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13 juillet 2023 4 13 /07 /juillet /2023 16:08
LA JUSTICE, PILIER DE L'AUTORITÉ DE L'ÉTAT

LA JUSTICE, PILIER DE L'AUTORITÉ DE L'ÉTAT

 

 

 

 

QUE S’EST-IL PASSÉ POUR QUE L’ÉTAT N’AIT PLUS D’AUTORITÉ ?

Suite de

https://www.olonnes.com/2023/07/l-autorite-de-l-etat-est-remise-en-question-c-est-la-decadence-de-l-etat-et-du-pays.html

FÊTE NATIONALE

À LA VEILLE D'UN MOMENT DE JOIE QUE CONSTITUE LE 14 JUILLET, FÊTE NATIONALE, IL EST PEUT-ÊTRE BON DE RÉFLÉCHIR EN COMMUN SUR LE CAPITAL QUE NOUS DEVONS À NOS ANCÊTRES : UN ÉTAT PROTECTEUR DE TOUS LES CITOYENS ET DÉTENTEUR D'UNE AUTORITÉ AU SERVICE DES LIBERTÉS CHÈREMENT CONQUISES

 

Pour nos contemporains, il est aisé de remonter en mai 1968 où la contestation a affaibli la notion même d’autorité sous toutes ses formes et particulièrement celle de l’autorité de l’État qui en est ressortie affaiblie de cette épreuve et le demeure de plus en plus ...

L’Autorité n’est pas innée ; elle se mérite, elle s’entretient et  sa forme évolue. Pour se  maintenir et s’imposer elle doit être acceptée, elle doit être justifiée, limitée et encadrée.

Mais en France, dans l’Europe démocratique, l’autorité de l’État a été ébranlée par le laxisme de ceux qui devaient l’exercer. Nous allons tous subir les néfastes conséquences de cette situation.

L’individualisme exacerbé des théoriciens de 1968, de nombre de philosophes, de théoriciens de l’Éducation, ne doit pas occulter que nous vivons en société et que la liberté absolue n’est pas viable.

"Il est interdit d’interdire" est une simple boutade volée à un humoriste Jean Yanne et dangereuse. Avec cette formule, le meurtre, l'inceste, le harcèlement, les violences, les injures et les tortures feront la loi des relations dites humaines.

Mai 1968 n’explique pas tout de la perte de son autorité par l'État. En effet, cette période nous a rappelé que l’autorité n’est pas une chose naturelle...mais qu’elle se discute et que son exercice doit être encadré pour s’imposer avec Justice.

À l’inverse, l'autre formule « Ni Dieu, ni Maitre » a des limites? C'est la devise des anarchistes ! Et nous savons où mène l’anarchie.

Après mai 1968, il fallait peut-être et il faut encore malheureusement pour certains tuer toutes les représentations de l’Autorité et ainsi avec ce concept ceux qui prônent le laxisme détruisent le fondement des sociétés. N’oublions jamais l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’homme de 1789 !

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Autrui, c’est nous tous et nous tous qui avons tout à craindre d’un État qui n’a plus d’autorité pour interdire et protéger ses citoyens : un État enfermé dans des palais nommés Élysée, Matignon, Bercy...qui se soucie peu des citoyens à la peine ne peut et ne veut plus mesurer combien l’autorité incontestable de l’État est source défense des libertés individuelles et collectives.

Ce qu’il y a de sûr, aujourd’hui la liberté réclamée pour piller, voler, incendier, menacer...condamne la vie en société. Elle va à l’inverse de ce que ses défendeurs prônent : plus de justice. La réalité, c’est que cette liberté aveugle et sans bornes tue le faible, elle appauvrit le pauvre, elle affame celui qui a faim...

 

 

LES DÉFAILLANCES CONSTATÉES DE L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT ! IL N’Y A PLUS D’ÉTAT ?

Par rapport à la philosophie développée ci-dessus concrètement en France il y a bien, en théorie, encore un État puisqu’il y a un « chef d’État » mais chef d’un État sans autorité.

La France est un État qui a perdu son autorité.

L’État français est donc maintenant qualifié de défaillant puisqu’il n’y a aucune autorité centrale respectée en mesure d'assurer à titre exclusif l'exercice de la violence légitime au sein des frontières dudit pays et lorsqu'il n'assure plus le respect des droits de la personne et la satisfaction des besoins fondamentaux des populations.

C’est bien la situation de la France de 2023 que nous dénonçons :

Quand la chienlit envahit la rue et que le Ministre de l’Intérieur est aux abonnés absents en boîte de nuit,

Quand un député, un ministre abuse de son pouvoir pour piller les caisses de l’État. Les prises illégales d'intérêts, les délits de favoritismes, les passe-droits accordés comme des promotions et nominations dans la fonction publique, magistratures comprises...font de la France un peu mal noté au niveau de la corruption... et souvent discrédité dans l'opinion publique,

Quand un Président imprudent, plus cigale que fourmi, brade la richesse de son Pays,

Quand un Président de tous les français ne l’est que de quelques-uns et se déclare méprisant de certaines catégories de ses concitoyens,

Quand il se veut l’égo-centralisateur de tous les pouvoirs au mépris des règles qu'il est censé faire respecter,

Quand l’intérêt particulier l’emporte au niveau de l’État sur celui de l’intérêt général ,

C’est l’autorité de l’État qui est affaiblie et devient même contestable...

L’État n’est plus ressenti comme protecteur.

C’est pour cela que nous, Association citoyenne, devons dénoncer sans relâche tout ce qui affaiblit l’Autorité de l’État.

À SUIVRE...

LES DÉFAILLANCES DE L’ÉTAT ONT MINÉ SON AUTORITÉ QU’IL FAUT IMPÉRATIVEMENT RESTAURER

 

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12 juillet 2023 3 12 /07 /juillet /2023 11:12
L'AUTORITÉ DE L'ÉTAT BAFOUÉE

L'AUTORITÉ DE L'ÉTAT BAFOUÉE

 

 

 

 

 

 

DEPUIS TROIS DÉCENNIES LE MONDE FERMÉ DES POLITICIENS (L’OLIGARCHIE) NE TIRE PLUS LES LEÇONS DE SES ÉCHECS

Il faut savoir tirer les leçons même douloureuses des incidents de la vie et nous allons le voir : en 2023, ce n’est pas évident au niveau de l'autorité de l’État

Ainsi, il y a déjà bien longtemps, la JUSTICE, fondement de l’Autorité de l’ÉTAT s’est faite Harakiri avec l’affaire d’Outreau...on pourrait dire le drame d’OUTREAU (2001/2004) .... En 2005, la Cour d’appel de Paris reconnaissait l’innocence des prévenus incarcérés pour certains depuis 2 ans et plus et le mensonge des accusateurs et accusatrices. Un prévenu s'est suicidé !

Ces prévenus, après un infâme lynchage médiatique de ceux et celles qui furent donc accusés puis qui  furent disculpés ont été brisés. Par contre, le juge BURGAUD qui a été chargé du dossier fut protégé par ses pairs, par le corporatisme et le syndicalisme de la magistrature. Il est aujourd’hui avocat général auprès de la Cour de Cassation ! Les magistrats et ses supérieurs n’ont pas eu à rendre compte de leurs erreurs.

Ce résultat aberrant sape l’auto-patrouille de l'État. Il le discrédite.

La JUSTICE et L’État n’ont jamais tiré les leçons de ce drame et le désamour entre la France et sa Justice va sans cesse grandissant...à tel point qu’en 2023 les jeunes apprentis délinquants se moquent des Juges même lors des Audiences dans les Tribunaux.

Voilà un bel exemple de fiasco de l’État français : les français qui sont tous des justiciables ne croient plus en la Justice de leur pays à tel point que le Ministre en poste aujourd’hui a dû faire de leur réconciliation entre la Justice et les citoyens une priorité. C'est un aveu très grave de la faiblesse de l'autorité JUSTICE.

Nous attendons toujours les modalités de cette réconciliation promise et nous ne sommes pas près de voir une réforme satisfaisante d’une institution gangrénée qui a perdu son aura. Le personnel de Justice souffre, les greffiers dont le mérite n'est pas reconnu alors qu'ils soutiennent une institution fondamentale de l'État en déconfiture totale sont en grève et l'État n'a cure de leurs appels au secours.

 

L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT CONTESTÉE PARFOIS MÊME PAR CEUX QUI LE SERVENT

D’abord définissons l’autorité : L'autorité est le pouvoir de commander, d'obliger à quelque chose, d'être obéi. En retour, elle implique une notion de légitimité.

Empruntons à Poincaré la définition qu'il donnait de l’autorité de l’État en 1927...il y a presque un siècle ! et qui résonne si fort aujourd'hui dans nos oreilles avec cette crise de violences des banlieues!

"Certes, dans une démocratie libre, un gouvernement ne peut avoir d'autre autorité que celle qu(il puise dans la volonté générale et qu'il exerce sous sa liberté contrôlée.

Mais ce n'est pas à dire qu'il ne doit être que l’instrument passif des caprices populaires et des poussées de l'opinion."

Le laisser faire s'est installé dans la vie citoyenne. Il est même encouragé par certains qui font la loi.

La notion même d'autorité de l'État est occultée impunément par des serviteurs de l'État qui lui-même ne protégè plus ses serviteurs !

Pourtant, l'obéissance à l'État est nécessaire pour vivre en paix. Nous avons tout intérêt à ce qu'il y ait un État et des lois pour encadrer nos actions. Quand l'homme jouit d'une liberté absolue, celle-ci s'autodétruit, car chacun en fait un mauvais usage contre les autres.

Quand, comme aujourd’hui, l’État n’impose plus son autorité, c’est l’anarchie dans le pays avec le libre exercice de la loi du plus fort.

 

À SUIVRE ...

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10 juillet 2023 1 10 /07 /juillet /2023 13:55
LA TROP PRUDENTE COUR DES COMPTES...MAIS QUI AURA L'AUDACE DE TOUT DIRE ?

LA TROP PRUDENTE COUR DES COMPTES...MAIS QUI AURA L'AUDACE DE TOUT DIRE ?

C'ÉTAIT EN MARS 2022 : LE  SCANDALE DÉNONCÉ PAR LE SÉNAT...IL A FALLU ATTENDRE JUILLET 2023...

C'ÉTAIT EN MARS 2022 : LE SCANDALE DÉNONCÉ PAR LE SÉNAT...IL A FALLU ATTENDRE JUILLET 2023...

 

 

 

 

 

MAIS QUI A OCCULTÉ LE SCANDALE DU RECOURS DE L’ÉTAT AUX CABINETS DE CONSEIL ? NOUS SOMMES EN DROIT D'AVOIR TOUTE LA VÉRITÉ.

 

 

17 MARS 2022

 

17 mars 2022

Vous ne devez pas vous en souvenir le 17 mars 2022 les médias et le candidat Emmanuel MACRON tentaient de faire passer un message : le programme Emmanuel MACRON pour sa nouvelle candidature aux Présidentielles après le 3 mars où sa" lettre aux françai"., Ce fut fut le jour de l’officialisation de sa candidature N°2...n’oublions pas non plus que le 24 février la Russie avait envahi l’Ukraine et le monde avait la tête ailleurs !

 

17 mars 2022

McKinsey...vous vous souvenez ?

Le Sénat publie ce même 17 mars 2022 son énorme RAPPORT fait  au nom de la commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques sur « Un phénomène tentaculaire : l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques »

Le Sénat note avec une franchise qu’il faut louer que pour tout ou rien, l’État a recours aux Cabinets de conseils « même s’il dispose en interne des compétences » . Ce rapport est toujours en ligne :

https://www.senat.fr/rap/r21-578-1/r21-578-11.pdf

 

Encore un rapport aux oubliettes.

Mais, comme d’habitude, ce rapport comme tant d’autres est vite mis au placard surtout qu’il gêne le pouvoir ou un candidat bien en place ; informer oui ! mais à certaines conditions qui caractérisent la désinformation en démocratie libérale.

La liberté d’expression et celle de la presse ont des limites que le bon peuple ignore.

 

10 JUILLET 2023...15 mois plus tard !

LA COUR DES COMPTES REVIENT ENFIN SUR LE SCANDALE QUI AURAIT PU OU DÛ FAIRE CHUTER LE CANDIDAT MACRON : LE RÔLE ET LE COÛT DES CABINETS DE CONSEIL ET TOUS LES DESSOUS DE CET ABUS FINANCÉ PAR DES FONDS PUBLICS

Petit rappel sur le rôle de la Cour des Comptes : juge des comptes et pas des hommes !

https://www.ccomptes.fr/fr/cour-des-comptes/nous-decouvrir/role-et-activites

Voilà ce 10 juillet donc enfin le premier rapport de la Cour des Comptes sur le rôle et les coûts  des Cabinets de conseil dans l’appareil d’État (2017/2021) .. » : premier rapport, car il est annoncé qu’il aura une suite...le citoyen attend plutôt des suites judiciaires.

Ce rapport permet de conclure déjà:

  • que le recours aux Cabinets de  Conseil peut être admis à condition d’être exceptionnel
  • qu’il y a eu trois abus qui ont constitué des fautes graves imputables à des agents de l’État: Il nomme cela pudiquement « UNE GESTION SOUVENT DÉFICIENTE DES MARCHÉS DE CONSEIL » et nomme les 3 principaux méfaits :
  • Recours abusif aux Cabinet de Conseil,
  • Coûts non maîtrisés,
  • Conditions illégales de passation des marchés publics.

Il passe sous silence volontairement ( ?) le rôle plus sous-terrain de ces conseilleurs  Ceci est nommé par le Sénat : "un phénomène tentaculaire : l’intervention des cabinets de conseil sur des pans entiers des politiques publiques"

 

Mais qu’attendent donc maintenant nos Juges pour sanctionner les responsables de passation de ces marchés qui ne sont pas conformes au Code de la Commande Publique ?

 Y aurait-il en France, Pays où la corruption est un sport national en développement, deux poids deux mesures ! L’élu de base est sanctionné pour une faute légère, une simple erreur mais  le haut fonctionnaire, les gradés de haut vol contractuels installés dans les arcanes du pouvoir ne sont pas poursuivis ? L'oligarchie qui nous dirige bénéficie-t-elle d'une impunité que le peuple ne supporte plus et qui fait qu'il jette des meutes dans les rues et dégoute les plus sages qui se réfugient dans l’abstention lors des votes ?

Est-ce que la suite attendue des rapports de la Cour des Comptes va nous permettre de lever le doute qui se cache derrière cette interrogation ?

Nous restons avec ce rapport de la Cour des Comptes sur notre soif de savoir ?

 

LA COUR DES COMPTES VA-T-ELLE AUSSI SE PENCHER SUR LE SCANDALE DU "FONDS MARIANNE" DIT AFFAIRE MYLÈNE SCHIAPPA ?

 

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2 juillet 2023 7 02 /07 /juillet /2023 19:44
UN MINISTÈRE CLEF DANS LA LUTTE CONTRE LA VIOLENCE MAIS A-T-IL LES MOYENS SUFFISANTS ET ADAPTÉS ET LA VOLONTÉ DE FAIRE ?

UN MINISTÈRE CLEF DANS LA LUTTE CONTRE LA VIOLENCE MAIS A-T-IL LES MOYENS SUFFISANTS ET ADAPTÉS ET LA VOLONTÉ DE FAIRE ?

 

 

 

 

ÉRIC DUPOND-MORETTI, CONSTATE AVEC CETTE NOUVELLE CRISE UNE TRISTE RÉALITÉ

 

Nous vous rapportons ci-dessous des extraits d’une déclaration du Ministre de la Justice DUPOND-MORETTI avec des mots chocs, triste reflet d'une réalité que la France ne peut plus cacher.

« La police est raciste, la police tue, certains le disent...ce n’est pas la réalité.

Il y a des amalgames qui sont faits très faciles qui sont trop faciles et génèrent la montée des tensions.

C’est à force de dévoyer la police et la justice qu’on a des gamins qui ne croient plus en rien ».

Le Ministre a aussi insisté sur le rôle des parents des mineurs « Ils ont des droits, ils ont des devoirs».

 

DEUX CONCLUSIONS : MISE EN CAUSE DU LAXISME PASSÉ AU NIVEAU DE L’ÉTAT ET LA NÉCESSITÉ DU RÉTABLISSEMENT DE L’ORDRE RÉPUBLICAIN

 

  • Nous espérons que ce discours du Ministre de la Justice signifie que le Chef de l’État et le Gouvernement sifflent la fin du laxisme de la Justice engluée dans la politique et un syndicalisme dévoyant l’Institution ?
  • « Il faut que l’ordre républicain soit rétabli. » a osé dire le Ministre de la Justice : c’est enfin l’aveu de l’existence en France de zones de non-droit qui sont la négation d’un État de droit.

 

FINIES LES PROMESSES NON TENUES ? PASSONS AUX ACTES

Aujourd’hui, la France attend des décisions, pas des promesses.

Voyons comment ces zones de non-droit vont être éradiquées. (Mesures exceptionnelles comme celles du plan vigie pirates contre le terrorisme ?)

Voyons comment seront prises et exécutées les sanctions prononcées par la Justice contre les émeutiers et autres pilleurs.

Voyons comment les transmetteurs de messages de violences seront sanctionnés : ils sont complices actifs des violences organisées.

...et le peuple français attend avec impatience toutes las autres mesures que la situation impose de prendre immédiatement pour que d'abord l'ordre et la paix soient rétablies.

 

DES MESURES SÉCURITAIRES QUI NE POURRONT PAS TOUJOURS PLAIRE À TOUS LES FRANÇAIS

Il faudra donc qu’enfin nos gouvernants prennent les mesures qui pourront peut-être heurter les puristes de la liberté pure et dure. À ceux-là, nous répondrons par l’Article 4 de la Déclaration des Droits de l’homme :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. » Aujourd’hui, dans les nombreuses zones de non-droit, les citoyens ne peuvent plus jouir des libertés fondamentales reconnues par la Constitution.

...et à défaut il y a toujours pour le Chef de l'État la possibilité du recours à l’article 16 de la Constitution !

Les français devront accepter sous une autre forme les mesures nécessaires pour lutter contre un nouvel état de guerre déclaré par les "banlieues".

Ce sera une lutte contre un autre terrorisme, celui qui est maintenant d’origine intérieur...quand on entend le discours laxiste, irresponsable, anti-police, démagogique des députés NUPES comme François RUFFIN, nous sommes inquiets sur la capacité et la volonté du Chef de l'État de prendre les décisions  que la situation impose.

Après avoir éteint l'incendie, il appartiendra à l'État de rapidement prendre les mesures structurelles pour le long et le moyen terme : pour le Justice, l'Éducation, l'immigration, la nouvelle politique de la Ville, la famille...

 

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1 juillet 2023 6 01 /07 /juillet /2023 18:39
LE RÉSULTAT D'UNE DÉFAILLANCE DE l'ÉTAT ET LÉTAT, C'EST NOUS TOUS

LE RÉSULTAT D'UNE DÉFAILLANCE DE l'ÉTAT ET LÉTAT, C'EST NOUS TOUS

 

 

 

 

NAHEL : UN DRAME ÉVITABLE ?

 

LA PAROLE EST AUX JUGES PAS AUX POLITICIENS

Nous avons écouté avec attention la conférence de presse très cadrée du Procureur de Nanterre Pascal PRACHE.

Voir :

https://lalettrepatriote.com/mort-de-nahel-intervention-complete-du-procureur-de-nanterre/

Ce fut une conférence de presse exemplaire dans ce sens que le magistrat a tout fait pour ne pas violer le secret de l’instruction tout en rétablissant un rappel des faits bien nécessaire. Il a parlé FAITS ET NON HYPOTHÈSES.

Il s’en est tenu aux faits dont il avait les preuves et aux témoignages des policiers et du passager.

Le parquet a suivi.

Mais, il faut aussi entendre d'autres voix comme celle de Maître LIÉNARD, avocat du policier actuellement en prison.

Voir :

https://www.youtube.com/watch?v=wVpe4dtGbJ0

Au moment du drame, son client était en danger, le conducteur de 17 ans au volant d’une voiture puissante qu’il a suivie dans les rues de Nanterre pendant plus d’une demi-heure mettait en danger la vie de nombreux passants, il a appelé ses collègues avant de réussir à dialoguer avec le jeune NAHEL bloqué au volant du véhicule arrêté par un embouteillage à un feu rouge. Le policier n’a jamais eu l’intention de tuer. Sortir son arme en cas de danger est le réflexe normal d’un policier en danger. Tout le monde sait que nombre de refus d’obtempérer se terminent dramatiquement. Ce serait le redémarrage du conducteur alors que le policier avait passé sa tête à l’intérieur du véhicule qui aurait été la cause du tir mortel.

Maintenant il y a, à ajouter au dossier, le témoignage du troisième passager.

Si l'État n'était pas devenu laxiste et si la Justice s'exerçait sereinement et efficacement avec les moyens que le Pays lui doit et si l'Éducation pouvait faire passer les messages de ce qu'est la citoyenneté, avec ces 3 "si" il n'y aurait pas eu ce drame et ses conséquences.

 

L’EXPLOITATION POLITIQUE DU DRAME EST UNE HONTE ET ELLE EST DEVENU UNE INCITATION À LA VIOLENCE

Au vu de ces éléments nous sommes choqués des déclarations des politiques qui condamnent sans savoir. Ceci est valable pour tous ceux qui ont usé et abusé de la liberté d’expressions alors que l’affaire est entre les mains de la Justice.

Nous sommes aussi choqués des conséquences du drame et de l’exploitation politique qui en est faite.

Le premier qui était tenu à une certaine réserve est le Président MACRON. Il a pris la parole « à chaud » et parler de faute « inexcusable ».

Les Syndicats de policiers dans un communiqué considèrent avec raison comme indigne, « inconcevable » ce propos du Chef de l’État sur la conduite du policier aujourd’hui inculpé?

Parler le jour même du drame de faute « inexcusable » est indécent pour le Chef de l’État,...de quel droit celui-ci s’érige-t-il en juge d’un policier qui fut acteur bien involontaire et en mission particulièrement difficile et dangereuse ?

Lisons attentivement ce communiqué d’un Syndicat de policiers :

« À travers des propos comme : “inexplicable, inexcusable”, contraires à ses déclarations comme quoi il soutient la police, il est inconcevable que le président de la République, comme certains responsables politiques, artistes ou autres bafouent la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice en condamnant nos collègues avant même que celle-ci ne se prononce »

 

L’ÈRE DES VIOLENCES ET DU VIOL DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE

Le Pays affronte une nouvelle ère de la violences graves que les paroles comme celles prononcées, le jour même du drame, par le Président de la République sont comme toutes celles des dirigeants politiques irresponsables des incitations à la violence...et il n’y en a pas un pour racheter les autres : de la droite, la gauche en passant par le centre et par les extrêmes droite et gauche  : tous en rajoutent dans l'indécence.

Osons nous poser la vraie question au nom de la "présomption d’innocence"... et, si un jour, ce policier était jugé et absous ou même s’il y avait une décision de non-lieu...qui ira condamner tous les politicards, artistes et autres intellos divers qui ont condamné un homme qui n’aurait fait que son devoir ?

OUI, NAHEL est une victime à qui notre société a été incapable d’apprendre que conduire sans permis, sans assurance... transforme le véhicule qu’il conduisait en arme mortifère et qu’en plus, déjà une procédure initiée à son encontre pour les mêmes faits l’avait amené à devoir comparaitre devant le Juge pour enfants. Malgré cette menace que contenait ladite procédure, il se met en situation de récidive faisant un pied de nez à la Justice...quel échec pour notre société démocratique et laxiste !

 

 

 

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29 mai 2023 1 29 /05 /mai /2023 16:39
CANNABIS, CRACK, COCAÏNE... DITES NON MERCI ! IL FAUT UNIR LES FORCES POUR STOPPER L’INVASION

 

 

 

NON À LA DROGUE SOUS TOUTES SES FORMES, NON AU FLÉAU DE L’USAGE ET DU TRAFIC DES STUPÉFIANTS : POUR UNE INTERDICTION IMMÉDIATE ET ACCOMPAGNÉE

 

L’ADDICTION TUE, IL FAUT RÉAGIR

Il n’a pas fallu attendre l’affaire PALMADE pour savoir que cannabis, cocaïne...sont des poisons qui nécessitent, pour les pouvoirs publics, d’établir les règles qui doivent aboutir à une tolérance ZÉRO.

Le spectacle donné à PARIS par les hordes de drogués occupant des secteurs de quartiers de Paris reste dans toutes les mémoires.

Des habitants s’organisant en milices privées pour reconquérir le droit de circuler dans leur rue est le constat d’un État incapable de faire respecter les libertés fondamentales de ses citoyens.

La maire d’une telle capitale qui accueille des millions de touristes étrangers n’est plus digne de sa fonction.

 

LA LUTTE CONTRE LES ADDICTIONS POUR SAUVER DES VIES, RÉTABLIR L’ORDRE ET LES LIBERTÉS ET MÊME FAIRE DES ÉCONOMIES

Tout écrit, tout discours tendant à faire croire à l’innocuité de la consommation de stupéfiants constitue une incitation à la consommation qui devrait être sanctionnée.

Tous les jours, parmi les faits divers, il y a les accidents de la route présumés en lien avec l’usage de diverses stupéfiants, d’alcool...quel coût social, affectif...

En effet, la consommation de ces produits tue ceux qui les utilisent et mais pire elle fait des victimes innocentes.

Il fut un temps assez récent où les bobos d'une certains société parisienne s’exprimant dans les médias arrivaient à faire croire que, par exemple, le cannabis de temps à autre cela ne peut pas faire de mal ; des ministres se vantaient d’être ou d’avoir été consommateurs...des hauts responsables sont donc complices de délits !

Des enseignants ne se gênaient pas pour consommer et le dire.

Des élèves, des étudiants, le lundi ne sont pas remis de leurs excès du week-end et n’assistent pas aux cours...des travailleurs ne se rendent pas au travail...On oublie trop le coût social de la drogue.

Les fêtes dites TEUF sont des usines à consommation de drogues et autres trafics ! Comment se fait-il que chaque week-end ces « réunions » puissent être organisées ?...Laxisme que de crimes sont commis en ton nom !

Là aussi, émerge un État défaillant : il lui faut reprendre la main, informer, faire le ménage dans les rues, redonner confiance et  pouvoirs à ceux qui sont responsables de la Justice, de l’exécution des lois, de la Saté Publique...  «Stop aux produits addictifs » devrait être cause nationale.

 

UNE MESURE DE SANTÉ PUBLIQUE : L’INTERDICTION DE LA DÉTENTION, DE LA CONSOMMATION DE TOUS LES PRODUITS ADDICTIFS

Aujourd’hui, tous les addictologues sont d’accord pour dénoncer les méfaits de l’usage même occasionnel ou régulier de drogues.

Des consommateurs qui ont commencé jeunes sont des épaves dont le cerveau est détruit à 40 ans. Cela doit être dit. Il faut donc un soutien fort aux associations comme il en existe en matière de lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme.

Ils vont quémander des soins à la « Société » qui va payer...alors que celui qui va prodiguer des soins, le Service Public de la SANTÉ, manque parfois de l’essentiel pour fonctionner pour des causes vitales de toute la population !

 

INTERDIRE IMPOSSIBLE ? INVERSER LA TENDANCE À L'INVASION CROISSANTE DU TRAFIC, DU NOMBRE DE CONSOMMATEURS, DES DRAMES...

C’est une vérité que la prohibition générale et totale ne peut avoir, dans un premier temps, que des effets limités. Après une interdiction totale, le trafic sous-terrain résistera voire se développera. Mais il commencera à perdre de la clientèle. La "peur" changera de camp. Les pouvoirs publics seront collectivement plus mobilisés pour la cause nationale de l’éradication d’un mal sournois et ravageur.

Cependant notons bien qu'aujourd'hui l’Observatoire Français de Drogues et Produits addictifs constate une augmentation régulière de la consommations des produits classés addictifs

https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2023/cocaine-consommation-et-passages-aux-urgences-en-hausse

Mais s’il y a une interdiction et des sanctions qui devront être seront effectives, ce qui n’est absolument plus le cas aujourd’hui, il y aura un revirement complet :

  • le rétablissement d’une action répressive cohérente où toutes la puissance publique sera unie pour une juste cause aura un effet d’entrainement : la drogue et ses victimes ne seront pas une fatalité. Il faut donc un soutien fort localement aux associations comme il en existe en matière de lutte conte le tabagisme et l'alcoolisme.
  • la peur changera de camp. Elle passera du clan des citoyens terrorisés par les conséquences de l’inaction de la puissance publique  au clan des délinquants et de leurs complices de tous ordres  qui actuellement trop souvent  dictent leur loi maffieuse.

Ne soyons pas naïfs  : le laxisme face aux méfaits de la drogue qui se développe dans de nombreux quartiers des villes n’est plus admissible. La France n’est pas un pays où des espaces de non-droit sont tolérables.

La question de l’interdiction ne se pose plus : non seulement elle est nécessaire mais elle est urgente.

Il faut un plan d’actions « interdiction » avec répression effective  et des mesures d’accompagnement fortes et concrètes sur le plan social, éducatif, économique...pas simplement des promesses !

 

À SUIVRE

L’ÉDUCATION D’ABORD. QUE FAIT LE NOUVEAU MINISTRE DE L’ÉDUCATION MONSIEUR PAP N’DIAYE AUSSI MINISTRE DE LA JEUNESSE ?

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27 mai 2023 6 27 /05 /mai /2023 13:59
LA JUSTICE

LA JUSTICE

 

 

 

TARIQ RAMADAN ACQUITTÉ : LES JUGES SUISSES NOUS RAPPELLENT PAR CETTE DÉCISION L’IMPORTANCE DES RÈGLES FONDAMENTALES D’UNE SAINE JUSTICE

 

Accusé de viol, l'islamologue (réputé avoir été favorable aux frères musulmans ?) Tariq Ramadan a été acquitté par le Tribunal Correctionnel de Genève ! La plaignante a fait appel de la décision.

Tariq RAMADAM, pour cette affaire, qui relève de la compétence de la Justice Suisse, vient donc d'être acquitté au bénéfice du doute par le Tribunal Correctionnel de Genève. Il n'y avait pas assez de preuves contre lui.

Il est aussi poursuivi en France, accusé de viol et de contrainte sexuelle. Il est sous contrôle judiciaire en France et des instructions sont en cours.

Tariq RAMADAM est un professeur diplômé, expert islamologue réputé, reconnu et contesté et surtout très connu médiatiquement.

Voilà un homme peut-être innocent, peut-être coupable qui, de toute façon, a été traîné dans la boue et a vu sa vie brutalement basculer dans le déshonneur et l’horreur. Et pourtant, après une longue procédure, en première instance il est acquitté et si ce jugement est confirmé en appel son accusatrice sera gravement condamnée.

Cet exemple donne une idée de la complexité pour les juges de la recherche de la vérité dans ce type d'affaires surtout quand les accusations sont portées des années après les faits invoqués.

 

MIEUX VAUT UN CRIMINEL EN LIBERTÉ QU’UN INNOCENT EN PRISON : TOUS CONCERNÉS

Ce dicton « juridique » peut choquer mais il illustre parfaitement le risque grave et permanent de l’erreur judiciaire.

En France, nous avions eu le grand scandale de l’affaire d’OUTREAU (2002/2004).

20 ans après, la Justice et les médias n’ont toujours tiré toutes les conclusions des dérives d’OUTREAU. Mais OUTREAU ne peut faire oublier des dizaines d’autres dossiers fondés sur des plaintes qui se révèlent être de la pure diffamation.

Voir :

https://www.olonnes.com/2023/05/en-france-la-justice-au-fond-du-trou.html

Si l’actualité nous amène à revenir ainsi sur ce sujet c’est qu’il concerne tout un chacun.

 

LE NON RESPECT DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE ET DU SECRET DE L’INSTRUCTION SONT À CONDAMNER

Tout citoyen est un justiciable potentiel. Il n'est pas un présumé coupable !

En effet, demain un voisin qui « vous veut du bien » vous dénonce d’un forfait dont vous êtes totalement innocent : vous vivrez les affres de la calomnie, vos enfants, petits-enfants, vos amis vous tourneront le dos...imaginez tous les drames qui peuvent découler de cette situation.

Vous ne pourrez plus dormir, même vos proches s’éloignent de vous et des vôtres

En vertu du dicton qui dit ; « il n’y a pas de fumée sans feu », même blanchi par la justice toute votre vie, vous porterez le fardeau de cette accusation.

Les dégâts moraux, physiques, financiers...que vous avez subis ne seront jamais réparés ni réparables. Le traumatisme demeurera.

On ne se remet jamais d’une dénonciation calomnieuse divulguée par les médias qui sont trop souvent renseignés par la police et par les magistrats eux-mêmes imprudents et trop avides de la médiatisation de leurs dossiers.

Il faut donc ne pas transiger avec la présomption d’innocence et sa traduction juridique le secret de l’instruction qui protège l'individu "suspecté" dit prévenu innocent ou coupable.

Un magistrat responsable n’a pas le droit de livrer en pâture un prévenu qui est, par définition, présumé innocent.

 

LE DEVOIR DE RESPECT DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE EST IMPÉRATIF, LE LYNCHAGE MÉDIATIQUE D’UN PRÉVENU EST INADMISSIBLE

Nous devons tous d’une part, exiger le respect de la présomption d’innocence et d’autre part, être sceptique sur toute information paraissant dans les médias sur des accusations portées contre un simple prévenu.

Les médias qui diffusent de fausses informations sont responsables mais se comportent souvent en irresponsables au nom de la liberté de la presse...en réalité, ils ont pris l’habitude, par défaut de vérification des sources, de salir la liberté d’expression elle-même.

Nous devons exiger de notre entourage ce devoir de respect de la présomption d’innocence. Ne pas condamner...avant le jugement ou, au moin,s avant la diffusion d’informations des magistrats sous un vrai contrôle du Code de Procédure pénale. 

Le lynchage médiatique qui suit une « fuite » policière ou judiciaire doit être réprimée :

N’oublions pas que le Code de Procédure pénale stipule que :

« Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi. »

Voilà au moins un point sur lequel il faut responsabiliser les magistrats et aujourd'hui c'est loin d'être gagné.

Il appartient donc à chacun de nous de respecter cette règle et d’exiger autour de soi qu’elle soit respectée

 

 

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11 mai 2023 4 11 /05 /mai /2023 16:16
LE "DRAPEAU" DE L'UNION EUROPÉENNE

LE "DRAPEAU" DE L'UNION EUROPÉENNE

 

 

 

LA SUPRANATIONALITÉ DU DROIT EUROPÉEN

Suite de

https://admin.over-blog.com/934384/write/187572010

 

LA SUPRANATIONALITÉ DU DROIT EUROPÉEN

Rappelons que la Cour de justice (CJUE) est l'autorité judiciaire de l'Union Européenne qui est chargée de veiller au respect du droit dans l'interprétation et l'application des traités de l'Union Européenne.

Dans son communiqué, le Conseil d’État rappelle que le 19 janvier dernier, statuant sur une question préjudicielle posée par le Conseil d’État belge, la Cour de justice de l’Union européenne a précisé, « pour la première fois », dans son arrêt que « lorsque la Commission européenne a expressément interdit, par un règlement d’exécution, l’utilisation de semences traitées avec un produit phytosanitaire donné, un État membre ne peut pas accorder de dérogation temporaire autorisant la mise sur le marché de ce produit en vue du traitement des semences ou l’utilisation de semences traitées à l’aide de ce produit

Donc, à partir du moment où une norme est adoptée au sein de l’Union Européenne dans les formes et non contestée   les États membres doivent l’appliquer.

Nous notons que de nombreuses Associations, mouvements environnementaux et organisations professionnelles ont attaqué devant les juridictions administratives les arrêtés du 5 février 2021 et du 31 janvier 2022 du ministre de l’agriculture et de l’alimentation et de la ministre de la transition écologique autorisant provisoirement l'emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiaméthoxame.

 

RECEVABILITÉ DES ACTIONS EN JUSTICE D’ASSOCIATIONS ET DE MOUVEMENTS DE DÉFENSE DE L’ENVIRONNEMENT

Le Conseil d’État a déclaré recevable les demandes de nombre de ces associations et mouvements de défense de l'environnement.

Dans leurs mémoires, les demandeurs devant les Tribunaux Administratifs puis devant le Conseil d’État ont développé nombre arguments procéduraux et de faits.

Le Conseil d’État s’est saisi du point faible rédhibitoire selon sa procédure habituelle et n’a donc pas statué sur chacun de ces arguments « par suite, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes » : est la formule qui permet au Conseil d'État d'aller droit au but.

 ...l'association Agir pour l'environnement, la Confédération paysanne, la fédération Nature et progrès, l'association CRIIGEN, l'association Terre d’abeille, le Syndicat national d’apiculture, l'association Générations futures, l'association France nature environnement, l'association Justice pesticides, l’association Pollinis, l’association Alerte des médecins sur les pesticides et l’Union nationale de l’apiculture française sont fondés à demander l’annulation des arrêtés ministériels français ...sur la base d'une décision de la Cour Européenne de Justice.

 

UNE DÉCISION DE LA COUR EUROPÉENNE QUI FAIT JURISPRUDENCE EN FRANCE

Puis le Conseil d’État pour fonder sa décision s’est borné tout simplement à s’appuyer sur la décision du 19 janvier 2023 de la Cour Européenne de Justice qui avait été saisie par le Conseil d’État belge d’une question préjudicielle.

C’est donc une décision de la Cour européenne qui dicte « sa loi » à des juridictions françaises. 

L'Union Européenne se compose de 27 Pays "souverains" et pourtant...

On est donc dans un schéma judiciaire non contesté par le Conseil d’État d’une décision prise par l’Union Européenne confortée par un arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Cette décision s’impose donc au juge français qui en prend acte et annule les décisions prises par les ministres français concernés.

C’est l’application du principe de la SUPRANATIONALITÉ du droit européen qui s’impose aux juridictions et gouvernements des États membres de l’Union Européenne.

 

Nous devons donc constater :

  • que le Ministre de l’Agriculture a pris non seulement un arrêté en 2021 mais il a récidivé en 2022 alors que la décision faisait déjà l’objet de contentieux devant la Justice Administrative française,
  • que l’Union Européenne est une Institution internationale « nouvelle»  : ni État fédéral ni organisation internationale...

 CAIRN définit ainsi l’Union Européenne : 

https://www.cairn.info/revue-l-ena-hors-les-murs-2020-2-page-17.htm

"Elle n’est ni une fédération, ni une confédération d’États, ni une organisation internationale. Elle est plus qu’une organisation internationale. Le seul point commun entre les organisations internationales traditionnelles et l’Union européenne est qu’elle est née d’un traité international.

Toutefois, l’Union européenne est moins qu’une organisation fédérale. Le fait que les États membres ont transféré volontairement et librement une partie de leur souveraineté au profit de l’Union européenne peut indiquer que sa structure s’apparente à celle d’un État fédéral, mais compte tenu du fait que les compétences des institutions sont limitées à certains domaines et aux objectifs déterminés par les traités, elles ne correspondent pas forcément à celles d’un État fédéral (diplomatie, sécurité, défense, etc.). L’Union européenne ne possède pas la capacité de se doter de nouvelles compétences ; seuls les États peuvent lui en transférer. L’Union européenne n’est pas fédérale même si elle dispose de certaines prérogatives qui s’y apparentent comme la monnaie et la Banque centrale européenne.

Unique en son genre, la supranationalité de l’Union européenne a été définie par les traités, puis par la jurisprudence."

Il serait bon de se souvenir de cette "définition" de l'Union Européenne pour éviter d'entendre des errements qui ne sont pas toujours involontaires.

 

L’Union Européenne avance lentement mais concrètement. La décision importante du Conseil d’État du 3 mai 2023 le confirme.

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