous attendons avec une grande inquiétude va sonner. En effet, les bruits de couloir ou fuites intentionnelles ou pas ne sont pas rassurantes.

Pourtant des barrières vertueuses avaient été dressées pour que ce deuxième mandat du Président MACRON se termine sur une bonne note...paroles... paroles...

L'État français est piégé : les caisses sont vides mais il ne faut pas le dire, la confiance en la solvabilité de la France est ébranlée,  le recours au crédit va donc être de plus en plus difficile, les engagement de bonne conduite au sein de l'Euro ne sont pas tenus et l'épée de Damoclès des sanctions est suspendue au-dessus de la tête des français : la France en danger !

 

DES VŒUX MAIS PAS DES ENGAGEMENTS CRÉDIBLES : IL Y A EU POURTANT LE "PROGRAMME DE STABILITÉ 2023/2027"

Rappelons que le Programme de Stabilité (PSTAB) 2023-2027 a été présenté en Conseil des ministres le mercredi 26 avril 2023. En acceptant ce programme, la France s'est engagée à revenir à  des pratiques vertueuses notamment en matière de déficit budgétaire donc de dette !

La France n'a pas tenu ses engagements.

L' objet du PSTAB était d'exposer les prévisions de croissance et la trajectoire des finances publiques à horizon 2027.

À partir de ces hypothèses, le gouvernement s'engageait donc au retour à l'orthodoxie budgétaire :

- au  retour à des "comptes publics normalisés" ...ces 3 mots accolés sont bien l'aveu que l'État français avait une conduite répréhensible en matière budgétaire. Cet engagement est conditionné par la fin des crises sanitaires (c'est fait !) et celles de l’énergie (c'est en cours),

-le déficit public reviendrait sous le seuil de 3 % de PIB à l’horizon 2027, et ce grâce à un redressement du solde structurel de 1,3 point entre 2023 et 2027 et à la dynamique attendue de l’activité,

- la dette publique s’inscrirait en baisse à l’horizon 2027, avec une stricte décroissance année après année sur l’ensemble de la trajectoire et à un rythme marqué à compter de 2026.

Ce "programme de stabilité" répond à une demande expresse de l'Europe qui craint les écarts de conduite  budgétaire de la France dont la dette dont on parle tant.

Et pourtant "quoi qu'il en coûte" a fait fi de ses engagements et poursuit sa politique dépensière.

 

UN BUDGET 2024 QUI DEVRAIT SE VOULOIR VERTUEUX ET NE LE SERA PAS : LA DETTE, UNE CATASTROPHE  !

Régulièrement comme d'habitude avec l'arrivée des vacances les médias nous ont abreuvés de nouvelles qui pouvaient nous faire croire que l'argent coulait à flot et que le Gouvernement pouvait distribuer des chèques à tout va malgré  "l'état dégradé de nos finances publiques" comme l'a dit le Président de la Cour des Comptes lors de sa présentation du rapport relatif à la situation et aux perspectives des finances publiques !

"Français cigales" partez en vacances en toute quiétude, tout va bien ! Faites comme nous au Fort de BRÉGANÇON ! les pieds dans l'eau, la tête dans les nuages ! mais la rentrée ne sera pas joyeuse !

Malgré cette situation critique, les  discours irresponsables du Gouvernement Élisabeth BORNE veulent nous faire croire qu’en augmentant les charges et en diminuant les recettes par rapport à 2023 il va présenter un budget vertueux c’est-à-dire simplement moins en déséquilibre que ceux de ces dernières années, moins de dettes, des économies sur les charges, pas d'impôts nouveaux et même moins d’impôts entre autres, pour les classes moyennes !

Or, quand on regarde et analyse le détail du projet de budget 2024 il faut constater qu'il n'y a aucun signe concret de volonté de redressement.

Les Gouvernements Macron successifs n’ont fait que suivre en pire leurs prédécesseurs dans la facilité et l'irresponsabilité.


C'est que la dette en 2023 a crevé le plafond catastrophique des 3 000 milliards d’euros. Cela n'a l'air de gêner personne mais il faut le dire et nous expliquerons dans nos prochaines parutions à nos concitoyens le grand danger que cela fait peser sur la France.

Pour ne pas créer de panique "financière" et pour cacher son incurie "quoi qu'il en coûte", le Gouvernement est obligé d'occulter  la dure vérité et les menaces qui pèsent sur la France et de faire de nouvelles promesses d'efforts de redressements dont on sait qu'elles n'engagent que ceux qui les écoutent.

 

À SUIVRE

 

MENACES TRÈS GRAVES SUR LA FRANCE QUI A TRÈS MAL À SES FINANCES PUBLIQUES

 

 

 

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10 septembre 2023 7 10 /09 /septembre /2023 19:07
EDF A EU DE GRANDS PATRONS MAIS LA POLITIQUE L'A TUÉE

EDF A EU DE GRANDS PATRONS MAIS LA POLITIQUE L'A TUÉE

 

 

 

HOMMAGE À UN GRAND COMMIS DE L’ÉTAT : MARCEL BOITEUX

 

Marcel BOITEUX s’est éteint à 101 ans mais il nous laisse la lumière. Merci à ce visionnaire, grand et brillant commis de l’État, merci à sa ténacité.

Il a été de 1967 à 1987 à la tête de l’EDF. Réagissant à l’embargo pétrolier de l’OPEP en 1973 il a lancé le plan nucléaire français, vaste programme qu’il a su imposer puis défendre contre vents et marées.

En 2022, l’histoire lui a donné (hélas ? ) raison...la France vivait sous la menace de coupures d’électricité, peur d’un hiver réfrigérant avec des coupures d’électricité.

Cette peur ne l'oublions pas demeure en 2023 !

 

LE SABORDAGE DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE : L’ŒUVRE DES ÉCOLOGISTES ET DES POLITIQUES UNIS POUR METTRE À BAS UN FLEURON FRANÇAIS

Durant son règne chez EDF et après celui-ci, Marcel BOITEUX a dû faire face à la coalition aussi hétéroclite qu’irresponsable de personnalités comme François MITTERRAND, Ségolène ROYAL, et après Emmanuel MACRON... à la traîne d’écologistes qui ne représentent rien si ce n’est des voix éphémères  aux élections ...

Ces politiques ont suivi bêtement le courant gaucho écologiste, lobby qui est soutenu par les allemands et les américains qui ont réussi à casser l’essor de la filière nucléaire française et en 2023...on en est à la relance d’un plan nucléaire ! Que de temps et de milliards d’euros perdus pour la France.

Sous Marcel BOITEUX, EDF rendait la France énergétiquement indépendante et même exportatrice d’électricité...en 2022/2023 il faut relancer le nucléaire, prolonger la durée de vie des centrales nucléaires existantes et le comble du déshonneur pour EDF : remettre en route les vieilles centrales fonctionnant au gaz et au charbon : les solutions les plus polluantes !

Marcel BOITEUX a dû ressentir comme tous les français l’humiliant « démantèlement », sabordage  de ce qui aurait permis à la France d’avoir non seulement le leadership sur la filière et sur la recherche dans le domaine mais aussi mais celui de l’Institution EDF menacée par l’Europe aussi de démantèlement !

 

UN OUBLI À RÉPARER : MERCI MARCEL BOITEUX !

 

Oui, nous aussi avions un peu oublié Marcel BOITEUX retraité. Nous aurions dû le citer dans notre parution

https://www.olonnes.com/2023/08/l-obsession-allemande-de-detruire-edf-avec-l-internationale-des-ecolos.htmlavions

Nous aurions tant aimé que la France lui rende l’hommage auquel il aurait eu droit...La France dit merci à MARCEL BOITEUX.

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6 septembre 2023 3 06 /09 /septembre /2023 21:04
GÉRALD DARMANIN

GÉRALD DARMANIN

 

 

 

 

GÉRALD DARMANIN : UN MINISTRE QUI TRAÎNE DES BOULETS

Atterrés, nous sommes atterrés des prestations et initiatives de rentrée politique du Ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN : la décadence de la fonction de Ministre.

 Il a osé organiser dans sa bonne ville de Tourcoing une fête en son honneur pour confirmer, sans le dire, qu’il était, peut-être, le candidat macroniste aux prochaines élections présidentielles ! Même la Première Ministre en personne est venue assistée à cette mascarade de politique fiction que les français rejettent !

À croire que celui qui fut élu député en 2012 et maire de Tourcoing en 2014 doit connaître bien mal sa ville et sa réputation non surfaite de cité abritant des zones de non droit : comble pour un maire, député nommé Ministre de l'Intérieur !

Les événements de juin juillet 2023 qui n’ont pas épargné Tourcoing ont rappelé aux français qu’il existe des communes où les milliards d’euros des plans ville n’ont pas pu éradiquer les zones de non droit.

Tourcoing pour les français ce doit être modèle d’échec d’une gestion d’une cité difficile.

En effet, Tourcoing et Roubaix en sont de beaux exemples : l’insécurité y règne en maîtresse des lieux et les trafics s’y développent en toute impunité.

 

POSONS LA QUESTION : GÉRALD DARMANIN EST-IL APTE À GÉRER LA SÉCURITÉ POUR LES JEUX OLYMPIQUES ?

Le soi-disant brillant et jeune ministre de l’intérieur est incapable de faire régner la paix sociale dans son propre fief électoral.

Il est le responsable du fiasco du Stade de France lors de la finale foot de la Ligue des Champions en mai 2022 qui en plus a menti à la Commission sénatoriale et a ridiculisé la France,

Le Ministre de l’Intérieur, ministre des cultes est incapable de bâtir le projet de loi sur l’immigration et de le faire adopter ; le fiasco de 2023 !

Pourquoi donc alors est-il propulsé à la haute fonction de Ministre de l’Intérieur à un moment où les tensions graves menacent la paix sociale en France?

Monsieur Gérald DARMANIN a fait en plus la démonstration de ses limites avec le développement des émeutes donc elles lui sont en partie imputables suite à l’échec du maintien de l’ordre en fin juin 2023 et la multiplication des émeutes sur tout le territoire.

Alors est-il vraiment apte à assumer la Sécurité des JO de 2024 ? Pourquoi cette nomination ?

 

GÉRALD DARMANIN : PRIME À L’INCOMPÉTENCE

Ainsi, la France est donc abandonnée à des politiciens dont les capacités et l'expérience sont en inadéquation totale avec leurs ambitions.

Elle vit ainsi dans l’improvisation permanente et cela au son de discours inaudibles tant sur le plan intérieur que sur celui de la politique étrangère (Algérie, Maroc, Sahel, Gabon, OTAN, Ukraine, Europe...) la France y est humiliée et a perdu toute crédibilité.

Autre exemple ; qui connait le nom de notre Ministre des Affaires Étrangères de la France ?

Mais pourquoi donc donner à la France un Gouvernement qui ne gouverne pas avec des Ministres qui ne sont pas choisi sur la base de la méritocratie mais sur celle des échecs patents qui leur sont imputables donc sur leur incompétence notable ?

 

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27 août 2023 7 27 /08 /août /2023 18:08
LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON  : AU RÉGIME ULTRA PRÉSIDENTIEL

LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON : AU RÉGIME ULTRA PRÉSIDENTIEL

 

 

 

 

 

RENTRÉE POLITIQUE : L’EXERCICE DU POUVOIR SOLITAIRE D’EMMANUEL MACRON EN CAUSE

 

Du génie et de la richesse, la France en a à revendre mais l’État version 2023 avec ses gouvernants ploutocrates et autres oligarques depuis des décennies les ont affaiblis et confisqués.

Il y a désormais trois catégories sociales : les causeux classe dirigeante dite élite, les taiseux qui vivent dans leur égo sans espoir, les faiseux qui font difficilement vivre le France.

Nous avons lu et relu les importantes (en quantité seulement : 17 pages d'autosatisfaction et justifications ) déclarations du Président MACRON à l’hebdomadaire « LE POINT » : grande est notre déception !

Cette introduction ou flot de réflexions et proclamations de rentrée est exceptionnellement détaillée...c’est presque le programme du candidat MACRON que nous attendions en 2022 !

Le Président y réaffirme qu’il est immobile mais qu’il avance ! droit dans ses bottes !

Même si le bon peuple et la représentation nationale ne pensent pas comme lui, ne sentent pas les choses comme il l’exprime il ne changera pas de cap ni de méthode puisqu’il a raison sur tout.

Donc, de ce côté, il n’y a rien à attendre de l’Élysée pour cette rentrée politique...le changement profond espéré suite à l'annonce présidentielle tant sur la forme que sur le fond de l’exercice de sa fonction ce sera encore et toujours pour demain après la fin du second mandat.

 

LE POUVOIR AUX « CAUSEUX »

Il faut donc en conclure que, puisque l’interview du Président MACRON vient de confirmer qu’il n’y a aucun espoir de changement à la tête de l’exécutif tout puissant :  le POUVOIR, c’est son jouet et il ne veut pas le partager. Il règne seul et personne même un proche ne peut lui faire de l'ombre.

Le pouvoir législatif, parfois suicidaire dans son expression, désormais demeure réduit à l’impuissance et à devoir consommer du 49 3.

Le pouvoir judiciaire à l’abandon depuis des années va continuer son errance avec quelques points de budget en plus, des promesses, des grèves pour l’avenir et un service dégradé !

Le pouvoir appartient désormais aux CAUSEUX qui suivent le Président MACRON. Ils continueront à causer et à promettre que demain on rasera gratis. Des mots et pas des actes ! C'est l'immobilisme, la paralysie dans l'action !

Ces promesses qu’ils sont incapables de réaliser permettent à certains de se maintenir au pouvoir, et, si possible, à leur clan de s’enrichir.

Le lourd et de moins en moins efficace appareil étatique est en panne et c’est très bien ainsi. Le Chef de l’État exercera un pouvoir solitaire zigzaguant dans des directions illisibles pour le bon peuple.

 

POURQUOI CHANGER ? LE POUVOIR CONFISQUÉ EST UN DANGER

Les majoritaires que sont les TAISEUX continuent apparemment à dormir et leurs préoccupations essentielles sont qu’on ne les dérange pas. Il sont en hibernation.

Ils mijotent dans leur écœurement, dans leur indifférence de leur France en décadence car ils n’espèrent plus rien de leurs gouvernants.

Quant aux FAISEUX...ils bossent en silence et tâchent de survivre pour offrir à l’État, cigale, 60% de ce qu’ils ont produit et faire vivre ou survivre les improductifs de toute engeance satisfaits ou résignés.

 

LA RÉVOLUTION ? LA France AU BORD DU PRÉCIPICE

La France pourra-t-elle longtemps se satisfaire de cette situation ou pourra-t-elle en sortir sans faire sa nouvelle révolution qui pourrait conduire au pire ?

Le feu couve sous les décombres des émeutes de fin juin, l’État irréformable gérera toujours aussi mal ses 8 millions de fonctionnaires, la dette flambera, l’insécurité gagnera...

Le Président MACRON régnera dans sa tour d’ivoire.

 

CE SOMBRE TABLEAU DE POLITIQUE FICTION EST-IL ÉVITABLE ?

Oui, à condition...de redonner le pouvoir aux FAISEUX. Ils ont les clés du retour à la prospérité morale et économique du Pays.

Ce sera l’œuvre de l’Union Sacrée poussée par un peuple qui se réveillera derrière des leaders qui attendent leur heure comme à une certaine époque pas si lointaine des PINAY, POMPIDOU, de GAULLE...

Une nouvelle crise...l’article16 de la Constitution est là pour sauver un État français en toute légitimité. C’est simplement dommage qu’on en soit réduit à cet expédient constitutionnel.

 

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10 août 2023 4 10 /08 /août /2023 18:23
MANTES LA JOLIE : LA MAISON DE QUARTIER DU VAL FOURRÉ INCENDIÉE, NUIT DU 28 AU 29 JUIN 2023

MANTES LA JOLIE : LA MAISON DE QUARTIER DU VAL FOURRÉ INCENDIÉE, NUIT DU 28 AU 29 JUIN 2023

 

 

 

ÉMEUTES JUIN JUILLET 2023

 

Vous pouvez voir (ci-dessous) le cœur de ville MONTARGIS, paisible ville moyenne du LOIRET, incendié où 300 jeunes émeutiers ont imposé leur loi (nuit du 29 au 30 juin 2023) face aux maigres forces de l’ordre (50 policiers et gendarmes qui ont dû abandonner le terrain aux émeutiers !).

 

Le Président de la République et son épouse étaient ce soir-là à l’Accor ARENA de BERCY au concert d’adieu d’Elton JOHN ! Nous espérons que le couple présidentiel n'a pas été gêné par les fumées des incendies et les odeurs de gaz lacrymogènes en provenance de la banlieue OUEST de PARIS où les émeutiers faisaient eux aussi la fête avec les moyens dont ils disposaient : FRANCE, réveille-toi ! la maison brûle !

 

 

D’AUTRES DONNÉES CHIFFRÉES À NE PAS OUBLIER

 

900 policiers blessés

35 pompiers blessés

3 625 personnes ont été placées en garde à vue, dont 1 124 mineurs, 990 ont été présentées à un juge, dont 480 jugées en comparution immédiate, 380 ont été incarcérées

12 000 véhicules incendiés

1 000 commerces détruits dont 400 bureaux de tabac (devinez pourquoi ?)

23 000 feux de voie publique

2 500 immeubles privés et publics endommagés ou détruits :  première estimation publique 600 millions de dégâts...on devrait dépasser ce chiffre. Le dommage total s'élèverait, en première estimation, à plus d’un milliard d’euros .

 

À SUIVRE :

L’ÉCHEC DE LA MISSION DE L’ÉTAT DANS SA COMPÉTENCE ÉDUCATIVE ET SÉCURITAIRE : RÉAGIR

COMMERCES ET BANQUE EN FEU À NANTERRE

COMMERCES ET BANQUE EN FEU À NANTERRE

MONTARGIS APRÈS LE PASSGE DES ÉMEUTIERS

MONTARGIS APRÈS LE PASSGE DES ÉMEUTIERS

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8 août 2023 2 08 /08 /août /2023 18:07
POLICE ET JUSTICE : DEUX PILIERS DE L'ÉTAT

POLICE ET JUSTICE : DEUX PILIERS DE L'ÉTAT

 

 

 

 

 

SUR QUELLE BASE JURIDIQUE LE POLICIER MARSEILLAIS POUVAIT-IL ÊTRE INCARCÉRÉ ?

D’abord un rappel important : tout prévenu est présumé innocent.

La présomption d'innocence est un principe selon lequel, en matière pénale, toute personne poursuivie est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable par la juridiction compétente.

 

UN POLICIER EN DÉTENTION PROVISOIRE ? POUR LE MOINS ÉTONNANT POUR UNE JUSTICE ACCUSÉE DE LAXISME.

Jugez-en par vous-même :

Reprenons l’article préliminaire du Code de procédure pénal qui précise les conditions de la détention provisoire et de la garde à vue. Le Code stipule :

« Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi.

Les mesures de contraintes dont la personne suspectée ou poursuivie peut faire l'objet sont prises sur décision ou sous le contrôle effectif de l'autorité judiciaire. Elles doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l'infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne.

Il doit être définitivement statué sur l'accusation dont cette personne fait l'objet dans un délai raisonnable.

Au cours de la procédure pénale, les mesures portant atteinte à la vie privée d'une personne ne peuvent être prises, sur décision ou sous le contrôle effectif de l'autorité judiciaire, que si elles sont, au regard des circonstances de l'espèce, nécessaires à la manifestation de la vérité et proportionnées à la gravité de l'infraction. »

On ne voit pas sur quel fondement juridique dans l’affaire du policier de Marseille incarcéré peut-il être maintenu en détention « provisoire » ?...Du provisoire qui dure et va continuer à durer.

Le policier détenu et qui le restera au moins jusqu’à fin août peut très bien être tenu à la disposition de la Justice sans qu’il soit incarcéré et compte tenu de son statut de policier c’est d’autant plus facile. Sous simple contrôle judiciaire, l’enquête pouvait se poursuivre sans risque.

Cette incarcération aurait pu à l’extrême limite être justifiée pour protéger le policier...sauf que celui-ci a fait appel de la décision initiale et a donc manifesté sa volonté d’être libéré

Il aurait pu ou dû être soumis au contrôle judiciaire comme ses trois collègues de la BAC et comme tant d’autres prévenus.

Mais le jeudi dernier 3 août 2023 la Cour d’Appel d’Aix a rejeté sa demande de remise en liberté. Ce policier restera donc en prison.

 

ARGUMENTS ENCORE INCONNUS DE LA COUR D’APPEL : UN SILENCE QUI OUVRE LE DROIT AUX HYPOTHÈSES

Sur cette décision de la Cour d’Appel, nous ne disposons donc que d’informations partielles voire partiales de presse car, à ce jour, la décision de la Cour d’Appel n’est toujours pas encore en ligne.

Les informations retransmises par les médias ne peuvent être à ce jour prises en considération car elles sont très incomplètes et ce qui est plus surprenant pour une décision portant sur la procédure et non pas sur le fond. Les juges ont même repris et explicité les faits reprochés par l’accusation contre les quatre policiers inculpés. Les griefs retenus contre les policiers sont ceux de :

"violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à huit jours, aggravées par trois circonstances en ce qu'elles ont été commises en réunion, avec usage ou menace d'une arme et par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions".

Mais nous ne savons qu’à travers les plaidoiries du défenseur des inculpés et de celui de la présumée victime que des bribes de détails sur les circonstances qui rappelons-le n’étaient pas l’objet de la demande présentée en appel par le policier incarcéré.

Le seul objet de l’appel était bien le maintien en détention, objet même du recours du policier incarcéré devant la Cour d’Appel, et justement sur ce point c’est plutôt le silence.

 

VERS UNE CRISE INSTITUTIONNELLE ?

Ceci laisse donc le champ libre à toutes les interprétations dont celles parfois dangereuses reprises déjà par les médias.

Cette incarcération et les mises en examens des trois autres policiers seraient le résultat du conflit local POLICE JUSTICE (on est à Marseille !)aggravé par les propos du Président de la République qui juge avant les juges, du Ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN et du Directeur Général de la Police Nationale qui défend ses troupes...maintenant on passe d’une affaire locale à une nouvelle crise nationale institutionnelle.

Il est grave d'envoyer les forces de l'ordre au "case pipe" et puis de les lâcher après qu'elles aient subi la violence déchaînée qui a fait 900 blessés dans leurs rangs.

Police et Justice forment un bloc qui garantit la Sécurité Publique. Le public ne sait pas toujours qu’en matière de Procédure, le travail d’investigation est confiée par la justice à la police et à la gendarmerie. Séparer les deux, Justice et Forces de maintien de l'ordre, c'est faire courir au Pays le risque de l'effondrement des institutions comme en 1958 !

Après la réforme plus ou moins abandonnée du statut des Officiers de Police Judiciaire OPJ qui génère depuis des mois une crise au sein de la Police une seconde crise est donc particulièrement mal venue puisque au malaise policier il faut ajouter celui plus profond de la contestation des personnels de la Justice !

D’où, le pas franchi par certains pour avancer la thèse d’une entrée en crise institutionnelle ...pendant ce temps, le garant des Institutions et du bon fonctionnement des Services Publics le chef de l’État est en vacances.

Quand dans un Pays Justice et forces de l'ordre sont en crise, ce sont deux piliers de l'édifice État qui est déstabilisé.

 

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4 août 2023 5 04 /08 /août /2023 18:06
ÉMEUTES : L’ÉDUCATION EN QUESTION

 

 

 

ÉDUCATION POUR UNE JEUNESSE À LA DÉRIVE

Les juges seront les premiers à vous le dire.

Depuis des années, les juges spécialisés, les juges pour enfants et les institutions compétentes ont en face d’eux des enfants en détresse : maltraités, père absent, violent, mère débordée, famille inexistante, déscolarisés, ...

Ces enfants, même s’ils ont appris à ne pas le dire, sont des enfants désespérés et comme l’écrit un neuropsychiatre ! ils ne sont pas « tutorisés »...« la famille ne les intègre pas et la société non plus. »

Maintenant, nous pouvons juger du résultat et citer ce qu’a dit Boris Cyrulnik :

« La solution n’est pas dans la répression de ces enfants décivilisés, elle est dans léducation et dans la culture précoce...il faut augmenter les métiers de la petite enfance et améliorer la formation afin de civiliser les petits »

 

LE MOT EST LÂCHÉ...« ÉDUCATION »

Le problème des jeunes, ces dernières années, a été aggravé par divers facteurs rendant très complexe le traitement du mal dont souffre une certaine jeunesse des banlieues :

  • l’abandon de quartiers entiers qu’on appelle "zones de non droit" avec une population de jeunes qu’il faut reprendre en main même très jeunes dans des quartiers à apaiser. Par contre, sur ce terreau, dans ces zones la capacité de reproduction de ce qui devient une vermine est étonnante,
  • l’incapacité de la Justice, des services sociaux et autres aides à l’enfance de traiter cette population en l’encadrant,
  • l’afflux d’immigrés plus ou moins jeunes qui vient grossir cette jeunesse à la dérive,
  • la diversité des cas et le fait que les jeunes sont contaminés de plus en plus tôt,
  • la drogue et tout ce qui l’entoure...

 

Il est évident que la multiplicité des cas d’enfants perdus, la variété des types de situations rendent nécessaires une pédagogie adaptée et des méthodes de prévention des risques nouvelles.

Tout cela aura un coût très élevé même s’il est possible pour les collectivités de recourir au bénévolat pour certains encadrements.

Les magistrats qui ont en charge ces jeunes déviants devront aussi pour nombre d’entre eux faire leur auto-critique.

Par exemple, pour les stages de « responsabilité parentale » (mesure judiciaire déjà existante) il faut renforcer les moyens humains. Même chose pour l’« accompagnement à la parentalité » s'il existe des dysfonctionnements dans la famille ...Ces possibilités de poursuites judiciaires existent mais bizarrement elles sont peu utilisées...parce qu’il n’y a pas de personnel qualifié pour assumer cette fonction et le suivi "parrainage" des jeunes  ?

 

EN 2018, EMMANUEL MACRON, RELANCE UNE POLITIQUE DE LA VILLE ET FAIT APPEL À L’ANCIEN MINISTRE JEAN LOUIS BORLOO : UN RAPPORT AU PLACARD  !

L’ancien Ministre a acquis une certaine expertise et a moins instauré une politique de la Ville. Puis vint l’ère MACRON à qui Jean-Louis a remis sa copie au Président le 26 avril 2018.

https://www.ville-et-banlieue.org/wp-content/uploads/2018/05/Re%CC%81sume%CC%81-des-19-programmes-PlanBanlieue-JL.BORLOO.pdf

Son rapport était comme vous pouvez le lire avec le lien ci-dessus un vrai "plan de bataille" pour une relance de la politique de la ville qui comprenait 19 programmes thématiques, chiffrés à 48 milliards d'euros, pour rétablir l'égalité républicaine dans les quartiers.

Bien sûr, selon l’habitude le rapport a été mis pieusement dans une armoire !

Maintenant, à nouveau le pire serait de ne rien faire !

Nous pouvons, pendant cette méditation estivale, juger de la carence du Pouvoir : des discours, des rapports OUI, de l’ACTION ?

 

 

 

 

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3 août 2023 4 03 /08 /août /2023 19:58
L'UNEDIC SORT LA TÊTE DE l'EAU ...ET L'ÉTAT VEUT L'EMPÊCHER DE POURSUIVRE SON DÉSENDETTEMENT

L'UNEDIC SORT LA TÊTE DE l'EAU ...ET L'ÉTAT VEUT L'EMPÊCHER DE POURSUIVRE SON DÉSENDETTEMENT

 

 

 

 

SAUVER LE DIALOGUE SOCIAL ET L’INDEMNISATION DES DEMANDEURS D’EMPLOI

 

Comme cadeau pour ces vacances, les partenaires sociaux ont reçu ce mardi le document de cadrage du gouvernement sur la nouvelle refonte des règles de l'assurance-chômage. C’est l’inventaire des principales exigences de l'exécutif pour la survie de l’assurance chômage !

C’est l’été et comme cadeau empoisonné aux partenaires sociaux, avant leur départ en vacances, nos gouvernants, sur le dossier chômage, tentent un coup de force inquiétant pour le respect du dialogue employeurs salariés/État.

En effet, ce mardi 1er août 2023, les partenaires sociaux ont reçu le « document de cadrage du gouvernement relatif à la négociation de la convention d'assurance chômage » sur la refonte des règles de l’assurance-chômage.

Les partenaires sociaux ont jusqu’au 15 novembre 2023 au plus tard pour s’entendre et avaliser les propositions qui sont plutôt des prétentions abusives gouvernementales.

Concrètement on peut craindre que les partenaires sociaux soient condamnés à ratifier les diktats gouvernementaux ; une négociation employeurs salariés très difficile d'autant plus que l'État en quête de sous voudrait que la cotisation employeur soit augmentée : L'État voudrait le beurre et l'argent du beurre.

 

LA STRUCTURE ASSURANCE CHÔMAGE : L’UNEDIC

L’assurance chômage est gérée par l’UNEDIC qui confie la collecte des contributions et le versement des allocations respectivement à l’URSSAF et la gestion du chômage à Pôle Emploi qui va devenir France Emploi et veille à ce que les règles soient respectées.

L'UNEDIC illustre le type de gestion paritaire : les partenaires sociaux définissent les règles d’indemnisation et fixent les niveaux de ressources et les taux de cotisation requis des employeurs.

Cela signifie que ce sont les partenaires sociaux qui gèrent le régime du chômage dont les recettes sont les cotisations employeurs.

En 2019, les partenaires sociaux n’ayant pu aboutir à un accord ont du passer la main à l’État qui a modifié le système à travers une série de décrets publiés au cours des quatre dernières années.

Donc, en 2023, sur le dossier chômage les représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise ont l'opportunité de reprendre leur rôle abandonné mais l’État émet ses conditions qui, aux dires des premières réactions des syndicats, ne sont pas acceptables. La réaction du côté employeurs est plus modérée et ouverte à la négociation mais pas à n’importe quel prix.

 

DE GRAVES ET INTOLÉRABLES MENACES GOUVERNEMENTALES : UN HOLD UP

La faiblesse de l’UNEDIC dans la négociation, c’est sa dette de plus de 60 milliards d’euros garantie par l’État et que l’organisme commençait à apurer avec les cotisations des années à venir où le régime sera excédentaire.

Patatras ! L’État dont les caisses sont vides veut s’emparer d’au moins de 11 milliards d’euros de cotisations à venir. Ce sont sont pourtant les cotisations qui appartiennent aux employeurs et aux salariés.

C’est une tentative d’hold up qui nous rappelle tristement celui qui a été envisagé par Emmanuel MACRON sur les réserves légales des Caisses de Retraite.

L’embellie sur l’Emploi a excité les appétits financiers du Chef de l’État et du Gouvernement dont la gestion des finances publiques a été catastrophique selon l’aveu même du chef de l’État qui doit maintenant rendre compte au monde de la finance, à l’Europe d’une gestion qui a fait passer la dette du Pays au-dessus de 3 000 milliards d’euros : au lieu de faire des économies, l’État trouve plus facile de piocher incognito sur les droits à l’indemnisation du chômage.

INACCEPTABLE !

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