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26 octobre 2023 4 26 /10 /octobre /2023 11:35
UNE ILLUSTRATION DE CHARLY HEBDO QUI RISQUE DE VIEILLIR VITE

UNE ILLUSTRATION DE CHARLY HEBDO QUI RISQUE DE VIEILLIR VITE

 

 

 

 

 

LE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNICATION AU VINGTIÈME SIÈCLE ET SES CONSÉQUENCES SUR LES LIBERTÉS D'EXPRESSION ET DE LA PRESSE

Au vingtième siècle, la communication a prospéré techniquement et la diffusion des événements de toutes natures est entrée dans les mœurs.

Le vingt et unième siècle sera et demeure pour la presse et d’une manière générale le siècle du du toujours plus et toujours plus vite.

L’information est même devenue une arme de guerre sophistiquée.

Les professionnels de tous bords font évoluer le traitement de l’information et avec l’intelligence artificielle l’évolution s’accélérera...d’ailleurs que deviendra-t-elle ?

Des Empires de la presse se sont créés et doivent être rentables et les investissements importants que la presse doit effectuer et elle doit les rentabiliser.

Que peut alors devenir dans ce monde le métier de journaliste, les journaux, les hebdomadaires, les chaines de télévisions... ?

Le débat en 2023 revient avec la tentative de limitation de la liberté sur les réseaux sociaux, la lutte contre les fausses nouvelles, le harcèlement, la pédopornographie...et le terrorisme.

Faudra-t-il augmenter les mesures restrictives à la liberté pour sauver la liberté de presse et d’expression ?

 

MAIS REVENONS À LA LOI DE 1881 ET AUX IMPORTANTES LIMITES ET SANCTIONS QU’ELLE POSE

Non seulement la loi pose des bornes contre les abus dans le cas du débat public mais elle y a ajouté des sanctions contre les auteurs, contre les directeurs de journaux...

Aujourd’hui cela dépasse le cadre du débat public.

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sanctionne les propos écrits ou oraux tenus dans un "cadre public" sous quatre rubriques :

  • L’injure est une « expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait ».
  • La diffamation : « Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation ». L’allégation peut prendre différentes formes : interrogative, conditionnelle, dubitative, insinuation… Une personne accusée de diffamation peut se défendre en apportant la preuve de la vérité des faits.
  • La provocation aux crimes et délits : « Discours, cris ou menaces proférées dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, des imprimés, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou affiches exposés au regard du public, auront directement provoqué l'auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d'effet ».
  • La loi sanctionne également les outrages qui portent atteinte à la fonction et non la personne. L’outrage a vocation à protéger les corps constitués, les dépositaires de l’autorité publique, les personnes chargées d’une mission de service public (ministres, élus, magistrats, policiers, enseignants…)

L’article 227-24 du Code pénal punit la fabrication, la diffusion ou le transport de message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine.

« Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et d’une amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur. »

Lorsque les infractions prévues au présent article sont soumises par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables.

La provocation aux crimes et délits est à l’ordre du jour avec le terrorisme...le soutien au terrorisme par la parole ou l’écrit, par exemple, en tentant de justifier publiquement cette barbarie et donc en incitant au crime est une faute qui peut être qualifiée de crime ou plus exactement à celle de complicité de crime !

La loi de la presse de 1881 limite la liberté mais elle sanctionne le fait de provoquer à commettre des crimes ou délits. Sont ainsi considérés comme complices de crime ou délit ceux qui, par des discours, menaces ou autres ont directement provoqué une personne à commettre un crime ou délit.

La loi  punit non seulement la provocation suivie d'effet, mais également la provocation non suivie d'effet à certains crimes et délits.

C'est une limitation à la liberté d'expression et à celle de la presse qui a un peu été mise aux oubliettes par les magistrats mais qui, au vu d'événements récents, va certainement revenir au galop.

 

 

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19 octobre 2023 4 19 /10 /octobre /2023 15:03
LE PIÈGE DE LA PROVOCATION DU HAMAS RÉVEILLE LA FRANCE

 

 

 

 

 

RÉARMER LA FRANCE QUI DÉCOUVRE LA GUERRE QUI LUI EST FAITE

 

Le bras armé de Mohammed MOGOUCHKOU  qui a assassiné Dominique BERNARD a secoué la France.

Jacques ATTALI, dans sa dernière chronique, encore une fois, a les mots justes pour une redresser une situation piégeuse :

« Dans l’esprit du Hamas et des autres antisionistes, la situation d’Israël aujourd’hui est la même que celle de l’Algérie française : pour eux, son existence est illégitime ; et, pour eux, les Juifs israéliens devront choisir, comme les Français d’Algérie, entre « la valise et le cercueil »  

Ils savent que, en Algérie, à défaut de gagner la guerre sur le terrain, le FLN l’a gagné politiquement sur la scène internationale ; et que, pour faire partir tous les Français, il avait fallu créer les conditions de l’impossibilité d’une coexistence entre les deux communautés »...

Face à la provocation du Hamas atroce par sa barbarie, écoutons la réponse que nous propose Jacques ATTALI :

Penser vrai, c’est reconnaître que :

  • Israël est un pays reconnu par les Nations Unies ; un pays légitime, depuis trois mille ans, en ce lieu ; une démocratie très avancée ; et il porte en lui l’héritage le plus ancien du monothéisme, dont se revendiquent aussi ceux qui veulent l’annihiler.
  • Les Palestiniens sont aussi là depuis des millénaires et ont eux aussi droit à un État démocratique, respectueux des droits individuels de chacun, aux frontières sûres et reconnues.
  • Les accords d’Abraham ne seront qu’une illusion aussi longtemps que la paix n’aura pas été faite entre Israël et la Palestine.

Agir juste :

  • Empêcher les bombardements aveugles et les attentats barbares.
  • Mettre hors d’état de nuire les terroristes, les extrémistes, les criminels, les corrompus et les cyniques.
  • Ne pas propager et se servir de fausses nouvelles pour exciter ses partisans.
  • Oublier les colères, pardonner les crimes, et imaginer des projets communs, en y associant tous les pays de la région.

C’est peut-être une des rares raisons d’espérer dans la situation actuelle : on frôle d’assez près le précipice pour que les gens de bonne volonté, dans les deux camps, comprennent enfin que détruire l’autre serait se détruire soi-même.

 

RÉARMER LA FRANCE ET L’EUROPE POUR DÉFENDRE UNE CIVILISATION PORTEUSE DU PROGRÈS ET DÉFENDERESSE DES LIBERTÉS TRÈS MENACÉES

Depuis plus de 40 ans, les français ont suivi la voie de la facilité : se donner de grands élus bons causeurs mais très mauvais réalisateurs.

Personne n’écoutait les lanceurs d’alerte ! L'éloge par certains du terrorisme était monnaie courante

En 2023, on paye l’addition et suprême paradoxe : le Hamas donne dramatiquement à l’Europe et à la France la chance de la prise de conscience que l’Europe doit de réarmer...face à une guerre que la population ne voulait pas voir.

Oui, l’Islamisme veut deux choses : montrer sa haine proclamée de la France et reconquérir l’Europe.

En quelques jours, le langage des hommes politiques français et des médias a amorcé un virage qui pourrait et devrait  être salutaire.

Nour reprochons au Président MACRON sa passivité dont il a hérité de ses prédécesseurs « parler mais ne pas agir » et constations qu’il y a donc très souvent loin des discours à l’action.

Nous voyons aujourd’hui parmi les ministres proches du Président un langage de fermeté. Ils ont changé pour gagner cette guerre maintenant reconnue. Il faut qu'ils aillent jusqu'au bout pour être crédibles...des actes !

Nous reprochons au Président MACRON sa passivité « parler mais ne pas agir » et constatons qu’il y a donc très souvent loin des discours à l’action. 

Maintenant il faut, comme l’écrit Jacques ATTALI : AGIR JUSTE !

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13 octobre 2023 5 13 /10 /octobre /2023 13:35
PENSONS SOLIDARITÉ, PENSONS DÉMOCRATIE

PENSONS SOLIDARITÉ, PENSONS DÉMOCRATIE

 

EN FRANCE 9,2 MILLIONS DE PAUVRES

« Pour se loger, pour sa santé, pour accéder à l'éducation ou à l'emploi, parfois même pour se nourrir, la pauvreté est un défi du quotidien, pour toutes celles et ceux qui y sont confrontés », a commenté la Première ministre, Elisabeth BORNE, lors d'un discours de présentation du plan pauvreté 2023.

En 2023, quelques 9,2 millions de personnes, selon l'Insee, soit près de 15% de la population française selon l'Insee, sont considérées comme pauvres.

 

LA DÉMOCRATIE, UNE RARETÉ QU’IL FAUT PROTÉGER ET QUI EST D’UNE EXTRÊME FRAGILITÉ

Partons du principe admis, sauf pour les extrémistes, que la démocratie est encore le moins mauvais régime pour vivre en société et vivre presque libre nous nous adressons justement aux démocrates pour qu’ils défendent le régime sous lequel il vive.

En France, la vie citoyenne et la vie tout court est plus agréable qu’en IRAN, qu’au NIGER, qu’en RUSSIE, qu’en CHINE...

Les régimes dictatoriaux et les régimes bâtards non démocratiques qui sont de plus en plus nombreux ne subsistent qu’en muselant toute velléité de critiques du pouvoir en place.

Ces régimes sont privatifs des libertés...comme on peut le voir en RUSSIE et dans tant de pays dans lesquels il est recommandé de ne plus aller : ainsi l ’Afghanistan est considéré comme le pays le plus dangereux du monde, suivi du Yémen et du Soudan du Sud...

D’autres pays sont marqués par l’empreinte des religions d’État...les libertés sont dépendantes du fanatisme de leurs dirigeants capables de tuer ou de faire tuer au nom de ladite religion.

Passons sous silence les pays qui sont dirigés par des mafias où l’exercice des libertés est des plus fantaisistes.

Ce sombre tableau a seulement pour objet de dire que les vraies démocraties principalement occidentales sont des paradis par rapport à plus d'une centaine de pays vivant sous le joug de l’autoritarisme sous toutes ses formes.

Nous association dite citoyenne est naturellement protectrice de nos libertés fondamentales. L’histoire nous rappelle cependant que notre pays est vulnérable et donc nous sommes inquiets de toutes dérives d’abus des libertés.

Le citoyen est une espèce vulnérable. Il peut en toute bonne foi ou par intérêt se laisser embarquer dans l’aventure de la dictature de droite comme de gauche qui est capable du pire que génère le fanatisme aveugle et souvent sanguinaire.

 

ARRÊTONS DE NOUS PLAINDRE, NOUS VIVONS DANS UN PAYS OÙ LA LIBERTÉ EST LA RÈGLE ET SES LIMITES UNE PROTECTION

Nous publierons des parutions prochainement sur la liberté d’expression que nous ont léguée les auteurs de la Constituante avec la Déclaration de l’Homme et du Citoyen en 1789.

Et justement, c’est ce régime acquis non sans mal en France, solide que nous devons défendre contre toutes velléités d’abus de libertés déstabilisateur d’un équilibre toujours fragile. La liberté se paye souvent très cher au prix du sang et des larmes.

Ce n’est donc pas le hasard si les auteurs de la Constitution de 1958 ont incorporé un préambule qui rappelle les fondements de la démocratie :

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004. »

C’est pour cela que dans la période trouble que nous vivons nous devons rappeler à nos concitoyens et particulièrement à nos élus leur devoir de ne pas mettre en cause les bases mêmes de la démocratie que nous apprenions à l’école et que nous devrions réintroduire dans « l’instruction civique et morale  » dans nos écoles.

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Art. 5.  La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.  

Art. 6. La Loi est l'expression de la volonté générale.

 

LIBERTÉ ET FRATERNITÉ NÉCESSITENT UNE PLUS GRANDE SOLIDARITÉ, UNE ÉVOLUTION DANS NOS COMPORTEMENTS 

La devise du Pays justement incorporée à la Constitution demeure : "Liberté, Égalité, Fraternité"

La France doit être exemplaire pour être fidèle à elle-même et pour surtout subsister.

Au nom de l’Égalité et de la Fraternité il n’est pas normal qu’en 2023, la pauvreté en France s’installe et pire gagne du terrain. C’est inadmissible et dangereux. Les trop grandes inégalités génèrent un danger grave au modèle français. Il faut remédier à cette injustice et remettre la France au travail.

- D’abord cessez de gémir, de vous plaindre sans cesse et acceptez de dire que la France est un beau et bon pays privilégié...voyagez un peu et vous pourrez comparer!

- Ne pas accepter la situation actuelle des inégalités croissantes en France et engagez-vous  à combattre la pauvreté et l’isolement qui nous entourent tous même tout près de chez soi...donnez un coup de main aux organisations caritatives. Des bénévoles vous attendent.

- Arrêtez de demander toujours plus à l’État ; trop d’[i]État tue l’État et trop d’impôts tue l’impôt. L’État est en faillite, n’aggravez pas son cas.

Restons prés de ceux à ceux qui souffrent de la pauvreté, aidons à débusquer la misère cachée, sortons et faisons les bons gestes.

 

[i]

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21 septembre 2023 4 21 /09 /septembre /2023 20:39
L’ÉCHEC DE LA DÉCOLONISATION À LA FRANÇAISE

 

 

 

 

PETITE NOTE EXEMPLAIRE SUR LE GABON : PAS À L'HONNEUR DE LA FRANCE

 

Le Gabon est un petit pays (2,5 millions d’habitants) mais un petit pays très riche : pétrole, manganèse, or, bois, fer, uranium, richesses côtières...

 

RAPPEL HISTORIQUE

L’indépendance du GABON est actée en 1960. Pourtant la demande gabonaise était initialement de devenir un département français. Mais, cela ne plaisait pas au Général de Gaulle qui a rejeté cette option.

Omar BONGO a succédé au Premier Président de la République du GABON, Léon MBA. Il régnera de 1967 à 2009.

Il instaure donc la dynastie BONGO puisque son fils va lui succéder à sa mort dans des circonstances assez machiavéliques et peu démocratiques.

La France a été très largement présente au GABON au titre de la Coopération tant sur le plan militaire que sur celui de l’économie tirée par l'exploitation du pétrole dont on a beaucoup parlé dans certaines «affaires »TOTAL.

À travers le réseau des coopérants nous avons eu des années durant accès à des informations qui attestent toutes du pouvoir autocratique d'Omar BONGO, de la fortune de la famille BONGO qui est immense et de la misère du peuple gabonais.

Pour ceux qui veulent en avoir une idée nous leur conseillons ce lien :

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/gabon/gabon-la-fortune-des-bongo_6039119.html

Cette fortune de la famille BONGO est considérée par la Justice française et par les "alertes corruption" comme des biens mal acquis, produits effectivement de la corruption qui gangrène l’État Gabonais depuis le Chef d’État, ses proches et les Ministres...

Cela depuis l’arrivée au pouvoir du Président Omar BONGO .

 

LA FRANCE COMPLICE DE LA CORRUPTION

La France n’a pas eu le beau rôle. Elle fermait les yeux voire pire certains cadres français de gré ou de force participaient au festin.

Il n’y a jamais eu une vraie  politique de coopération affichée qui aurait maintenu le lien privilégié et honnête qui existait entre la France et ses ex-colonies.

Tout le monde acceptait ce système supervisé initialement par un certain Jacques FOCCART, conseiller « opaque » très introduit dans les milieux barbouzes de l’époque, Monsieur AFRIQUE, gaulliste, ou plus exactement homme de main du Général de Gaulle, un peu ou beaucoup couvert par la raison d’État.  C’était à la mode dans les années 1970.

De 1958 jusqu’à la fin des années 1980, il sera le “Monsieur Afrique” de l’Élysée, veillant à satisfaire toutes les “requêtes” des présidents de la République français.

Nommé secrétaire général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches, il devient en fait le réel “patron” des services secrets français (et accessoirement de la diplomatie française) en Afrique.

Jacques FOCCART  sera l’un des conseillers les plus influents de de GAULLE, comme il saura après se faire écouter par Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing et, bien plus tard, par Jacques Chirac.

Ce qui se faisait au GABON était parfois choquant et même insupportable pour les coopérants. Pour eux ... il n’y avait qu’une issue : accepter ou vite et discrètement retourner en France.

Ainsi l’argent sale circulait à flot entre Libreville, Paris, la Suisse...

C’était toute une époque ...peu glorieuse pour la réputation la France car cela se savait dans tous les états africains.

Vous avez là une explication voire un alibi pour les responsables actuels de cette FRANCE AFRIQUE qui s’effondre sans gloire. Encore un énorme gâchis.

 

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15 août 2023 2 15 /08 /août /2023 19:06
LE CONSEIL D'ÉTAT SUSPEND L'APPLICATION D'UN DÉCRET DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR

LE CONSEIL D'ÉTAT SUSPEND L'APPLICATION D'UN DÉCRET DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR

 

 

 

 

UN DÉCRET DE DISSOLUTION D’UN COLLECTIF PRIS DANS LA PRÉCIPITATION SUSPENDU PAR LE CONSEIL D'ÉTAT

 

Le 21 juin 2023, le Gouvernement par décret a prononcé la dissolution du collectif « Les Soulèvements de la Terre » constitué fin janvier 2021. Ce décret a été attaqué par ce collectif et nombre d’associations, partis politiques et particuliers qui ont également demandé au Conseil d’État de suspendre en référé cette dissolution.

Pour qu’il soit fait droit à la demande de suspension en référé d’un décret il faut que deux conditions soient remplies :

que la mesure en cause soit caractérisée par une situation d’urgence

qu’il y ait un doute sérieux sur sa légalité.

Les juges des référés du Conseil d’État ont estimé que ces deux conditions sont remplies.

Rappelons que la suspension d’application d’une mesure réglementaire n’est absolument pas une annulation qui peut être totale ou partielle. L’annulation serait une décision impossible juridiquement en référé.

 

MOTIVATIONS OPAQUES DE LA DÉCISION

Les juges des référés du Conseil d’État observent tout d’abord que la dissolution des « Soulèvements de la Terre » porte atteinte à la liberté d’association et crée pour les requérants une situation d’urgence. Ils estiment donc que la première condition nécessaire pour ordonner la suspension est remplie.

Les juges des référés du Conseil d’État relèvent ensuite que les éléments apportés par le ministre de l’intérieur et des outre-mer pour justifier la légalité du décret de dissolution des « Soulèvements de la Terre » n’apparaissent pas suffisants au regard des conditions posées par l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure. En effet, ni les pièces versées au dossier, ni les échanges lors de l’audience, ne permettent de considérer que le collectif cautionne d’une quelconque façon des agissements violents envers des personnes. Par ailleurs, les actions promues par les « Soulèvements de la Terre » ayant conduit à des atteintes à des biens, qui se sont inscrites dans les prises de position de ce collectif en faveur d’initiatives de désobéissance civile, dont il revendique le caractère symbolique, ont été en nombre limité.

Eu égard au caractère circonscrit, à la nature et à l’importance des dommages résultant de ces atteintes, les juges des référés considèrent que la qualification de ces actions comme des agissements troublant gravement l’ordre public au sens du 1° de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure soulève un doute sérieux.

Pour ces raisons, le Conseil d’État, statuant en référé, suspend donc la dissolution des Soulèvements de la Terre. Après cette décision provisoire, le Conseil d’État rendra une décision définitive ultérieurement (jugement « au fond »), dont l’ordonnance rendue précise qu’elle devrait pouvoir intervenir rapidement, vraisemblablement à l’automne.

 

 L’ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU CONSEIL D’ÉTAT DU 11 AOÛT 2023 FAIT DROIT AUX DEMANDEURS

L’application du décret est suspendue par ordonnance du Conseil d’État en date du 11 aout 2018

La décision est ainsi libellée :

Article 2 : Jusqu’à ce qu’il soit statué sur les recours pour excès de pouvoir formés contre le décret du 21 juin 2023 portant dissolution d’un groupement de fait, l’exécution de ce décret est suspendue.

Les motivations : un décret mal fondé

Les faits reprochés au collectif pour fonder le décret ne sont pas de nature grave pouvant être sanctionné par la dissolution du Collectif.

"Si le décret contesté fait grief au collectif Les Soulèvements de la Terre de provoquer à des agissements violents à l’encontre des personnes et des biens, il ne résulte pas des pièces versées au dossier du juge des référés ni des éléments exposés à l’audience que ce collectif cautionne d’une quelconque façon les violences à l’encontre des personnes.

S’agissant des violences alléguées à l’égard des biens, il ressort des pièces versées au dossier, ainsi que des éléments exposés à l’audience, que les actions promues par les Soulèvements de la Terre ayant conduit à des atteintes à des biens se sont inscrites dans les prises de position de ce collectif en faveur d’initiatives de désobéissance civile et de « désarmement » de dispositifs portant atteinte à l’environnement, dont il revendique le caractère symbolique, et ont été en nombre limité."

Le décret ainsi pourrait donc être sanctionné sur la base des exigences découlant des articles 10 et 11 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : liberté d’association, liberté de communication...

Article 10 : « Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. »

Article 11

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Cette argumentation est un peu faiblarde par rapport aux faits mais comme il y a effectivement risque d’atteinte aux libertés fondamentales la décision du Juge est simplement prudente mais non convaincante.

 

UNE ÉNORME IMPRUDENCE JURIDIQUE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET LA PRUDENCE DU CONSEIL D’ÉTAT...EN ATTENDANT LA DÉCISION DU CONSEIL D’ÉTAT

Le Conseil d’État considère donc que le collectif n’est pas sérieusement mis en cause dans les manifestations par le Ministère de l’Intérieur qui aurait pu et dû apporter au Juge des preuves de la participation effective des membres du Collectif à ces manifestations. Il n’occulte pas sa participation et son incitation à participer à ces manifestations devenues violentes.

Nous avons donc, d’un côté, les demandeurs, le collectif et les nombreuses organisations qui demandent par référé la suspension du décret et de l’autre le défendeur, le Ministère de l’Intérieur, qui n’a pas apporté les éléments de preuves sérieuses justifiant la mesure prise par décret qui pourrait attenter aux sacro-saints droits de liberté d’association, de manifestation...

C’est donc une décision qui n’en n’est pas une...le décret de dissolution survit mais il ne peut être invoqué en attendant la décision prochaine au fond du Conseil d’État.

Les citoyens, las des violences et autres actes d’incivilités et qui sont donc favorables à la dissolution d’un « collectif » qui prône la violence, espèrent que la copie du Ministre de l’Intérieur pour le jugement au fond sera de meilleure facture que celle qu’il a osé présenter au juge des référés du Conseil d’État.

S’il y a un perdant dans cette instance procédurale ce sont les services du Ministre de l’Intérieur ridiculisés qui ont été très imprudents déjà dans la démarche même de dissolution prise à la hâte...donc c’est la crédibilité du Ministre de l’Intérieur qui est encore mise en cause comme dans les affaires Marlène SCHIAPPA, Stade de France...

Permettez-nous, une nouvelle fois encore, de critiquer aussi certains médias qui ont crié victoire comme si le décret était annulé...à mettre au passif de la liberté d’information qui est utilisée abusivement par certains médias pour désinformer honteusement les citoyen.

 

LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR GÉRALD DARMANIN ENCORE PRIS EN DÉFAUT

LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR GÉRALD DARMANIN ENCORE PRIS EN DÉFAUT

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8 août 2023 2 08 /08 /août /2023 18:07
POLICE ET JUSTICE : DEUX PILIERS DE L'ÉTAT

POLICE ET JUSTICE : DEUX PILIERS DE L'ÉTAT

 

 

 

 

 

SUR QUELLE BASE JURIDIQUE LE POLICIER MARSEILLAIS POUVAIT-IL ÊTRE INCARCÉRÉ ?

D’abord un rappel important : tout prévenu est présumé innocent.

La présomption d'innocence est un principe selon lequel, en matière pénale, toute personne poursuivie est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable par la juridiction compétente.

 

UN POLICIER EN DÉTENTION PROVISOIRE ? POUR LE MOINS ÉTONNANT POUR UNE JUSTICE ACCUSÉE DE LAXISME.

Jugez-en par vous-même :

Reprenons l’article préliminaire du Code de procédure pénal qui précise les conditions de la détention provisoire et de la garde à vue. Le Code stipule :

« Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi.

Les mesures de contraintes dont la personne suspectée ou poursuivie peut faire l'objet sont prises sur décision ou sous le contrôle effectif de l'autorité judiciaire. Elles doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l'infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne.

Il doit être définitivement statué sur l'accusation dont cette personne fait l'objet dans un délai raisonnable.

Au cours de la procédure pénale, les mesures portant atteinte à la vie privée d'une personne ne peuvent être prises, sur décision ou sous le contrôle effectif de l'autorité judiciaire, que si elles sont, au regard des circonstances de l'espèce, nécessaires à la manifestation de la vérité et proportionnées à la gravité de l'infraction. »

On ne voit pas sur quel fondement juridique dans l’affaire du policier de Marseille incarcéré peut-il être maintenu en détention « provisoire » ?...Du provisoire qui dure et va continuer à durer.

Le policier détenu et qui le restera au moins jusqu’à fin août peut très bien être tenu à la disposition de la Justice sans qu’il soit incarcéré et compte tenu de son statut de policier c’est d’autant plus facile. Sous simple contrôle judiciaire, l’enquête pouvait se poursuivre sans risque.

Cette incarcération aurait pu à l’extrême limite être justifiée pour protéger le policier...sauf que celui-ci a fait appel de la décision initiale et a donc manifesté sa volonté d’être libéré

Il aurait pu ou dû être soumis au contrôle judiciaire comme ses trois collègues de la BAC et comme tant d’autres prévenus.

Mais le jeudi dernier 3 août 2023 la Cour d’Appel d’Aix a rejeté sa demande de remise en liberté. Ce policier restera donc en prison.

 

ARGUMENTS ENCORE INCONNUS DE LA COUR D’APPEL : UN SILENCE QUI OUVRE LE DROIT AUX HYPOTHÈSES

Sur cette décision de la Cour d’Appel, nous ne disposons donc que d’informations partielles voire partiales de presse car, à ce jour, la décision de la Cour d’Appel n’est toujours pas encore en ligne.

Les informations retransmises par les médias ne peuvent être à ce jour prises en considération car elles sont très incomplètes et ce qui est plus surprenant pour une décision portant sur la procédure et non pas sur le fond. Les juges ont même repris et explicité les faits reprochés par l’accusation contre les quatre policiers inculpés. Les griefs retenus contre les policiers sont ceux de :

"violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à huit jours, aggravées par trois circonstances en ce qu'elles ont été commises en réunion, avec usage ou menace d'une arme et par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions".

Mais nous ne savons qu’à travers les plaidoiries du défenseur des inculpés et de celui de la présumée victime que des bribes de détails sur les circonstances qui rappelons-le n’étaient pas l’objet de la demande présentée en appel par le policier incarcéré.

Le seul objet de l’appel était bien le maintien en détention, objet même du recours du policier incarcéré devant la Cour d’Appel, et justement sur ce point c’est plutôt le silence.

 

VERS UNE CRISE INSTITUTIONNELLE ?

Ceci laisse donc le champ libre à toutes les interprétations dont celles parfois dangereuses reprises déjà par les médias.

Cette incarcération et les mises en examens des trois autres policiers seraient le résultat du conflit local POLICE JUSTICE (on est à Marseille !)aggravé par les propos du Président de la République qui juge avant les juges, du Ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN et du Directeur Général de la Police Nationale qui défend ses troupes...maintenant on passe d’une affaire locale à une nouvelle crise nationale institutionnelle.

Il est grave d'envoyer les forces de l'ordre au "case pipe" et puis de les lâcher après qu'elles aient subi la violence déchaînée qui a fait 900 blessés dans leurs rangs.

Police et Justice forment un bloc qui garantit la Sécurité Publique. Le public ne sait pas toujours qu’en matière de Procédure, le travail d’investigation est confiée par la justice à la police et à la gendarmerie. Séparer les deux, Justice et Forces de maintien de l'ordre, c'est faire courir au Pays le risque de l'effondrement des institutions comme en 1958 !

Après la réforme plus ou moins abandonnée du statut des Officiers de Police Judiciaire OPJ qui génère depuis des mois une crise au sein de la Police une seconde crise est donc particulièrement mal venue puisque au malaise policier il faut ajouter celui plus profond de la contestation des personnels de la Justice !

D’où, le pas franchi par certains pour avancer la thèse d’une entrée en crise institutionnelle ...pendant ce temps, le garant des Institutions et du bon fonctionnement des Services Publics le chef de l’État est en vacances.

Quand dans un Pays Justice et forces de l'ordre sont en crise, ce sont deux piliers de l'édifice État qui est déstabilisé.

 

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29 juillet 2023 6 29 /07 /juillet /2023 20:52
LA POLICE NOUS DEVONS LA SOUTENIR

LA POLICE NOUS DEVONS LA SOUTENIR

 

 

 

 

 

LA SÉCURITÉ PASSE PAR LE MAINTIEN DE L’ORDRE ET PAR LA PRÉSENCE SUR LE TERRAIN DES FORCES DE POLICE ET DE GENDARMERIE ET PAR LA RECONNAISSANCE QUE NOUS LEUR DEVONS

 

2015 fut l’année des attentats avec Charly Hebdo le 7 janvier puis il y eut le 13 novembre, le massacre de Bataclan.

La France reconnaissante applaudissait sa Police et sa conduite héroïque.

Puis, il y eut une France qui est devenue amnésique, insensible à l’incivilité qui se propageait dans le Pays, inconsciente des dangers.

La France ne se posait même pas de question sur la raison qui faisait que le terrorisme restait un danger mais qu’une certaine mobilisation policière payait et que la peur du terrorisme régressait et que celui-ci avait donc du mal à « s’exprimer».

Par contre, elle découvrait que refuser un contrôle de Police est permis, que caillasser les gardiens de la paix est un jeu sans risques sauf pour les policiers qui seront blessés, qu’incendier et piller est un jeu, une manière de s’exprimer et de vivre un mal-être enraciné chez quelques-uns...

 

NOUVEL INCIDENT GRAVE APRÈS LA MORT DE NAHEL : À MARSEILLE...ET RÉACTION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA POLICE NATIONALE  

Lors des « manifestations » qui suivirent la mort de NAHEL à Nanterre, Marseille comme d’autre villes, a eu des nuits agitées avec casse, vols, incendie de véhicules ...

Quatre policiers de la BAC à Marseille ont été mis en examen pour violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à huit jours. L’un d’eux a été incarcéré en préventive le 21 juillet. La victime HEDI interviewé par un journaliste local dit avoir été tabassé par les policiers. Nous n’avons pas d’informations vérifiées sur la nature et les circonstances de l’incident.

Après les déclarations malheureuses des politiques et la mise en détention du policier auteur présumé du tir sur NAHEL...cela fait trop pour les policiers qui se disent être à bout.

Frédéric VEAUX, Directeur Général de la Police Nationale, est sorti de sa réserve et a donc déclaré « avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison ».

À deux occasions Gérald DARMANIN, Ministre de l’Intérieur a soutenu les policiers comprenant leur tristesse, leur fatigue...mais soulignant aussi leurs devoirs. Il soutient les fonctionnaires de police dont il est le chef.

Par contre, une certaine presse et la gauche vont jusqu’à demander la démission du Ministre Gérald DARMANIN et de Frédéric VEAUX.

 

FABRICE VEAUX, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA POLICE NATIONALE ATTAQUÉ PAR LA GAUCHE ET PAR UN SYNDICAT DE MAGISTRATS

Son tort : avoir dit ce que tout chef doit dire en temps de guerre à ses troupes et à la nation. Leur dires qu'oln les soutient.

Aux magistrats indignés nous répondrons que si la Justice était simplement plus rigoureuse et donc si le droit protecteur des libertés était respecté nous n’en serions pas là. Mais quand on est magistrat et qu'on écrit sur le "mur des cons" tout est possible :

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/mur-des-cons-condamnation-confirmee-en-cassation-20210112

Mais nous irons plus loin.

Ce n’est pas le Directeur Général de la Police Nationale qui a fauté mais c’est son patron l’État laxiste qui ne remplit plus sa fonction de garantir la sécurité de ses citoyens. Il est incapable depuis des décennies de simplement faire respecter le droit.

Les parlementaires pourront toujours légiférer, faire des enquêtes...si l’intendance ne suit pas leur travail est inutile.

Donc, nous montrons effectivement du doigt les magistrats mal formés ou déformés par des syndicalistes irresponsables. D'excellents magistrats sont étouffés par des collègues indignes et un législateur atteint de logorrhée de textes.

Le policier, le gendarme est un homme ; une femme, une famille, une vie, un métier. Il prend tous les jours de plus en plus de risques pour protéger les citoyens.

Tous les jours, dans tous les tribunaux de France, des jeunes souvent mineurs sont présentés devant des juges pour avoir insulté, craché au visage d’un représentant de l’ordre, volé, refusé un contrôle policier, conduit sans permis, sans assurances, dealé...

Tous les jours, ces jeunes sortent de la salle d’audience ou du bureau du juge, le sourire aux lèvres. Cela faut très mal aux policiers!

Bizarrement aussi il est peu parlé des parents de ces délinquants en puissance ou récidivistes.

À ceux qui font la morale aux policiers à coup de déclarations, d’articles de presse nous leur disons qu’ils sont auteurs ou complices d’un laxisme incommensurable.

Ils devraient être condamnés à assister à ces audiences des Tribunaux.

Ils confondent les auteurs de délits et les victimes, ceux qui protègent la veuve et l’orphelin et ceux qui les escroquent, qui les conduisent à vivre quotidiennement avec l'insécurité.

Nous devons remercier Monsieur Fabrice VEAUX qui est le patron d’une Institution et qui défend son personnel.

C’est rare ce courage de passer outre le devoir de réserve d’un haut fonctionnaire donc sa carrière pour soutenir ses troupes.

Son ministre Gérald DARMANIN  a au moins compris cela !

 

 

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28 juillet 2023 5 28 /07 /juillet /2023 20:41
UN PALAIS DE JUSTICE ! UNE BELLE FAÇADE...

UN PALAIS DE JUSTICE ! UNE BELLE FAÇADE...

 

 

 

 

L'INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE : UN DROIT FONDAMENTAL

RÉFLEXION ESTIVALE ET CITOYENNE

L’indépendance des magistrats donc de la Justice comme celle des journalistes sont instituées car elles constituent une protection des libertés des citoyens. Si ceux-ci n’ont confiance ni dans l’une ni dans l’autre, la porte est ouverte à tous les excès des extrémistes et des apprentis dictateurs.

En France, les tentatives de rogner sur cette indépendance ne manquent pas et l’élection du Président de la République au suffrage universel a encore accru le pouvoir de l’exécutif par rapport aux pouvoirs législatif et judiciaire.

Pour juger l’indépendance des juges étudions deux exemples d’aujourd’hui : le PNF et la nomination et la carrière des magistrats.

L’indépendance est toujours quelque chose de relatif et nous pouvons citer le Président de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale qui dans son introduction le 10 juin 2020 a dit

« Pourtant, la question de l’indépendance du parquet, et singulièrement celle du PNF, est fondamentale »

 

RAPPEL DU FONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE EN France

Le Parquet National Financier dit PNF est une juridiction nouvelle spécialisée créée en décembre 2013 chargée de traquer la grande délinquance économique et financière. De nombreuses voix se sont élevées en vain contre cette création pour le moins bancale.

Rappelons qu’un Tribunal Judiciaire « normal » est bicéphale. Il est composé de deux « catégories » de juges : ceux du Parquet et ceux du Siège ; le Parquet accuse...le Siège décide...le Parquet suit l’exécution des peines.

 

LE PARQUET NATIONAL FINANCIER : PARIS C’EST LA France !

Comme indiqué ci-dessus en matière d’organisation de la Justice en France «Un Parquet, sans Siège » cela n’existe pas.

La création du PNF n’a été possible qu’à la condition d’être rattaché à un Tribunal Judiciaire...il le fut par rattachement au Tribunal Judiciaire de Paris...mais quelle étrangeté un Parquet National rattaché à un Tribunal Judiciaire à compétence locale...mais qu’on sache, Paris n’est pas la France...donc nous avons un Parquet parisien national.

 

L’INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE ET LE PNF

Déjà la dépendance des Parquets dans le système français a été mise en cause . En effet, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), dans un arrêt du 23 novembre 2010 (Moulin c/ France), puis la Cour de cassation dans un arrêt du 15 décembre 2010, ont estimé que le ministère public ne présentait ni l’indépendance ni l’impartialité requises pour être considéré comme une autorité judiciaire au sens de l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme (ConvEDH).

Avec le PNF, cette dépendance réapparait dans les dossiers « politiques » : après Nicolas SARKOZY , François Fillion et Eric DUPOND-MORETTI,  c’est Alexis KOHLER, Secrétaire Général de l’ÉLYSÉE qui a été mis en examen pour prise illégale d'intérêts dans l'enquête sur ses liens avec l'armateur
MSC.

Le parquet peut subir des pressions de la part du Ministre de la Justice, voire de la part du Chef de l’État...c’est ce qui est apparue lors de l’enquête de l’Assemblée Nationale le 10 juin 2020 où Madame Éliane HOULETTE, première Procureur de la République du PNF a été auditionnée, et a bien laissé entendre dans le dossier des « fadettes » et comme pour d’autres dossiers  que, quand un homme politique est poursuivi il y a des pressions exercées sur les magistrats !

« La pression que l’on peut ressentir ne se traduit pas par des instructions individuelles car cela est impossible. Je crois cependant que je paye très cher aujourd’hui cette manifestation d’indépendance...

C’était pratiquement mon dernier poste. Ma position était peut-être plus facile que si j’avais été un plus jeune procureur. En effet, si vous refusez d’aller dans le sens que l’on vous conseille, votre carrière ne risque-t-il pas d’en pâtir, puisque le pouvoir de nomination est dans les mains du pouvoir exécutif ? C’est la raison pour laquelle il faudrait que la nomination des magistrats du parquet ainsi que toute la carrière des magistrats relèvent intégralement du CSM. »

« Cette expérience de presque six années jonchée de difficultés m’a permis d’appréhender de façon pratique ce que peuvent être les obstacles à l’indépendance de la justice ».

« Tout ceci me semble être autant d’obstacles à l’indépendance de l’autorité judiciaire, en tout cas à celle des procureurs et singulièrement du procureur de la République financier que j’ai été »

Quels aveux !   paroles prononcées sous serment.

 

L’INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE ET LA NOMINATION ET LA CARRIÈRE DES MAGISTRATS  

La France vit depuis plus de 20 ans de projets en projets de réformes de la magistrature qui sont souvent vite enterrés. En 202, le régime demeure celui-ci :

C’est la loi du 25 juillet 2008 qui a mis fin à la présidence du Conseil Supérieur de la Magistrature par le Président de la République et à sa vice-présidence par le garde des sceaux.

En matière de nomination, les magistrats sont minoritaires au sein du Conseil Supérieur de la Magistrature CSM. Les deux formations compétentes pour la nomination des magistrats du siège et du parquet sont en effet composées de 8 membres non-magistrats et de 7 membres magistrats

C’est le Conseil Supérieur de la Magistrature qui propose directement au Président de la République la nomination des magistrats du siège de la Cour de Cassation et des premiers présidents de Cours d’appel et les Présidents de Tribunaux Judiciaires.

C’est le Ministre de la Justice qui propose au Président de la République tous les autres postes, mais il doit auparavant recueillir l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature CSM. S’il s’agit de magistrats du siège, l’avis du Conseil lie le ministre qui ne pourra pas proposer la nomination d’un magistrat qui aurait fait l’objet d’un avis non-conforme. S’il s’agit de magistrats du parquet, le ministre peut passer outre un avis défavorable du Conseil Supérieur de la Magistrature. En pratique, depuis 2010, les gouvernements successifs suivent tous les avis du CSM.

Pour les magistrats du Parquet, la dépendance vis à vis du pouvoir politique est donc flagrante. Pour les magistrats du siège, le pouvoir du Ministre et de la structure « Chancellerie » et la composition du CSM laissent trop de place au corporatismes et au syndicalisme.

 

Ce sont ces constats de dépendance de la Justice qui pésent beaucoup sur le fonctionnement de lacelle-ci et donc sur le désamour des citoyens justiciables vis-à-vis de la Justice de leur Pays.

 

 

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