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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 09:03

hausses tarifs 30001

  Allez encore +2.4% pour la facture GAZ au 1er janvier 2013 ! 

Nous sommes toujours étonnés des hausses annoncées ...surtout durant les périodes où l'indexation sur le prix du baril de pétrole est favorable à la baisse

Aujourd'hui, que constate-t-on ? ...le prix du baril de pétrole est "redescendu" à 85 dollars ...et des prévisions sont faites sur la base d'une baisse de 20% au cours du prochain semestre.

On a donc du mal à comprendre les hausses annoncées par exemple et sutout pour le gaz au motif de l’augmentation du prix du pétrole. Il faudrait aussi parler de l'augmentation des taxes (en % et en nombre) sur nos factures de gaz et électricité.

Faut-il, pour éviter à l'État de faire des économies et d'améliorer sa gestion (chose qu'il ne sait pas faire aujourd'hui et ce, depuis bien trop longtemps) sanctionner les particuliers en espérant que résignés ou abusés ils avalent la pilule.

Il faudrait que nos dirigeants arrêtent un peu de nous prendre pour des imbéciles !

    

pétrole indice 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 15:36

 

 

Réforme territoriale : la France s'y mettra-t-elle ?...il le faudra, l'Italie va le faire, la France doit pouvoir le faire.

 

Pour tous ceux qui cherchent des économies au niveau de l'Etat et des Collectivités Locales  il faut absolument écouter cet édito (video)

La France:

40 000 collectivités territoriales,

500.000 élus

1.700.000 salariés

 

 laissez passer la pub ... et visionnez, écoutez

http://www.rtl.fr/video/timeline/reforme-territoriale-la-france-s-y-mettra-t-elle-7754969963

 

 

...et en plus il traite du cumul des mandats

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 20:34

Mairie Olonne DSC0329903437.jpg

Les-Sables-Chateau-olonne-vues05829.jpg DSC05682

 

 

 

LES ELUS LOCAUX DEVIENDRONT-ILS RAISONNABLES BUDGETAIREMENT ?

ILS Y SERONT CONTRAINTS. MAIS AINSI, AU LIEU DE LE FAIRE EN TOUTE CONSCIENCE, COMME NOUS LE DEMANDIONS, ILS LE FERONT SOUS LA CONTRAINTE DE L'ETAT QUI VA REDUIRE SES DOTATIONS AUX COLLECTIVITES. 

Merci au Député Maire PS d’Alençon Joaquim Pueyo pour ses propos raisonnables rapportés  dans Ouest France  au sujet de la "cure d’austérité" que doivent inéluctablement envisager les  collectivités locales dans la période actuelle de crise. Le député maire s'exprime ainsi:  

  « Cela passe par une maîtrise accrue des dépenses de fonctionnement, tout en ayant le souci du maintien d’un haut niveau de services aux habitants

À titre d’exemple, la ville et la communauté urbaine d’Alençon ont mis en place une très forte mutualisation de leurs moyens tant logistiques qu’humains (un seul siège, un seul directeur des services…).

Chaque collectivité assure le coût des moyens mis à disposition au prorata du service rendu.»

Pour notre cas, au Pays des Olonnes, que constate-t-on ?...Les 4 collectivités (la communauté de communes des Olonnes CCO , les villes des Sables d’Olonne,  de Château d’Olonne et d’Olonne sur Mer) accroissent sans cesse régulièrement leurs frais de fonctionnement comme si le transfert de compétences des communes à la CCO n'allégeait pas les charges de fonctionnement des 3 communes.

LA PEUR EST LE COMMENCEMENT DE LA SAGESSE

Mais que voit-on se profiler ?...Les aides et participations de l'Etat aux collectivités ne vont plus augmenter voire vont baisser.

 Le projet de loi de programmation des finances publiques 2012-2017 présente les modalités de la participation des collectivités à l'effort de redressement des comptes de la Nation . En particulier, l'enveloppe globale des concours financiers de l'Etat aux collectivités est maintenue en 2013 à son niveau 2012 (stabilisation en valeur), mais diminuera ensuite.

 Le projet de loi de programmation des finances publiques présente une diminution de 750 millions € en 2014 et autant en 2015, soit une diminution annuelle moyenne de 1,4%.

Les collectivités territoriales et leurs groupements doivent donc se préparer à une diminution de leur dotation globale de fonctionnement (DGF) et de leur dotation d'intercommunalité (DI). Dans un contexte de crise (ou de sortie de crise), et de restriction des crédits bancaires offerts aux collectivités, celles-ci pourront difficilement augmenter les autres recettes afin de compenser la baisse de DGF.

La recherche de l'optimisation de la dépense publique (qui ne signifie pas forcément la diminution de la dépense publique, mais le ralentissement de la croissance ou la meilleure allocation des moyens) est de plus en plus étudiée.

La mutualisation des moyens, humains et matériels, entre communes et communautés, peut être un de ces leviers, permettant par la mise en commun, de faire plus avec les mêmes moyens (et donc d'éviter des achats ou des recrutements supplémentaires par une meilleure allocation des moyens sur le territoire) ou de rendre le même service et donc de réallouer les moyens vers d'autres missions de service public.

Avions-nous tort de prôner la sagesse budgétaire au sein des Collectivités du Pays des Olonnes ?

Nous avions l'impression de prêcher dans le désert...la dure réalité économique nous donne (hélas !) raison. 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 21:18

Une situation qui doit inquiéter et obliger à agir et réagir

chomage bassin d'emploi

 

Le bassin d'emploi des Sables d'Olonne culmine avec son taux de chômage qui atteint 11,1%.

Ce qui nous insupporte : un canton qui a tous ces atouts et qui voit son taux de chômage plafonner à ce haut niveau qui est le plus élevé de la VENDEE et supérieure au niveau national.

Nous ne cessons, depuis des années, d’interpeller les responsables politiques et économiques pour qu'ils s'unissent et pour qu'ils créent les conditions favorables à l'accueil des entreprises et agir contre les délocalisations même si celles-ci sont locales.

Nous redemandons et redemanderons l'accélération de la création de zones d'accueil comme celle de la VANNERIE où on a l'espoir de l'implantation d'un premier élément de Pôle NUMERIQUE. ECONOMIE NUMERIQUE : une zone dédiée à son développement au PAYS DES OLONNES

Réussir dans ce domaine nécessite mobilisation, courage, travail acharné, méthode, présence sur le terrain et prospection ; investissements humains et financiers.

Il ne faut plus attendre mais aller de l'avant, aller à la conquête des niches que sont les nouvelles technologies.

Il faut qu’on sente cette volonté dans un plan d’actions…que nous réclamons sans être vraiment entendus.

Il faut aussi changer peut-être les mentalités : nous ne sommes pas au Pays des Olonnes les meilleurs en tout ; il faut parfois savoir se remettre en cause...si nous vivons plus fortement  que d'autres cette crise de l'emploi, ce n'est pas  que la faute du hasard...quand nous parlions de la création d'emplois, chiffres à l'appui...nous étions (là aussi) vertement tancés...

Oui, il faut que les mentalités de nos élus et autres responsables évoluent face à "notre" chômage intolérable ; oui, il faut une union sacrée pour retrouver un dynamisme nécessaire... cette situation n'est pas inéluctable compte tenu des atouts du bassin d'emploi des Sables d'Olonne.

 

Oui, il y a le VENDEE GLOBE mais n'oublions pas qu'il y a aussi d'autres graves  préoccupations qu'il faut aussi traiter et attaquer avec courage et méthode.Il faut oser le dire m^me si on pass pour des rabats joies ! 

 

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:09

  ministere-des-finances2.jpg

 

 

 

Le Ministre des Finances Pierre MOSCOVICI évalue les besoins des collectivités locales à 18 milliards pour 2013 et propose 7 mesures (voir ci-dessous) :

Est-ce raisonnable ? Ces mesures ne sont-elles pas pousse au crime ?  

Ne faut-il pas d’abord contraindre les collectivités locales à faire des économies ?

 

Avant d'ouvrir les vannes à un nouvel accroissement de l'endettement des collectivités territoriales ne faudrait-il pas agir pour que celles-ci gèrent mieux les deniers publics par exemple en s’attaquant aux charges inutiles générées le fait que la France est divisée en 36.000 communes (spécificité française onéreuse) et l’empilement des structures (commune, intercommunalité, syndicat, agglomération, canton, département, région, État) :

1) à celles-ci d'accepter une réforme,

2) d'auditer toutes les dépenses afin de découvrir les niches d'économies...et il y en a ne serait-ce qu'en frais inutiles de communication, cumul d'indemnités des élus, achats groupés...?

Mais quel "politique" osera une telle démarche même s'il s'agit de permettre de stimuler les investissements dont les collectivités sont les moteurs ?

 

            Voilà les mesures proposées…l’accès plus facile à l’emprunt…(pour faire croître la       dette et faire plonger la France ?)

 

      1. - Nouvelle offre de crédit à moyen et long terme de la Banque postale (LBP), pour un montant de 1 milliard d’euros d’ici à la fin 2012. Cette offre bancaire simple et lisible permettra aux collectivités de bénéficier de prêts à taux fixe ou à taux variable, sur des durées pouvant aller jusqu’à quinze ans. Afin de répondre au mieux aux besoins de financement des petites communes, LBP a décidé d’abaisser le seuil d’octroi des crédits de 200 000 à 100 000 euros.

 

      2. - L’accord de principe sur l’augmentation de 5,5 milliards d'euros du capital de la banque franco-belge Dexia a permis de poser les fondations de la nouvelle banque des collectivités locales qui s’appuiera notamment sur un consortium constitué par la LBP et la Caisse des dépôts et consignations. Cette banque offrira des volumes de prêts très importants, de l’ordre de 5 milliards d’euros par an.

 

      3. Inciter les banques commerciales et mutualistes à rester engagées aux côtés des collectivités territoriales en 2013, au moins au même niveau qu’en 2012.

 

      4. Ré-ouvrir une enveloppe pérenne de prêts sur fonds d’épargne pour le financement de long terme des collectivités locales.

 

      5. Assainir la situation des collectivités locales en graves difficultés financières du fait des emprunts toxiques en créant une cellule nationale d’aide au diagnostic et à la gestion des risques. Des solutions d’accompagnement seront aussi proposées aux collectivités qui souhaitent se retirer de ces emprunts (aide à la négociation avec la banque concernée). Enfin, le secteur bancaire sera incité à offrir un refinancement de ces prêts pour les désensibiliser. Pour les collectivités dans l’impossibilité de refinancer leurs prêts, un mécanisme spécifique d’aide sera proposé dès lors qu’elles prennent part à l’effort d’apurement de leur situation. Le financement de ce dispositif, dont le principe de solidarité reposera sur l’ensemble des collectivités et l’État, sera soumis à la concertation avec les associations d’élus.

 

      6. Renforcer les moyens de la Banque européenne d’investissement (BEI). Le paquet croissance, approuvé en juin dernier au Conseil européen et défendu par François Hollande, permet d’ores et déjà d’aller plus loin : dès le 1er janvier, la BEI disposera de 10 milliards d’euros de capital supplémentaire et donc d’une capacité nouvelle de prêts de 60 milliards d’euros. A ce jour, les financements de la BEI en soutien des investissements des collectivités françaises représentent un peu plus de 4 milliards d’euros.

 

      7. Enfin, la Banque publique d'investissement (BPI) sera un instrument économique puissant ancré au plus près des réalités des PME et des régions.

A vous de réfléchir et d'agir auprés de vos élus...soutenir l'investissement oui...gérer les frais de fonctionnement et économiser oui... aussi !

         

 

 

 

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:41

INTOLERABLE : les hausses des prix de consommation d'énergie sont répercutées mais les baisses ???? 

 

pétrole 

  Voilà l'évolution du marché du "brut" à New York...avez-vous ressenti cette baisse sur les produits pétroliers et dérivés depuis 2 mois.

REPERCUSSION DES BAISSES A LA PRODUCTION ? 

 

Il y a d'abord ce que l'automobiliste paye à la pompe...il ne voit pas le prix baisser !

Il y a les produits dérivés ou indexés sur les cours du pétrole...il voit les prix augmenter : ceux du gaz, de l'électricité...

Il y a des promesses électorales de blocage...quel effet ? blocage oui, mais répercuter la baisse, c'est plus simple et logique. 

Il appartient aux citoyens consommateurs de demander des comptes à leurs élus, à leurs fournisseurs d'énergie...ne vous moquez-vous pas de nous ?

Fournisseurs d'énergie et autres produits dérivés, justifiez vos hausses de tarifs, justifiez les réformes qui, dans vos entreprises, diminuent les coûts, justifiez les salaires des dirigeants et les avantages hors normes de certains salariés de ces entreprises ! Il ne s'agit pas de dresser les uns (salariés) contre les autres (consommateurs) mais simplement de parler égalité et justice devant les sacrifices que nous imposent la crise 

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 18:10

taxes 25 09 2012

 

LES IMPOTS LOCAUX NE CESSENT D’AUGMENTER. LES ELUS LOCAUX SAVENT-ILS QUE LA FRANCE SUBIT UNE CRISE PROFONDE ? POURQUOI NE PAS FAIRE D’ECONOMIES ?

Rituellement Ouest France dresse en cette période un panorama des impôts locaux dans l’Ouest de France. Cette année ce fut dans son édition du dimanche 7 octobre 2012).

La Rédaction avait l’habitude, suite à cette parution, d’interroger les élus (majorité et opposition) sur l’évolution des impôts locaux.

Cette année les oppositions n’ont pas eu voix au chapitre dans les colonnes d’OUEST France et place libre a été donnée sans respect du contradictoire aux Maires en place ! Donc, les 3 maires ont pu dire que tout est beau, tout est bien, les impôts locaux n‘augmentent pas ou si peu ! Chacun s’en est bien rendu compte en recevant ses avis d’imposition…toujours plus d’impôts locaux ! Et Château d’Olonne peut s’honorer d’être la commune au Pays des Olonnes qui taxe le plus ses habitants !

Alors, pour vous tous lecteurs et particulièrement pour les castelolonnais nous vous livrons nos réflexions :

1)      Après avoir annoncé lors du Débat d’Orientation Budgétaire 2012 que les taux à Château d’Olonne n’augmenteraient pas, le maire a créé la surprise en faisant voter des augmentations de 0.3% et 0.5% auxquelles il faut ajouter l’augmentation rituelle des taux +1.8% votée par le Parlement,

2)      Les recettes d’impôts sont destinées à financer projets, action sociale…dépenses diverses de fonctionnement de la commune…il est donc urgent d’examiner dépense par dépense s’il y a des économies à réaliser et si les priorités fixées correspondent à des besoins réels. Cela ne se fait pas !

3)      Nous ne pouvons que répéter aux castelolonnais que, pour nous, opposition CAP VRAI, une nouvelle Mairie par exemple (près de 4 millions d’euros) aujourd’hui n’est pas une priorité et que la mutualisation des moyens et une politique commune des achats et marchés avec les communes des Sables d’Olonne et Olonne-sur-Mer permettrait de sérieuses économies.

Avant d’augmenter les dépenses et donc les impôts la majorité actuelle régnant à Château d’Olonne devrait examiner les économies qu’elle doit réaliser.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:45

  elysee

 

 

Le mot est lâché par le Ministre du Budget « CONFIANCE »

Particulièrement en matière économique rien se fait tant que la confiance ne règne pas entre les partenaires.

Quand les politiques traitent les entrepreneurs comme des délinquants potentiels, comme des exploiteurs,

Quand les politiques décrètent sans concertation,

Alors la France qui crée, la France qui investit, la France qui travaille, la France qui construit et bâtit celle de demain, cette France-là est désormais traumatisée et se referme sur elle-même.

La France ne créera pas d’emplois si la confiance n’est pas rétablie…le gouvernement peut prendre toutes les mesures qu’il veut pour l’emploi des jeunes, pour les seniors, pour les chômeurs de longue durée, s’il ne rétablit pas un climat de confiance dans ses rapports avec les entrepreneurs il perd son temps et il perd son argent (celui des contribuables qui aurait pu être investi pour améloirer la productivité). Pseudo stages parkings et autres  mesurettes ont pour seul effet de faire diminuer artificiellement et temporairement les chiffres du chômage.

Nos 38 ministres en général fonctionnaires (voir leurs CV) dont aucun ne connaît de l’intérieur la vie de la PME devraient vite, très vite faire un stage dans ces petites entreprises de moins de 50 salariés près du patron. Ils découvriront un homme  qui se demande tous les jours comment il va assurer en fin de mois la paye des salariés, les charges et les factures des fournissuers...alors qu’il voit charges sociales et surcharges tomber sur l'entreprise comme les obus à Gravelotte et il s'interroge sans cesse sur la perennité de l'entreprise. Il s'attend au pire comme on le voit dans l'exemple qui suit.

Ces chefs d’entreprise  ne peuvent plus avoir  confiance !

Ils risquent tous les jours la vie de leur entreprise, leur patrimoine…et pour remerciement…l’État français leur propose des charges supplémentaires, la suspicion permanente en matière fiscale, sociale…le même État demande des efforts aux citoyens  « serrez-vous la ceinture », mais l’Etat lui  qui devrait donner l’exemple n’a pas le couragede se serrer la ceinture. Il est est incapable de faire un plan d’économies de ses dépenses à hauteur du péril qui menace.

SANS CONFIANCE RETABLIE ENTRE LES ENTREPRENEURS ET L’ETAT IL N'Y AURA PAS DE REPRISE ECONOMIQUE, PAS DE BAISSE DU CHOMAGE.

 

Un bel exemple qui n’engendre pas la CONFIANCE : surtaxation des plus-values de cession des entreprises

Le ministre en charge du budget Jérôme Cahuzac a défendu vendredi 5 octobre au palais Bourbon, la légitimité du choix gouvernemental de taxer désormais les revenus du capital comme les revenus du travail. Il a néanmoins reconnu l'erreur du gouvernement sur la question épineuse des plus-values de cession devant un parterre de chefs d'entreprises et de financiers très remontés contre le projet de Bercy.

De « L'express.fr »

" Nous avons fait une erreur, nous allons revenir en arrière au statu quo ante. Il y a plus d'honneur à le reconnaître que de fierté à persister ". Droit dans ses bottes et le verbe haut le ministre en charge du budget a défendu vendredi 5 octobre en fin de matinée à la tribune de la salle Colbert du palais Bourbon, la légitimité du choix gouvernemental de taxer désormais les revenus du capital comme les revenus du travail.

En clôturant un colloque organisé à l'Assemblée nationale par PME Finance, Jérôme Cahuzac a néanmoins reconnu l'erreur du gouvernement sur la question épineuse des plus-values de cession devant un parterre de chefs d'entreprises et de financiers très remontés contre le projet de Bercy.

Des mots forts d'encouragement

Quelques minutes avant que le ministre n'entre dans la salle, Thierry Lepercque, Président fondateur de l'entreprise Solaire Directe (300 emplois, 200 millions d'euros de chiffre d'affaires) s'était taillé un beau succès en dénonçant " les tirs dans le dos " reçus par des entrepreneurs qui " défendent les couleurs de la France " sur le front de la mondialisation. "Nous attendons des mots forts d'encouragement des plus hautes autorités de l'État " lançait dans un cri de colère cet acteur reconnu du photovoltaïque en déclenchant de longs applaudissements chez un auditoire qui venait de plancher trois heures durant sur les nouveaux modes de financement des PME.

Pour le ministre la partie était donc loin d'être gagnée. Avec éloquence et conviction Jérôme Cahuzac a d'abord pointé la nécessité de réduire l'endettement de la France, trouvant des accents churchilliens pour défendre les arbitrages faits par le gouvernement entre la réduction de la dépense publique et la hausse de la fiscalité. " J'ai bien compris qu'un élément du projet de loi de finances 2013 avait servi de catalyseur à un mouvement plus diffus et antérieur à notre prise de fonctions il y a quatre mois" a lancé le ministre, en faisant référence à la fameuse taxation des plus-values de cession. Une mesure qui a mis le feu à la webosphère entrepreneuriale ces derniers jours avec le mouvement fortement médiatisé des " Pigeons ".

Une autre politique

Faisant écho à la révolte affichée par son auditoire de patrons tout au long de la matinée, le ministre a reconnu que " le contexte pouvait porter certains (d'entre eux) à quelque découragement ". Pour autant " ne nous contestez pas le droit d'essayer une autre politique a lancé le ministre car celle qui a été menée depuis dix ans n'a pas marché aussi bien que cela. " a ironisé Jérôme Cahuzac.

Soulignant l'écart implicite de taux d'imposition qui existe entre grandes entreprises et PME, Jérôme Cahuzac a rappelé que le gouvernement, conformément au programme de François Hollande, avait la volonté de " baisser ultérieurement le taux d'imposition des PME ", mais que dans un premier temps la réduction de l'écart se ferait par la non-déductibilité des intérêts d'emprunt avec une franchise de 3 millions d'euros justement pour ne pas pénaliser les PME. Idem pour les conditions de report des déficits antérieurs sur les exercices ultérieurs, où " là encore une franchise d'un million d'euros " devrait permettre de rendre la mesure indolore pour les PME. " Est-ce assez, pas assez, vous nous le direz ! Mais L'intention n'est pas contestable. " Égrenant les autres mesures phares du budget 2013 en faveur des PME - maintien de l'ISF PME - " J'ai plaidé pour la conservation de cette mesure au même taux aux mêmes conditions car ça marche ! " - Crédit d'impôt recherche renforcé, statut de la jeune entreprise innovante maintenu, le ministre délégué en charge du budget s'est toutefois gardé de détailler ce que pourrait être le recadrage de la nouvelle fiscalité des plus-values de cession en faveur des PME. Tout au plus s'est-il borné à indiquer qu'il fallait revenir au statu quo ante : à savoir un prélèvement libératoire de 19 %, y compris pour les collaborateurs des entreprises qui prennent des risques et acceptent des rémunérations moindres en échange de stock-option " qui rémunèrent l'espoir ".

Mais quant à savoir quelles seront les entreprises concernées par cet aggiornamento - toutes les PME, seulement les start-up, les entreprises indépendantes ? familiales ? Mystère....Un flou artistique dénoncé par les entrepreneurs réunis au Palais Bourbon qui affirment que tout cela laissera des traces. " On a la rage au ventre ! Il y a une perte de confiance " affirme ainsi Thierry Lepercq.

 

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