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5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 17:58
9 JUIN 2024 :  LA FIN D'UN RÈGNE DÉCEVANT

9 JUIN 2024 : LA FIN D'UN RÈGNE DÉCEVANT

 

 

 

BILAN DE 7 ANNÉES DE RÈGNE D’EMMANUEL MACRON FAIT PAR LE PREMIER MINISTRE GABRIEL ATTAL DANS SON DISCOURS DE VIRY-CHATILLON (18 AVRIL 2024)

 

Pourquoi transformer ce vote aux "Européennes" en vote national, vote sanction du bilan de 7 ans de règne stérile, émaillé de crises d’Emmanuel MACRON ?

Il faut cette fois que se fasse entendre et comprendre la vox populi qui crie 7 ans cela suffit ! Nous n’en pouvons plus : pouvoir d’achat en berne, dette au sommet, services publics dégradés, pauvreté aggravée...Le Président MACRON et ses équipes sont déconsidérés. Le lien de confiance entre un Président omnipotent et son peuple n’existe plus : le Président n'écoute pas et donc n’entend plus les français. Il ne sait pas où il mène la France qui n’a plus de guide ...la preuve formelle à nos dires en est encore donnée par l’actuel Premier Ministre  Gabriel ATTAL, fossoyeur du règne d’Emmanuel MACRON.

« Agir, c’est notre devoir »...c’est donc l’objet du discours de Gabriel ATTAL...quel aveu ! 7 ans de paroles, paroles...mais pas d’actes forts pour redresser la France qui vit en mode de dégradation de plus en plus accélérée.

« La République contre-attaque...»...mais qu’a fait pendant 7 ans  le Président MACRON face à l’affaissement de l’Autorité, de la France... ?

« Il faut entendre les français »...mais le vote implacable du deuxième tour aux dernières élections de l’Assemblée Nationale en juin  2022 a été un vote de défiance, un vote sanction...qui n’a rien changé !

 

9 JUIN 2024 : LE PEUPLE DOIT SE FAIRE ENTENDRE ET LE PRÉSIDENT TIRER LES CONCLUSIONS DU VOTE

Ainsi, après 7 ans au pouvoir, la MACRONIE par la voix de son actuel Premier Ministre Gabriel ATTAL avoue enfin l’impuissance, l’incapacité du Président MACRON à gérer la France : c’est un aveu terrible fait sans ambiguïté par Gabriel ATTAL : le Président MACRON, s’il a entendu son peuple et si les sondages sont confirmés, devra donc le 10 juin tirer la conclusion du vote des français ...comme le fit, en son temps, le Général de Gaulle...partir avec dignité et assumer la transition dans l’ordre constitutionnel et républicain en redonnant la parole au peuple souverain.

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30 mai 2024 4 30 /05 /mai /2024 22:02
LA COUR DES COMPTES...IMPUISSANTE À FAIRE RÉGNER L'ORDRE DANS LES FINANCES PUBLIQUES...DÉNONCE UNE SITUATION DE FAIT

LA COUR DES COMPTES...IMPUISSANTE À FAIRE RÉGNER L'ORDRE DANS LES FINANCES PUBLIQUES...DÉNONCE UNE SITUATION DE FAIT

 

 

 

LA COUR DES COMPTES ÉTUDIE, VEILLE MAIS NE SANCTIONNE PAS

 

DE MAGNIFIQUES ET ÉLOQUENTS RAPPORTS QUI, MALHEUREUSEMENT, NE SERVENT CONCRÉTEMENT À RIEN

Depuis des années, nous nous plongeons par devoir ? par plaisir ? par masochisme ? dans les rapports de la Cour des Comptes.

C’est bien écrit, poliment mais fermement et surtout les observations que fait la Cour ont un caractère avéré, incontestable, fait contradictoirement.

 

 

LES RAPPORTS SUR LES BUDGETS SOCIAUX : LA COUR DES COMPTES CETTE FOIS OSE CHOQUER :

« Une perte de maîtrise des comptes sociaux »

Prenons pour étayer notre propos, par exemple, la Synthèse du « Rapport sur l’application des lois de financement de la « sécurité sociale » qui vient d’être rendu public :

 

https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-05/20240529-synthese-RALFSS-2024_0.pdf

Ce document débute ainsi (...attention, on parle quand même de milliards d’euros !)

« La Cour certifie avec réserve les comptes 2023 de quatre des cinq branches de prestations du régime général ainsi que ceux de l’activité de recouvrement.

 Elle émet une impossibilité de certifier les comptes 2023 de la branche famille (réseau des CAF) et de la Cnaf.

Donc les comptes sociaux ne sont pas approuvés....mais cela ne gênera personne !!!

 

5,5 MILLIARDS D'EUROS PERDUS, ENVOLÉS !

En effet, le montant des erreurs non corrigées par les actions de contrôle interne est toujours élevé : 5,5 Milliards d'euros de versements indus mais aussi de prestations non versées à tort ont été constatés à la fin de 2023, qui ne seront jamais régularisés.

 La Cnaf a engagé des actions de redressement au second semestre 2023 qui n’ont pu encore pleinement produire leurs effets sur l’exercice 2023. »

 

Conclusion encore plus grave: « UNE PERTE DE MAITRISE DES COMPTES SOCIAUX »...en clair, pas de problème la gestion inqualifiable macronienne continuera ses méfaits...déficits des comptes des budgets de l'État et des comptes sociaux, décrédibilisation et déclassement de la France, dette abyssale; erreurs non corrigées...

Nous comprenons mieux pourquoi le Parlement est exclu du vote des budgets de la France par l'article 49 3 ...on ne sait jamais il aurait pu sanctionner l'exécutif en refusant de voter le budget ! et en faisant savoir pourquoi.

Nous voudrions tant que les médias nous rejoignent pour expliquer tout cela au bon peuple souverain qui va payer la casse !

 

 

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17 mai 2024 5 17 /05 /mai /2024 18:46
LE PRÉSIDENT MACRON

LE PRÉSIDENT MACRON

 

 

 

IMPROVISATIONS, IMPRÉVISIONS...LES FRANÇAIS NE SONT PLUS GOUVERNÉS ET LE PRÉSIDENT MACRON EST EN MODE « ÉCHECS »

 

LA NOUVELLE CALÉDONIE : ENCORE UN DRAME ÉVITABLE QUI NOUS FAIT MAL

 

Pourtant on dit :  « gouverner, c’est prévoir »...pour le dossier Nouvelle-Calédonie, selon Jean-François Merle, qui a négocié l’accord de Matignon en 1988, le gouvernement est en partie responsable de la situation de tensions extrêmes dans l'archipel. Il aurait pu et même dû dire le Chef de l’État qui gère seul tous les dossiers est responsable.

Les français ont réélu en 2022 un Président, Emmanuel MACRON, qui se saisit de toutes les occasions pour faire parler de lui mais les citoyens ne croient plus celui qui devait être leur guide. Pourquoi ?

La décrédibilisation du Chef de l’État découle essentiellement de son mode de gouvernance.

Celle-ci a le grave inconvénient de priver le gouvernement et le Parlement de leurs prérogatives...Il concentre tous les pouvoirs et le Premier Ministre et son gouvernement n’ont plus de pouvoirs. Le Parlement n’existe même plus.

C’est le Président qui survole tous les sujets, analyse, suggère mais naturellement n’assume pas le suivi. Avec son énorme machine de l’Élysée, il étouffe le Premier Ministre et les ministres qui en sont réduits à inaugurer les chrysanthèmes. Ces nombreux ministres sont désormais des inconnus, des français qu'ils découvrent au hasard d’un passage dans les médias ou pire à l’occasion de scandales ou l’annonce de divergences avec les visions du Président.

 

LE PRÉSIDENT MACRON  : UN HOMME SEUL, RESPONSABLE DE TOUT ET EN MODE ÉCHECS

Rappelons une nouvelle fois son rôle défini dans l’article 5 de la Constitution :

« Le président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

Un État se compose de 3 pouvoirs : l’exécutif, c’est le Président de la République qui est chef de l’exécutif...sauf que l’exécutif c’est lui mais... constitutionnellement, c’est aussi le Premier Ministre et son gouvernement!

 Or, quand une institution est bicéphale cela « ne fonctionne pas » surtout quand l’arbitre décide de tout et se mêle de tout : l’arbitre est devenu le Grand Chef et le Premier Ministre et sa quarantaine de ministres et sous-ministres sont des serviteurs.

Ainsi mis toujours sur le devant de la scène il ne bénéficie plus de la « protection » du pouvoir d’un gouvernement dont les membres furent souvent les « fusibles » du Président et parfois ses conseillers.

Le Président MACRON n’a pas besoin de « conseillers ! C’est un autocrate qui, en plus, manque d’expérience.

Nous verrons dans nos prochaines analyses comment dans les dossiers Dette, Crise agricole, Nouvelle-Calédonie, Afrique, Europe, Guerre en UKRAINE, Éducation, Énergie, réforme de l’État, ...le Chef de l’État endosse toutes les responsabilités et endosse donc tous les échecs. Il n’est plus crédible tant en France qu’à l’étranger.

 

LE PREMIER MINISTRE GABRIEL ATTAL A FAIT AUSSI UNE ANALYSE TERRIBLE

Quand le jeune et nouveau Premier Ministre, le 18 avril 2024, dit solennellement « AGIR C’EST MON DEVOIR »...Il n’a pas dit « NOTRE DEVOIR ». Cela signifie que, depuis 7ans, la France a un Président qui promet mais n’agit pas ou pire propose et fait « en marche arrière toute ! » puisqu’il a un mode de gouvernance qui ne supporte pas le travail en équipe...et qu’il n’a aucun sens de l’auto-critique qui lui permettrait de se remettre en cause.

Le Président MACRON n’a pas présenté de programme pour se faire réélire et il n’a donc de vision d’avenir pour la France.

Il fonctionne effectivement en mode autocrate et il folaille d’un sujet à l’autre en improvisant.

En plus, il est en période où les oppositions au sein Parlement lui imposent le mode « cohabitation ». La personnalité du Président l’empêche d’accepter cette situation et ses conséquences.

Le Président MACRON n’a pas su s’adapter à cette situation et les français désespèrent de ne plus être entendus et se sont détournés de leurs dirigeants.

 

LE 9 JUIN 2024 ÉLECTIONS EUROPÉENNES : UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SERA DÉSAVOUÉ

Le verdict provisoire des français est attendu le dimanche 9 juin, au soir.

Les gagnants seront certainement le camp des abstentionnistes et ou celui de l’extrême droite que la gouvernance du Président MACRON aura rapproché du pouvoir.

Saura-t-tirer les conclusions de ce vote qui, du coup, sera détourné de son objet pourtant si important qui est le devenir de l’Europe...et donc celui de la France !

 

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28 mars 2024 4 28 /03 /mars /2024 22:11
LE LOCATAIRE A-T-IL ENCORE DROIT À SON LOGEMENT DE FONCTION ? RÉPONSE LE 9 JUIN 2024

LE LOCATAIRE A-T-IL ENCORE DROIT À SON LOGEMENT DE FONCTION ? RÉPONSE LE 9 JUIN 2024

 

 

LE PRÉSIDENT MACRON A VOULU CUMULER LES POUVOIRS : IL CUMULE LES ÉCHECS 

L’État français sous le régime d’Emmanuel MACRON vit des moments difficiles suite à l’aveu qu’il doit faire ; la France est au bord de la faillite...le Président et son gouvernement sont obligés de parler de RIGUEUR « quoi qu’il en coûte » ! La négation d’un optimisme couteux : l’argent facile.

En 2024, la dette augmentera encore de plus de 100 milliards d’euros.

La France devra impérativement emprunter (si elle trouve les prêteurs) 285 milliards d'euros sur les marchés en 2024, un record record !

Simplement cela signifie une gestion des finances publiques catastrophique. C'est un comble pour un Président qui fut deux années durant Ministre de l’Économie et des Finances.

Il en est de même pour un Ministre des Finances indéboulonnable, Bruno LE MAIRE peut-être écrivain au talent méconnu mais surtout un mauvais économiste et premier Ministre des Finances à faire voter avec le 49/3 un budget 2024 jugé insincère et devoir reconnaitre publiquement son forfait de menterie sur les hypothèses taux de croissance et déficit.

Résultat : une France déconsidérée et au bord de la faillite et un Président Chef de l’État qui a trusté tous les pouvoirs et donc se trouve responsable de toutes les erreurs de ces deux mandats.

 

MAIS NOUS, LES CITOYENS QUI DÉTENONS LE POUVOIR SOUVERAIN, NOUS SOMMES AUSSI RESPONSABLES DE CETTE SITUATION DÉPLORABLE ET MÛRS POUR TOUT ACCEPTER ?

Le pouvoir macronien est à bout de souffle. Il doit, en ce mois de mars 2024, avouer son échec, son incapacité et devrait se retirer.

Le fruit est mûr mais qui va le cueillir ? Le peuple est anesthésié, endormi, avachi, aurait dit le Général de Gaulle

Mais, c’est quand même, nous, le bon peuple qui détenons (au moins en théorie et constitutionnellement) le pouvoir...c’est nous qui avons réélu Emmanuel MACRON en 2022.

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » La souveraineté du peuple s’exprime ainsi « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. »

Rappelons, encore une fois, que c’est ce peuple qui a élu et réélu Emmanuel MACRON qui a refusé de présenter au peuple le bilan de son premier septennat…c’était son droit, mais ce qui est pire c’est qu’il a même refusé de faire campagne donc de présenter un programme.

Ainsi, les français ont donné, en 2022, un blanc-seing au président sortant dont il connaissait tous les défauts y compris le mépris qu’il a osé afficher pour le peuple.

 

RÉAGIR

Donc, il nous faut nous, le peuple souverain, poser la question : qu’avons-nous fait pour réagir contre la mise à l’écart du Parlement (abus du 49/3), interventions de l’exécutif dans les affaires judiciaires...

Qu’avons-nous fait NOUS, LE PEUPLE SOUVERAIN, pour éviter les abus de pouvoirs d’un Président qui écarte du débat la représentation nationale.

Pour chacun de nous il est trop facile de critiquer devant le comptoir du Café du coin. Il faut aussi agir et cesser de se plaindre.

Il faut, devant l’échec du tout État, de l’État Providence mais désargenté, cesser de demander toujours plus d’État... celui-ci étant en faillite et incapable de gérer l’essentiel de ses propres compétences régaliennes : Justice, Éducation et surtout Sécurité (santé, sécurité publique, sécurité des biens et des personnes...).

L’économie appartient à ceux qui produisent, pas au chef de l’État, ni à BERCY ni à un(e) Ministre du Travail...

Le social appartient aux partenaires sociaux et pas à l’État incapable de gérer son propre personnel ni ses entreprises surendettées comme le Groupe EDF, le Groupe SNCF...le social n’appartient pas au Chef de l’État.

 

LE 9 JUIN 2024 : UN VOTE AVEC DOUBLE SANCTION

L’objet de ce vote est le renouvellement du Parlement Européen : ce peut ou doit être un vote sanctionnant le parti macronien et ses alliés mais aussi un vote sanction sur les insuffisances et dysfonctionnements de l’Union Européenne.

 

CE DEVRAIT ÊTRE AUSSI L’OCCASION POUR LE PEUPLE FRANÇAIS DE CONFIRMER MASSIVEMENT SON VOTE POUR L’ÉLECTION DES DÉPUTÉS DE JUIN 2022.

 

 

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26 février 2024 1 26 /02 /février /2024 21:10
LE CHEF DE L'ÉTAT OMNI PRÉSENT MAIS PAS OMNIPOTENT

LE CHEF DE L'ÉTAT OMNI PRÉSENT MAIS PAS OMNIPOTENT

 

SOUS LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE, LE CHEF DE L’ÉTAT TENAIT SON POUVOIR DE LA CONSTITUTION PUIS SON ÉLECTION AU SUFFRAGE UNIVERSEL A ASSIS CETTE AUTORITÉ SUR DU SABLE MOUVANT

 

LA DÉRIVE DU RÉGIME PRÉSIDENTIEL

Reprenons encore une fois la définition du pouvoir du Président de la République donnée par la Constitution en son article 5 :

« Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.

Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

Ce n’est pas le Président qui fait...puisque son rôle est d’arbitrer ?

S‘il fait tout, il n’a plus besoin d’un Gouvernement et du Parlement !...mais alors ce n’est plus le régime démocratique de la Cinquième République. 

Ce n'est pas parce que le Chef de l'État veut son grand débat sur l'Agriculture française qu'il a méconnue jusqu’à maintenant que les acteurs du monde agricole doivent répondre présent. Et ce n'est pas parce qu'il se fâche qu'ils doivent accourir à un rendez-vous improvisé pour des problèmes qui ont leurs origines depuis des années...ce n'est pas cela l'Autorité de l'État...c'est de l'autoritarisme, du caprice. Depuis 7 ans combien de ministres de l’Agriculture et de l'Europe se sont succédé et combien de Premiers Ministres aussi qui auraient pu s'enquérir sérieusement de l'état de santé du monde agricole ?

Quand l’arbitre prend le ballon et joue tout seul, les joueurs, les spectateurs et les fans fâchés rentrent chez eux.

Le Chef de l'État Emmanuel MACRON tenait son autorité de la Constitution. Depuis 7 ans qu'il est au pouvoir il a galvaudé cette autorité et la France est sans guide et l'Autorité de l'État s'est effondrée.

Tous les pouvoirs sont concentrées à l'ÉLYSÉE donc tous les échecs sont imputés au Président de la République et il n'y a plus d'Autorité de l'État.

Le Chef de l'État ayant perdu son aura, n'a plus d'autorité. Quand il veut reprendre la main ce n'est plu de l'autorité dont il fait preuve mais de l'autoritarisme. C'est une crise de régime.

 

 

LE SALON DE L’AGRICULTURE RÉVÉLATEUR DE MALAISES PROFONDS

Ce Salon de l’Agriculture 2024 vient de nous dévoiler d’une part, la profondeur du malaise d’un pilier économique du pays qui est l’agriculture abandonnée à la technocratie française et européenne mais aussi la déconfiture du pouvoir présidentiel qui a force de concentrer les pouvoirs en ses mains a exposé en la dénaturant la fonction présidentielle.

L’affaire du « Grand débat bis agriculture » annoncé puis annulé nous apporte la preuve d’une institution qui ne fonctionne plus. Elle vit dans l’improvisation perpétuelle.

Le Président MACRON sort une nouvelle fois affaibli de cette épreuve et la fonction présidentielle est une nouvelle fois dénaturée, rabaissée. Le Président une nouvelle fois avec le dossier du Soulagement apporte la preuve qu'il n'est m^me plus maître à bord au sein m^me de la Maison ELYSÉE !

Les promesses faites par le Chef de l’État aux agriculteurs ne peuvent être crédibles car il faut partir du constat que ceux comme le Président MACRON qui ont vendu la souveraineté nationale à une organisation internationale, l’Union Européenne, n’ont plus le pouvoir et une influence suffisante pour défendre une cause nationale comme la survie de l’agriculture française.

On comprend donc que la situation est quasiment bloquée et que les agriculteurs menacés de disparition ne peuvent pas croire aux belles promesses du Président de la République.

Les promesses qu’il a faites demandent l’accord des membres de l’Union Européenne, de son Conseil, de son Parlement et de la Commission cela va demander au moins des mois voire, au pire, des années.

Alors faut-il envisager un FREXIT ? Impossible...un pays est tenu par les traités qu’il a signés et Emmanuel MACRON n’a pas le tempérament pour forcer les décisions et n’est pas en position de force pour décider une telle chose !

De plus, les institutions françaises ne permettent pas à l’Exécutif seul de décider donc au Président de la République et à son Gouvernement de décider seuls. On n’est pas encore en dictature pure et dure.

L'Autorité de l'État a perdu toute crédibilité et le Président de la République n'incarne plus l'Autorité.

 

 

L’AGRICULTURE FRANÇAISE CONTINUERA DONC À SOUFFRIR

Il appartiendra aux consommateurs français de défendre leurs agriculteurs dans le cadre de l’Europe et des accords internationaux. Le pouvoir peut revenir à la rue au nom de la souveraineté nationale. Danger !

Il faudra faire jouer une certaine solidarité nationale vis à vis de nos paysans en divisant bien l’agriculture moyenne et petite et l’agro-alimentaire chimio-agriculture qui ne cesse de s’enrichir et de faire disparaitre ceux que nous appelons nos « paysans ».

 

Le 9 juin 2024 ce sera les élections européennes : réfléchissons aux choix que nous devons faire et le sens que nous donnerons à ce vote !

 

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10 février 2024 6 10 /02 /février /2024 18:55
L'UNION EUROPÉENNE À L'HEURE DES CHOIX ?

L'UNION EUROPÉENNE À L'HEURE DES CHOIX ?

 

 

 

 

LES RÈGLES DU DROIT FRANÇAIS BALAYÉES PAR LES NORMES EUROPÉENNES

 

Après la crise agricole aux Pays Bas, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, en France... un exemple à méditer, après l'immigration ingérable, après l'aide à l'Ukraine...et avant les élections européennes

 

Code du Travail Français contre Directive Européenne de 2003!

L’Article L 1226-1-2 du Code du Travail stipule qu’en cas de maladie non professionnelle le contrat de travail du salarié est suspendu.

Le contrat de travail d'un salarié atteint d'une maladie ou victime d'un accident non professionnel demeure suspendu pendant les périodes au cours desquelles il suit les actions mentionnées à l'Article L 323-3-1 du code de la sécurité sociale (indemnité journalière) dans les conditions prévues à ce même article

Or, une directive européenne de 2003 impose un minimum de quatre semaines de congé annuel pour les salariés, qu’ils soient en arrêt maladie ou non ! Il y a incompatibilité des règles françaises par rapport aux normes européennes.

DÉCISIONS DE LA COUR DE CASSATION (SEPTEMBRE 2023)
La Cour de Cassation a consacré le principe que le droit supranational  ici «le droit européen » l’emporte sur le droit national et donc que, s’il y a un conflit des normes juridiques, il appartenait à l‘État Français de mettre son droit en conformité avec la « norme » européenne. Elle confirme cette jurisprudence par des décisions en date du 13 septembre 2023.

La Cour de Cassation a pris soin d’élaborer un communiqué relatif à ces décisions. C’est une injure faite à la Constitution de 1958 et au principe de la souveraineté du peuple.

 

LES CONGÉS PAYÉS DES SALARIÉS FRANÇAIS GÉRÉS PAR BRUXELLES ?

 La Cour de cassation met en conformité le droit français avec le droit européen en matière de congé payé.

Elle garantit ainsi une meilleure effectivité des droits des salariés à leur congé payé.

  • les salariés malades ou accidentés auront droit à des congés payés sur leur période d’absence, même si cette absence n’est pas liée à un accident de travail ou à une maladie professionnelle ;  
  • en cas d’accident du travail, le calcul des droits à congé payé ne sera plus limité à la première année de l’arrêt de travail ;
  • la prescription du droit à congé payé ne commence à courir que lorsque l’employeur a mis son salarié en mesure d’exercer celui-ci en temps utile. »

Notons déjà que ce communiqué est une véritable provocation ...une jurisprudence n’est pas une loi et si on suit le raisonnement du Conseil Constitutionnel, ce droit aux congés payés est du ressort du législateur et il aurait pu ajouter et à celui des partenaires sociaux.

Cet arrêt de la Cour de Cassation est plus qu’un pavé dans la mare du conflit droit français et droit supranational !

 

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL NE SE PRONONCE PAS !

Le Conseil Constitutionnel saisi le 17 novembre 2023 par la Cour de Cassation (chambre sociale, arrêt n° 2124 du 15 novembre 2023), dans les conditions prévues à l’article 61-1 de la Constitution, d’une question prioritaire de constitutionnalité QPC a rendu sa décision le 8 février 2024.

https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2024/20231079QPC.htm

Article 1er. - Le 5 ° de l’article L. 3141-5 du code du travail, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, est conforme à la Constitution.


 Il ne s’est donc pas prononcé sur l’application de la norme européenne mais seulement sur la conformité à la Constitution française sans que nous sachions si pour fonder leurs demandes la partie demanderesse s’était aussi fondée sur le droit européen.

 

L’IMBROGLIO TOTAL

Nous avons déjà évoqué ce problème de la supra-nationalité

https://www.olonnes.com/2022/10/qui-fait-la-loi-en-france-le-parlement-ou-des-institutions-etrangeres-comme-l-europe-l-onu.html

 

Il appartient maintenant logiquement au législateur et aux partenaires sociaux de modifier le Code du travail pour l’adapter aux normes européennes et de faire comme la Cour de Cassation !

 

REPARLONS DONC SOUVERAINETÉ...ON RETROUVE NOTRE CRISE AGRICOLE ET SES NORMES

QUE RESTE-T-Il DE LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE FRANÇAIS ?

La Constitution de 1958 est sans ambiguïté. Le Titre 1 de la Constitution s’intitule : DE LA SOUVERAINETÉ

ARTICLE 2.

La langue de la République est le français. L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L'hymne national est « La Marseillaise ». La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

ARTICLE 3.

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

Mais aujourd’hui il faut constater que la souveraineté n’appartient plus vraiment au peuple mais souvent à la technocratie européenne. Pourtant la souveraineté du peuple ne se divise pas.

Mais aussi l’Union européenne est excusable puisqu’elle tire sa légitimité des traités et décisions prises par ses états membres.

Si le peuple français n’est plus vraiment souverain, la Constitution française qui proclame cette souveraineté est donc désuète ou au moins inadaptée à la situation créée par les pouvoirs concédés par les États membres à l’institution Union Européenne.

Il va falloir vraiment faire des choix sur le devenir de l’Europe et sur son fonctionnement...La crise agricole montre le danger qu'il y a à ne pas prendre de décisions et de laisser l'Europe technocrate décider.

Les pays d'Europe qui ne sont pas encore membres adhérents veulent y entrer et ceux qui sont membres veulent parfois en sortir car la gestion de cette Europe ne les satisfont plus.

 

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30 janvier 2024 2 30 /01 /janvier /2024 19:18
GABRIEL ATTAL N’A PAS SU OU PU VRAIMENT TOURNER LA PAGE

 

 

 

 

 

 

GABRIEL ATTAL PRISONNIER DU PASSÉ ET DU PRÉSIDENT MACRON

 

Nous attendions avec patience et anxiété le discours programme dit de « déclaration de politique générale » sans débat du jeune nouveau Premier Ministre Gabriel ATTAL : saura-t-il tourner la page de 7 ans de macronisme dont la majorité des français ostensiblement ne veulent plus ?

 

7 ans d’immobilisme et 7 ans où les faiblesses de la France se sont accrues : santé, sécurité, dette, éducation, justice...jusqu’à devenir insupportables,

7 ans de promesses non tenues,

7 ans d’une politique politicienne dont les objectifs sont restés dans une nébuleuse qui n’a jamais été mobilisatrice, enthousiasmante, porteuse d’avenir, réparatrice de décennies de laxisme,

7 ans d’indécisions, d’annonces d’« En marche avant »et qui sombrent « en marche arrière »

7 ans d’un règne solitaire stérile.

 

LE PASSÉ ET LE PASSIF PRÉSENTS DANS CE DISCOURS ET DE BONNES ANNONCES ANTI-CRISES SANS ENVISAGER L’AVENIR

Dans ce message à l’Assemblée Nationale et au Pays de ce 30 janvier 2024 le Premier Ministre n’a pu se détacher du passé de ces 7 années du règne du Président MACRON ...Veut-il jouer la continuité...sans une majorité pour le soutenir ?

La tradition républicaine fait que ce discours fixe les grandes orientations du programme du nouveau Premier Ministre qui regarde devant et pas le regard fixé sur le rétroviseur.

Les français attendaient du changement, un nouvel élan.

Au lieu de cela, ils ont entendu dans une large partie du propos une incantation du passé récent comme s’il voulait exorciser une période maudite : Gilets Jaunes, Retraites, dette, crise agricole

Le programme ATTAL : le voici résumé en une phrase :

« Méthodiquement, nous allons répondre aux crises (…) par des actes rapides et concrets »,

Dénoueur de crise...Ce n’est pas cela que la France attend d’un Chef du Gouvernement car « répondre aux crises » même rapidement et concrètement, cela veut dire subir avant de réagir alors que tout un chacun sait que GOUVERNER, C’EST PRÉVOIR ! Ce n’est pas subir.

Cette annonce du Premier Ministre veut dire aussi que Gouverner le pays « c’est expédier les affaires courantes » en attendant des crises pour agir...quelle erreur : si le 1er Ministre est là pour exécuter les caprices et foucades du Président ? La France n’a pas besoin de Premier Ministre !...Passons au Régime Présidentiel pur et dur avec tous les risques que cela peut présenter !

La France sur la base de ce discours ne sera pas réconciliée avec le régime MACRON.

Il faudrait que Gabriel ATTAL, avec sa forte popularité, puisse « déverrouiller » une situation où la présence d’Emmanuel MACRON fait de lui un prisonnier exécutant et non un moteur ?

Emmanuel MACRON a bien montré depuis 2017 que c'est que c'est lui qui a toujours ...comment le Chef du Gouvernement Gabriel ATTAL pourra-t-il raison prendre les bonnes décisions qu'Emmanuel MACRON n'a pas voulu prendre ? Nous l'espérons sans y croire.

Et s’il y avait une rupture rapide dans le couple Emmanuel MACRON et Gabriel ATTAL, ce dernier pourra-t-il prendre le pouvoir de répondre aux aspirations complexes des français dans un pays bloqué et divisé par ses structures, par sa dette, par ses services publics en faillite ? Gabriel ATTAL,  l'homme providentiel ?...en 2017, les français ont élu un autre homme providentiel qui s'appelait Emmanuel MACRON qui leur avait promis la lune.

 

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29 janvier 2024 1 29 /01 /janvier /2024 17:01
LA COMPÉTENCE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL MISE EN CAUSE

LA COMPÉTENCE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL MISE EN CAUSE

 

 

 

 

 

UNE DÉCISION QUI AFFAIBLIT ENCORE LE PARLEMENT DONC LA DÉMOCRATIE

 

QUI FAIT LA LOI ?

 

Suite de

https://www.olonnes.com/2024/01/une-loi-votee-promulguee-mais-caviardee-par-le-conseil-constitutionnel.html

Nous espérons que notre analyse des événements liés à l’élaboration de cette loi « immigration » pourra éclairer nos concitoyens sur une situation qui devient une crise politique et institutionnelle.

 

Si l’on prend les textes, il y a bien ambiguïté et donc possibilités de conflits dans les compétences en France pour faire la loi entre l’initiative du Chef du Gouvernement (exécutif) et initiative du Parlement (législatif).

Avec la Constitution de 1958 tout va bien...tant que le Président dispose de la majorité particulièrement à l’Assemblée Nationale mais si cette situation n’est pas réalisée c’est la « cohabitation » qui s’instaure et son risque de conflit législatif contre exécutif ...ainsi va la démocratie française !

Si l’on prend l’esprit de la Constitution pour l’élaboration et l’adoption d’une loi la prééminence du Parlement, émanation du peuple souverain est indubitable et, de cela, le Conseil Constitutionnel en a fait fi dans sa décision du 25 janvier 2024 concernant la loi d’immigration.

 

LA LOI AU PARCOURS CHAOTIQUE

Reprenons le débat au Sénat

https://www.dailymotion.com/video/x8peepa

Le Sénat a débuté lundi 6 novembre 2023 l'examen du projet de loi immigration.

À la tribune, la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie a accusé Gérald Darmanin de "ne pas être prêt". Elle a épinglé le "parcours chaotique du texte", puisqu’il a été déposé au Sénat en février 2022, examiné en commission des lois mais finalement désinscrit de l’ordre du jour après le séisme social et politique provoqué par la réforme des retraites. "Le gouvernement a déposé 28 amendements sans avis du Conseil d’État, sans étude d’impact. Aujourd’hui, à l’évidence, la succession des annonces montre que le texte n’est pas abouti", a estimé la socialiste.

 

CONFLIT DE COMPÉTENCE

Pour l’élaboration des lois, la Constitution de 1958 par son article 39 laisse la porte ouverte à un possible conflit de compétences entre le pouvoir exécutif (Président de la République et Gouvernement) et le pouvoir législatif (Parlement).

Rappelons que pour distinguer l’origine d’un texte présenté pour discussion et adoption  au Parlement : il y a deux formules :

  • un projet de loi qui émane du Gouvernement
  • une proposition de loi qui émane des membres du Parlement (Sénat et Chambre des Députés)

Les articles 2 et 3 de la Constitution sont sans ambigüité : le « pouvoir » appartient au peuple souverain et « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». La logique en démocratie est donc que l’origine des textes devait être majoritairement parlementaire. C'est loin d'être le cas !

 

 

Article 39 de la Constitution : risque de conflit exécutif législatif

« L'initiative des lois appartient concurremment au Premier ministre et aux membres du Parlement. »

Remarquons déjà que le Président de la République n’a pas constitutionnellement d’initiative pour légiférer...c’est le gouvernement qui a cette compétence...sauf que le Président de la République « nomme » le Premier Ministre qui « dirige l’action du gouvernement »et le Président de la République « préside le Conseil des ministres ».

Article 41 de la Constitution

S'il apparaît au cours de la procédure législative qu'une proposition ou un amendement n'est pas du domaine de la loi ou est contraire à une délégation accordée en vertu de l'article 38, le Gouvernement ou le président de l'assemblée saisie peut opposer l'irrecevabilité.

En cas de désaccord entre le Gouvernement et le président de l'assemblée intéressée, le Conseil constitutionnel, à la demande de l'un ou de l'autre, statue dans un délai de huit jours.

 

CONCLUSION : LE PRÉSIDENT MACRON, AVEC LA COMPLICITÉ DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, DÉTRUIT LA LOI IMMIGRATION ET L’ESPRIT DE LA CONSTITUTION

Tout allait à nouveau à peu près bien en décembre 2023 quand Gouvernement et Parlement après négociations avaient abouti à un accord qui a débouché sur le vote de la loi.

Tout a chaviré quand, passant au-dessus de cet accord qui avait abouti au vote de la loi, le Président MACRON a décidé avec la complicité de quelques élus de saisir le Conseil Constitutionnel alors que la Première Ministre était démissionnaire.

Nous estimons donc que la manœuvre du Président de la République constitue un précédent grave.

Nous espérons que cet abus de procédure étant une atteinte grave à la vie démocratique de la France ne constituera pas une jurisprudence et suggérons que le peuple français qui tient à sa démocratie puisse par référendum demander une modification de la Constitution qui redonnerait clairement sa suprématie à l’assemblée nationale pour l’adoption des lois.

 

Quelques extraits de la décision du Conseil Constitutionnel

Texte intégral

https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2024/2023863DC.htm

Extraits

86. Dès lors, sans que le Conseil constitutionnel ne préjuge de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres exigences constitutionnelles, il y a lieu de constater que, adoptées selon une procédure contraire à la Constitution, elles lui sont donc contraires.

 

- Sur la place de l’article 44 :

158. L’article 44 modifie l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles afin de prévoir une exception à l’obligation de prise en charge par les services départementaux, dans le cadre d’un contrat jeune majeur, des majeurs de vingt et un ans précédemment confiés à l’aide sociale à l’enfance, lorsqu’ils ont fait l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français.

159.  Les députés requérants soutiennent que cet article n’aurait pas sa place dans la loi au motif qu’il aurait été introduit en première lecture selon une procédure contraire à l’article 45 de la Constitution.

160. Introduites en première lecture, ces dispositions ne peuvent être regardées comme dépourvues de lien, même indirect, avec celles précitées de l’article 10 du projet de loi initial. Le grief tiré de la méconnaissance du premier alinéa de l’article 45 de la Constitution doit donc être écarté.

161. Il en résulte que l’article 44 (de la loi) a été adopté selon une procédure conforme à la Constitution

 

- Sur la place de l’article 45  (de la constitution de 1958):

162. L’article 45 modifie l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles afin de prévoir que l’évaluation de la situation d’une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille est réalisée sur la base d’un cahier des charges national défini en concertation avec les départements.

163. Les députés requérants soutiennent que cet article n’aurait pas sa place dans la loi au motif qu’il aurait été introduit en première lecture selon une procédure contraire à l’article 45 de la Constitution.

164. Introduites en première lecture, ces dispositions relatives au régime d’aide et d’action sociales dont bénéficient certaines catégories de personnes vulnérables ne présentent de lien, même indirect, avec aucune des dispositions qui figuraient dans le projet de loi déposé sur le bureau du Sénat.

165. Dès lors, sans que le Conseil constitutionnel ne préjuge de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres exigences constitutionnelles, il y a lieu de constater que, adoptées selon une procédure contraire à la Constitution, elles lui sont donc contraires.

 

 

ARTICLE 45 de la Constitution sur lequel le Conseil Constitutionnel s’est fondé pour « caviarder » la loi

 

Tout projet ou proposition de loi est examiné successivement dans les deux assemblées du Parlement en vue de l'adoption d'un texte identique. Sans préjudice de l'application des articles 40 et 41, tout amendement est recevable en première lecture dès lors qu'il présente un lien, même indirect, avec le texte déposé ou transmis.

Lorsque, par suite d'un désaccord entre les deux assemblées, un projet ou une proposition de loi n'a pu être adopté après deux lectures par chaque assemblée ou, si le Gouvernement a décidé d'engager la procédure accélérée sans que les Conférences des présidents s'y soient conjointement opposées, après une seule lecture par chacune d'entre elles, le Premier ministre ou, pour une proposition de loi, les présidents des deux assemblées agissant conjointement, ont la faculté de provoquer la réunion d'une commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion.

 

NOTRE POINT DE VUE

 

Nous ne pouvons pas être d’accord sur l’interprétation faite par le Conseil Constitutionnel qui, dans sa décision, a fait fi des débats et décisions du Parlement pour l’adoption des amendements.

Il ne peut être acceptable de « juger » que ces amendements adoptés par la Parlement et introduits dans le texte de loi étaient soi-disant sans aucun rapport avec l’objet de la loi (article 45 de la Constitution) qui était pourtant bien une loi dont l'objet était l’immigration ! La décision du Conseil Cpnstitutionnel n’est pas une décision prise purement en droit pur et dur concernant la constitutionnalité du texte de loi voté.

C’est une décision prise en fonction d’évènements où la politique et le politique interfèrent malencontreusement. Ceci explique la raison de la faiblesse de l’argumentation juridique de cette décision.

La juridiction du Conseil Constitutionnel fut créée pour dire le droit et non pour entrer dans la bataille politique.

On peut aller plus loin pour affirmer que la décision du Conseil Constitutionnel est elle-même inconstitutionnelle car contraire aux principes fondamentaux du droit constitutionnel qui consacre la suprématie du peuple souverain représenté par le Parlement qui « fait la loi » au nom du peuple français. Le Conseil Constitutionnel n’a pas à faire la loi.

 

Notons aussi que dans sa décision le Conseil Constitutionnel s’appuie sur des textes qui consacrent la suprématie du droit européen (supranational) sur le droit national français : en fondement de sa décision le Conseil Constitutionnel invoque clairement ses sources :

 

  • la convention d’application de l’accord de Schengen du 14 juin 1985, signée le 19 juin 1990 ;
  • le règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ;
  • la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale

 

Il faudra bien un jour que les membres de l’Union Européenne qui n’est aujourd’hui qu’une institution évoluent en précisant leurs pouvoirs par rapport à la souveraineté des États Membres...le sujet sera abordé lors des futures élections du Parlement européen en juin prochain et il l’est déjà actuellement avec la crise agricole.

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