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31 mai 2023 3 31 /05 /mai /2023 11:53
COUR DES COMPTES : UN LANCEUR D'ALERTE INAUDIBLE ET POURTANT QUELLE MINE INEXPLOITÉE D'INFORMATIONS

COUR DES COMPTES : UN LANCEUR D'ALERTE INAUDIBLE ET POURTANT QUELLE MINE INEXPLOITÉE D'INFORMATIONS

 

 

 

 

LE JOUR DE L’AVANT-DERNIER JUGEMENT : QUAND NOS GOUVERNANTS DEVRAIENT RENDRE DES COMPTES AU PEUPLE N’ARRIVERA-T-IL JAMAIS ?

 

Prises illégales d’intérêts, favoritismes, délit d’initiés, dilapidation et détournements de fonds publics...au Pouvoir, certains ils pillent l’État donc nous, les citoyens dans l’indifférence.

Jusqu’à maintenant règnent sur la cinquième République au moins deux secrets de Polichinelle : l’origine de la fortune de certains dirigeants de la Cinquième République et plus complexe la part qui incombe à de réelles combines et celle qui provient de l’incompétence et de la naïveté de certains élus et autres proches du pouvoir.

 

DES SECRETS PUBLICS : SCANDALES AREVA, CRÉDIT LYONNAIS, ALSTOM, LES CHANTIERS DE L’ATLANTIQUE STX France...

Ces secrets n’ont pas besoin d’être gardés car il sont connus de tous ceux qui le veulent.

En effet, il suffira d’être un tout petit peu curieux : d’une part, de se replonger dans les ouvrages publiés de chroniqueurs réels investigateurs, fouineurs et d’autre part, dans les documents publics d’abord ceux de la Cour des Comptes que malheureusement personne ne lit et où sont épinglés les petits et grands truands de cette République.

Vous souvenez-vous avoir lu ou parcouru des extraits parus dans toute la presse « Mitterrand et les 40 voleurs » ? Vous souvenez-vous des nombreux documents sur les affaires du Crédit Lyonnais sur lequel le rapport de la Cour des Comptes nous dévoile avec son style aseptisé le mécanisme qui a fit perdre des milliards à la France sur la période 1978 à 1993.

Mais la Cour des Comptes n’est que le Juge Suprême des Comptes mais il n’est pas juge des hommes ?

https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/Le-groupe-Credit-Lyonnais-exercice-1978-1993.pdf

On n’est pas dans le domaine du fantasme ou de la délation ou de la diffamation...la Cour des Comptes le rappelle dans l’avant-propos de son rapport de 1995 page 1.

« Le contrôle de la Cour s'exerce sur des comptes arrêtés : il intervient donc nécessairement a posteriori, ce qui permet au demeurant d'appuyer les conclusions sur des faits vérifiés et des documents incontestables.

Nous pourrions écrire aussi des dizaines de pages sur le couple infernal Anne LAUVERGEON (Atomic Anne), une dame très proche de François MITTERRAND et son mari Monsieur Fric (cela ne s’invente pas) qui cumulent les mises en examen tous deux mais jamais jugés...On pourrait remonter jusqu’aux années 1990 ! et nous sommes en 2023 ?

Jamais sur ces dossiers, le ménage n’a été réellement inquiété ni même la vérité étalée même si une certaine Justice a été et demeure saisie. Là au moins le secret de l’instruction est bien gardé !

Nous devrions aussi évoquer d’autres dossiers où des milliards de la richesse du Pays se sont envolés...

 

RESTONS LES PIEDS SUR TERRE : LES MILLIARDS VOLÉS AUX FRANÇAIS PAR DES FRANÇAIS CELA N’INTÉRESSE PERSONNE !

Ils nous permettent simplement de rappeler à nos concitoyens que :

  • La France est un pays riche, très riche mais  un peu pillé par certains.
  •  Que le désintérêt des français pour la politique est le fruit pourri d’un système qu’il faudra bien un jour remettre en cause,
  •  Que les médias ont un pouvoir limité pour dire ce qui ne va pas et un pouvoir illimité pour parler de ce qui ne devrait intéressera personne. Nous sommes tous manipulés depuis la nuit des temps où à Rome déjà il se disait :

« Ces Romains si jaloux, si fiers (…) qui jadis commandaient aux rois et aux nations (…) et régnaient du Capitole aux deux bouts de la terre, esclaves maintenant de plaisirs corrupteurs, que leur faut-il ?

 Du pain et les jeux du cirque. ! »

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18 mai 2023 4 18 /05 /mai /2023 20:41
L'ÉLYSÉE INAUDIBLE, L'ASSEMBLÉE NATIONALE DÉCRÉDIBILISÉE...LE PEUPLE NE CROIT PLUS EN SON ÉTATL'ÉLYSÉE INAUDIBLE, L'ASSEMBLÉE NATIONALE DÉCRÉDIBILISÉE...LE PEUPLE NE CROIT PLUS EN SON ÉTAT

L'ÉLYSÉE INAUDIBLE, L'ASSEMBLÉE NATIONALE DÉCRÉDIBILISÉE...LE PEUPLE NE CROIT PLUS EN SON ÉTAT

 

 

 

 

UNE ADMINISTRATION BLOQUÉE, INCOMPÉTENTE MAIS TOUTE PUISSANTE...LA DÉLIQUESCENCE DE L'ÉTAT

La France est le seul pays au monde qui peut se permettre de détourner 56 % de sa richesse nationale produite au profit d’un État dépensier et impuissant voire honnis.

Nous donnons ci-dessous quelques exemples au niveau du vécu, du quotidien qui expriment clairement pourquoi les français n’en peuvent plus et pourquoi les fonctionnaires au service du citoyen deviennent victimes expiatoires du courroux souvent justifié du citoyen qui se présente « au guichet ».

Vous aurez aisément d’autres exemples d'expériences malheureuse avec les aides au logement, les primes promises et dont l’utilité est contestable...

 

9 MOIS POUR LA DÉLIVRANCE DE LA CARTE D’IDENTITÉ

C’est une décision de l’État d’imposer au citoyen la nouvelle carte d’identité sauf que l’État, ce monstre français anonyme et irresponsable, n’a pas mis les moyens humains et matériels pour faire face à ses obligations.

Il envoie donc ses agents des collectivités territoriales au casse-pipe face aux citoyens révoltés et ou désabusés par encore un service public incapable de répondre à la demande citoyenne.

La France est ce pays moderne où il est demandé au citoyen de pouvoir justifier de son identité 24 heures sur 24 et où la satisfaction d’une première demande du Sésame carte d’identité n’est possible qu’après un premier rendez-vous obtenu dans les 2 à 3 mois auxquels il faut ajouter encore 2 à3 mois pour la délivrance du titre.

Avec un peu de chance, le demandeur devra attendre 6 mois...certains malchanceux en ont eu pour 9 mois et plus.

 

JUSTIFIER DE SON IDENTITÉ AUPRÈS DE SA BANQUE AVEC UNE PIÈCE D’IDENTITÉ À JOUR...À CONDITION QUE L’ÉTAT METTE DES MOYENS HUMAINS ET MATÉRIELS POUR QUE LE CITOYEN PUISSE ACCOMPLIR DES FORMALITÉS SIMPLES

Pour une ouverture voire une fermeture de compte dans une banque il faut maintenant présenter sa carte d’identité à jour (non périmée) .

Le conseiller de la banque fait alors souvent à l’insu de son client une copie de la carte d’identité qu'l lui a demandée.

Comme cela, ledit conseiller de la banque peut justifier à sa hiérarchie qu’il a fait le nécessaire pour la mise à jour du compte client...Par contre, le client n’a aucune garantie de l’usage qui sera fait des informations ni des informations soustraites au client au nom d’une circulaire qui a trait au terrorisme et au blanchiment d’argent !

La seule chose sûre c’est que ces informations sont redirigées vers les services fiscaux !

 

UN RÉSULTAT FABULEUX : L’ÉTAT IMPOSE DES OBLIGATIONS AUX BANQUES MAIS LE MÊME ÉTAT EST INCAPABLE DE DONNER À SES ADMINISTRATIONS LES MOYENS POUR METTRE EN ŒUVRE CE QU’IL A ÉDICTÉ

Ainsi, nous aboutissons à ce résultat fabuleux...l’État impose au banquier de fournir toutes informations sur ses clients dont l’identité qui doit être est justifiée par un document que le même État est incapable de fournir dans des conditions décentes.

On devrait en dire aussi en constatant avec tristesse le délabrement de la Justice en France...face à l’insécurité croissante, il y a effectivement une forte pression populaire pour demander aux Magistrats d’appliquer la loi y compris et, particulièrement pour les récidivistes, en appliquant effectivement le Code Pénal aux auteurs de délits et crimes sanctionnés par l’incarcération...mais à quoi cela peut-il servir s’il n’y a pas de places suffisantes pour recevoir dans les prisons prévenus et condamnés ? Pas de personnel pénitentiaire suffisant pour encadrer les délinquants incarcéré, pas de place..ainsi va la Justice en France en 2023 !

 

MAIS OÙ PASSE DONC LA RICHESSE PRODUITE PAR LES FRANÇAIS ET PRÉLEVÉE PAR UN ÉTAT TENTACULAIRE ET IRRESPONSABLE ?

Le citoyen est donc conduit à se poser la question : les budgets de l’État sont augmentés sans cesse, les déficits culminent, la dette s’envole...mais où passent donc les milliards que représentent les 56 % de la richesse créée par la France consommés par un État dépensier, budgétivore incapable d’assumer correctement même les fonctions qui lui sont dévolues ou qu’il se donne : sécurité, continuité des services publics, santé, défense, justice...

La désaffection des français pour leur État est grave. Ils ne croient plus à ses deux composantes du pouvoir : l’exécutif est au plus bas dans les sondages et le législatif s’enfonce dans la médiocrité comme l’atteste le niveau du débat sur les retraites. Le peuple a préféré s’exprimer dans la rue ; il ne fait plus aucune confiance dans ses élus au Parlement. C’est donc une remise en cause des Institutions défaillantes.

Le peuple surtout ne supporte plus que le fruit de son travail soit confisqué par un État toujours plus dépensier mais qui n’arrive pas même pas à assumer ses missions.

Le système démocratique à la française est à bout de souffle. La violence dans la rue devient un mode d'expression du peuple français.

Cette question de l’incompréhensible dépense publique mine le citoyen, le révolte et elle perdure...quoi qu’il en coûte !

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9 mai 2023 2 09 /05 /mai /2023 11:26
JACQUES ATTALI ÉCRIVAIN , PENSEUR, CONSEIL, BANQUIER...

JACQUES ATTALI ÉCRIVAIN , PENSEUR, CONSEIL, BANQUIER...

 

 

 

LE GOUROU JACQUES ATTALI NOUS DONNE UNE LEÇON SUR LA CRISE SOCIÉTALE : UNE ANALYSE CRITIQUE CRUELLE QUI VISE JUSTE ET FAIT MAL

Il n’est pas dans nos us et coutumes d’emprunter à des auteurs le fruit de leur réflexion.

De plus, pour Jacques ATTALI nous avons une réticence naturelle à ne pas trop faire confiance à un écrivain, conseiller à tout va dont 10 ans auprès de François MITTERRAND, président de la Banque BRED, père spirituel du Président MACRON qu’il a porté hâtivement aux nues et dont il s’écarte un peu pour ne pas avoir à supporter le poids des erreurs de son poulain. En un mot,  Jacques ATTALI est le touche à tout de génie qu’on peut admirer et craindre.

Ses réflexions de futurologue ne sont pas à écarter systématiquement.

Dans son dernier éditorial, il s’attaque à notre crise aiguë d’individualisme qui explique, au moins en partie, le mal-être que nous vivons.

Pour comprendre cette évidence, ou au moins cette menace, il faut en revenir aux éléments fondamentaux de nos sociétés modernes, démocratiques ou non, où domine l'économie de marché : elles sont toutes fondées sur l'apologie de la liberté individuelle :

« chaque citoyen y est poussé à se concentrer sur sa sphère individuelle, sur son bonheur personnel, et à ne pas se préoccuper des enjeux collectifs ».

Chaque membre d'une telle société est incité à ne se préoccuper que de lui-même et à se concentrer sur la façon dont il peut gagner les moyens de satisfaire ses propres besoins et ses désirs les plus individualistes, qu'il s'agisse de consommer des biens matériels, de voyager, de s'exprimer, ou de choisir librement sa forme de bonheur, en étant autorisé à le trouver où il veut, en changeant d'avis autant qu'il veut sur ce qu'il désire, et même sur ce qu'il est.

 

LE DROIT DE CHANGER

Dans ces sociétés, qui ne se limitent pas aux démocraties formelles, et qu'on retrouve aussi dans les dictatures de marché, chacun a donc le droit d'exercer sa liberté individuelle sous toutes les formes, ou presque. Il a, en particulier, dans un très grand nombre de domaines, le droit de changer d'avis, ce qui est la forme élémentaire de la liberté.

Il peut ainsi changer de produit qu'il consomme, d'employeur, d'employé, de banque, de logement, de partenaire sentimental ; et, dans celles de ces sociétés qui se veulent des démocraties, il a aussi le droit de changer d'opinion politique et de vote. Et même de changer de lieu de résidence, et de nationalité.

 

LA SOIF DE CHANGER GÉNÈRE LA TYRANNIE DE LA LIBERTÉ

Cette tyrannie aussi des limites : elle ne respecte ni tradition, ni patrimoine, ni acquis ; elle empêche de construire quoi que ce soit de durable.

Aussi, la société la freine-t-elle en dressant devant elle deux obstacles : un obstacle juridique (le contrat) et un obstacle moral (la loyauté). Le contrat est un frein à l'exercice de la liberté puisqu'il fixe les conditions et la durée d'un accord entre deux personnes ou deux entités. La loyauté en est le pendant éthique, qui interdit, moralement, de trahir celui avec qui on vient de s'engager, par une promesse ou un serment.

Aujourd'hui, sous la pression tyrannique de la demande de liberté, ces deux obstacles commencent à s'affaiblir : la durée des contrats est de plus en plus brève, qu'il s'agisse des contrats de travail ou de logement ; et même de contrat sentimental. Et la loyauté est de plus en plus ressentie comme un obstacle à l'exercice du libre arbitre.

Aussi, au total, de plus en plus de gens se conduisent, dans les entreprises, comme des mercenaires déloyaux, prêts à changer d'emploi dès que les conditions dans une autre entreprise apparaissent meilleures. De même, ils sont prêts à rompre un lien affectif dès que les conditions d'un autre partenariat sentimental ou sexuel leur semblent plus attractives.

 

LA FIN DE LA LOYAUTÉ

Plus encore, au-delà de la loyauté à l'égard de ses partenaires les plus directs, disparaît la loyauté à l'égard de ses concitoyens, comme on le voit avec le manque de respect pour le paiement de l'impôt, ou pour la propreté des bâtiments publics ; et pire encore, s'efface la loyauté la plus importante, en même temps que la plus abstraite : la loyauté à l'égard des générations futures, dont on ne finance pas les retraites, dont on détruit l'environnement, et à qui on s'apprête à laisser des dettes abyssales.

Aucune organisation ne peut fonctionner sans un minimum de loyauté entre ses membres : Imaginer une société, une entreprise, une famille, composée de mercenaires déloyaux capables de tout quitter pour gagner un peu plus, pour obtenir un meilleur statut, ou une meilleure situation sexuelle ou sentimentale. Imaginer plus encore ce qui pourrait se passer, ce qui se passera, quand les intelligences artificielles ne seront plus loyales à leurs créateurs. Aucune famille, aucune entreprise, aucune nation, aucune civilisation ne pourra survivre. C'est même la plus grande leçon de l'histoire : pas de vie sans loyauté.

CONCLUSION

Il est urgent de revenir, par le droit et la morale, à ce principe si ancien de la chevalerie qui avait, sans aucun doute, sa raison d'être.

Pour notre conclusion que nous voudrions partager avec vous c’est que  parfois il est sage de lire ou écouter ceux qui ont le don d’exprimer l’origine du mal-être même si cela peut faire mal.

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7 mai 2023 7 07 /05 /mai /2023 18:31
8 MAI 1945 - 8 MAI 2023 : COMMÉMORATIONS

DEVOIRS DE MÉMOIRE : COMMÉMORATIONS DU 8 MAI 1945

 

Il serait bon pour nous tous, ébranlés dans nos convictions et perdus dans un monde où les valeurs ne sont plus des certitudes, de faire de ce 8 Mai un devoir : perpétuer la vie de l’histoire de France auprès des jeunes. Nous devons à nos pères, à nos grands-parents notre liberté et la notion du sacrifice pour un bien commun « LA PATRIE », LA NATION FRANÇAISE.

 

Ce 8 mai 2023, nous commémorons deux évènements de 1945: d’une part, la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et d’autre part, la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l'annonce de la capitulation de l'Allemagne.

Cette guerre qui a mobilisé 100 millions de combattants aura duré 6 ans et 1 jour (1er septembre 1939 au 2 septembre 1945).

Elle ne se terminera officiellement que le 2 septembre 1945 sur les théâtres d'opération dans le Pacifique avec la reddition sans condition du Japon.

Des mesures exceptionnelles ont été prises par le Gouvernement pour que ce 8 mai 2023 ne soit pas vampiriser par des tentatives de manifestations et reste digne d’un hommage de la France à ses sacrifiés. Que pour ce 8 Mai 2023, la raison l'emporte sur les idéologies aveugles et meurtrières.

 

N’oublions pas nos héros maintenant souvent retombés dans l’anonymat pour sauver une juste conception de la Liberté. On la leur doit. 2023, la guerre s'installe en EUROPE, n'oublions pas non plus : la paix, la liberté, la dignité humaine, la solidarité ont un prix, celui du sang versé. C'est pour cela qu'il faut se souvenir.

 

 

COMMÉMORATIONS AU PAYS DES OLONNES

 

 

9h30 à Château d’Olonne Place du Cimetière, monument aux morts

9h45 Place de la Liberté au Centre-Ville des Sables d’Olonne

11 h Stèle de la Jarrie prés de la Mairie Annexe d’Olonne sur Mer

 

MESSAGE

de Monsieur Sébastien LECORNU, ministre des Armées

et de Madame Patricia MIRALLES, secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire

 

à l’occasion du 8 mai 2023

 

8 mai 1945, il y a 78 ans : l’Allemagne nazie capitule devant les Alliés réunis à Berlin. C’est la Victoire.

Ce jour-là, les forces de la liberté triomphent non seulement contre une armée, mais aussi contre une idéologie qui écrasait l’Europe et la liberté de ses peuples. Après six années de guerre, l’écho de l’Armistice se répand partout sur le continent, apportant aux peuples la joie de la Libération, et la fierté d’avoir vaincu.

Après six années de terreur, la lumière se lève enfin sur tout un pays, révélant à la fois l’opprobre de ceux qui ont collaboré, et le courage de ceux qui ont résisté pour permettre la Victoire.

Il y a 80 ans, l’année 1943 fut une année terrible. La répression s’accroît, l’extermination des Juifs d’Europe et des opposants au régime nazi bat son plein. Pourtant, le cours de la guerre change. A l’Est, les armées nazies ont perdu la bataille de Stalingrad. Au sud, les Alliés ont débarqué en Afrique du Nord. Ils le feront bientôt en Italie. La Corse est libérée en septembre. Nos outre-mer se distinguent dans les trois océans et notamment dans les Antilles et en Guyane par la Dissidence opposée à Vichy. La deuxième division blindée du général Leclerc est créée, elle débarquera quelque mois plus tard en Normandie, avant de libérer Paris, puis Strasbourg. Il n’y a plus une parcelle de notre territoire où l’on ne compte de résistants à l’occupant.

Chacun peut ressentir que le destin des armes a basculé. Même si la lutte sera encore longue : « L’épreuve présente n’est pas terminée, mais voici qu’au loin se dessine la fin du pire drame de notre histoire », indique le général de Gaulle aux Français libres et aux Français occupés dans son message du 14 juillet 1943.

La Résistance s’unit partout en France, et, sûre de l’issue finale du combat, s’engage dans l’élaboration de ce qui réunira les Français après la guerre. Les ombres qui pèsent sur le destin de la Nation s’éclaircissent assez pour qu’un dessein pour la France d’après-guerre puisse commencer à être tracé.

Avec la fin du conflit apparaissent de nouveaux défis pour reconstruire l’Europe, pour renouer avec la démocratie et pour soutenir nos soldats qui poursuivent le combat dans une guerre qui n’est pas encore achevée en Asie. Il faudra enfin tirer les conséquences des échecs militaires de 1940 pour renforcer les armées de la France face aux menaces qui la visent. Hier comme aujourd’hui, c’est un combat que nous ne devons pas perdre de vue.

Avec la Victoire, vient aussi le retour des prisonniers, des déportés et la longue attente de ceux qui ne reviendront pas, ayant sacrifié leur vie pour notre liberté. Enfin, il y a tous ceux que plus personne n’attend, car ils ont été déportés par familles entières dans des convois vers l’Est, qu’un holocauste achevait.

Écoutons les survivants et les vétérans qui nous transmettent la mémoire de leurs compagnons, pour que leur témoignage ne disparaisse pas avec eux et qu’il inspire ceux qui s’imaginent leur liberté pour définitivement acquise.

Souvenons-nous enfin du sang versé : il fut le prix de notre liberté. Mourir pour que d’autres puissent vivre libres : c’était le prix exorbitant dont plus de 10 millions de soldats alliés se sont acquittés. Un prix qui, hier comme aujourd’hui, augmente à chaque renoncement, à chaque fois que nous oublions notre passé.

Au bout, le 8 mai 1945 offrit la plus grande gloire du monde aux femmes et aux hommes qui n’avaient pas cédé. La Victoire leur offrit la liberté.

Vive la République.

Vive la France.

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1 mai 2023 1 01 /05 /mai /2023 16:06
LE MULTIPARTISME EN ESPAGNE, SONDAGES AVANT LES ÉLECTIONS DE FIN 2023 : UNE DÉMOCRATIE "DÉCENTRALISÉE" ET UNE MONARCHIE PARLEMENTAIRE

LE MULTIPARTISME EN ESPAGNE, SONDAGES AVANT LES ÉLECTIONS DE FIN 2023 : UNE DÉMOCRATIE "DÉCENTRALISÉE" ET UNE MONARCHIE PARLEMENTAIRE

 

 

 

LE RÉGIME DE DÉMOCRATIE PARLEMENTAIRE, CELA SE MÉRITE

Après le long règne du franquisme qui a suivi la terrible guerre civile (1936/1939) en Espagne, et qui s’est achevé en 1977, la transition du régime du Général Franco à la « monarchie démocratique » fut une réussite de passage en douceur : évolution sans les dégâts d’une révolution.

Nul ne conteste aujourd’hui que le régime installé en Espagne est de type démocratique assez décentralisé avec des provinces plus ou moins autonomes et un pouvoir central peu contesté (sauf par ces crises d’autonomisme comme celles qui agitent encore la Catalogne).

Mais en matière de régime démocratique, rien n’est jamais gagné : la démocratie et le régime de libertés qui en découle, cela se mérite. C’est aux citoyens de veiller à le défendre.

 

LE MULTIPARTISME N’EST PAS SANS DANGER POUR UNE DÉMOCRATIE

L’Espagne est donc une monarchie parlementaire pluripartiste où le roi est le chef de l'État et le chef de l’exécutif est le président du gouvernement qui est, en principe, chef du parti de la majorité ou de la coalition majoritaire issu des élections des députés.

L'Espagne dispose d'un Parlement comprenant une chambre basse, le Congrès des députés (370), et d'une chambre haute, le Sénat. Les députés comme les sénateurs sont élus pour quatre ans.

Le risque de ce type de démocratie est d’être ingouvernable quand il ne se dégage pas des élections une majorité forte et que c’est une coalition branlante qui gouverne.

Le pouvoir central d’État doit se doter de moyens pour remplir ses « missions régaliennes » : sécurité, justice, diplomatie, finances...

Mais l’État doit assumer cette fonction tout en sauvegardant l’autonomie des provinces mais il doit aussi assumer une certaine péréquation entre les provinces : les provinces riches abondent la cagnotte des provinces plus pauvres. C'est assez difficile à faire admettre ....par les provinces "riches" qui sont tentées par l'indépendantisme. 

Le document ci-dessus donne une idée du multipartisme symbole de la démocratie mais aussi risque de rendre un pays ingérable faute de majorité.

Jusqu’ici l’alternance droite gauche a pu se réaliser sans trop de casse mais elle ne fonctionne qu’avec des compromis pour obtenir au Parlement un majorité pour gouverner. Il y a dans la période actuelle deux partis « majoritaires » le parti socialiste PSOE héritier des républicains et le parti populaire PP plutôt de droite.

Demeure le symbole de l’unité de la Nation qui est représentée par le Roi !

 

LA SITUATION ACTUELLE EN ESPAGNE

La majorité au Parlement espagnol est donc de 175 députés.

L’alliance possible Parti Populaire avec le parti VOX, selon les sondages d’avril 2013, serait donc une coalition possible qui obtiendrait une toute petite la majorité. Le Parti socialiste PSOE actuellement au pouvoir est donné perdant.

Les prochaines élections des députés auront lieu au plus tard en fin décembre 2023

A noter l’existence d’au moins 6 « petits » partis.

Après la période franquiste, les espagnols ont donc dû découvrir et faire l’apprentissage de la démocratie. Nous espérons que cette fin d’année électorale 2023 permettra donc de conforter la démocratie en Espagne et les français devraient aussi décoder le mode de décentralisation de cet État avec des provinces dites « autonomes ».

 

 

UN PETIT BRIN DE MUGUET POUR VOUS...

UN PETIT BRIN DE MUGUET POUR VOUS...

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29 avril 2023 6 29 /04 /avril /2023 19:05
UN SYMBOLE DU TRAVAIL

UN SYMBOLE DU TRAVAIL

 

 

 

LE DROIT AU TRAVAIL : UN DROIT RÉCENT QUI NE PEUT ÊTRE CONTESTÉ

La liberté d’expression qui demeure une liberté fondamentale en France laisse la porte ouverte à tous les abus. Là, où il y a un droit,  il y a, bien sûr, un risque d’abus de droit.

Cela a permis à des égarés d’opposer le droit au travail au droit à la paresse qui se traduit par le droit de vivre aux crochets de la société et donc d’abuser scandaleusement de la solidarité nationale.

Des esprits chagrins et franchement tordus tentent donc de vouloir nous choquer en voulant nous imposer la négation du Droit au Travail ?

Cette tentative démesurément égoïste de la conception de la vie en société ne mérite que le mépris du silence.

En effet, c’est tiré un trait facilement et impunément sur le liant social indispensable et quasiment unanimement reconnu que constitue le travail.

Sous la Seconde République, en 1848, il y eut une grande bataille sur le Droit au Travail lors de l'élaboration de la Constitution qui a mis en exergue la valeur Travail dans 3 articles et a fait du Travail un des fondements de la République  et instituer le devoir de travailler. 

Article IV. - Elle ( La République) a pour principe la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. Elle a pour base la Famille, le Travail, la Propriété, l'Ordre public.

Article VII. - Les citoyens doivent aimer la Patrie, servir la République, la défendre au prix de leur vie, participer aux charges de l'Etat en proportion de leur fortune ; ils doivent s'assurer, par le travail, des moyens d'existence, et, par la prévoyance, des ressources pour l'avenir ; ils doivent concourir au bien-être commun en s'entraidant fraternellement les uns les autres, et à l'ordre général en observant les lois morales et les lois écrites qui régissent la société, la famille et l'individu.

Article VIII. - La République doit protéger le citoyen dans sa personne, sa famille, sa religion, sa propriété, son travail, et mettre à la portée de chacun l'instruction indispensable à tous les hommes ; elle doit, par une assistance fraternelle, assurer l'existence des citoyens nécessiteux, soit en leur procurant du travail dans les limites de ses ressources, soit en donnant, à défaut de la famille, des secours à ceux qui sont hors d'état de travailler. - En vue de l'accomplissement de tous ces devoirs, et pour la garantie de tous ces droits, l'Assemblée nationale, fidèle aux traditions des grandes Assemblées qui ont inauguré la Révolution française, décrète, ainsi qu'il suit, la Constitution de la République.

C'est le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 qui va sceller droit et devoir pour ce "droit au travail "

§ 5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Ce droit fut repris dans la Constitution de 1958.

 

LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME DE 1948 CONSACRE MONDIALEMENT LE DROIT AU TRAVAIL

L’Article 23 de la Déclaration a fondé ce droit avec une volonté presque utopiste :

  1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
  2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
  3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
  4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

 

C'est cette longue démarche que nous honorerons avec respect ce 1er Mai 2023.

Bon week-end quand même!

 

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28 avril 2023 5 28 /04 /avril /2023 14:45
GABRIEL ATTAL, MINISTRE DES COMPTES PUBLICS, LORS DE SA DÉCLARATION

GABRIEL ATTAL, MINISTRE DES COMPTES PUBLICS, LORS DE SA DÉCLARATION

 

 

 

 

ANALYSE D’UNE DÉCLARATION INDIGNE ET INDÉCENTE DU MINISTRE GABRIEL ATTAL

Nous avons retranscrit quasiment in extenso la déclaration Vidéo publiée sur « alertesinfo » en date du 25 avril 2023.

Le Ministre de l'Action et des Comptes publics depuis 2022 est soumis à une obligation de réserve qui, en l’espèce, semble avoir été occultée par Monsieur Gabriel ATTAL.

 

 

EMPÊCHER UN MINISTRE DE CIRCULER SERAIT UNE ACTION VIOLENTE

Gabriel ATTAL, ex socialiste, est Ministre de l'Action et des Comptes publics depuis 2022 et il s’exprime publiquement ainsi :

Il y a de l’inquiétude chez beaucoup de français, de colère chez beaucoup de français...je pense...

 

LES MILITANTS, LES PERMANENTS SYNDICAUX AU PILORI

Il poursuit ainsi :

Après, je fais la part des choses, avec ce que font les militants d’ultra gauche, les permanents syndicaux qui ont des actions qui, parfois font des actions, que je considère comme violente.

Empêcher un ministre ou qui que ce soit de circuler, couper l’électricité dans un quartier ...parfois avec des dommages collatéraux comme un établissement de santé, je considère que c’est des actions qui n’ont plus leur place dans le débat public et dans...y compris dans un moment de tension.

 

CE SONT LES NANTIS QUI MANIFESTENT !

Moi, je fais la part des choses, d’ailleurs ceux qui peuvent se permettre qui ont le temps en pleine semaine, en pleine après-midi d’aller accueillir des ministres pendant 4 heures de 14 à 18 heures ... à priori, ce ne sont pas des français qui travaillent qui ont des difficultés au quotidien pour boucler leurs fins de mois .

C’est pour eux qu’on veut agir et c’est pour eux qu’on veut répondre

 

À PRIORI, POUR LE MINISTRE CEUX QUI VIENNENT MANIFESTER SONT DES PARESSEUX NANTIS

Le dialogue avec ce ministre ne devra pas être facile.

Cette déclaration nous choque énormément et nous vous disons pourquoi ?

 

Le Ministre dit et répète qu’il « fait la part des choses », c’est un comble : stigmatiser, comme il le fait, les représentants syndicaux, les braves et moins braves gens qui viennent  manifester parce qu’ils en ont ras le bol...fait désordre. C’est un manque de recul pour un Ministre.

 

C’est trop facile de jeter l’anathème aux manifestants qui viennent rencontrer un Ministre qui déambule dans une rue en pleine après-midi accompagné de personnalités…ce même ministre ferait mieux de se pencher sur son travail ; le budget, la dette catastrophique...

Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais !...que faisait le Ministre et son escorte dans la rue ?

 

UN MINISTRE DOIT RESPECTER LES REPRÉSENTANTS DES SYNDICATS : LE RÔLE INCONTOURNABLE DES SYNDICATS DE SALARIÉS

Un Ministre ne doit pas  stigmatiser les représentants des syndicats de salariés comme de présumés casseurs. Décrédibiliser par la calomnie les représentants des Syndicats de salariés est une erreur, une faute grave.

En effet, le Ministre devrait se souvenir que les représentants des syndicats de salariés lors de cette crise de la pseudo réforme des retraites, ont permis de canaliser la colère irrationnelle du peuple. Colère que d’ailleurs, il reconnait et accepte dans son propos.

Ces mêmes représentants des syndicats de salariés sont aujourd’hui à la tête des défilés et demain ce seront les mêmes qui seront assis autour la table pour entamer un dialogue nécessaire mais interrompu. Leur fonction sociale est ainsi faite ; un Ministre devrait le savoir.

 Dans un délégué syndical, il y a deux hommes...celui qui est à la tête du cortège contestataire et celui qui s’assied autour de la table des négociations avec la volonté d’aboutir dans les discussions ouvertes.

Nous vous livrons cette réflexion pour enrichir votre week-end.

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27 avril 2023 4 27 /04 /avril /2023 21:22
LA COUR DE L'ÉLYSÉE...LE LOCATAIRE DOIT ÊTRE ENCORE REPARTI EN VOYAGE

LA COUR DE L'ÉLYSÉE...LE LOCATAIRE DOIT ÊTRE ENCORE REPARTI EN VOYAGE

 

ÉTRANGE CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 26 AVRIL 2023 : LA FEUILLE DE ROUTE DE LA PREMIÈRE MINISTRE

 

Nous attendions avec impatience ce compte-rendu mis en ligne seulement ce jour, pour bien saisir ce qu'il faut entendre et attendre de la feuille de route de la Première Ministre Élisabeth BORNE.

Le communiqué est pour le moins laconique :

 

La Première ministre a présenté une communication fixant les priorités du Gouvernement et l'agenda parlementaire pour les mois à venir afin d'accélérer l'action de l'État sur les chantiers prioritaires définis par le Président de la République autour de quatre piliers :

  • le travail, le plein emploi et la réindustrialisation ;
  • la transition écologique ;
  • la construction d'une société de progrès, au travers notamment du renforcement des services publics ;
  • la justice et l'ordre républicain.

La Première ministre a redit aux membres du Gouvernement qu'il leur appartenait de mobiliser leur administration, à l'échelle nationale comme dans les territoires, afin de mettre en œuvre cette feuille de route. Elle a rappelé sa conviction que cette dynamique devrait se construire dans le dialogue avec les partenaires sociaux mais aussi avec tous les élus. Seul un engagement collectif, adapté à chacun des territoires, en expérimentant des réponses nouvelles, permettra d'offrir aux Français les résultats concrets qu'ils attendent.

Après cette annonce suit le long texte suivant qui porte sur deux thèmes : Programme de stabilité et Programme National de Réforme PNR :

 

La Première ministre a présenté publiquement ces priorités et l’agenda parlementaire des prochains mois à l’issue du conseil des ministres.

Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et le ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé des Comptes publics, ont présenté une communication présentant le programme de stabilité et le programme national de réforme.

Ces documents seront transmis à la Commission européenne à l’issue d’un délai de quinze jours.

 

1. Le programme de stabilité

Le programme de stabilité permet de fixer les principales ancres de finances publiques et de politique économique à horizon 2027. Il présente le cadre macroéconomique et financier au sein duquel s’inscrivent les objectifs du Gouvernement : protéger les Français face à la hausse des prix de l’énergie, tout en menant des réformes d’ampleur pour soutenir la croissance, atteindre le plein emploi, accélérer la transition écologique et numérique, garantir la souveraineté économique de la France et assurer l’ordre républicain. Il s’inscrit dans le cadre des orientations fixées par le Président de la République en faveur du pouvoir d’achat des Français et de la compétitivité des entreprises, avec des mesures déjà mises en œuvre : par exemple la suppression de la redevance audiovisuelle, qui a été actée dans la loi de finances rectificative pour 2022, ou encore la baisse des impôts de production actée dans la loi de finances initiale pour 2023.

Concernant les prévisions macroéconomiques, après la forte hausse de +2,6 % en 2022, l’activité en France résisterait avec une croissance de +1,0 % en 2023 malgré l’effet des conséquences de l’invasion russe en Ukraine et de la situation énergétique. L’inflation atteindrait +4,9 % en moyenne annuelle, après +5,2 % en 2022, avec une première partie de l’année marquée par une inflation des produits alimentaires et manufacturés élevée du fait de la diffusion des hausses passées des prix de l’énergie et des matières premières et un repli progressif au cours du second semestre.

Dès 2024, la croissance rebondirait repassant au-dessus de son rythme tendanciel (+1,6 %) et l’inflation poursuivrait son recul progressif pour s’établir à +2,6 %. Sur la période 2025-2027, l’activité poursuivrait son rattrapage et continuerait à évoluer au-dessus de son rythme potentiel sur la période, à +1,7 % en 2025 et 2026 puis +1,8 % en 2027. Sur l’ensemble de l’horizon de prévision, l’activité serait notamment soutenue par la progression de l’emploi en lien avec les réformes du Gouvernement et l’atteinte du plein emploi.

Concernant les finances publiques, le déficit public 2022 s’est établi à -4,7 % en nette amélioration par rapport à 2021 (-6,5 % du PIB) et 2020 (-9,0 % du PIB), deux années marquées par une mobilisation exceptionnelle des finances publiques pour répondre à la crise sanitaire et à ses répercussions économiques. Cette amélioration s’explique principalement par la quasi-extinction des mesures de soutien d’urgence et par la poursuite du rebond de l’activité.

En 2023, le déficit s’établirait à -4,9 % de PIB du fait de l’action du Gouvernement pour protéger les ménages et les entreprises les plus affectés par la hausse des prix de l’énergie, avec notamment le renforcement des dispositifs pour les entreprises avec l’amortisseur électricité et les aides guichet. Le coût net de l’ensemble de ces mesures de soutien s’établirait à 31 Md€ en 2023.

La trajectoire de finances publiques traduit l’objectif de retour à des comptes publics normalisés et de désendettement, une fois la crise sanitaire passée : le déficit public reviendrait sous le seuil de 3 % du PIB à l’horizon 2027, à 2,7% du PIB, et ce grâce à un redressement du solde structurel de 1,3 point entre 2023 et 2027, à une forte maîtrise de la croissance en volume de la dépense publique (dont celle de l’Etat) et à la dynamique attendue de l’activité. Sur la période 2023-2027, le Gouvernement s'est fixé pour objectif un désendettement progressif mais accéléré par rapport au précédent programme de stabilité, avec une réduction de la dette chaque année passant de 111,6 % fin 2022 à 108,3 % en 2027.

Ainsi, les mesures en faveur du pouvoir d’achat des Français et de la compétitivité des entreprises seront mises en œuvre, tout en garantissant la soutenabilité de nos finances publiques et le désendettement de la France par la maîtrise de l’augmentation de la dépense publique dans toutes ses sphères. La maîtrise des dépenses publiques repose d’une part sur des réformes structurelles, comme la réforme des retraites inscrite dans la loi de finances rectificative de la sécurité sociale pour 2023 et la réforme de l’assurance chômage. Elle repose, d’autre part, sur un dispositif annuel de revue de dépenses placé sous l’autorité de la Première ministre portant sur l’ensemble des secteurs des administrations publiques. Les résultats de ces revues de dépenses alimenteront chaque année, et ce dès juin 2023, le projet de loi de finances initiale et le projet de loi de financement de la sécurité sociale. L’effort de maîtrise des dépenses sera réparti entre les administrations publiques centrales, les collectivités territoriales et la sécurité sociale.

Ce programme de stabilité sera transmis au Parlement, puis à la Commission européenne, avec le programme national de réforme.

 

2. Le programme national de réforme (PNR) pour 2023 poursuit la stratégie de transformation de l’économie française.

Elaboré dans le cadre du semestre européen, le PNR présente la stratégie de politique économique du Gouvernement, en réponse aux grands défis de l’économie française. Il expose également l’état de la mise en œuvre du Plan national de relance et de résilience (PNRR), volet français du plan de relance européen.

Le PNR 2023 s’articule autour de quatre défis :

Le premier défi est la réponse à l’urgence écologique. Celle-ci invite à poursuivre les efforts lancés lors du précédent quinquennat en faveur de modes de production et de consommation plus respectueux de l’environnement, et à amplifier leurs premiers effets, l’objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre de la France pour 2030 ayant été porté à - 55 % net par rapport à 1990, en pleine cohérence avec les engagements pris au niveau européen. La stratégie française sur l'énergie et le climat (SFEC), feuille de route actualisée de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et assurer l’adaptation de notre société aux impacts du changement climatique, ou encore la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables permettront notamment de décarboner rapidement et durablement notre économie.

Le deuxième défi est l’atteinte du plein emploi, la résorption des tensions de recrutement et la préparation des compétences de demain. Ces objectifs passent par un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi, une meilleure incitation au retour à l’emploi par la réforme de l’assurance-chômage, un développement des compétences par de la formation initiale et continue et une augmentation du travail des séniors à travers la mise en oeuvre de la réforme des retraites.

Le troisième défi est d’assurer la souveraineté énergétique, économique et numérique de la France. Les réformes destinées à y répondre visent à accélérer notre transition vers les énergies décarbonées, renouvelables et nucléaires, tout en réduisant notre consommation, par exemple à travers le plan de sobriété énergétique. Elles permettront également de conforter la compétitivité de nos entreprises et de renforcer leur capacité d’innovation grâce aux investissements de France 2030 ou encore au projet de loi Industrie verte.

Le quatrième défi est la lutte contre les inégalités, sous toutes leurs formes. Elle se poursuit grâce à des investissements et des réformes ambitieuses, notamment dans l’éducation, la petite enfance et la santé, pour bâtir la République de l’égalité des chances.

 

Nous  vous livrons ce texte sans commentaire, simplement en mettant en valeur (en rouge) les  " Quatre  Défis", points de repère dont nous verrons bien ce qu'il en sera dans 100 jours !

 

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