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1 juillet 2023 6 01 /07 /juillet /2023 18:39
LE RÉSULTAT D'UNE DÉFAILLANCE DE l'ÉTAT ET LÉTAT, C'EST NOUS TOUS

LE RÉSULTAT D'UNE DÉFAILLANCE DE l'ÉTAT ET LÉTAT, C'EST NOUS TOUS

 

 

 

 

NAHEL : UN DRAME ÉVITABLE ?

 

LA PAROLE EST AUX JUGES PAS AUX POLITICIENS

Nous avons écouté avec attention la conférence de presse très cadrée du Procureur de Nanterre Pascal PRACHE.

Voir :

https://lalettrepatriote.com/mort-de-nahel-intervention-complete-du-procureur-de-nanterre/

Ce fut une conférence de presse exemplaire dans ce sens que le magistrat a tout fait pour ne pas violer le secret de l’instruction tout en rétablissant un rappel des faits bien nécessaire. Il a parlé FAITS ET NON HYPOTHÈSES.

Il s’en est tenu aux faits dont il avait les preuves et aux témoignages des policiers et du passager.

Le parquet a suivi.

Mais, il faut aussi entendre d'autres voix comme celle de Maître LIÉNARD, avocat du policier actuellement en prison.

Voir :

https://www.youtube.com/watch?v=wVpe4dtGbJ0

Au moment du drame, son client était en danger, le conducteur de 17 ans au volant d’une voiture puissante qu’il a suivie dans les rues de Nanterre pendant plus d’une demi-heure mettait en danger la vie de nombreux passants, il a appelé ses collègues avant de réussir à dialoguer avec le jeune NAHEL bloqué au volant du véhicule arrêté par un embouteillage à un feu rouge. Le policier n’a jamais eu l’intention de tuer. Sortir son arme en cas de danger est le réflexe normal d’un policier en danger. Tout le monde sait que nombre de refus d’obtempérer se terminent dramatiquement. Ce serait le redémarrage du conducteur alors que le policier avait passé sa tête à l’intérieur du véhicule qui aurait été la cause du tir mortel.

Maintenant il y a, à ajouter au dossier, le témoignage du troisième passager.

Si l'État n'était pas devenu laxiste et si la Justice s'exerçait sereinement et efficacement avec les moyens que le Pays lui doit et si l'Éducation pouvait faire passer les messages de ce qu'est la citoyenneté, avec ces 3 "si" il n'y aurait pas eu ce drame et ses conséquences.

 

L’EXPLOITATION POLITIQUE DU DRAME EST UNE HONTE ET ELLE EST DEVENU UNE INCITATION À LA VIOLENCE

Au vu de ces éléments nous sommes choqués des déclarations des politiques qui condamnent sans savoir. Ceci est valable pour tous ceux qui ont usé et abusé de la liberté d’expressions alors que l’affaire est entre les mains de la Justice.

Nous sommes aussi choqués des conséquences du drame et de l’exploitation politique qui en est faite.

Le premier qui était tenu à une certaine réserve est le Président MACRON. Il a pris la parole « à chaud » et parler de faute « inexcusable ».

Les Syndicats de policiers dans un communiqué considèrent avec raison comme indigne, « inconcevable » ce propos du Chef de l’État sur la conduite du policier aujourd’hui inculpé?

Parler le jour même du drame de faute « inexcusable » est indécent pour le Chef de l’État,...de quel droit celui-ci s’érige-t-il en juge d’un policier qui fut acteur bien involontaire et en mission particulièrement difficile et dangereuse ?

Lisons attentivement ce communiqué d’un Syndicat de policiers :

« À travers des propos comme : “inexplicable, inexcusable”, contraires à ses déclarations comme quoi il soutient la police, il est inconcevable que le président de la République, comme certains responsables politiques, artistes ou autres bafouent la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice en condamnant nos collègues avant même que celle-ci ne se prononce »

 

L’ÈRE DES VIOLENCES ET DU VIOL DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE

Le Pays affronte une nouvelle ère de la violences graves que les paroles comme celles prononcées, le jour même du drame, par le Président de la République sont comme toutes celles des dirigeants politiques irresponsables des incitations à la violence...et il n’y en a pas un pour racheter les autres : de la droite, la gauche en passant par le centre et par les extrêmes droite et gauche  : tous en rajoutent dans l'indécence.

Osons nous poser la vraie question au nom de la "présomption d’innocence"... et, si un jour, ce policier était jugé et absous ou même s’il y avait une décision de non-lieu...qui ira condamner tous les politicards, artistes et autres intellos divers qui ont condamné un homme qui n’aurait fait que son devoir ?

OUI, NAHEL est une victime à qui notre société a été incapable d’apprendre que conduire sans permis, sans assurance... transforme le véhicule qu’il conduisait en arme mortifère et qu’en plus, déjà une procédure initiée à son encontre pour les mêmes faits l’avait amené à devoir comparaitre devant le Juge pour enfants. Malgré cette menace que contenait ladite procédure, il se met en situation de récidive faisant un pied de nez à la Justice...quel échec pour notre société démocratique et laxiste !

 

 

 

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29 mai 2023 1 29 /05 /mai /2023 16:39
CANNABIS, CRACK, COCAÏNE... DITES NON MERCI ! IL FAUT UNIR LES FORCES POUR STOPPER L’INVASION

 

 

 

NON À LA DROGUE SOUS TOUTES SES FORMES, NON AU FLÉAU DE L’USAGE ET DU TRAFIC DES STUPÉFIANTS : POUR UNE INTERDICTION IMMÉDIATE ET ACCOMPAGNÉE

 

L’ADDICTION TUE, IL FAUT RÉAGIR

Il n’a pas fallu attendre l’affaire PALMADE pour savoir que cannabis, cocaïne...sont des poisons qui nécessitent, pour les pouvoirs publics, d’établir les règles qui doivent aboutir à une tolérance ZÉRO.

Le spectacle donné à PARIS par les hordes de drogués occupant des secteurs de quartiers de Paris reste dans toutes les mémoires.

Des habitants s’organisant en milices privées pour reconquérir le droit de circuler dans leur rue est le constat d’un État incapable de faire respecter les libertés fondamentales de ses citoyens.

La maire d’une telle capitale qui accueille des millions de touristes étrangers n’est plus digne de sa fonction.

 

LA LUTTE CONTRE LES ADDICTIONS POUR SAUVER DES VIES, RÉTABLIR L’ORDRE ET LES LIBERTÉS ET MÊME FAIRE DES ÉCONOMIES

Tout écrit, tout discours tendant à faire croire à l’innocuité de la consommation de stupéfiants constitue une incitation à la consommation qui devrait être sanctionnée.

Tous les jours, parmi les faits divers, il y a les accidents de la route présumés en lien avec l’usage de diverses stupéfiants, d’alcool...quel coût social, affectif...

En effet, la consommation de ces produits tue ceux qui les utilisent et mais pire elle fait des victimes innocentes.

Il fut un temps assez récent où les bobos d'une certains société parisienne s’exprimant dans les médias arrivaient à faire croire que, par exemple, le cannabis de temps à autre cela ne peut pas faire de mal ; des ministres se vantaient d’être ou d’avoir été consommateurs...des hauts responsables sont donc complices de délits !

Des enseignants ne se gênaient pas pour consommer et le dire.

Des élèves, des étudiants, le lundi ne sont pas remis de leurs excès du week-end et n’assistent pas aux cours...des travailleurs ne se rendent pas au travail...On oublie trop le coût social de la drogue.

Les fêtes dites TEUF sont des usines à consommation de drogues et autres trafics ! Comment se fait-il que chaque week-end ces « réunions » puissent être organisées ?...Laxisme que de crimes sont commis en ton nom !

Là aussi, émerge un État défaillant : il lui faut reprendre la main, informer, faire le ménage dans les rues, redonner confiance et  pouvoirs à ceux qui sont responsables de la Justice, de l’exécution des lois, de la Saté Publique...  «Stop aux produits addictifs » devrait être cause nationale.

 

UNE MESURE DE SANTÉ PUBLIQUE : L’INTERDICTION DE LA DÉTENTION, DE LA CONSOMMATION DE TOUS LES PRODUITS ADDICTIFS

Aujourd’hui, tous les addictologues sont d’accord pour dénoncer les méfaits de l’usage même occasionnel ou régulier de drogues.

Des consommateurs qui ont commencé jeunes sont des épaves dont le cerveau est détruit à 40 ans. Cela doit être dit. Il faut donc un soutien fort aux associations comme il en existe en matière de lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme.

Ils vont quémander des soins à la « Société » qui va payer...alors que celui qui va prodiguer des soins, le Service Public de la SANTÉ, manque parfois de l’essentiel pour fonctionner pour des causes vitales de toute la population !

 

INTERDIRE IMPOSSIBLE ? INVERSER LA TENDANCE À L'INVASION CROISSANTE DU TRAFIC, DU NOMBRE DE CONSOMMATEURS, DES DRAMES...

C’est une vérité que la prohibition générale et totale ne peut avoir, dans un premier temps, que des effets limités. Après une interdiction totale, le trafic sous-terrain résistera voire se développera. Mais il commencera à perdre de la clientèle. La "peur" changera de camp. Les pouvoirs publics seront collectivement plus mobilisés pour la cause nationale de l’éradication d’un mal sournois et ravageur.

Cependant notons bien qu'aujourd'hui l’Observatoire Français de Drogues et Produits addictifs constate une augmentation régulière de la consommations des produits classés addictifs

https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2023/cocaine-consommation-et-passages-aux-urgences-en-hausse

Mais s’il y a une interdiction et des sanctions qui devront être seront effectives, ce qui n’est absolument plus le cas aujourd’hui, il y aura un revirement complet :

  • le rétablissement d’une action répressive cohérente où toutes la puissance publique sera unie pour une juste cause aura un effet d’entrainement : la drogue et ses victimes ne seront pas une fatalité. Il faut donc un soutien fort localement aux associations comme il en existe en matière de lutte conte le tabagisme et l'alcoolisme.
  • la peur changera de camp. Elle passera du clan des citoyens terrorisés par les conséquences de l’inaction de la puissance publique  au clan des délinquants et de leurs complices de tous ordres  qui actuellement trop souvent  dictent leur loi maffieuse.

Ne soyons pas naïfs  : le laxisme face aux méfaits de la drogue qui se développe dans de nombreux quartiers des villes n’est plus admissible. La France n’est pas un pays où des espaces de non-droit sont tolérables.

La question de l’interdiction ne se pose plus : non seulement elle est nécessaire mais elle est urgente.

Il faut un plan d’actions « interdiction » avec répression effective  et des mesures d’accompagnement fortes et concrètes sur le plan social, éducatif, économique...pas simplement des promesses !

 

À SUIVRE

L’ÉDUCATION D’ABORD. QUE FAIT LE NOUVEAU MINISTRE DE L’ÉDUCATION MONSIEUR PAP N’DIAYE AUSSI MINISTRE DE LA JEUNESSE ?

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27 mai 2023 6 27 /05 /mai /2023 13:59
LA JUSTICE

LA JUSTICE

 

 

 

TARIQ RAMADAN ACQUITTÉ : LES JUGES SUISSES NOUS RAPPELLENT PAR CETTE DÉCISION L’IMPORTANCE DES RÈGLES FONDAMENTALES D’UNE SAINE JUSTICE

 

Accusé de viol, l'islamologue (réputé avoir été favorable aux frères musulmans ?) Tariq Ramadan a été acquitté par le Tribunal Correctionnel de Genève ! La plaignante a fait appel de la décision.

Tariq RAMADAM, pour cette affaire, qui relève de la compétence de la Justice Suisse, vient donc d'être acquitté au bénéfice du doute par le Tribunal Correctionnel de Genève. Il n'y avait pas assez de preuves contre lui.

Il est aussi poursuivi en France, accusé de viol et de contrainte sexuelle. Il est sous contrôle judiciaire en France et des instructions sont en cours.

Tariq RAMADAM est un professeur diplômé, expert islamologue réputé, reconnu et contesté et surtout très connu médiatiquement.

Voilà un homme peut-être innocent, peut-être coupable qui, de toute façon, a été traîné dans la boue et a vu sa vie brutalement basculer dans le déshonneur et l’horreur. Et pourtant, après une longue procédure, en première instance il est acquitté et si ce jugement est confirmé en appel son accusatrice sera gravement condamnée.

Cet exemple donne une idée de la complexité pour les juges de la recherche de la vérité dans ce type d'affaires surtout quand les accusations sont portées des années après les faits invoqués.

 

MIEUX VAUT UN CRIMINEL EN LIBERTÉ QU’UN INNOCENT EN PRISON : TOUS CONCERNÉS

Ce dicton « juridique » peut choquer mais il illustre parfaitement le risque grave et permanent de l’erreur judiciaire.

En France, nous avions eu le grand scandale de l’affaire d’OUTREAU (2002/2004).

20 ans après, la Justice et les médias n’ont toujours tiré toutes les conclusions des dérives d’OUTREAU. Mais OUTREAU ne peut faire oublier des dizaines d’autres dossiers fondés sur des plaintes qui se révèlent être de la pure diffamation.

Voir :

https://www.olonnes.com/2023/05/en-france-la-justice-au-fond-du-trou.html

Si l’actualité nous amène à revenir ainsi sur ce sujet c’est qu’il concerne tout un chacun.

 

LE NON RESPECT DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE ET DU SECRET DE L’INSTRUCTION SONT À CONDAMNER

Tout citoyen est un justiciable potentiel. Il n'est pas un présumé coupable !

En effet, demain un voisin qui « vous veut du bien » vous dénonce d’un forfait dont vous êtes totalement innocent : vous vivrez les affres de la calomnie, vos enfants, petits-enfants, vos amis vous tourneront le dos...imaginez tous les drames qui peuvent découler de cette situation.

Vous ne pourrez plus dormir, même vos proches s’éloignent de vous et des vôtres

En vertu du dicton qui dit ; « il n’y a pas de fumée sans feu », même blanchi par la justice toute votre vie, vous porterez le fardeau de cette accusation.

Les dégâts moraux, physiques, financiers...que vous avez subis ne seront jamais réparés ni réparables. Le traumatisme demeurera.

On ne se remet jamais d’une dénonciation calomnieuse divulguée par les médias qui sont trop souvent renseignés par la police et par les magistrats eux-mêmes imprudents et trop avides de la médiatisation de leurs dossiers.

Il faut donc ne pas transiger avec la présomption d’innocence et sa traduction juridique le secret de l’instruction qui protège l'individu "suspecté" dit prévenu innocent ou coupable.

Un magistrat responsable n’a pas le droit de livrer en pâture un prévenu qui est, par définition, présumé innocent.

 

LE DEVOIR DE RESPECT DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE EST IMPÉRATIF, LE LYNCHAGE MÉDIATIQUE D’UN PRÉVENU EST INADMISSIBLE

Nous devons tous d’une part, exiger le respect de la présomption d’innocence et d’autre part, être sceptique sur toute information paraissant dans les médias sur des accusations portées contre un simple prévenu.

Les médias qui diffusent de fausses informations sont responsables mais se comportent souvent en irresponsables au nom de la liberté de la presse...en réalité, ils ont pris l’habitude, par défaut de vérification des sources, de salir la liberté d’expression elle-même.

Nous devons exiger de notre entourage ce devoir de respect de la présomption d’innocence. Ne pas condamner...avant le jugement ou, au moin,s avant la diffusion d’informations des magistrats sous un vrai contrôle du Code de Procédure pénale. 

Le lynchage médiatique qui suit une « fuite » policière ou judiciaire doit être réprimée :

N’oublions pas que le Code de Procédure pénale stipule que :

« Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi. »

Voilà au moins un point sur lequel il faut responsabiliser les magistrats et aujourd'hui c'est loin d'être gagné.

Il appartient donc à chacun de nous de respecter cette règle et d’exiger autour de soi qu’elle soit respectée

 

 

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11 mai 2023 4 11 /05 /mai /2023 16:16
LE "DRAPEAU" DE L'UNION EUROPÉENNE

LE "DRAPEAU" DE L'UNION EUROPÉENNE

 

 

 

LA SUPRANATIONALITÉ DU DROIT EUROPÉEN

Suite de

https://admin.over-blog.com/934384/write/187572010

 

LA SUPRANATIONALITÉ DU DROIT EUROPÉEN

Rappelons que la Cour de justice (CJUE) est l'autorité judiciaire de l'Union Européenne qui est chargée de veiller au respect du droit dans l'interprétation et l'application des traités de l'Union Européenne.

Dans son communiqué, le Conseil d’État rappelle que le 19 janvier dernier, statuant sur une question préjudicielle posée par le Conseil d’État belge, la Cour de justice de l’Union européenne a précisé, « pour la première fois », dans son arrêt que « lorsque la Commission européenne a expressément interdit, par un règlement d’exécution, l’utilisation de semences traitées avec un produit phytosanitaire donné, un État membre ne peut pas accorder de dérogation temporaire autorisant la mise sur le marché de ce produit en vue du traitement des semences ou l’utilisation de semences traitées à l’aide de ce produit

Donc, à partir du moment où une norme est adoptée au sein de l’Union Européenne dans les formes et non contestée   les États membres doivent l’appliquer.

Nous notons que de nombreuses Associations, mouvements environnementaux et organisations professionnelles ont attaqué devant les juridictions administratives les arrêtés du 5 février 2021 et du 31 janvier 2022 du ministre de l’agriculture et de l’alimentation et de la ministre de la transition écologique autorisant provisoirement l'emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiaméthoxame.

 

RECEVABILITÉ DES ACTIONS EN JUSTICE D’ASSOCIATIONS ET DE MOUVEMENTS DE DÉFENSE DE L’ENVIRONNEMENT

Le Conseil d’État a déclaré recevable les demandes de nombre de ces associations et mouvements de défense de l'environnement.

Dans leurs mémoires, les demandeurs devant les Tribunaux Administratifs puis devant le Conseil d’État ont développé nombre arguments procéduraux et de faits.

Le Conseil d’État s’est saisi du point faible rédhibitoire selon sa procédure habituelle et n’a donc pas statué sur chacun de ces arguments « par suite, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes » : est la formule qui permet au Conseil d'État d'aller droit au but.

 ...l'association Agir pour l'environnement, la Confédération paysanne, la fédération Nature et progrès, l'association CRIIGEN, l'association Terre d’abeille, le Syndicat national d’apiculture, l'association Générations futures, l'association France nature environnement, l'association Justice pesticides, l’association Pollinis, l’association Alerte des médecins sur les pesticides et l’Union nationale de l’apiculture française sont fondés à demander l’annulation des arrêtés ministériels français ...sur la base d'une décision de la Cour Européenne de Justice.

 

UNE DÉCISION DE LA COUR EUROPÉENNE QUI FAIT JURISPRUDENCE EN FRANCE

Puis le Conseil d’État pour fonder sa décision s’est borné tout simplement à s’appuyer sur la décision du 19 janvier 2023 de la Cour Européenne de Justice qui avait été saisie par le Conseil d’État belge d’une question préjudicielle.

C’est donc une décision de la Cour européenne qui dicte « sa loi » à des juridictions françaises. 

L'Union Européenne se compose de 27 Pays "souverains" et pourtant...

On est donc dans un schéma judiciaire non contesté par le Conseil d’État d’une décision prise par l’Union Européenne confortée par un arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Cette décision s’impose donc au juge français qui en prend acte et annule les décisions prises par les ministres français concernés.

C’est l’application du principe de la SUPRANATIONALITÉ du droit européen qui s’impose aux juridictions et gouvernements des États membres de l’Union Européenne.

 

Nous devons donc constater :

  • que le Ministre de l’Agriculture a pris non seulement un arrêté en 2021 mais il a récidivé en 2022 alors que la décision faisait déjà l’objet de contentieux devant la Justice Administrative française,
  • que l’Union Européenne est une Institution internationale « nouvelle»  : ni État fédéral ni organisation internationale...

 CAIRN définit ainsi l’Union Européenne : 

https://www.cairn.info/revue-l-ena-hors-les-murs-2020-2-page-17.htm

"Elle n’est ni une fédération, ni une confédération d’États, ni une organisation internationale. Elle est plus qu’une organisation internationale. Le seul point commun entre les organisations internationales traditionnelles et l’Union européenne est qu’elle est née d’un traité international.

Toutefois, l’Union européenne est moins qu’une organisation fédérale. Le fait que les États membres ont transféré volontairement et librement une partie de leur souveraineté au profit de l’Union européenne peut indiquer que sa structure s’apparente à celle d’un État fédéral, mais compte tenu du fait que les compétences des institutions sont limitées à certains domaines et aux objectifs déterminés par les traités, elles ne correspondent pas forcément à celles d’un État fédéral (diplomatie, sécurité, défense, etc.). L’Union européenne ne possède pas la capacité de se doter de nouvelles compétences ; seuls les États peuvent lui en transférer. L’Union européenne n’est pas fédérale même si elle dispose de certaines prérogatives qui s’y apparentent comme la monnaie et la Banque centrale européenne.

Unique en son genre, la supranationalité de l’Union européenne a été définie par les traités, puis par la jurisprudence."

Il serait bon de se souvenir de cette "définition" de l'Union Européenne pour éviter d'entendre des errements qui ne sont pas toujours involontaires.

 

L’Union Européenne avance lentement mais concrètement. La décision importante du Conseil d’État du 3 mai 2023 le confirme.

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10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 19:06
DÉFENDONS NOTRE SANTÉ ET NOS ABEILLES

DÉFENDONS NOTRE SANTÉ ET NOS ABEILLES

 

 

DU « POISON » DANS L’ASSIETTE DES ABEILLES ET DES FRANÇAIS, DANS CELLE DU MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DANS CELLE DES LOBBYS QUI ONT OBTENU UN PASSE-DROIT SANCTIONNÉ

 

Les Néonicotinoïdes sont des pesticides interdits en France depuis 2018 mais ils continuent d’empoisonner les abeilles mais pas que les abeilles !

Une décision du CONSEIL D’ÉTAT qui devrait faire date même si l’information reste vraiment très « confidentielle ».

Cette décision du 3 mai 2023 confirme une jurisprudence logique : lorsqu’un État s’est engagé dans une organisation internationale, il s’engage à respecter les règles qui découlent de son engagement et il s’impose à faire respecter ces règles à ses citoyens.

Si l’on raisonne à contrario à quoi servirait des accords internationaux ou l’adhésion d’un pays à une organisation internationale s’il n’acceptait pas les décisions auxquelles il participe en tant que « membre », cosignataire d’un traité...

 

DES DÉROGATIONS POUR CONTOURNER LA LOI DÉCLARÉES ILLÉGALES

En l’occurrence, dans cette décision dont il est question, le Conseil d’État a estimé que les « dérogations » accordées en 2021 et 2022 en France par le Ministre de l’Agriculture à l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes pour protéger les semences de betteraves sucrières « sont illégales ». Pour cela il se fonde simplement sur les règles prises par l’Union Européenne.

Le fondement pour le Ministre de l’Agriculture de la demande de dérogation était de protéger les cultures d’infestations massives de pucerons porteurs de maladies qui faisait sombrer la productivité des exploitations agricoles et donc celle de la filière sucre. Un vieille histoire bien connue es spécialistes.

Si la décision prise par le Conseil d’État saisi par diverses associations d’agriculteurs, d’apiculteurs et de défense de l’environnement est d’une brièveté couperet elle est, par contre fondée sur une argumentation charpentée solide que vous pouvez parcourir avec ce lien :

 

https://www.conseil-etat.fr/actualites/neonicotinoides-pas-de-derogation-possible-a-l-interdiction-europeenne

 

Mais le Conseil d’État pour prendre sa décision ne s’est pas embarrassé d’arguties et autres fautes de procédures du Ministre Français de l’Agriculture, il a tranché :

 

LA COUR DE JUSTICE EUROPÉENNE "A DIT" ! DONC, DURA LEX, SED LEX !

Dans cette décision « de principe » le Conseil d’État n’a pas fait dans la dentelle : La Cour de Justice de l’Union européenne «  a dit »...donc le ministre de l’Agriculture français n’a pas ...à imposer sa propre politique ! ni celle des lobbys qui certainement sont derrière lui !

Le Conseil d’État fonde sa décision d’annuler les arrêtés ministériels en s’appuyant simplement sur la seule décision de la Cour de justice de l’Union européenne saisie par le Gouvernement belge qui a précisé, pour la première fois, que

«  lorsque la Commission européenne a expressément interdit, par un règlement d’exécution, l’utilisation de semences traitées avec un produit phytosanitaire donné, un État membre ne peut pas accorder de dérogation temporaire autorisant la mise sur le marché de ce produit en vue du traitement des semences ou l’utilisation de semences traitées à l’aide de ce produit.

 

Reste que nous sommes en mai 2023...que les semences et récoltes de betteraves sucrières ont bien eu lieu et en toute illégalité !

Il faudra bien savoir un jour qui commande en France : le Ministre de l’Agriculture ? Les Lobbys ? Le syndicat des betteraviers français ? L’Union Européenne ? La Santé des agriculteurs et des consommateurs européens ?...

À SUIVRE...

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3 mai 2023 3 03 /05 /mai /2023 21:22
LA JUSTICE UNE FONCTION RÉGALIENNE DE L'ÉTAT : SA MAISON EST DONC EN THÉORIE, UN PALAIS

LA JUSTICE UNE FONCTION RÉGALIENNE DE L'ÉTAT : SA MAISON EST DONC EN THÉORIE, UN PALAIS

 

 

LA JUSTICE EN ÉTAT DE "MORT CÉRÉBRALE"

 

Suite de :

https://www.olonnes.com/2023/05/en-france-la-justice-au-fond-du-trou.html

 

Au moment où nous commencions nos parutions sur "LA JUSTICE AU FOND DU TROU" le Conseil des Ministres de ce mercredi 3 mai 2023 annonçait enfin la présentation des deux projets de loi dont nous vous faisons part ci-dessous.

Nous écrivions :

"N’attendons pas des miracles des États Généraux de la Justice du Ministre Éric DUPOND-MORETTI."

Il y a quand même déjà un miracle : quand on examine les détails du communiqué du Conseil des Ministres et des mesures annoncées pour la Justice de demain, il faut conclure que la Justice en France en 2023 est bien comme l'a dit si maladroitement pour l'OTAN sur la plan diplomatique le Président MACRON : la Justice en France est  aujourd'hui bien en  état de "mort cérébrale"!

Vous voulez des exemples :

- les 15 000 places supplémentaires dans les prisons prévues en 2017 par la Président MACRON...en 2023 aucune place nouvelle au titre de ce plan ! et le record de surpopulations dans les prisons,

- le Syndicat de la Magistrature et le mur des cons et la justice syndicale aux Comores !

- des procédures statistiques lourdes, injustes, irréalistes dictées et imposées par la chancellerie à Paris à revoir,

- le rapport de la Cour des Comptes sur le "point d’étape du plan de transformation numérique du ministère de la justice" (26 janvier 2022) : un fiasco de première grandeur...des services désorganisés, des millions d'euros gâchés...alors que les greffes manquent de papier pour imprimer les décisions !

- on pourrait aussi rajouter la situation personnelle du Ministre de la Justice en délicatesse personnellement...avec la Justice

Nous espérons un effort national en faveur de la mission Régalienne de l'État : sa Justice. Le personnel de la Justice s'est exprimé...il faut espérer qu'il sera au moins partiellement entendu et que des réformes seront réalisées.

1500 magistrats en plus, avec des sources nouvelles de recrutement ??? Sauf que cela ne fait que 300 magistrats de plus an qu'il faudra former où ? comment ?...La Justice ne supporte pas la médiocrité, l'a peu prés

Lors du Grand Débat le peuple français s'était exprimé mais il n'a pas été entendu ! Une réforme de la Justice, il faudra bien y croire et veiller pour ne pas céder à une nouvelle désillusion dans un monde

 

DEUX PROJETS DE LOI

 

Il faut espérer que le Parlement va donner corps à une vraie réforme...pas une réformette comme celle  des retraites? C'est un travail énorme et ce sont aussi des budgets en forte augmentation avec 10 000 emplois de fonctionnaires en plus en 5 ans...en période de dette abyssaale, de déficits budgétaires incontrôlables et dangereux...nous sommes un peu sceptiques sur la réalisation de ces promesses contenues dans ces deux projets de loi.

Pour notre part, nous allons poursuivre notre travail d'information et donc d'alerte sur l'état (du concret et du vécu) de la justice pour que les citoyens qui nous suivent puissent d'une part, se rendre compte du chemin à parcourir après des décennies d'incuries de l'État et d'autre part, avoir les atouts pour suivre l'avancée d'une réforme ambitieuse et indispensable.

 

 

LE PROJET DE LOI RELATIF À L’OUVERTURE, LA MODERNISATION ET LA RESPONSABILITÉ DU CORPS JUDICIAIRE

ET LE PROJET DE LOI D’ORIENTATION ET DE MODERNISATION ET DE PROGRAMMATION DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE 2023-2027

 

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, a présenté un projet de loi organique relatif à l’ouverture, la modernisation et la responsabilité du corps judiciaire ainsi qu’un projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027. Ils chemineront ensemble au Parlement.

Les états généraux de la justice, lancés en octobre 2021 par le Président de la République, ont représenté un exercice démocratique absolument inédit. Pendant huit mois, des acteurs de la justice, des partenaires ainsi que des citoyens ont eu la possibilité de se prononcer sur le fonctionnement de la justice.

UNE JUSTICE PLUS RAPIDE, PLUS EFFICACE, PLUS PROTECTRICE ET PLUS PROCHE

Dans la suite de ces travaux et de la présentation du plan d’action du ministre de la justice, le 5 janvier dernier, ces projets de loi ont pour objectif de rendre la justice plus rapide, plus efficace, plus protectrice et plus proche de nos concitoyens.

Le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice s’organise autour de trois axes principaux.

Il prévoit tout d’abord le renforcement des moyens budgétaires et humains qui permet de répondre à la crise des moyens que connait l’institution judiciaire, avec une augmentation en cumulé de 7,5 milliards d’euros sur le quinquennat. Il permettra aussi le recrutement de 10 000 emplois supplémentaires sur cinq ans, dont notamment 1 500 magistrats, 1 500 greffiers et une équipe autour du magistrat.

Ensuite, pour permettre le fonctionnement des nouveaux établissements pénitentiaires du plan 15 000 places, le projet de loi diversifie le recrutement des agents qui pourront l’être par voie contractuelle avec la création de surveillants pénitentiaires adjoints, mais étend également la réserve civile pénitentiaire à l’ensemble des personnels retraités de cette administration mais aussi d’autres corps interministériels.

Enfin, le projet de loi vise à simplifier et à améliorer l’efficacité de la procédure et de l’organisation de la justice. Il comporte ainsi un article habilitant le Gouvernement à réécrire à droit constant le code de procédure pénale pour le rendre plus clair et plus lisible pour les praticiens et les justiciables. Il comporte, en outre, des dispositions concrètes dans le sens d’une simplification de la procédure pénale pour faciliter les enquêtes mais aussi permettre une meilleure prise en charge des victimes et la réinsertion des auteurs. De plus, en matière de droit économique, le texte prévoit la création, à titre expérimental, de tribunaux des activités économiques qui auront une compétence étendue pour connaître de toutes les procédures amiables et collectives engagées par les acteurs économiques, avec la mise en place d’une contribution financière à l’instar d’autres pays européens.

 

Le second projet de loi organique portant ouverture, modernisation et responsabilité du corps judiciaire vise à réformer en profondeur le statut de la magistrature :

  • il ouvre et simplifie son accès, permettant aux personnes ayant une expérience professionnelle antérieure d’y accéder plus facilement ;
  • il modernise le corps judiciaire en instaurant des nouvelles modalités de recrutement, d’évaluation, d’avancement, de représentation et de dialogue social ;
  • il simplifie les conditions de recevabilité des requêtes déposées par les justiciables et renforce les pouvoirs d’investigation de la commission d’admission des requêtes du Conseil supérieur de la magistrature.
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2 mai 2023 2 02 /05 /mai /2023 18:23
LE JUGE BURGAUD PRÊTE SERMENT DEVANT LA COMMISSION D'ENQUÊTE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE (FÉVRIER 2006)

LE JUGE BURGAUD PRÊTE SERMENT DEVANT LA COMMISSION D'ENQUÊTE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE (FÉVRIER 2006)

 

DANGER : UN PAYS DONT LE PEUPLE NE CROIT PLUS EN SA JUSTICE COURT À SA PERTE

 

 

 

Le jugement des français sur son service public DE LA JUSTICE est catastrophique.

Des années durant nous avons côtoyé des dizaines de magistrats et autres auxiliaires de Justices : avocats, huissier, experts...passionnés de leur métier mais professionnellement depuis des décennies en souffrance voire en grande souffrance.

Comment peut donc vivre un individu, professionnel de la Justice, qui a conscience de son devoir et de sa haute fonction vis-à vis de la société et qui se sent perdre sa capacité d’assumer sa responsabilité ?

Être magistrat, c’est acquérir une sorte de droit de vie ou de mort sur un congénère : le priver de son bien, l’envoyer en prison, le relâcher alors qu’on sait qu’il peut récidiver et que c’est prendre le risque de le remettre en liberté...une responsabilité quotidienne très lourde.

 

OUTREAU EN 2004  : UN PRÉVENU S’EST SUICIDÉ...ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA JUSTICE 2023...BIENTÔT 20 ANS APRÈS OUTREAU !

Le procès scandale  d'OUTREAU (2004) après une enquête et une procédure indignes d'un pays comme la France explicite bien cette responsabilité collective : un petit juge abandonné, protégé, non sanctionné, promu...dans cette affaire donc 19 ans après le scandale les leçons ne sont toujours pas tirées...N’attendons pas des miracles des États Généraux de la Justice du Ministre Éric DUPONT-MORETTI.

N’oublions jamais qu’il y a quand même eu un suicide en prison d’un prévenu : François MOURMAND qui est mort à 32 ans, en juin 2002, d'une surdose médicamenteuse alors qu'il était en détention provisoire à la maison d'arrêt de Douai après sa mise en examen dans l'affaire d'OUTREAU. Il aurait été comme ses codétenus déclaré innocent.

En démocratie La Justice protège le citoyen : n'oublions pas deux principes fondamentaux qui sont: 

« Mieux vaut un délinquant en liberté qu’un innocent en prison »

La présomption d'innocence et donc que le doute doit toujours profiter au présumé coupable.

Or, aujourd'hui, même ces principes basiques ne sont plus respectés.

Nous allons tenter, sans aucune prétention, de vous transmettre le fruit de notre réflexion pour vous aider à dépasser le niveau de la discussion de comptoir du Café du Commerce sur un problème sociétal fondamental....avant qu'on en arrive à l'auto-défense puisque les français ne croient plus en leur justice et en leurs juges.

Dans cette parution et dans les suivantes on reprendra nos notes, nos lectures...pour tenter d’expliquer ce qui peut « justifier » la déchéance de la Justice en France en 2023 et les mesures d'urgence attendues.

 

« LA JUSTICE » au sens strict EN France

D’abord nous allons éliminer ce qui est périphérique par rapport à la Justice civile et pénale avec ses trois niveaux de structures : tribunal d’instance rebaptisé le 1er janvier 2020 Tribunal judiciaire, Cour d’Appel, Cour de Cassation (voir document ci-dessous)

Cette justice que tout un chacun dit le « justiciable » peut rencontrer au cours de sa vie est la détentrice de la compétence générale...les autres juridictions sont des juridictions à compétences limitées et spécialisées.

Nous éliminons volontairement ainsi toutes les juridictions d’exception spécialisées celles que nous mettrons volontairement à part y compris la lourde juridiction administrative (Tribunal administratif, Cour d’Appel Administrative, Conseil d’État) trop « dépendante » du pouvoir.

De même, nous écartons par mesure de simplification les Tribunaux de Commerce, Conseils de Prud’hommes, Tribunaux des Affaires Sanitaires et Sociales TASS (devenu Pôle Social du Tribunal Judiciaire), les Tribunaux Paritaires des baux ruraux...

 

LES MAGISTRATS : EN 2022, ILS SONT SEULEMENT 8.636 !

S'agissant plus particulièrement des effectifs de magistrats affectés au sein des tribunaux judiciaires et cours d'appel, ce sont près de 1.000 postes qui ont été créés en 10 ans, passant de 7.687 postes en 2012 à 8.636 en 2022.

Pourtant on est très loin du compte ...la France parmi les pays « riches » est le pays plus pauvre en nombre de magistrats pour 100 000 habitants !

Par contre, en matière pénale (l’administration pénitentiale est intégrée au Ministère de la Justice) les chiffres eux sont sans cesse en hausse : un scandale criant. Une  hausse dont on devrait avoir honte.

Vous pouvez voir les chiffres avec ce lien : RENVERSANT !

http://www.justice.gouv.fr/art_pix/Statistique_etablissements_personnes_ecrouees_20230401.pdf

Les chiffres au 1er avril 2023

Nombre de personnes écrouées : 89 376  soit + 3,3 % par rapport à 2022

Et les Ministres et Présidents de la République qui se succèdent annoncent la création de nouvelles places dans les prisons qui sont notoirement surpeuplées

 

 

À SUIVRE :

QUAND LA FRANCE AURA-T-ELLE RÉCUPÉRÉ SON RETARD ?

 

 

 

LA JUSTICE EN FRANCE

LA JUSTICE EN FRANCE

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19 avril 2023 3 19 /04 /avril /2023 14:36
ELLE A FIÈRE ALLURE, MAIS LA MENACE PÈSE...

ELLE A FIÈRE ALLURE, MAIS LA MENACE PÈSE...

 

 

 

AUX SABLES D’OLONNE, SUR LA PLACE DE L’ÉGLISE SAINT MICHEL, DANS LA QUARTIER SAINT MICHEL, LA STATUE DE SAINT MICHEL ARCHANGE ATTEND PATIEMMENT L’EXÉCUTION DES DÉCISIONS DE JUSTICE LA CONCERNANT

 

Le Tribunal Administratif de Nantes par jugement en date 16 décembre 2021 a décidé de faire droit à la demande de La Fédération Vendéenne de la Libre Pensée et a annulé la décision du maire des Sables d’Olonne qui refusait que la statue de l’archange Saint-Michel soit retirée du domaine public et a donc enjoint à la commune des Sables d’Olonne de retirer du domaine public communal la statue dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement.

Cette statue est installée sur la parcelle cadastrée AL n°1258 (parvis de l’Église Saint Michel). 

La commune des Sables d’Olonne a fait appel de ce jugement.

La ville des Sables d’Olonne a interjeté appel de cette décision et saisi la Cour Administrative d’Appel de Nantes.

Celle-ci, par arrêt en date du 16 septembre 2022, a confirmé le jugement du Tribunal Administratif de Nantes et donc rejeté l’appel fait par la Ville des Sables d’Olonne.

Cette décision est devenue définitive. La statue devra être « déboulonnée » au grand dam de nombreux sablais qui se sont prononcés positivement à la votation de fin février 2022 sur la question :

« « SOUHAITEZ-VOUS QUE LA STATUE DE SAINT MICHEL RESTE DEVANT L’’ÉGLISE SAINT MICHEL ? » 

La Ville des Sables d’Olonne s’est pourvue en cassation devant le Conseil d’État qui, le 7 avril 2023, a signifié au maire de la ville des Sables d’Olonne le rejet pur et simple de sa demande de pourvoi.

 

LE POURVOI EN CASSATION DEVANT LE CONSEIL D’ÉTAT : UNE PROCÉDURE COUPERET. LE CONSEIL D’ÉTAT REFUSE DE SE PRONONCER ET IL EST POURTANT COMPÉTENT POUR SE SAISIR DE L'AFFAIRE !

En effet, le pourvoi en cassation devant le Conseil d’État "peut" faire l’objet d’une « procédure préalable d’admission » qui peut déboucher sur une décision de non-admission motivée mais qui met fin au procès sans que les parties puissent être entendues.

Le recours en cassation d'une décision de la compétence des tribunaux administratifs permet donc de contester une décision rendue en appel (ou une décision rendue en première instance qui ne peut pas faire l'objet d'appel). Le Conseil d’État, juge de la cassation, ne peut pas rejuger l'affaire puisque celle-ci est devenue définitive.

Cependant, il doit et certainement il doit seulement vérifier si la loi a été bien appliquée par la juridiction qui a déjà jugé. Mais il dispose d'un super pouvoir discrétionnaire.

D’où, la décision annoncée publiquement par le Maire Yannick MOREAU, le 7 avril 2023, (le vendredi saint !) : le Conseil d’État se défausse de sa responsabilité et refuse le pourvoi !

Donc, contrairement à ce qui a été dit et écrit dans divers commentaires il n’y a absolument pas eu de nouvelle décision du Conseil d’État, le 7 avril 2023, sauf celle de décider que le Conseil d’État refusait de se prononcer !

 

À SUIVRE :

UNE PROCÉDURE D’EXCEPTION D’UNE JURIDICTION D’EXCEPTION

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