Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche

13 avril 2023 4 13 /04 /avril /2023 13:09
LE BARRAGE SAINT FERRÉOL QUI ALIMENTE TOUJOURS LE CANAL DU MIDI DEPUIS LE 17 ième SIÈCLE

LE BARRAGE SAINT FERRÉOL QUI ALIMENTE TOUJOURS LE CANAL DU MIDI DEPUIS LE 17 ième SIÈCLE

 

 

L’EAU, LA COUR DES COMPTES ET LE PRÉSIDENT MACRON

Suite de:

https://www.olonnes.com/2023/04/en-france-l-eau-ne-coule-plus-de-source.suite-1.html

NE NOUS BASSINEZ PLUS AVEC LA SÉCHERESSE !

La météorologie n'est pas encore une science exacte...messiers les faiseurs de fausses nouvelles abstenez-vous dans le doute.

En Vendée, les retenues d'eau (barrages qui fournissent 90% de l'eau potable aux 680 000 habitants et les 26 millions de visiteurs par an) sont pleines à 92.8%)... ces deniers jours, il est tombé 15 millimètres d'eau et demain il va encore pleuvoir !

LA VENDÉE CE N'EST PAS LA FRANCE COMME PARIS N'EST PAS LA FRANCE mais quand même ! L'eau ce bien commun vital, cela se gère.

 

LA COUR DES COMPTES FAIT UN CONSTAT TERRIBLE SUR LA GESTION DE L’EAU ET LE PRÉSIDENT MACRON SORT SON LE « PLAN EAU » DU 30 MARS 2023

La Cour des Comptes a sorti avec son rapport annuel de mars 2023 un rapport sur la gestion de l’eau vue du côté État. Un travail remarquable avec des exemples frappants de dérapage de l’appareil d’État.

https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-rapport-public-annuel-2023

Ce bilan présenté par la Cour des Comptes est proprement cauchemardesque

Nous empruntons à son auteur la Cour des Comptes ce constat :

« L’État éprouve des difficultés réelles à faire respecter les règles jeu qu’il détermine.

Il doit concilier une logique administrative (régions, départements) et une logique hydrographique (sous-bassins versants).

 Les moyens dont il dispose pour assurer ses missions de police et de contrôle sont insuffisants. Présent partout, l’État est souvent trop faible pour assumer les responsabilités auxquelles il prétend.

 L’intrication entre ses responsabilités et celles des collectivités locales rend leur répartition incompréhensible et contribue à la dilution des responsabilités de chacun. »

"intrication" : État de choses étroitement emmêlées

Quel double constat d’échec !

  • Échec des structures mises en place par l’État que nous avons pu constater en participant aux « grands messes » sur l’eau.
  • Échec local : toutes les structures locales et il y a le trop-plein travaillent dans le vide : police de l’eau, Sage, Sdage, comité de bassins, syndicats...réunions, purement formelles, tribunes où les potentats des lobbys locaux et nationaux s'expriment...
La Gazette des Communes titrait, lors de la sortie du Rapport de la C3our des Comptes de mars 2023, :  "Politique de l’eau : l’organisation de l’État et des collectivités est à revoir"

Le problème et sa solution sont pourtant simples ; l’eau est un phénomène qui ne peut se gérer que sur place...L’État centralisateur doit reconnaître ce fait. Il n’est pas là pour gérer ce qui peut et doit l’être de manière décentralisée.

Par contre, il peut être l’arbitre et fixer les grandes orientations, promouvoir ou accompagner les expérimentations et la recherche.

C’est aux élus locaux qu’il appartient de gérer au quotidien la problématique de l’eau de leur secteur... et d’effectuer les investissements locaux nécessaires.

Paris, n’est pas la Provence ni le Nord, ni la Bretagne...

Le danger, dans ce domaine comme hélas dans bien d’autres, c’est que les élus locaux sont prisonniers des petits potentats locaux et de structures comme les FDESA...l’intérêt général parfois ne compte plus face ces structures locales et aux petits intérêts locaux qui n’en n’ont rien à faire de l’intérêt général.

En réalité, donc l’eau douce en France est un vrai panier de crabes et si on voulait en rajouter une couche il faudrait relever une lacune de taille : le rapport de la Cour des Comptes ne se penche pas sur le rôle néfaste des lobbys dans la gestion de l’eau : les dangereux pollueurs de l’agro-chimie industrielle, les tricheurs, les délégataires du Service Public de l’eau...mais ce n’est pas le rôle de la Cour des Comptes.

 

LE PLAN MACRON 2023

Qu’allait donc faire le Président de la République ? Annoncer un Plan EAU...un plan de plus. Nous avons lu et relu ses 10 pages de discours qui n’apportent rien si ce n’est quelques distributions de centaines de millions d’euros du contribuable. C’est un texte affligeant.

En plus, en réalité bassement politique et communication présidentielle quand ainsi le Président parle climat et eau il n’a plus à parler de l’impossible « réforme des retraites ».

L’eau serait ainsi un beau moyen d’éteindre l’incendie « retraites ! »

Seulement retraites et eau ont au moins un point commun...les mesures nécessaires et à envisager sur le champ ne peuvent produire des effets que plusieurs années après que les décisions aient été prises.

Le Président a présenté ce jeudi 30 mars 2023 son « plan eau », qui comporte 53 mesures. Les principales dispositions du discours Présidentiel incluent un plan de sobriété et  la volonté de plus souvent réutiliser les eaux usées...Ce n’est pas une révolution !

Ce discours de 10 pages est fondé sur deux axes : 

  • à court terme : préparer l'été prochain et éviter au maximum les coupures d'eau potable ;
  • d'ici 2030 : faire 10 % d'économie d'eau dans tous les secteurs.

Dans les 53 mesures prônées et éparpillées dans le discours par le Président MACRON il y a de nombreux constats déjà faits depuis des décennies.

Il y a même des propositions contradictoires : Les Agences de l’Eau sont à la peine, voire inutiles et ce ne sont pas les promesses présidentielles de rallonges budgétaires qui vont l’inciter à se réformer...et cela, la Cour des Comptes le répète depuis 2010 !

Ce n’est pas non plus en changeant le mode de facturation de l’eau déjà complexe que le Président résorbera les déficits locaux d’eau liés au climat et à l’imprévision des élus locaux qui n’ont pas assez investi dans les retenues et la lutte contre les pollueurs parfois sous la pression des écologistes locaux.

Les pollutions des sols ou des nappes phréatiques  d’origine agricole souvent et industrielle parfois sont les ennemis de la production d’eau potable. Elle surenchérit la production d’eau potable par la multiplication des traitements et en raréfie la source. Les allusions présidentielles aux méga-bassines, au retour à de plus saines pratiques en matière agricole ...des vœux qui seront vite tombés dans les nimbes de l'oubli.

 

Rappelons que la France ne manque pas d’eau ? Donc, ce n’est pas d’un Plan EAU dont la France a besoin mais simplement d’un plan de lutte contre les pollutions et d’investir dans des réserves locales gérées localement.

 

EN FRANCE, L’EAU NE COULE PLUS DE SOURCE...suite
EN FRANCE, L’EAU NE COULE PLUS DE SOURCE...suite
Partager cet article
Repost0
9 avril 2023 7 09 /04 /avril /2023 10:44
LA FACTURE D'EAU COMPLEXE ET ELLE NE VA NI ÊTRE SIMPLIFIÉE NI ÊTRE ALLÉGÉE

LA FACTURE D'EAU COMPLEXE ET ELLE NE VA NI ÊTRE SIMPLIFIÉE NI ÊTRE ALLÉGÉE

 

 

L’EAU, LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ET LA SOUS-TRAITANCE

 

DAVID CONTRE GOLIATH

Le maire a une obligation de résultats : il doit, quoiqu’il arrive, fournir ses concitoyens en eau potable. Beaucoup de communes n’ont pas les moyens de répondre à cette exigence et doivent soit avoir recours à des sociétés privées pour ne pas faillir à leurs obligations soit créer un service spécialisé si la ressource locale le permet soit s’associer à d’autres collectivités...

 

UN EXEMPLE DAVID, L’ÉLU CONTRE GOLIATH, LE GÉANT DE L’EAU

Les Collectivités Locales donc souvent doivent déléguer leurs pouvoirs de gérer l’eau à plus forts qu’elles.

De plus, les collectivités ont du prendre en charge toute la chaîne "eau": recherche, extraction, stockage de l’eau, contrôles sanitaires, son transport donc les réseaux puis toute la chaîne de l’assainissement des eaux usées.

Cette délégation de la collectivité à une société privée se fait par la voie de la passation de marchés publics : l’élu est celui qui dicte sa loi, formule sa demande mais il n’est pas toujours en état d’imposer ses souhaits à son partenaire d’occasion et surtout d'assumer ses devoirs de donneur d'ordres en contrôlant la bonne exécution du contrat par son partenaire. 

 

VEOLIA : UN GÉANT

Examinons ensemble les résultats globaux de VEOLIA au 31 décembre 2022

  • Le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’exercice 2022 s’établit à 43 milliards d’euros en croissance de 49,4 % à change constant par rapport au chiffre d'affaires de 2021 publié.
  • Cette très forte croissance résulte de l’acquisition de Suez, dont la contribution au chiffre d’affaires cumulé ressort à 9 722 M€ et d’une croissance organique de 4,6 milliards d’euros (+16%)
  • Sur la base du chiffre d’affaires combiné de Veolia et des actifs de Suez, la croissance s’est établie à +14,1%, à périmètre et change constants.
  • Résultat net : le bénéfice net atteint 1,162 milliard d'euros !

Que peut faire l’élu de base face à un tel partenaire avec lequel il se lie pour des années?

 

LES ÉLUS : DES DAVID PLEINS DE BONNE VOLONTÉ MAIS SANS FRONDE

Ainsi, par exemple, face à ce géant VEOLIA ou SAUR ou...il y a des élus locaux dont la compétence n’est pas nécessairement celle de savoir gérer ; ce sont des Hommes et Femmes de bonne volonté.

D’un côté, des personnes représentant VEOLIA expérimentés, formés à qui on demande de « rapporter toujours plus » et de l’autre les élus, des hommes et femmes inexpérimentés, de passage, intérimaires qui n’ont aucune formation de management de la situation de partenaires d’un géant.

On sait d’avance qui sera le gagnant en cas de conflit...ce ne sera pas DAVID car dans ces histoires d’eau il n’a pas de fronde comme en avait le petit DAVID de la bible et en plus, dans cette histoire aussi il y en a un qui finit souvent par être oublié...le consommateur d’eau, cochon de payant ! qui aurait le droit de se rebeller si sa facture est insupportable ou si les prestations ne sont pas à la hauteur des espérances et justes exigences du consommateur. Mais aussi, le consommateur français "isolé" n'a que des droits très limités qu'il n'utilise quasiment jamais.

Il y a donc dans ce rapport entre le géant et le nain une anomalie institutionnelle dont va souffrir celui qui n’est pas physiquement présent mais qui est la principale victime du système :  le citoyen consommateur.

C’est dans ce climat que le Président de la République et la Cour des Comptes interviennent en 2023. Un dossier complexe et maltraité.

 

À SUIVRE...

LE « PLAN EAU » D’EMMANUEL MACRON ET LE CONSTAT CAUCHEMARDESQUE D'UN SERVICE PUBLIC QUI PREND L'EAU DE TOUTES PARTS DE LA COUR DES COMPTES

 

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2023 6 08 /04 /avril /2023 11:28
L'EAU DOIT POUVOIR EN FRANCE À COULER À CONDITION D'ÊTRE RAISONNABLE

L'EAU DOIT POUVOIR EN FRANCE À COULER À CONDITION D'ÊTRE RAISONNABLE

 

 

 

 

L’EAU EST DEVENUE UN MARCHÉ JUTEUX...MAIS NE PAS OUBLIER QUE C’EST LE CONSOMMATEUR QUI BOIT ET QUI PAYE !

 

IL FAUT RAPPELER QUE LA FRANCE NE MANQUE PAS D’EAU

Selon les chiffres du Ministère de la Transition Écologique

- Eau consommée : le volume annuel d'eau consommée est estimé à 4,1 milliards de m3

- Eau prélevée : 28 milliards de m 3

- Consommation annuelle d’eau potable par habitant : 64 m3

Déduction simple : la ressource est suffisante, la gestion de la ressource est mauvaise depuis des décennies

Il faut démonter la mécanique qui donne ce piteux résultat.

 

L’EAU ET LE GROUPE VEOLIA : UN BIEN COMMUN MAL GÉRÉ ET UNE ENTREPRISE QUI DOIT VIVRE DANS UNE ÉCONOMIE ATYPIQUE

Nous sommes très étonnés d’apprendre qu’on peut changer des compteurs d’eau en parfait état de fonctionnement qu’ils marchent ou qu’ils ne marchent pas ! C’est pourtant ce qui nous a été annoncé.

Pour le territoire des Sables d’Olonne, VEOLIA est le délégataire du Service Public de l’EAU pour le compte du Syndicat mixte VENDÉE EAU (https://www.vendee-eau.fr/ ) qui gère l’eau quasiment de la totalité des communes de la Vendée.

Le rôle statutaire de Vendée Eau est clair comme de l’eau de roche :

« Vendée Eau est le service public de l’eau en Vendée. Vendée Eau est en charge de la protection et du captage de l’eau brute et de la production et de la distribution de l’eau potable pour les 19 communautés de communes et d’agglomération de Vendée (sur 19 !) ainsi que l’Ile d’Yeu. Vendée Eau exercera également, à compter du 1er avril 2023, la compétence assainissement collectif pour une partie du territoire vendéen. »

Il ne pleut pas la même quantité d’eau au Nord; au Sud; à l’Est et à l’Ouest de la Vendée donc l’idée de mutualiser l’eau au sein d’un département est très positive (nous le répétons) mais à deux conditions essentielles :

  • Que les partenaires dits « délégataires » des collectivités que ce soit VEOLIA, SAUR,...ou toute autre société soient des prestataires irréprochables,
  • Que les élus puissent exercer efficacement et impartialement leurs droits et devoirs du contrôle du respect des clauses des contrats de délégation de Service Public par leurs délégataires

Or, nous avons tous maintenant acquis la certitude que ces obligations ne peuvent être parfaitement exercées...d’où les scandales dénoncés publiquement !

Le scandale passe...les problèmes demeurent.

De plus, la position dominante de certains groupes internationaux ouvre la porte à des abus dans l’exécution de leurs obligations vis à vis de leurs donneurs d’ordres que sont contractuellement les collectivités territoriales.

Il est bon qu’il y ait en France de grandes entreprises comme VEOLIA pour rayonner à l’étranger mais il est très pernicieux que ces puissantes sociétés puissent en toute impunité avoir des positions dominantes et en abuser sur le territoire français.

Or, les délégataires quand ils usent et abusent de leurs pouvoirs dominants sur les élus, c’est au détriment de l’intérêt général et particulièrement de celui des consommateurs que nous sommes tous. C’est un fait acquis et dénoncé.

 

L’EAU : UN GROS MARCHÉ ET DES ENJEUX SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES TRÈS IMPORTANTS

L’exploitation du secteur, au sens large, en France, est un marché « très juteux » qui est estimé à 16 milliards d’euros (voir document Cour des comptes 2023).

...pour un produit qui a la valeur zéro...l’eau est un bien commun ! Vous pouvez prélever un verre d’eau à une source...elle ne vous coûtera rien !

On comprend que le donneur d’ordres (les élus) n’est pas armé pour lutter contre toutes les tentations que cette manne génère.

Au final, le grand perdant, maintenant, c’est le consommateur à deux titres :

  1. Il est oui! ...plumé : « la facture d’eau est imbuvable » et il garde le droit de se taire,
  1. Il est victime de la pénurie d’eau faute d’investissements nécessaires non réalisés alors qu’il existe la matière première et les moyens financiers de faire face mais que ces moyens sont subtilisés?

 

 

À SUIVRE:

DAVID CONTRE GOLIATH

EN FRANCE, EN 2023, L’EAU NE COULE PLUS DE SOURCE
Partager cet article
Repost0
4 avril 2023 2 04 /04 /avril /2023 14:22

SITUATION DE REMPLISSAGE DES BARRAGES EN VENDÉE :

SATISFAISANTE EN FIN MARS 2013

 

Le taux de remplissage des retenues qui fournissement 90 % de l' eau potable consommée en VENDÉE est au 26 MARS 2023 de 86,9 %

En comparant avec les 10 dernières années la VENDÉE est aujourd'hui donc dans la fourchette haute.

Voir ci-dessous les courbes et le point au 26 mars 2023

Attention les fausses nouvelles circulent : la situation est à ce jour satisfaisante mais ce n'est pas une raison POUR GASPILLER CE BIEN COMMUN 

 

LE POINT AU 26 MARS 2023 ...VOIR FLÈCHE ROUGE

LE POINT AU 26 MARS 2023 ...VOIR FLÈCHE ROUGE

Partager cet article
Repost0
26 mars 2023 7 26 /03 /mars /2023 15:00
MIEUX VAUT UNE PETITE BASSINE BIEN ACQUISE CHEZ SOI QU'UNE MÉGA-BASSINE MAL GÉRÉE CHEZ LES AUTRES

MIEUX VAUT UNE PETITE BASSINE BIEN ACQUISE CHEZ SOI QU'UNE MÉGA-BASSINE MAL GÉRÉE CHEZ LES AUTRES

 

 

 

 

 

IMBÉCILE BÉCASSINE TREMPE TON ... DANS LES MEGA-BASSINES TU ME DIRAS...

 

RISQUE D’ATTEINTE ET DE REMISE EN CAUSE DE LA LIBERTÉ DE MANIFESTER

 

Nous espérions qu’en Deux-Sèvres, la journée de l’eau, le 22 mars 2023, fêtée abusivement ce week-end des 25 et 26 mars, ne sera pas une nouvelle fois des journées de la casse et du sang  !

Là aussi, nous voyons les méfaits de l’abus et du détournement des libertés fondamentales comme celle de manifester pour défendre une opinion. Cette liberté est un privilège de nos démocraties. Mais elle est fragile. Il appartient à l’État de la garantir et de la protéger.

Nous savons tous qu’il est tentant pour un Pouvoir de laisser une manifestation dégénérer pour tuer une cause qui peut être juste et défendable par les voies légales...

Un jour, il faudra tirer sereinement les conclusions des débordements de violence lors de l’épisode des Gilets Jaunes ! Y a-t-il eu des provocations ? Y a-t-il eu des dysfonctionnements dans la politique du maintien de l’ordre ?...

Comme il faudra bien analyser les dysfonctionnements de l’État dans la gestion du projet " Aéroport de Notre Dame des Landes".

Si manifester légalement devient la liberté de casser, d’instaurer la violence au lieu du dialogue, c’est le principe de la liberté qui peut ainsi être remis en cause.

Les professionnels organisateurs de la violence commettent une double faute :

  • Une menace sur une liberté fondamentale,
  • Une contre-performance pour la défense d’une cause qui pourrait être juste.

Le printemps revient et le droit de manifester aisément ses opinions et de manifester tout court réapparait mais le dialogue reste toujours un art difficile.

Ainsi la guerre pour ou contre les méga-bassines dans l’ouest de la France a repris pour fêter la journée de l’eau.

 

EAU : REVENIR AUX FONDAMENTAUX

- L’EAU EST UN BIEN COMMUN À PRÉSERVER

- LA CULTURE AGRO-CHIMIQUE N’EST PAS UNE BONNE CHOSE POUR LA SANTÉ, POUR LA NATURE, POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE. Elle n’est pas maîtrisée surtout ses effets nocifs laissent des traces indélébiles pour des décennies.

- LES LOBBYS N’ONT PAS LEUR PLACE DANS LA PARTICIPATION AUX RECHERCHES DE LA VÉRITÉ SUR LA PRÉSERVATION DU MILIEU NATUREL PUISQU’ILS AGISSENT POUR DÉFENDRE DES INTÉRÊTS PERSONNELS ET NON L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

 

POURQUOI LES MÉGA-BASSINES NE SONT PAS LA SOLUTION ?

D’abord parce que l’eau est un bien commun indispensable que la nature nous donne et que son usage à titre privatif sans contrepartie donnée à la collectivité ne peut donc être admis. Ce système méga-bassines  génère abusivement des privilèges parfois insupportables.

Ensuite, parce que l’agriculture polluante doit abandonner ses pratiques néfastes,

Parce que la France doit retrouver son modèle agricole de production de qualité et que, si cela a un coût, il faudra un effort national et européen pour revenir à des pratiques agricoles acceptables et contrôlées sérieusement et en toute impartialité,

Mais pour cela, il faut une meilleure connaissance scientifique et objective des problèmes pour juger par exemple de l’intérêt des bassines. Les «experts » ne sont même pas d’accord sur un élément essentiel concernant l’irrigation : le pourcentage d’eau stockée dans une bassine qui s’évapore et donc, cette eau stockée n’est même pas utilisée pour l’irrigation !!! Sur ce point, suivant les études et annonces des données oscillent entre 5% et 50 % ! Sur le suivi de l’évolution de la nappe phréatique, idem... on est dans le vague depuis des années avec des études contradictoires . Ce n’est pas sérieux...mais à propos : à qui profite le crime ?

Sur le plan des contrôles, pour la première fois, nous voyons écrit qu’il faut « découpler » Chambre d’Agriculture (aux mains de la FNSEA) et les contrôles du respect des règles légales. Le contrôleur ne peut être dépendant du contrôlé...car, en toute impunité, il y a des « truands » qui disposent depuis des années de forages interdits pour maintenant remplir leurs bassines, il y en a d’autres qui puisent l’eau des rivières alors qu’il y a interdiction, il y en a qui irriguent en toute impunité à des heures interdites...  et à côté de ceux-là il y a d’autres exploitants, d’autres professions qui souffrent des mesures restrictives mais respectent les interdictions,

 

LA FRANCE NE MANQUE PAS D’EAU MAIS IL LUI MANQUE UN BON MODE DE GESTION DE CETTE RICHESSE

Il faut savoir que la France ne manque pas d’eau : la partie « utilisée » est infime par rapport à la ressource. Cela est une donnée sûre (Études CNRS). Il faudrait cependant une mise à jour sérieuse de ces études.

Il y a donc bien un problème de l’eau au niveau de l’agriculture, comme il y a un problème de l’utilisation des pesticides. Tout cela est maîtrisable si la puissance publique exerce, en toute impartialité, son devoir qui est de faire appliquer la loi : les lobbys camouflés au sein de la FNSEA et les autres encore plus camouflés doivent être chassés : l’eau est un bien commun il ne peut bénéficier à certains privilégiés...sinon la colère de certains trouvera sa justification !

Nous verrons bien comment le Tribunal des Sables d’Olonne va sanctionner les fraudeurs qui ont été « verbalisés » ! Le débat est ouvert.

Partager cet article
Repost0
19 mars 2023 7 19 /03 /mars /2023 11:20
DE L'EAU : LA FRANCE EN POSSÈDE LARGEMENT MAIS IL FAUT SE DONNER LES MOYENS POUR EN PRÉLEVER ET GÉRER LA RESSOURCE

DE L'EAU : LA FRANCE EN POSSÈDE LARGEMENT MAIS IL FAUT SE DONNER LES MOYENS POUR EN PRÉLEVER ET GÉRER LA RESSOURCE

 

 

 

 

LA COUR DES COMPTES MET LES PIEDS DANS L’EAU

 

L’EAU ; IL NE FAUT PLUS ATTENDRE, IL FAUT AGIR ET, SUR CE SUJET, C'EST L'ÉTAT ET LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES QUI DOIVENT EXERCER LEURS COMPÉTENCES

Suite de :

https://www.olonnes.com/2023/03/l-eau-un-bien-commun-vital-un-combat-ou-il-y-a-des-tricheurs.html

 

Depuis des années nous avons beaucoup entendu parler des scandales autour de l’eau : marchés publics, arnaques...mais rien ne bougeait.

Le monde s’agite enfin un petit peu autour de l’eau et même la Cour des Comptes y va de son plongeon.

En effet, dans son rapport annuel 2022 qui vient de paraitre, La Cour des Comptes vient d’en rajouter un grand verre dans le débat qui s’ouvre ou s’entrouvre sur la gestion de l’eau en France.

C’est pourtant carrément une alerte que lance la Cour des Comptes.

Voir le document dans son intégralité :

https://www.ccomptes.fr/fr/documents/63651

 

L’EAU : UN ENJEU NATIONAL

Enfin, l’eau est reconnue comme un enjeu national et cela va donc bien au-delà de la pleurnicherie des médias sur un risque très hypothétique de sécheresse.

D’abord et enfin, le risque de pénurie d'eau en France est abordé par la Haute Juridiction.

Ce rapport, même s’il ne restera qu’un rapport, a au moins le mérite d’exister et d'être sérieux et crédible et il a aussi l’avantage de décrire des points rarement analysés en indiquant là où le bât blesse : 

« Une organisation inadaptée aux enjeux de la gestion quantitative de l’eau »

« La gestion quantitative de l’eau, prise sous l’angle de la rareté de la ressource, est devenue une préoccupation majeure. »

Oui, c’est une préoccupation mais, en face, il faudrait des réactions adaptées des pouvoirs publics.

Des organismes locaux multiples ont des bouts de compétences et selon nos observations sur place et sur pièces ces comités et autres machins dont l’énorme AGENCE DE L’EAU, les SAGE, la Police de l’Eau ,les SDAGE, des dizaines de syndicats mixtes ou pas ...sont dotés d’une super-capacité de ne pouvoir rien faire de positif sauf celui de se congratuler sur les vicissitudes locales de pénurie d'eau, de la disparition de zones humides, des coûts de traitement exorbitants des eaux usées, des réseaux défectueux, des cours d’eau pollués...

 

DES INTÉRÊTS DIVERGENTS ET LA PRESSION DES LOBBYS

Il est vrai que les enjeux sont de taille et que certains  intérêts locaux et nationaux inavoués des uns et des autres rendent la tâche des élus qui veulent avancer quasiment inutiles.

Citons le rapport de la Cour des Comptes :

"D’ores et déjà, sur une partie croissante du territoire, la consommation liée aux différents usages excède, sur des périodes de  l’année de plus en plus longues, la capacité des milieux à fournir de l’eau, et les mesures de restriction prises par l’autorité administrative se multiplient. L’insuffisance de la ressource et l’intensification des usages de l’eau, dont la consommation augmente dans de nombreux territoires depuis 2017, exacerbent les conflits d’usage."

Que ces choses-là sont bien dites...mais maintenant il faut passer à l'action.

 

Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République, ne pensez-vous pas que ce sujet « vital » de l’eau est plus important pour l’avenir du pays, de ses habitants, de son économie que votre réformette des retraites qui fait tant de bruit ?

Ce projet de réformette fait perdre trop d'énergie dont les citoyens ont besoin pour résoudre le problème des risques de pénuries d'eau, de la qualité de celle-ci, de sa distribution...Là, il y a bien un coup de pied à donner dans la fourmilière des lobbys qui s'agitent impunément.

 

 

 

L’EAU EN FRANCE : ATTENTION, ON VA COULER !
Partager cet article
Repost0
18 mars 2023 6 18 /03 /mars /2023 17:58
L'EAU COULE ENCORE MAIS IL LUI FAUDRA UNE POLITIQUE

L'EAU COULE ENCORE MAIS IL LUI FAUDRA UNE POLITIQUE

 

 

 

 

 

LA France NE MANQUE PAS D’EAU MAIS L’ÉVOLUTION DES TECHNIQUES PEUT METTRE EN DANGER CE BIEN VITAL NOMMÉ « EAU »

Sur ce sujet comme sur celui gravissime des pollutions liées à l’utilisation massive des pesticides et du traitement des déchets ménagers depuis des années nous vous informons sur les combats menés contre l’inertie des responsables et contre l’irresponsabilité de certains consommateurs.

Contrairement à ce qui est trop souvent écrit la France est un pays qui ne manque pas d’eau mais c’est simplement la collecte et l’utilisation qui en est faite qui sont en cause.

Des saisons sèches, des années de sécheresse...il y en a eu et il y en aura encore.

Comme la viticulture, aujourd’hui encore, il y a de bonnes années et de moins bonnes

Alors que nos aïeux agriculteurs savaient s’adapter car ils n’avaient ni l’intention ni les moyens techniques de dompter la nature ni ceux pour la forcer.

Ils devaient se contenter, par exemple, de la polyculture, de l’utilisation des engrais naturels, de la mise en jachère...ils respectaient les sols.

Mais l’homme a voulu s’affranchir des caprices du temps (on dirait maintenant météo) et de ceux de la nature.

Pour produire toujours plus, il est prêt à tout essayer sans avoir de certitudes sur les conséquences de l’emploi des techniques nouvelles.

L’eau, elle, subissait les effets des techniques nouvelles mises en œuvre par des apprentis-sorciers et continuait inlassablement son cycle peut-être mis à mal par les interventions humaines hasardeuses...

Ainsi aux pollutions naturelles sont venues s’ajouter les pollutions nouvelles et autres phénomènes nouveaux dont l’homme ne maîtrise pas toutes les données.

La peur de manquer d’eau potable s’installe donc et comme l’État et les collectivités locales se doivent d’assumer l’approvisionnement de tous les habitants en eau potable...obligation de résulta...donc réglementation!

Donc face au risque de manquer...les préfets rationnent, restreignent l’utilisation de l’eau notamment pour les prélèvements pour les besoins de l’agriculture.

 

ON DÉCOUVRE QUE C’EST L’AGRICULTURE QUI EST LA PLUS GROSSE CONSOMMATRICE D’EAU

Le CNRS à la fin du siècle dernier a étudié ce phénomène a mis en évidence le fait maintenant incontesté que le plus gros consommateur d’eau avec le développement de de la technique de l’irrigation est l’agriculture.

L’agriculture moderne est aussi le plus gros pollueur de l’eau prélevée.

 

LE TRIBUNAL JUDICIAIRE DES SABLES D’OLONNE SAISI D’UNE AFFAIRE D’INFRACTION AUX RÈGLES CONCERNANT LES prélèvements D’EAU POUR L’IRRIGATION

Cette affaire illustre bien la problématique de l’eau.

C’est un bien qui est la propriété de tous utilisé plus par certains que d’autres. Utilisé abusivement ?

C’est un produit qui existe en quantité suffisante en France sauf si le monde agricole se met à en consommer trop.

L’eau devient alors une « source » de conflits arbitrés par la puissance publique.

Nous devrons attendre mi-avril pour avoir connaissance du jugement du Tribunal Judiciaire des Sables d’Olonne.

Après l’affaire des « bassines » c’est tout le problème de la préservation de l’accès de tous à un bien commun qui est posé.

C’est aussi tout le problème de l’agriculture moderne productiviste qui est aussi posé...on sait qu’elle est génératrice de pollution et qu’elle est aussi une richesse de la France et de son autonomie relative en matière d’alimentation.

Comme on sait aussi la part grandissante des lobbys « agro-chimiques» dans les décisions concernant par exemple l’utilisation de fertilisants et autres pesticides.

L'eau va redevenir un enjeu et il faudra bien cette fois que  soient cadrés les droits et devoirs des consommateurs en toute transparence...ce ne sera pas chose aisée tant les intérets des uns et des autres peuvent être divergents.

 

A SUIVRE ...

 

LA COUR DES COMPTES PLONGE DANS LA GESTION CATASTROPHIQUE DE L'EAU

 

Partager cet article
Repost0
15 mars 2023 3 15 /03 /mars /2023 15:31
ELLE COULE, ELLE COULE L'EAU DU COURS D'EAU DU TANCHET QUI IRA SE JETER DANS L'OCÉAN

ELLE COULE, ELLE COULE L'EAU DU COURS D'EAU DU TANCHET QUI IRA SE JETER DANS L'OCÉAN

 

 

 

 

LES MÉDIAS : ON NE PEUT PAS ET ON NE DOIT PAS LEUR FAIRE CONFIANCE

suite de :

https://www.olonnes.com/2023/03/il-pleut-sur-la-france.c-est-la-faute-du-changement-climatique.html

 

LA PRESSE ÉCRITE, LES JOURNAUX TÉLÉVISÉS ...VOUS ONT "INONDÉS" D'INFORMATIONS SUR LA SÉCHERESSE...CE QUI LEUR PERMETTAIT DE PARLER DU CHANGEMENT CLIMATIQUE DONT ON CONNAIT FORT PEU DE CHOSES ET DE NE PAS PARLER DES CHOSES QUI GÊNENT QUE LES INFORMATEURS SONT PRIÉS DE TAIRE

 

Ainsi quasiment tous les médias sont condamnés à vous "bourrer le mou" et particulièrement ceux qui traitent l'information "à chaud". Les informateurs journalistes et autres  échotiers  parlent de sujets dont ils n'ont pas  le temps de vérifier les sources.

Ce sont trop souvent seulement les communiqués des Agences de Presse et sur ces communiqués ils brodent le nombre de minutes ou de lignes que leur rédaction leur a accordé.

"Bourrer le mou" est ainsi défini "Mentir pour tromper, tenter de duper ou d'escroquer quelqu'un ...",  le mou, en vieux françois, signifie "cerveau" !

Nous sommes donc tous plus ou moins des victimes de l'imprudence voire de la médiocrité des médias.

Certaines informations peuvent être même volontairement déformées pour des buts inavoués et ou inavouables. L'exemple type est actuellement l'orientation de l'information pour sortir de l'objectivité sur la loi dite déjà à tort "réforme des retraites"...déjà le titre est un demi mais gros mensonge comme nous avons pu l'expliquer ...après avoir lu et relu le projet de loi et même suivi un peu les débats à l'Assemblée Nationale et aussi au Sénat.

Au Sénat, nous pouvons dire par contre, que nous avons entendu des exposés tant sur le fon d que sur les procédures de très, très haut niveau...dont nous n'avons pu lire une seule ligne dans la presse que nous épluchons pourtant tous les jours

C'est un peu comme si consigne était donnée à des journalistes de mentir y compris par omission.

Mentez, mentez...il en restera toujours quelque chose !

Pourtant la France ne manque pas de bons voire d'excellents journalistes et chroniqueurs.

Aujourd'hui, ainsi nous devons subir un assaut des pessimismes qui noircissent toutes les informations : il faut du drame, du sang, de l'ignominie...tout ce qui est bien, beau sera donc sacrifié et occulté. À qui profite le crime ?

C'est pour cela qu'il est intéressant de tout faire pour sauvegarder ce qu'on appelle les réseaux sociaux qui drainent le meilleur comme le pire....enlevons le pire pour que demeure le meilleur  c'est un certain contre-pouvoir qu'il faut protéger.

 

SOUVENEZ-VOUS LA SÉCHERESSE UNE FAUSSE NOUVELLE AU MOINS POUR LA VENDÉE...LA PREUVE VOIR CI-DESSOUS LE NIVEAU DE REMPLISSAGE DES BARRAGES-RETENUES D'EAU

Les courbes comparatives des dix dernières années années ne peuvent mentir...au 12 mars 2023 le taux de remplissage des retenus est de 85,8 % ...au plus haut depuis 10 ans comme ce fut le cas pour la troisième fois de cette décennie!

Mais, ce n'est pas pour cela qu'il faut gaspiller ce bien précieux qu'est l'eau ! Gardons les bonnes habitudes.

Il y a certainement des régions où la pluviométrie de ces derniers mois est défavorable mais cela ne permet pas de tirer d'exemples de zones où la pluviométrie a été déficitaire cet hiver pour dire que toute la France est menacée de sécheresse terrible pour cet été. C'est pourtant ce qu'on a essayé de nous faire croire. Annoncer cela, c'est simplement mentir comme nous l'avons entendu sur TF1 au cours d'un Journal tout récent de 13 heures.

Peut-être que cette fausse nouvelle "intéresse" ceux qui attendent des subventions, ceux qui font du catastrophisme leur fond de commerce comme les écologistes politiques...mais c'est une fausse nouvelle !

Alors, gardons ou prenons l'habitude d'être circonspect sur toutes les informations, gardons notre droit d'analyse et de scepticisme, recoupons les sources d'information et surtout apprenons aux jeunes générations à garder prudemment du recul face au flot d’informations qui nous submerge...les informations c'est comme pour les déchets :  on en produit trop donc TRIONS !

 

EN ROUGE SURLIGNÉ LA COURBE 2023...ALORS LA SÉCHERESSE EN 2023 ?

EN ROUGE SURLIGNÉ LA COURBE 2023...ALORS LA SÉCHERESSE EN 2023 ?

Partager cet article
Repost0