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10 août 2023 4 10 /08 /août /2023 18:23
MANTES LA JOLIE : LA MAISON DE QUARTIER DU VAL FOURRÉ INCENDIÉE, NUIT DU 28 AU 29 JUIN 2023

MANTES LA JOLIE : LA MAISON DE QUARTIER DU VAL FOURRÉ INCENDIÉE, NUIT DU 28 AU 29 JUIN 2023

 

 

 

ÉMEUTES JUIN JUILLET 2023

 

Vous pouvez voir (ci-dessous) le cœur de ville MONTARGIS, paisible ville moyenne du LOIRET, incendié où 300 jeunes émeutiers ont imposé leur loi (nuit du 29 au 30 juin 2023) face aux maigres forces de l’ordre (50 policiers et gendarmes qui ont dû abandonner le terrain aux émeutiers !).

 

Le Président de la République et son épouse étaient ce soir-là à l’Accor ARENA de BERCY au concert d’adieu d’Elton JOHN ! Nous espérons que le couple présidentiel n'a pas été gêné par les fumées des incendies et les odeurs de gaz lacrymogènes en provenance de la banlieue OUEST de PARIS où les émeutiers faisaient eux aussi la fête avec les moyens dont ils disposaient : FRANCE, réveille-toi ! la maison brûle !

 

 

D’AUTRES DONNÉES CHIFFRÉES À NE PAS OUBLIER

 

900 policiers blessés

35 pompiers blessés

3 625 personnes ont été placées en garde à vue, dont 1 124 mineurs, 990 ont été présentées à un juge, dont 480 jugées en comparution immédiate, 380 ont été incarcérées

12 000 véhicules incendiés

1 000 commerces détruits dont 400 bureaux de tabac (devinez pourquoi ?)

23 000 feux de voie publique

2 500 immeubles privés et publics endommagés ou détruits :  première estimation publique 600 millions de dégâts...on devrait dépasser ce chiffre. Le dommage total s'élèverait, en première estimation, à plus d’un milliard d’euros .

 

À SUIVRE :

L’ÉCHEC DE LA MISSION DE L’ÉTAT DANS SA COMPÉTENCE ÉDUCATIVE ET SÉCURITAIRE : RÉAGIR

COMMERCES ET BANQUE EN FEU À NANTERRE

COMMERCES ET BANQUE EN FEU À NANTERRE

MONTARGIS APRÈS LE PASSGE DES ÉMEUTIERS

MONTARGIS APRÈS LE PASSGE DES ÉMEUTIERS

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8 août 2023 2 08 /08 /août /2023 18:07
POLICE ET JUSTICE : DEUX PILIERS DE L'ÉTAT

POLICE ET JUSTICE : DEUX PILIERS DE L'ÉTAT

 

 

 

 

 

SUR QUELLE BASE JURIDIQUE LE POLICIER MARSEILLAIS POUVAIT-IL ÊTRE INCARCÉRÉ ?

D’abord un rappel important : tout prévenu est présumé innocent.

La présomption d'innocence est un principe selon lequel, en matière pénale, toute personne poursuivie est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable par la juridiction compétente.

 

UN POLICIER EN DÉTENTION PROVISOIRE ? POUR LE MOINS ÉTONNANT POUR UNE JUSTICE ACCUSÉE DE LAXISME.

Jugez-en par vous-même :

Reprenons l’article préliminaire du Code de procédure pénal qui précise les conditions de la détention provisoire et de la garde à vue. Le Code stipule :

« Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi.

Les mesures de contraintes dont la personne suspectée ou poursuivie peut faire l'objet sont prises sur décision ou sous le contrôle effectif de l'autorité judiciaire. Elles doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l'infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne.

Il doit être définitivement statué sur l'accusation dont cette personne fait l'objet dans un délai raisonnable.

Au cours de la procédure pénale, les mesures portant atteinte à la vie privée d'une personne ne peuvent être prises, sur décision ou sous le contrôle effectif de l'autorité judiciaire, que si elles sont, au regard des circonstances de l'espèce, nécessaires à la manifestation de la vérité et proportionnées à la gravité de l'infraction. »

On ne voit pas sur quel fondement juridique dans l’affaire du policier de Marseille incarcéré peut-il être maintenu en détention « provisoire » ?...Du provisoire qui dure et va continuer à durer.

Le policier détenu et qui le restera au moins jusqu’à fin août peut très bien être tenu à la disposition de la Justice sans qu’il soit incarcéré et compte tenu de son statut de policier c’est d’autant plus facile. Sous simple contrôle judiciaire, l’enquête pouvait se poursuivre sans risque.

Cette incarcération aurait pu à l’extrême limite être justifiée pour protéger le policier...sauf que celui-ci a fait appel de la décision initiale et a donc manifesté sa volonté d’être libéré

Il aurait pu ou dû être soumis au contrôle judiciaire comme ses trois collègues de la BAC et comme tant d’autres prévenus.

Mais le jeudi dernier 3 août 2023 la Cour d’Appel d’Aix a rejeté sa demande de remise en liberté. Ce policier restera donc en prison.

 

ARGUMENTS ENCORE INCONNUS DE LA COUR D’APPEL : UN SILENCE QUI OUVRE LE DROIT AUX HYPOTHÈSES

Sur cette décision de la Cour d’Appel, nous ne disposons donc que d’informations partielles voire partiales de presse car, à ce jour, la décision de la Cour d’Appel n’est toujours pas encore en ligne.

Les informations retransmises par les médias ne peuvent être à ce jour prises en considération car elles sont très incomplètes et ce qui est plus surprenant pour une décision portant sur la procédure et non pas sur le fond. Les juges ont même repris et explicité les faits reprochés par l’accusation contre les quatre policiers inculpés. Les griefs retenus contre les policiers sont ceux de :

"violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à huit jours, aggravées par trois circonstances en ce qu'elles ont été commises en réunion, avec usage ou menace d'une arme et par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions".

Mais nous ne savons qu’à travers les plaidoiries du défenseur des inculpés et de celui de la présumée victime que des bribes de détails sur les circonstances qui rappelons-le n’étaient pas l’objet de la demande présentée en appel par le policier incarcéré.

Le seul objet de l’appel était bien le maintien en détention, objet même du recours du policier incarcéré devant la Cour d’Appel, et justement sur ce point c’est plutôt le silence.

 

VERS UNE CRISE INSTITUTIONNELLE ?

Ceci laisse donc le champ libre à toutes les interprétations dont celles parfois dangereuses reprises déjà par les médias.

Cette incarcération et les mises en examens des trois autres policiers seraient le résultat du conflit local POLICE JUSTICE (on est à Marseille !)aggravé par les propos du Président de la République qui juge avant les juges, du Ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN et du Directeur Général de la Police Nationale qui défend ses troupes...maintenant on passe d’une affaire locale à une nouvelle crise nationale institutionnelle.

Il est grave d'envoyer les forces de l'ordre au "case pipe" et puis de les lâcher après qu'elles aient subi la violence déchaînée qui a fait 900 blessés dans leurs rangs.

Police et Justice forment un bloc qui garantit la Sécurité Publique. Le public ne sait pas toujours qu’en matière de Procédure, le travail d’investigation est confiée par la justice à la police et à la gendarmerie. Séparer les deux, Justice et Forces de maintien de l'ordre, c'est faire courir au Pays le risque de l'effondrement des institutions comme en 1958 !

Après la réforme plus ou moins abandonnée du statut des Officiers de Police Judiciaire OPJ qui génère depuis des mois une crise au sein de la Police une seconde crise est donc particulièrement mal venue puisque au malaise policier il faut ajouter celui plus profond de la contestation des personnels de la Justice !

D’où, le pas franchi par certains pour avancer la thèse d’une entrée en crise institutionnelle ...pendant ce temps, le garant des Institutions et du bon fonctionnement des Services Publics le chef de l’État est en vacances.

Quand dans un Pays Justice et forces de l'ordre sont en crise, ce sont deux piliers de l'édifice État qui est déstabilisé.

 

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4 août 2023 5 04 /08 /août /2023 18:06
ÉMEUTES : L’ÉDUCATION EN QUESTION

 

 

 

ÉDUCATION POUR UNE JEUNESSE À LA DÉRIVE

Les juges seront les premiers à vous le dire.

Depuis des années, les juges spécialisés, les juges pour enfants et les institutions compétentes ont en face d’eux des enfants en détresse : maltraités, père absent, violent, mère débordée, famille inexistante, déscolarisés, ...

Ces enfants, même s’ils ont appris à ne pas le dire, sont des enfants désespérés et comme l’écrit un neuropsychiatre ! ils ne sont pas « tutorisés »...« la famille ne les intègre pas et la société non plus. »

Maintenant, nous pouvons juger du résultat et citer ce qu’a dit Boris Cyrulnik :

« La solution n’est pas dans la répression de ces enfants décivilisés, elle est dans léducation et dans la culture précoce...il faut augmenter les métiers de la petite enfance et améliorer la formation afin de civiliser les petits »

 

LE MOT EST LÂCHÉ...« ÉDUCATION »

Le problème des jeunes, ces dernières années, a été aggravé par divers facteurs rendant très complexe le traitement du mal dont souffre une certaine jeunesse des banlieues :

  • l’abandon de quartiers entiers qu’on appelle "zones de non droit" avec une population de jeunes qu’il faut reprendre en main même très jeunes dans des quartiers à apaiser. Par contre, sur ce terreau, dans ces zones la capacité de reproduction de ce qui devient une vermine est étonnante,
  • l’incapacité de la Justice, des services sociaux et autres aides à l’enfance de traiter cette population en l’encadrant,
  • l’afflux d’immigrés plus ou moins jeunes qui vient grossir cette jeunesse à la dérive,
  • la diversité des cas et le fait que les jeunes sont contaminés de plus en plus tôt,
  • la drogue et tout ce qui l’entoure...

 

Il est évident que la multiplicité des cas d’enfants perdus, la variété des types de situations rendent nécessaires une pédagogie adaptée et des méthodes de prévention des risques nouvelles.

Tout cela aura un coût très élevé même s’il est possible pour les collectivités de recourir au bénévolat pour certains encadrements.

Les magistrats qui ont en charge ces jeunes déviants devront aussi pour nombre d’entre eux faire leur auto-critique.

Par exemple, pour les stages de « responsabilité parentale » (mesure judiciaire déjà existante) il faut renforcer les moyens humains. Même chose pour l’« accompagnement à la parentalité » s'il existe des dysfonctionnements dans la famille ...Ces possibilités de poursuites judiciaires existent mais bizarrement elles sont peu utilisées...parce qu’il n’y a pas de personnel qualifié pour assumer cette fonction et le suivi "parrainage" des jeunes  ?

 

EN 2018, EMMANUEL MACRON, RELANCE UNE POLITIQUE DE LA VILLE ET FAIT APPEL À L’ANCIEN MINISTRE JEAN LOUIS BORLOO : UN RAPPORT AU PLACARD  !

L’ancien Ministre a acquis une certaine expertise et a moins instauré une politique de la Ville. Puis vint l’ère MACRON à qui Jean-Louis a remis sa copie au Président le 26 avril 2018.

https://www.ville-et-banlieue.org/wp-content/uploads/2018/05/Re%CC%81sume%CC%81-des-19-programmes-PlanBanlieue-JL.BORLOO.pdf

Son rapport était comme vous pouvez le lire avec le lien ci-dessus un vrai "plan de bataille" pour une relance de la politique de la ville qui comprenait 19 programmes thématiques, chiffrés à 48 milliards d'euros, pour rétablir l'égalité républicaine dans les quartiers.

Bien sûr, selon l’habitude le rapport a été mis pieusement dans une armoire !

Maintenant, à nouveau le pire serait de ne rien faire !

Nous pouvons, pendant cette méditation estivale, juger de la carence du Pouvoir : des discours, des rapports OUI, de l’ACTION ?

 

 

 

 

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3 août 2023 4 03 /08 /août /2023 19:58
L'UNEDIC SORT LA TÊTE DE l'EAU ...ET L'ÉTAT VEUT L'EMPÊCHER DE POURSUIVRE SON DÉSENDETTEMENT

L'UNEDIC SORT LA TÊTE DE l'EAU ...ET L'ÉTAT VEUT L'EMPÊCHER DE POURSUIVRE SON DÉSENDETTEMENT

 

 

 

 

SAUVER LE DIALOGUE SOCIAL ET L’INDEMNISATION DES DEMANDEURS D’EMPLOI

 

Comme cadeau pour ces vacances, les partenaires sociaux ont reçu ce mardi le document de cadrage du gouvernement sur la nouvelle refonte des règles de l'assurance-chômage. C’est l’inventaire des principales exigences de l'exécutif pour la survie de l’assurance chômage !

C’est l’été et comme cadeau empoisonné aux partenaires sociaux, avant leur départ en vacances, nos gouvernants, sur le dossier chômage, tentent un coup de force inquiétant pour le respect du dialogue employeurs salariés/État.

En effet, ce mardi 1er août 2023, les partenaires sociaux ont reçu le « document de cadrage du gouvernement relatif à la négociation de la convention d'assurance chômage » sur la refonte des règles de l’assurance-chômage.

Les partenaires sociaux ont jusqu’au 15 novembre 2023 au plus tard pour s’entendre et avaliser les propositions qui sont plutôt des prétentions abusives gouvernementales.

Concrètement on peut craindre que les partenaires sociaux soient condamnés à ratifier les diktats gouvernementaux ; une négociation employeurs salariés très difficile d'autant plus que l'État en quête de sous voudrait que la cotisation employeur soit augmentée : L'État voudrait le beurre et l'argent du beurre.

 

LA STRUCTURE ASSURANCE CHÔMAGE : L’UNEDIC

L’assurance chômage est gérée par l’UNEDIC qui confie la collecte des contributions et le versement des allocations respectivement à l’URSSAF et la gestion du chômage à Pôle Emploi qui va devenir France Emploi et veille à ce que les règles soient respectées.

L'UNEDIC illustre le type de gestion paritaire : les partenaires sociaux définissent les règles d’indemnisation et fixent les niveaux de ressources et les taux de cotisation requis des employeurs.

Cela signifie que ce sont les partenaires sociaux qui gèrent le régime du chômage dont les recettes sont les cotisations employeurs.

En 2019, les partenaires sociaux n’ayant pu aboutir à un accord ont du passer la main à l’État qui a modifié le système à travers une série de décrets publiés au cours des quatre dernières années.

Donc, en 2023, sur le dossier chômage les représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise ont l'opportunité de reprendre leur rôle abandonné mais l’État émet ses conditions qui, aux dires des premières réactions des syndicats, ne sont pas acceptables. La réaction du côté employeurs est plus modérée et ouverte à la négociation mais pas à n’importe quel prix.

 

DE GRAVES ET INTOLÉRABLES MENACES GOUVERNEMENTALES : UN HOLD UP

La faiblesse de l’UNEDIC dans la négociation, c’est sa dette de plus de 60 milliards d’euros garantie par l’État et que l’organisme commençait à apurer avec les cotisations des années à venir où le régime sera excédentaire.

Patatras ! L’État dont les caisses sont vides veut s’emparer d’au moins de 11 milliards d’euros de cotisations à venir. Ce sont sont pourtant les cotisations qui appartiennent aux employeurs et aux salariés.

C’est une tentative d’hold up qui nous rappelle tristement celui qui a été envisagé par Emmanuel MACRON sur les réserves légales des Caisses de Retraite.

L’embellie sur l’Emploi a excité les appétits financiers du Chef de l’État et du Gouvernement dont la gestion des finances publiques a été catastrophique selon l’aveu même du chef de l’État qui doit maintenant rendre compte au monde de la finance, à l’Europe d’une gestion qui a fait passer la dette du Pays au-dessus de 3 000 milliards d’euros : au lieu de faire des économies, l’État trouve plus facile de piocher incognito sur les droits à l’indemnisation du chômage.

INACCEPTABLE !

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2 août 2023 3 02 /08 /août /2023 18:47
BIEN SÛR, ÉCOLOGIE NE RIME PAS AVEC PLANIFICATION

BIEN SÛR, ÉCOLOGIE NE RIME PAS AVEC PLANIFICATION

 

 

 

 

 

NE PAS CONFONDRE PLAN ET PLANIFICATION

Il ne faut pas confondre un plan pour faire face à une situation grave qui nécessite de fixer un objectif pour sortir d’une passe difficile avec la folie des technocrates de vouloir tout prévoir et tout régenter y compris ce à quoi ils n’avaient pas pensé.

Nous pouvons penser que le Plan MARSHALL, le Plan MONNET...étaient des créations qui correspondaient aux besoins de la reconstruction de l’Europe et de la France après la fin de la deuxième guerre mondiale.  Il y avait tant de besoins qu’il fallait gérer les priorités dans un objectif : relancer la machine surtout en Europe.

Mais les nombreux autres plans annoncés répondent à l’utopie d’un moment : ce sont des plans tirés sur la comète.

Pour les réalistes qui veulent avancer, créer, bâtir, ce mot « plan »fait peur En effet, planification est synonyme d’échec : le plus spectaculaire fut, bien sûr, celui de l‘URSS dont les plans et la tentative de tout planifier furent un des paramètres de la faillite complète du système communiste. En France, le Premier Ministre Dominique de VILLEPIN a mis fin à la planification tous azimuts.

Les tentatives qui suivirent furent des échecs comme celui du plan énergie, du plan relance...

 

AVEC LE PRÉSIDENT MACRON, IL Y A LA RENAISSANCE DU "HAUT COMMISSARIAT AU PLAN" ET « LA PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE », LES PONPONS DES PLANS INUTILES

Pour le Chef de l’État, il fallait trouver à François BAYROU, l’allié pas objectif mais opportuniste d’Emmanuel MACRON, un os à ronger et quelques moyens financiers pour permettre à l’ami politique de l’instant T de survivre.

C’est ainsi qu’en 2020 Emmanuel MACRON a ressuscité le Haut-Commissariat au Plan. Pour 2023, c'est le contribuable qui finance ainsi par le biais de ce Haut-Commissariat les frasques de Monsieur BAYROU nommé haut-commissaire.

 Le bon peuple attend toujours que ce Haut-Commissariat élabore le plan miracle qui équivaudrait à ce que Madame SOLEIL n’osait même pas prédire : « de quoi demain sera fait ! »...pour éclairer Parlement, Gouvernement et Chef de l’État à savoir comment « Gouverner, c’est Prévoir ».

Il n’y a aucune justification à la création d’un tel Haut-Commissariat au Plan.

Celui-ci est ainsi défini légalement sur le site officiel vie-publique « Le Haut-commissaire au Plan est chargé d’animer et de coordonner les travaux de planification et de réflexion prospective conduits pour le compte de l’État et d’éclairer les choix des pouvoirs publics au regard des enjeux démographiques, économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, technologiques et culturel. »

Nous n'avons rien vu de remarquable et génial sortir de ce Haut-Commissariat .

Celui-ci est d’autant plus inutile que les français savent maintenant que le Chef de l’État décide de tout : Où et comment la France va ? Où l’Europe va ? où le Monde va...il n’a pas de conseil à recevoir !

Il sortira peut-être de cette officine clandestine électoraliste nommée Haut Commissariat au PLan des réunions et études qui feront des doublons avec les rapports sérieux de la Cour des comptes, les enquêtes INSEE, les enquêtes du Sénat et de L’Assemblée Nationale, les documents du Conseil Économique, Social et Environnemental, INSEE, Banque de France...

 

LA PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE

Il vient de nous être annoncé maintenant un plan pour l’écologie au sein de France Nation Verte. Le 12 juillet 2023, Élisabeth Borne a présenté devant le Conseil national de la transition écologique (CNTE) les grandes lignes de la planification écologique d'ici à 2030, qui va bénéficier de 7 milliards d'euros supplémentaires dès 2024.

Il a bien été précisé que ce plan n’est ni figé ni budgété !

Heureusement, car en matière d’écologie, les paramètres sont particulièrement difficiles à cerner. Ils sont évolutifs comme on peut s’en rendre compte avec les engagements déjà pris par les accords internationaux déjà signés et les difficultés pour suivre les résultats.

La première Ministre a beau dire « nous sommes bel et bien sur le chemin de la neutralité carbone » et parler d’un « plan collectif et ambitieux pour l'écologie », il s’agit de verbiage donc pas d’un engagement ni d’une planification rigide...sage précaution !

 

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31 juillet 2023 1 31 /07 /juillet /2023 20:34
OÙ EST PASSÉ LE PRÉSIDENT DE LA FRANCE ? DES BAINS DE FOULE AU DÉSERT DE L'ELYSÉE, CHÂTEAU HANTÉ ?

OÙ EST PASSÉ LE PRÉSIDENT DE LA FRANCE ? DES BAINS DE FOULE AU DÉSERT DE L'ELYSÉE, CHÂTEAU HANTÉ ?

 

 

 

 

LA SOLITUDE DU POUVOIR ET LE POUVOIR SOLITAIRE INUTILE

 

Quelle époque étrange vivons-nous aussi sur le plan institutionnel !

Avec l’instauration du quinquennat en 2000, La France pouvait  espérer un nouvel équilibre des pouvoirs au sein de l’Exécutif. C’était au moins l’hypothèse qui fondait la Réforme Valéry Giscard D’Estaing/ Jacques CHIRAC.

Le quinquennat consiste en un mandat présidentiel d’une durée réduite à 5 ans. Il a été introduit dans la Constitution par la loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 pour éviter le renouvellement de la cohabitation !

C’était une belle erreur car le pouvoir ne cesse de se "présidencialiser" malgré un Parlement hostile et une France qui ne fait plus confiance en son Président.

Ainsi la solitude actuelle du Président se concrétise aussi au niveau de l’exécutif ; d’un côté le Président et son équipe pour plus exactement ce qu’il en reste, de l’autre, le Gouvernement et son chef la Première Ministre. À eux deux, ils ne forment pas ce que la Constitution a voulu.

Ce mariage non consommé est incongru. Nombreux sont les constitutionnalistes qui s’interrogent d’ailleurs sur la nécessité d’avoir un gouvernement et un Premier Ministre tant les prérogatives que s’est octroyées Emmanuel MACRON réduisent à néant celles du Premier Ministre et de son gouvernement.

Sur le plan institutionnel, le Président MACRON est devenu un homme de pouvoir isolé : pas de parti pour le soutenir, plus d’allié dans le monde. Il est bien seul.

 

LA SOLITUDE PRÉSIDENTIELLE DÉPASSE LE PLAN INSTITUTIONNEL

La France et la Presse découvrent en ce début de quinquennat non pas seulement la solitude du pouvoir au sommet de la hiérarchie des Institutions mais la grande solitude dans toute sa splendeur.

Le Président s’isole dans le petit luxe de sa résidence de la Lanterne à l'ombre du Château du Roy Louis le Quatorzième.

Cette solitude s’est parfaitement illustrée pour ce 14 juillet 2023 sans foule sur les Champs Élysée, sans discours présidentiel...la France n’a pas fêté sa fête nationale ! Pour respecter la solitude présidentielle ?

Cette solitude fut évidente quand il s’est agi de donner son aval pour un remaniement ministériel : pas de volontaires pour la place de Premier Ministre et pas de proches sûrs pour constituer un gouvernement renouvelé et performant.

Après les émeutes de fin juin, début juillet, le Président, après les avoir méprisés, a voulu se réconcilier avec les élus de base... Son invitation du 4 juillet fut un fiasco. Le Président ne trouve même plus les moyens et les mots pour panser les plaies.

Le Président s’isole de plus en plus. Et tout un peuple le voit, le sent, le sait.

Bientôt, lui qui adore ferrailler, ne trouvera plus d’adversaires avec qui se battre.

Il ne suffit d’avoir fait passer sa réformette sur les retraites avec un entêtement de l’homme qui ne veut pas céder pour réussir à redevenir le jeune Chef de l’État sur qui reposaient les espoirs de la France.

Depuis les Gilets Jaunes, la série des échecs comme la catastrophique gestion de la crise sanitaire, celle des retraites, celle des banlieues, de la dette, de l'hôpital ... a fait découvrir un homme inadapté à la fonction de Président qui ne croit et n’écoute que lui. Un homme seul avec son pouvoir inutile.

Le ressort de la machine à gagner est cassé et le refuge qu’est la solitude signe la nécessité de l’envoyer à la casse le plus vite possible pour éviter de nouveaux accidents.

Ainsi, nous comprenons mieux le titre de la UNE de l’hebdomadaire « le Point » :  «  Y a-t-il encore un président ?»

 

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22 juillet 2023 6 22 /07 /juillet /2023 15:45
LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON

LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON

 

 

 

 

 

LE TOUR D’HORIZON DU PRÉSIDENT D'EMMANUEL MACRON

 

L’exercice de communication du Président MACRON devant les Ministres ce vendredi 21 juillet était très difficile voire suicidaire. Il a refusé de faire campagne en 2022, il a refusé de faire le bilan de son premier quinquennat et il essaie apostériori maintenant de combler ce vide car il subit les conséquences du fait que la France ne sait pas où elle va. Nous reprenons l’analyse de ces 25 minutes d’intervention déroutante : aveux,  directives et auto-satisfaction...

 

ALLUSION AU DOSSIER DE L’EX-MINISTRE MARLÈNE SCHIAPPA ? EXEMPLARITÉ FONDS MARIANNE

De l’intervention du Président MACRON en préliminaire du Conseil des Ministres de ce 21 juillet 2023 nous retenons, entre autres termes abordés, le mot fort sur le plan éthique, le terme « EXEMPLARITÉ » qui, dans la bouche du Président MACRON, ne manque pas de sel.

Certes, morale et politique ne font pas très bon ménage et revenant sur ce thème le Président a pris soin de dire à l’adresse de ses ministres que ce sont les incartades des membres du Gouvernement qui sont une cause du fait que « les gens ont perdu la confiance » en leurs élus.

Nous ne nous étendrons pas sur le dossier du confident du Président son Secrétaire Général de l’ÉLYSÉE Alexis KOHLER inculpé depuis 2022 par le Parquet National Financier PNF au motif de prise illégale d’intérêts. Nous ne reviendrons pas non plus sur le dossier BENALLA !

Le PNF fait plus de diligences pour instruire ses affaires quand il s’agit d’ennemis politiques du Président.

 

Les ministres nouveaux et les autres plus anciens ont dû être étonnés de cette leçon de morale donnée par le Président qui a protégé Marlène SCHIAPPA y compris après l’enquête du Sénat qui a au moins eu l’intérêt de faire apparaitre presque toute a vérité.

On peut imaginer tout le mal que Marlène SCHIAPPA a pu faire quand nous, vous, tout le monde avons découvert qu’elle avait réussi à « escroquer » 2,5 millions d’euros d’argent public pris sur un reliquat de budget de l’année précédente (2020) .

Madame Marlène SCHIAPPA n’a pas détourné des fonds publics à son profit personnel  mais elle a distribué cette somme de manière totalement obscure et douteuse : deux enquêtes sont encore en cours une pénale devant le PNF et l’autre par l’Inspection Générale de l’Administration.

Nous notons que le PNF fait plus de diligences pour instruire ses affaires quand il s’agit d’ennemis politiques du Président. Rappelons que le PNF est un bout de juridiction d'exception où les magistrats qui officient ont un statut privilégié.

Il faut quand même ajouter que la distribution cette manne n’était pas innocente elle était faite pour aider des initiatives en général du monde associatif à proposer des projets d’actions de lutte contre la discrimination, le racisme ; le communautarisme...suite au meurtre atroce de l’enseignant Samuel PATY

Il est reproché à Madame Marlène SCHIAPPA d’avoir utilisé ses fonds pour financer un formidable outil de communication à son profit.

 

On comprend ainsi la gêne du Président à parler à ses ministres et à la France de son exigence d’Exemplarité  : efficacité, continuité, probité...

 

LE DÉLABREMENT DES FINANCES PUBLIQUES ?

Nous avons aussi retenu de ce propos présidentiel cette phrase que le Président a d’ailleurs eu du mal à prononcer et qui peut cacher une très mauvaise surprise « Nous aurons, dès la rentrée, à préparer en quelque sorte le pays pour un cadre exigeant et l’ordre en matière de finances publiques ».

Le "en quelque sorte" a eu du mal à sortir de la bouche présidentielle.

Les finances publiques françaises sont donc en désordre. Nous en prenons acte et posons la question : qu’avez-vous fait, Monsieur le Président, pour redresser cette situation que vous jugez maintenant critique « quoiqu’il en coûte ! »

Le Président MACRON semble souffrir d’amnésie et oublier son long passage au Ministère des Finances dont la période2014/2016 ? Qu’a-t-il fait pour sauvegarder les finances publiques ? Puis plus récemment comme Président il a fait flamber la dette publique et les déficits publics.

Décidément nous ne comprenons rien à la politique vue par le Président MACRON et le fameux« faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais ».

Le Président était bien au courant en aout 2022 des difficultés financières de la France quand il déclarait la fin de l’abondance :

« Nous vivons la fin de ce qui pouvait apparaître comme une abondance, celles des liquidités sans coût, (…) la fin d’abondance de produits, de technologies qui nous semblaient perpétuellement disponibles, (…) la rupture des chaînes de valeur, (….) la fin de l’abondance de terre ou de matière et celle de l’eau »

 

Rappel REPLAY pour ceux et celles qui voudraient entendre ce monologue présidentiel de 25 minutes sur le quinquennat N°1 du Président et l’annonce un peu clandestine qu’il fixe un CAP cette fois après plus d’un an en fonction pour ce nouveau quinquennat.

 

https://www.youtube.com/watch?v=FaxoLme-1lM

 

 

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21 juillet 2023 5 21 /07 /juillet /2023 22:00
C'EST ENCORE  EN LIGNE : UNE INTERVENTION À OUBLIER

C'EST ENCORE EN LIGNE : UNE INTERVENTION À OUBLIER

 

 

 

 

UN DISCOURS ATTENDU, UN DISCOURS À VITE OUBLIER : LA GRANDEUR DU CHEF DE L’ÉTAT N’AVAIT PAS BESOIN DE CELA

 

 

UN DISCOURS ? CERTAINEMENT PAS MAIS  UN LONG MONOLOGUE ADRESSÉ À QUI ?

 

Nous avons écouté et réécouté avec attention le « discours » que le Président a adressé aux français depuis le Conseil des Ministres exceptionnel de ce 21 juillet 2023

D’abord cette prise de parole du Président mise en scène en « ouverture » du Premier Conseil des Ministres du Gouvernement N°3 BORNE n’est en fin de compte ni une présentation du nouveau gouvernement, ni un discours aux français, c’était un peu plaidoyer pro domo avec une autocritique à peine voilée sur tout ce qui a mal fonctionné depuis le début de son premier quinquennat sans en assumer la responsabilité. C’est un mélange étonnant qui devait comme cela s’apprend en matière de communication viser une « cible » que nous n’avons pu discerner...erreur de casting ?

 

RAPPORTER CE MONOLOGUE N’EST PAS CRITIQUÉ L’ACTION DU CHEF DE L’ÉTAT, C’EST EXPRIMER NOTRE DÉSARROI D’UN PRÉSIDENT FACE AUX FRANÇAIS ET QUI, EN 2023, ESQUISSE UNE ÉBAUCHE DE PROGRAMME PRESQUE CLANDESTINEMENT

Répétons-le, Il ne nous appartient pas comme Association Citoyenne de critiquer le Chef de l’État. Les français l’ont élu et réélu.

Par contre, il nous semble préférable, avec toujours du recul par rapport aux événements, de vous apporter la matière à réflexion en vous disant ce qui a pu nous choquer...quand le Chef de l’État s’emporte contre un demandeur d’emploi en lui disant «Je traverse la rue et je vous trouve un travail » :nous avons le devoir de dire que cela nous choque. Quand il montre son mépris pour les travailleuses et les retraités, nous avons encore le droit de nous indigner...les retraités ont donné pour gagner leur droits à une juste retraite ! Faire l'éloge des élus et particulièrement des maires après leur avoir exprimé son mépris...nous avons le droit de nous indigner ?

Le ton las et lassant de ce discours qui fut retransmis en cours de matinée...quand les français ne sont pas devant leur poste de télévision...ce n’était pas à la hauteur d’un discours présidentiel du 14 juillet attendu.

Ce qui nous indispose vis-à-vis du Chef d’État  : c’est d’une part, qu’il fasse des promesses impossibles irréalisables pour ne pas dire farfelues et mensongères  comme celles figurant dans son programme de 2017 et d’autre part, une captation des pouvoirs contraire à la Constitution et dangereuse pour la France.

 

UNE INTERVENTION, UN REMANIEMENT ...DES NON-ÉVÉNEMENTS PRÉSIDENTIELS

Cette intervention présidentielle en grande partie lue avec un ton las et lassant laisse à penser que le Président n’a pas semblé croire à ce qu’il lisait sauf pour défendre ce qu’il est censé avoir réalisé...a-t-il eu trop confiance en ses nègres? N’y croit-il plus ?

Voilà un ¨Président réélu en 2022 par défaut puisqu’il a refusé de présenter un programme et que son élection il la doit au seul  torchon rouge agité devant son bon peuple : celui de l’élection possible de Marine LE PEN.

Il lui a suffi de dire qu’l était le seul capable de faire barrage à l’extrême-droite alors que c’est lui qui a été à la manœuvre pour qu’au second tour en 2022 où effectivement il se retrouva face à Marine LE PEN.

Dans son propos de ce jour, le Président a eu cependant l’outrecuidance de parler de son programme...un exemple parmi d’autres des « approximations » du Chef de l’État : en 2023 nous attendons toujours ce programme ! Ces « approximations » montrent jusqu’où peut aller le mépris du Président pour ses concitoyens tous amnésiques.

Citons aussi l’exhorte aux ministres sur l'EXEMPLARITÉ... quand on a gardé et protégé Marlène SCHIAPPA des mois après la révélation des détournements du FONDS MARIANNE, BENALLA et autres proches mis en examen...oser parler d'exemplarité !

Nous regrettons de ne pas avoir eu droit à la réponse de Madame Élisabeth BORNE à qui le Président céda la parole après son intervention de presque une demi-heure.

 

 

EXTRAITS DES RÉSEAUX SOCIAUX

 

« Incroyable discours d'un amnésique oubliant qu'il est aux manettes depuis 6 ans. encore une envolée en forme de satisfecit un de plus.. tout est parfait circulez y a rien à voir »

Tout va très bien en France...c'est lui qui le dit. Du moment que tout va très bien à l'Elysée et à Versailles la France est sauvée

Soliloque ou monologue ??? Ah! la belle langue française si riche et tellement pratique pour raconter une belle fable !!!

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