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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 09:54

Les-Sables-Chateau-olonne-vues05826.jpg

 

Quels élus pour quelle société ?

 

1 ère partie

 

Marqués par notre histoire…et l’entrée au 21 ème siècle au Pays des Olonnes

 

            A un moment de notre histoire où le citoyen s'interroge chaque jour un peu plus sur la capacité de nos élus à gouverner et sur la pertinence du découpage cadastral de nos institutions, il n'est sans doute pas inutile, avant toute conclusion hâtive, de faire un bref retour sur un siècle de notre histoire locale en la matière.

 

            Le début du 20ème siècle au Pays des Olonnes est fortement marqué par la présence de trois classes sociales. En premier lieu : la bourgeoisie où l'on retrouve les professions libérales parmi lesquelles figurent en priorité les armateurs et les patrons d'entreprises ayant presque toutes un lien avec l'activité maritime hormis celles de maçonnerie. Puis, vient la classe ouvrière, la plus représentative en nombre, avec une forte contingence dans les chantiers navals, les conserveries et les zones industrielles de la Cabaude, de la Garlière etc... En troisième lieu, l'on retrouve la classe paysanne, constituée le plus souvent de maraîchers et de métayers et dont une poignée de familles d'aristocrates se partagent les terres. Peu représentative en nombre, mais majoritaire en Vendée, ancrée solidement sur le territoire (on est paysan de père en fils), fidèle à not' maître (le propriétaire) et à la religion dont l'impact est également important, cette classe paysanne constitue un véritable bastion politique à part dont tous les courants politiques ont à tenir compte.

 

            A cette période, il n'y a presque rien à attendre d'une évolution sociologique puisque l'on se marie presque exclusivement entre personnes de même classe. Pour les ouvriers, on trouve le plus souvent son "double" au sein de la même entreprise et du même quartier d'où la concurrence qui s'exerce entre les jeunes hommes et les bagarres fréquentes entre eux ou entre quartiers par exemple des Sables et de la Chaume. Quant aux paysans, on se marie au mieux à portée de vélos ou de carrioles à cheval d'où le cousinage important que l'on retrouve encore aujourd'hui.

 

            Et, pendant toute cette période, quelle sera l'évolution de nos élus de par leur appartenance sociale, politique et leur façon de gérer ? Les maires locaux de droite sont issus de la bourgeoisie ou de l'aristocratie notamment pour les communes rurales alors que les maires d'appartenance à des mouvements de gauche proviennent essentiellement du milieu de la fonction publique. Les méthodes de gestion sont radicalement opposées. La lutte des classes très en vogue se traduit au niveau communal par la priorité donnée à un système éducatif que l'on sait dévoué à sa cause. Ce même système "intégriste" on le retrouve également dans le domaine du sport, des amicales diverses etc.. Les manifestations obéissent aux mêmes règles. Pour les uns on affiche la couleur dans les rues lors des Fête-Dieu, pour les autres ce sera l'ampleur exceptionnelle donnée à la fête nationale du 14 juillet. On est républicain ou catho, mais très rarement les deux. De plus, la royauté au pouvoir n'est pas encore très loin et les nostalgiques du système encore nombreux.

 

            A partir des années 1950, la mécanisation des travaux agricoles, le développement massif de l'industrie et la volonté de la jeunesse rurale de s'affranchir de certaines contraintes vont entraîner un véritable bouleversement dans toutes les couches sociales. Avec cette évolution, les différences de niveau social s'estompent peu à peu et une nouvelle classe moyenne apparaît. Les paysans se retrouvent de plus en plus dans les usines. Les rapports humains se modifient au point de voir poindre une meilleure égalité de chance, avec le prolongement de la vie scolaire. Des couples se forment entre personnes de classe sociale différente, une pratique religieuse en diminution mais choisie et non plus contrainte. Nous basculons d'une société de tradition et de servitude à une société libérale qui tourne résolument le dos au passé notamment dans le domaine des moeurs et de l'accès aux loisirs

 

à suivre « la gouvernance nouvelle »

 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 10:32
Résultats à Château d'Olonne

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election régionales 2ème tour 2010 03 210001
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 16:42


Cérémonie du Souvenir à Château d'Olonne

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Remise de médailles aux "anciens"









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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 22:10
Suite de ABSTENTION : élections régionales 14 mars 2010




             ABSTENTIONS : un malaise citoyen à soigner. Comment ?

 

1)      D’abord il faut redorer le blason de l’ÉLU : on ne peut plus laisser dire "tous les élus sont pourris "! Ce type de cliché est liberticide.
 

Dans les 36 .000 communes, au Conseil Général, au Conseil Régional, au Parlement... il y a la quasi unanimité d’honnêtes citoyens élus dévoués à l’intérêt général ; de ceux-là on parle peu ; certes,il y a aussi les brebis galeuses ; les média en font la une, à chaque "scandale"...même quand l'action judiciaire se termine par un non-lieu ! et ainsi se ternit l'image de marque de l'élu...les media jouent à l'apprenti sorcier...car quand la fonction élective sera totalement salie...l'abstention sera à 60,% 70% ...et les aventuriers de tous bords pourront accéder au pouvoir...et s'attaquer à ce qui les gêne : les libertés dont, en premier, la liberté d'expression et donc celle de la presse et de tous média.

 

Certes, cette infime minorité d'élus indignes bénéficie trop souvent d’une clémence coupable de la JUSTICE et cela a pollué l’image de marque des dizaines de milliers d’autres élus. Un élu pris la main dans le sac, jugé, condamné ose se représenter ! C’est une gifle à l’électeur honnête et aux élus honnêtes !

 

2)      le cumul des mandats est lui-même suicidaire par rapport à la crédibilité que le citoyen accorde à son élu : compte tenu des engagements énormes que font l'Etat et les  collectivités brassant des millions d’euros, l’élu doit pouvoir se consacrer en toute indépendance à sa fonction toujours plus complexe…à condition que celle-ci ne soit que temporaire ! à condition que l'élu n'ait pas à subir la tentation à laquelle il n'a pas la force de résister !

 

3)      si le but de l’élu est de se faire réélire n+1 fois, il n’est plus au service du citoyen mais à celui de sa carrière et cela le citoyen abstentionniste (deux mots difficiles à mettre cote à cote) le sait et ainsi le citoyen peut justifier son manquement à son devoir d'aller voter.

 "En principe, le fait d’être élu n’est pas un métier en soi. Il s’agit d’une fonction temporaire attribuée par les électeurs à une personne choisie par eux. Ce principe remonte à la Révolution, pendant laquelle on insistait sur la nécessité que les élus ne transforment pas en profession une charge honorifique confiée directement par les citoyens. Le principe demeure",....mais la pratique actuelle ?
 

4)      donner aux élus les moyens d’exercer leurs fonctions en toute indépendance, sans cumul de mandats avec les moyens pour les élus en fin de mandat de sortir de leurs fonctions électives.

 

 

Pour revaloriser le bulletin de vote au moins quatre mesures s’imposent :

 

Œuvre pédagogique : apprendre aux français leurs droits et leurs devoirs. VOTER c’est un devoir pour sauvegarder nos libertés et contrôler le mandat donné aux élus. Le droit de vote existe...aller voter, c'est sauvegarder la liberté que constitue le droit de s'exprimer par le bulletin de vote, 

 

Limitation du nombre des mandats dans leur durée et dans leur nombre ; le non renouvellement du personnel politique est une cause d’abstention…donner dans des élections aux appareils politiques trop de pouvoirs et trop de moyens pour choisir les candidats qui se présenteront n'est pas une bonne chose dans le contexte actuel,

 

Responsabilisation des élus sanctionnables sévèrement, de manière exemplaire, lorsqu’ils sont défaillants,

 

Contrôle permanent du mandat donné aux élus par les citoyens qui, eux aussi, par leur passivité deviennent complices des déviances qu’ils reprochent à leurs élus…dans toutes les collectivités d’importance l’opposition et les citoyens doivent pouvoir interpeller leurs élus et recourir en toute indépendance, par des voies de droit, à la mise en œuvre du contrôle de légalité des décisions prises. Donner un mandat à un élu, ce n'est pas donner un chèque en blanc !



QUOIQU'IL EN SOIT LE DIMANCHE  21 MARS...allez voter !

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:29

ABSTENTION : divorce entre le citoyen et SES élus ?

 

Oui, plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé pour le premier tour des élections régionales de ce dimanche 14 mars 2010.

 

Une Association citoyenne comme la nôtre ne peut laisser passer l’événement sans s’interroger, sans vous interroger. 

 

L’abstention n’est pas un mode d’expression démocratique puisqu’à ce niveau de dimanche dernier c’est la minorité qui décide pour la majorité.

 

 

53,6% d’électeurs abstentionnistes…et d’ailleurs pourquoi les autres 46,4 % d’autres se sont-ils déplacés aux urnes ?

 

Terrible, cet article diffusé sur Internet : « j’irai voter lorsque les élus feront leur devoir »

 

Aujourd’hui pour ce scrutin nous constaterons que toutes les bonnes raisons  se cumulent pour expliquer ce désintérêt des citoyens pour leur droit et leur devoir de voter :

 

1) Les « Régions, collectivités territoriales » sont méconnues des citoyens…60 % des français ne connaissent ni leur Président de Région ni la couleur politique de leur Conseil Régional ; alors un conseiller régional à quoi cela peut- servir ?

 

2) Au niveau du citoyen, il n’y a pas le sentiment d’un enjeu réel dans des élections régionales comme il peut y en avoir pour l’élection des députés et du Président de la République,

 

3) Il y a trop d’élus et candidats  se disputant des sièges qui doivent être rentables puisque les professionnels de la politique se précipitent pour se faire élire et cumuler mandats et honneurs…et quand un Pays en arrive à ce type de raisonnement il y a ce fameux danger de dérive… « élus tous pourris »…et c’est la démocratie qui est en DANGER,

 

4) Régionales, cantonales, européennes, municipales, députés, sénatoriales pour certains, prud’homales, professionnelles…trop d’élections tuent l’élection et à cela il faut ajouter que le bulletin de vote déposé dans l’urne ne sert à rien puisque nombreux sont ceux qui pensent qu'après l’élection rien ne change ! Donc pourquoi voter ?

 

5) Les promesses électorales répétées mais oubliées dès le scrutin passé ont décrédibilisé le pouvoir du bulletin de l’électeur. Est-ce une raison pour celui-ci pour ne pas utiliser son droit de vote et de créer  le  danger de laisser le champ libre à tous les extrémismes ? Ceux-ci peuvent ainsi semer leurs fanatismes sur un terrain fertile.

 

Face à cette situation un citoyen responsable se doit de réagir…

 

(à suivre... pour des projets de solutions )

 

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 15:13


Budget de la REGION :

Il vient d'être voté et vous pouvez imaginer son importance :

- 1,4 milliard d'euros
dont :
766 millions d'euros en fonctionnement
629 millions d'euros en investissement

Il est bon de rappeler ces chiffres et l'enjeu électoral et citoyen.

Comme il est bon de diffuser le tableau de la Documentation Française justement repris par OUEST France

Bonne réflexion à vous

compétence région dép communes0001




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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 12:34

Jacques ATTALI

On n'aime, on n'aime pas...des voeux pas ordinaires

Mais nous pensons que s'arrêter 2 minutes pour prêter attention à cette réflexion n'est peut-être pas inutile.



Naturellement, on pourrait en ce début d'année, et c'est notre tendance naturelle, faire la liste infinie des événements épouvantables dont on peut craindre l'avènement. Et celle, moins longue, de ceux qu'on peut espérer voir se réaliser.

Il est  dans l'air du temps, en particulier dans  l'Europe d'aujourd'hui, de faire d'abord la liste des catastrophes, personnelles et collectives. Moins pour s'y préparer et  tenter de les éviter, que pour jouir, inconsciemment, de ces risques, qui menacent, pense-t-on, surtout les autres; et pour profiter au mieux, égoïstement, de cette situation de rescapés provisoires, ce que nous sommes tous, en fait, chacun à notre facon.

Faire la liste des événements positifs semble moins intéressants. Soit parce que, pour certains, on ne peut en rien aider à leur avènement et qu'on a alors le sentiment qu'en parler n'apporterait rien. Soit parce qu'on y peut quelque chose, et qu'on est immédiatement culpabilisé de ne pas tout faire pour les  aider à se matérialiser. Car telle est la nature humaine: idéaliste et paresseuse, lucide et résignée. En particulier dans les vieux pays où nous sommes.

Ainsi, ce continent, l'Europe, aborde t-il, depuis deux décennies, chaque année nouvelle avec le délicieux  et angoissant (délicieux parce qu'angoissant) sentiment de glisser sur la pente d'un déclin inévitable.  Et c'est bien le cas: car le fait même de le vivre ainsi rend vraisemblable ce déclin, ce déclassement, pour soi comme pour les autres. Une fois de plus, l'idéologie précède et conditionne la matière.

Il est encore possible d'éviter ce destin, sans en passer, comme trop souvent en Europe, par des épisodes violents. Il faudrait pour cela que chacun accepte de mettre en œuvre dès aujourd'hui trois principes simples :

1.  Avoir un projet personnel. Un projet ambitieux, et réaliste à la fois. Pour vouloir changer quelque chose dans sa vie, personnelle ou professionnelle. Cela peut être un projet de respect de soi (santé, forme, esthétique), de formation (professionnelle ou personnelle), de réalisation d'une aspiration. Cela peut être un projet purement égoïste. Cela conduira  chacun de nous  à réaliser que l'année qui commence est unique et que ce qu'on n'y accomplira pas ne le sera jamais. Cela conduira aussi à se fixer des objectifs précis, concrets, vérifiables. Et à vérifier honnêtement, à intervalles réguliers, la façon dont on les atteint.

2. Ne rien attendre de personne pour  réaliser ce projet. Parce que l'indifférence des autres est le plus vraisemblable et qu'on doit tout faire pour ne pas avoir besoin d'eux, pour vivre comme si on n'avait rien à espérer de qui que ce soit. Ni de ses proches, ni de ses employeurs, ni d'un parti politique, ni d'un syndicat, ni d'un gouvernement. Rien. Radical changement, qui ne conduit à chercher de ressort à son destin qu'en soi même, en sachant que  tout ce qui viendra  du monde viendra en plus.

3. Trouver du plaisir à être utile aux autres, même sans rien n'attendre d'eux; au moins dans un cercle restreint, sinon plus largement. Cela passera par un comportement civiquement, éthiquement, écologiquement et socialement responsable. Et plus largement, par un engagement dans l'action publique; sans rien espérer en retour. Pour jouir du plaisir égoïste de faire plaisir.

Si nous osons être  nombreux dans cet état d'esprit, sans attendre que les autres le soient pour l'être soi-même, alors, 2010 sera magnifique.

Jacques Attali

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 12:01

A Château d'Olonne, le Maire avait voulu baillonner Marianne


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Vous vous souvenez du Conseil Muniicpal de Château d'Olonne en septembre où le Maire a interdit aux castelolonniais de se prononcer sur la fusion des 3 Communes rendant le vote des deux autres communes sans signification : une "votation simulacre"

Rappellez-vous :

PROCEDURE LIBERTICIDE
CONSEIL MUNICIPAL Château d'Olonne extraordinaire FUSION DES COMMUNES : Château d'Olonne, Olonne sur Mer, Les Sables d'Olonne

La procédure engagée  aux frais  du contribuable contre l'opposition a été  perdue par le Maire.

Il restait un doute puisque l'affaire n'avait pas été jugée au fond.

Sauf que le Préfet vient de "rétablir" le droit d'expression de l'opposition dans ce courrier du 28 décembre...l'opposition peouvait et peut publier les documents sous sa responsabilité et le Maire ne pouvait par un référé interdire cette communiciation...une bien maigre victoire en fin d'année.

Qu'en 2010 la démocratie locale soit rétablie au sein de la Municipalité : nous espérons que le Maire dans ses voeux n'oubliera pas celui-ci et tiendra ses promesses.

Les nôtres :
être au service de nos concitoyens et veiller 

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