Suite de
https://www.olonnes.com/2026/05/fonctionnaires-maltraites-samuel-paty-et-les-autres-l-abandon.html
Nous avons mis en avant dans notre précédente parution le Service Public de l’Éducation qui vit une crise sans précédent.
Mais avec le temps, le mal s’est généralisé à l'ensemble de la fonction publique.
LA FONCTION PUBLIQUE
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Le 14 mars 2024, le Président MACRON a dit « Les nouveaux changements qui devront être engagés
cette année (2024) afin de mieux répondre aux attentes des citoyens.
En 2026, la France compte 5,7 millions d'agents publics dans les trois versants de la fonction publique :
- la fonction publique de l’État,
- la fonction publique territoriale,
- la fonction publique hospitalière.
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UNE FONCTION PUBLIQUE RÉFORMABLE ?
LE CARCAN DES STATUTS DES AGENTS DE L’ÉTAT ENVAHISSANTS ET PARALYSANTS
Il en a été recensé encore environ 300 statuts dans la seule fonction publique d'État, auxquels il faudrait ajouter plus d'une centaine de « statuts d'emplois ».
D’un côté, il y a une « clientèle » composée des citoyens usagers des Services Publics qui constate la décadence et les défaillances imputables en partie aux statuts du personnel du service public et de l’autre un encadrement composé d’agents de l’État réceptacle des plaintes des « clients » et qui n’ont pas les moyens humains et règlementaires et éventuellement financiers d’améliorer la qualité des prestations du Service Public qui a perdu sa bonne réputation.
De l’autre, il y a les sacro-saints statuts protecteurs et les « avantages acquis » comme les régimes des conditions retraites des agents du Service Public, l’avancement à l’ancienneté, l’indice pour les salaires...
Une situation aujourd’hui inadaptée qui nuit autant au personnel qu’à la santé de la France.
Le Président MACRON parlait et a même écrit sa promesse d’« exigence de renouer avec l’excellence de nos Services Publics. Nous sommes attachés à notre hôpital,à notre école. Nous voulons un État agile, concentré sur les priorités du pays qui s’adapte à nos besoins et à nos modes de vie. Efficacité, simplicité, adaptabilité ; c’est aussi comme cela que nous ferons des économies. »
Depuis 2017 y a-t-il eu changements, progrès ? Par leurs derniers votes les français ont répondu NON, déception et chute de leur confiance en leurs dirigeants et particulièrement celle de leur Président Emmanuel MACRON
Qui assume ainsi la protection des usagers pour leur garantir la « continuité du service public » (dogme figurant dans la Constitution face, par exemple, au droit de grève et usage abusif de ce droit ou toute autre situation où le Service Public est mis en difficultés ?
Personne !
Les fonctionnaires bénéficient de protections : irrévocabilité professionnelle, retraites... et nous voyons dans ce domaine l’imprévision et l’impuissance de l’État paralysé quand il y a crise au sein d'un Service Public.
Par exemple, la Caisse des Retraites des Agents des Collectivités Territoriales CNRACL (2 millions de cotisants) pourrait avoir accumulé 85 milliards d'euros de dette, en 2045, si rien ne change ! L’alerte a été donnée en 2024 par la Cour des Comptes. Le personnel concerné a manifesté son inquiétude sur le devenir leurs droits à pension. Quand vous pensez que cette caisse fut il y a peu d'années « bénéficiaire ».
Mais, en 2026, où en sommes-nous ? Dans cette institution, la démobilisation des agents de l’État, le déficit se creuse et met en danger notre économie nationale et nos finances publiques. En attendant des décisions qui ne viendront pas rapidement, le trou des dettes publiques se creuse.
UN TERRIBLE AVEU D’IMPUISSANCE
Le Président MACRON a pris les choses en main, par exemple, pour une réforme territoriale, pour une réforme de l’État...
Rappelons-nous le 14 mars 2024, il a lancé sa deuxième « RENCONTRE DES CADRES DIRIGEANTS DE L'ÉTAT »
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2024/03/12/rencontre-des-cadres-dirigeants-de-letat
où il reprend ses objectifs et incite les hauts fonctionnaires à adopter une méthode pour une relance concernant « l’amélioration des Services Publics... »,«face à une crise de confiance, les français veulent de l’humain...ils demandent de l’ordre, »
Le Président a fait part de son mécontetement : il donne des impulsions ...et il constate que derrière l'intendance ne suit ou du moins qu'une partie de celle-ci traîne les pieds à mettre en œuvre les préconisations présidentielles.
Il a prôné « la transformation de la fonction publique » avouant ainsi l’impuissance à laquelle l’appareil étatique est confronté face à toute réforme.
« Le ministre des Transformations publiques peut le partager, les ministères, c'est comme si on n'avait pas pris la loi (lois DUSSOPT) ; c'est-à-dire que tout est resté au niveau central. Il y en a d'autres qui se sont appropriés la loi. Les textes ne valent que pour autant qu'ils sont utilisés. »
C'est un jugement très dur pour les membres de la haute administration. Mais n'est-ce pas le management présidentiel qui en est la cause ? N'est-ce pas la conséquence d'une trop grande centralisation du pouvoir ?
Emmanuel MACRON connait de l’intérieur l’énorme appareil étatique et ses faiblesses...il pouvait donc mieux que quiconque en faire un diagnostic sur son impuissance et comme Président agir.
Constater une situation dégradée c’est bien, ne rien faire pour y remédier avec les pouvoirs présidentiels, c’est une faute lourde que subit la France ?
À SUIVRE...