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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 20:03
EMPLOI : une embellie dans le bassin d'emploi des Sables d'Olonne

Aprés avoir culminé à 12,5% le taux de chômage dans le bassin d'emploi des Sables d'Olonne est redescendu à 11,1% au 31 mars 2014.

 

Ce taux reste le plus fort de la VENDEE dont la moyenne est de 8,3%.

Le meilleur "score" reste celui du bassin d'emploi des Herbiers avec 5,5%.

Rappelons que le dernier taux connu pour la France est de 10,2 % (DOM compris) avec une tendance à la stabilisation.

La France aurait-elle touché le fond du trou ?

On ne peut que l'espérer en attendant la vraie reprise économique  crétrice d'emplois.

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:00
ALSTOM : cacophonies, incohérences, irresponsabilités…

Après les déclarations intempestives d’Arnaud Montebourg s’adressant au PDG d’ALSTOM : " Est-ce que le ministre de l'Économie doit aller installer un détecteur de mensonge dans son bureau?” ...

 

Quand un chef d’entreprise négocie il ne va pas le crier sur tous les toits. Les fuites, les indiscrétions en cette matière sont des ennemis de la négociation.

En effet, c’est ouvrir la porte à l’échec, à une concurrence malveillante par définition, à une déstabilisation du personnel de l’entreprise, et, au niveau d'Alstom, à un chahutage financier non maîtrisable…

 

Mais pire, examinons les orientations du chef de l’État en la matière.

 

Elles ne sont ni vieilles ni obsolètes mais nettes:

 

Informations de février 2014

 

François Hollande multiplie les gestes envers les chefs d'entreprises. Le président a souligné ce lundi que la France n'avait "pas peur" des investissements étrangers.

 

S'exprimant à l'occasion du Conseil stratégique de l'attractivité de l'économie française, qui vise à attirer les investisseurs étrangers, François Hollande a assuré que la France ne cherchait pas à faire de protectionnisme. « Nous n'avons pas peur des capitaux qui viennent s'investir en France, nous ne voulons pas nous protéger", a-t-il souligné ce lundi 17 février, après avoir reçu à l'Élysée une trentaine de dirigeants de groupes industriels et de fonds d'investissements internationaux.

 

Extrait d’Ouest France

« Volvo, Adecco, Bosch, General Electric... Trente-quatre grands patrons étrangers seront reçus à l’Élysée. Leurs entreprises représentent plus de 100.000 emplois en France.

Augmenter de 40% les investissements étrangers. L'exécutif leur promet des mesures pour faciliter l'accueil des investissements, une plus large ouverture des universités, des procédures douanières simplifiées et des dispositifs de soutien public plus lisibles.

Le gouvernement compte aussi sur le pacte de responsabilité et les assises de la fiscalité pour rassurer le patronat.

L'objectif du conseil d'attractivité est d'accroître de 40 % le nombre d'investissements étrangers d'ici à 2017, et d'accueillir chaque année 300 entreprises non encore implantées sur le territoire.

Un sujet important pour François Hollande.

Après avoir cédé son rang de deuxième terre d'accueil des investissements étrangers en Europe en 2011, la France a décroché des leaders britanniques et allemands en 2012, selon le dernier baromètre du cabinet Ernst & Young.

Le nombre de projets d'implantations internationales a chuté de 13 % dans l'Hexagone, alors qu'il continue de progresser outre-Manche et, surtout, outre-Rhin.

C'est pour cette raison que plaire aux entreprises est devenu un objectif affiché de François Hollande.

Après la réunion de lundi, le chef de l’État recevra mardi une délégation du "manifeste des entreprises étrangères" installées en France.

Ces cinquante patrons de filiales de grands groupes internationaux avaient signé, le 19 décembre dernier, une tribune dans Les Echos. Ils affirmaient : "Nous avons de plus en plus de mal à convaincre nos maisons mères d’investir et de créer des emplois en France."

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:09
L’EMPLOI au PAYS D’OLONNE : le prix du foncier peut décourager les entreprises à s’installer au Pays d’Olonne qui a cependant des atouts très forts

D’un côté : en VENDEE, à La Mothe Achard, Talmont…il y a des terrains aménagés dans les zones économiques pour l'accueil d'entreprises. Ces terrains sont à vendre au prix de 10 à 15 € le m² .

D’un autre côté, à quelques encablures, au Pays d'Olonne , le terrain du VENDEOPOLE sera à vendre au minimum 40 € et ceux de la VANNERIE...!

 

Or, le prix du foncier est un élément déterminant pour le choix d’un site d’installation d’une entreprise.

Ce n’est pas le seul élément.

Il y en a bien d’autres :

- La qualité du site, sa lisibilité extérieure,

- La qualité de la main d’œuvre locale,

- La qualité de vie, les capacités d’accueil des familles des salariés,

- Les moyens d’accés…

 

La situation au Pays d'Olonne est économiquement très particulière : 11 € c’est le prix d’acquisition amiable d’un terrain sur la zone de la VANNERIE, sur le VENDEOPOLE ce prix a été fixé par le juge à 9 €. Donc le prix  d'achat du terrain par la collectivité  pour le VENDEOPOLE est déjà quasiment égal au prix de vente du terrain aménagé dans les communes rétro-littorales.

 

Les coûts d’aménagement d’une zone (voirie, réseaux, frais d’études...) font monter le prix de vente du m²  et toute la surface n’est pas commercialisable.

Ainsi, concrètement, sur une zone comme le VENDEOPOLE, sur la première tranche qui affecte 195.464 m², seulement 128 464 m² seront commercialisables soit 66%.

Le reste non commercialisable est affecté à la voirie, à des espaces protégés …

Cela porte le prix de vente du m² aménagé à environ 40 €. I

Il ne faut pas oublier qu’une collectivité ne peut vendre à perte c’est-à-dire en-dessous de son prix de revient (achat du terrain+ travaux+ études).

 

Donc d’un côté : à La Mothe Achard, Talmont…il y a des terrains aménagés à vendre au prix de 10 à 15 € le m² et d’un autre côté, à Château d’Olonne, par exemple, le terrain du VENDEOPOLE sera à vendre au minimum à 40 € !

 

Quelle entreprise ira donc s’installer sur le VENDEOPOLE à ce prix ?

  Le VENDEOPOLE deviendra-t-il une zone en friche dite« réserve foncière » : l'aménagement fait, c’est une dizaine de millions d’euros qui vont dormir.

 

Mais est-il alors possible d’accueillir des entreprises au Pays d’Olonne ?

 

Oui, bien sûr, le caractère attractif de la façade atlantique et particulièrement celui du Pays d’Olonne vont jouer…mais pour des entreprises très ciblées peu consommatrices d’espace comme ce qui se fait à la VANNERIE pour NUMERIMER. Des entreprises qui sont des concentrés de haute technologie peuvent être démarchées…cette commercialisation va demander le recours à des professionnels.

On ne sera pas dans le bricolage et il faudra mettre des moyens importants pour "vendre" la VANNERIE et accueillir des entreprises et autres structures sur ce site ...quant au VENEOPOLE ???? 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 09:18
Des jeunes pousses qui portent déjà des fruits...y compris sur votre table

Des jeunes pousses qui portent déjà des fruits...y compris sur votre table

http://www.wecook.fr/  

allez-y et dégustez sans modération !

 

Ils ont osé : ils créent, ils méritent notre admiration voire notre soutien...y aurait-il une place pour eux et leur entreprise au pôle numérique au Pays des Olonnes. Pourquoi pas ?  Au moins un du trio est originaire du Pays d'Olonne.

 

QU'ONT-ILS FAIT, CRÉÉ ?

 

 

Avoir et garder une alimentation saine et équilibrée, voici une des préoccupations journalières des français.

La startup WeCook, fondée en septembre 2010 par 3 ingénieurs (Matthieu Vincent, Jérémie Prouteau et Alexandre Grimault) vient d’annoncer avoir bouclé une levée de fonds de 400 000 euros, réalisée auprès de ses investisseurs historiques (IT Angels) et du Fond Régional de Co-investissement de la Région Ile-de-France (FRCI).

 

Souhaitant répondre à ce besoin contemporain (un Français sur quatre mangerait mal et présenterait des déséquilibres alimentaires), WeCook propose une technologie innovante qui répond au problème de l’alimentation au quotidien, de son organisation jusqu’au suivi de ses effets sur la santé.

 

Récompensée lors du concours E-Nutrition 2014, WeCook défend un objectif clair à l’attention de ses 40 000 utilisateurs : manger plus sainement sans se ruiner.

 

Pour cela, la solution met à leur disposition un catalogue de 6 000 recettes et un programme de coaching en ligne.

 

Une fois inscrit, l’utilisateur (amateur de cuisine ou simple curieux) pourra en 30 minutes organiser ses repas et sa liste de course (comprenant une indication de prix) pour une semaine entière, tout en contrôlant son budget.

Lors de sa première levée de fonds de 300 000 euros en septembre 2012, WeCook revendiquait une base de 2500 utilisateurs.

Aujourd’hui, l’équipe de WeCoook est composée de 9 personnes et prévoit un chiffre d’affaires 2014 de 200 000 euros.

 

Cela méritait qu'on en parlât !...votre avis...merci

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 21:44

03437.jpgDSC08128

Pour connaître les dépenses de "vos " collectivités et donc vos impôts il faut additionner : budget de la commune+celui de la communauté de communes+le département et divers syndicats+le canton...

 

 

BUDGETS DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : attention un train peut en cacher un autre  c’est le danger du millefeuille.

 

Il faudra que les élus deviennent de meilleurs gestionnaires et pour cela il faudra qu’ils disposent d’outils adaptés.

Voter un budget sans en connaître tous les tenants et les aboutissants ce n’est plus possible.

Petit rappel par l'exemple : l’importance des budgets, des exemples au Pays d'Olonne


Budget de fonctionnement de la Ville de Château d’Olonne : 14 millions d’euros


Budget d’investissement de la Ville de Château d’Olonne : 12 millions d’euros


Budget  de fonctionnement (dépenses) de la Communauté de Communes : 33 millions d’euros


Budget d’investissement (dépenses) de la Communauté de Communes : 14 millions d’euros


Face à ces chiffres, aux impôts, aux endettements... il n’est plus possible de raisonner comme dans le passé : il y a des budgets …on dépense !

Examinons l’impact du cumul des dépenses de la commune et de la Communauté de Communes


Ainsi, quand un maire dit que…"l’endettement de notre commune baisse..." cela perd toute signification car les charges d’investissements les plus importantes sont transférées à la Communauté de communes.

Un bel exemple à 10 millions d’euros : la future piscine municipale de Château d’Olonne devenue  complexe aquatique communautaire…mais qui est en réalité la troisième piscine municipale au pays d’Olonne. Tout est pris en charge par la Communauté de Communes des Olonnes !

Il en a été ainsi pour la station d’épuration, pour des locaux à Olonnespace, pour le conservatoire de musique, le boulevard du Vendée Globe, la fourrière animale, les zones industrielles…

Pire quand un maire dit « j’ai augmenté la capacité d’autofinancement de la commune »…c’est-à-dire que ce maire a dégagé des ressources propres du budget de fonctionnement pour investir…c’est aussi faux.

Il omet de dire que, par exemple, la Communauté de Communes des Olonnes a pris en charges des frais de fonctionnement très  importants qui auraient dû être financés par la commune s’il n’y avait pas eu la communauté de communes. Il en est ainsi pour les transports publics, l’enlèvement des ordures ménagères, leur traitement, les frais de personnel du Conservatoire de musique, l’entretein de la voirie communautaire, les crèches... 

Mais, pour les deux cas, les contribuables sont toujours les mêmes !...cela sort de la même poche, celles des habitants, des entreprises du Pays d’Olonne.


Donc quand un maire dit au citoyen l’endettement de la commune est faible il omet de dire qu’à l’endettement de la commune il faut ajouter à celui-ci sa part d’endettement de la Communauté de Communes. Celui-ci  est quand même aujourd'hui de 16 millions d’euros !

Nos candidats aux élections municipales et communautaires de mars prochain doivent réfléchir à cela et leurs électeurs contribuables aussi !

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 18:19

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Ouest France 21 janvier 2014 :

 

Le chantier naval Alubat a été liquidé en décembre. 37 salariés sur 62 ne sont pas repris.

" À part les derniers mois, le boulot était intéressant." " On n’était pas les plus malheureux. "

Ils l'aimaient bien, leur travail chez Alubat. Mais pour la plupart des 37 salariés licenciés après la liquidation, en décembre, aujourd'hui c'est l'amertume. Après toutes ces années passées au chantier. Et face aux conditions de départ. Problèmes de salaire ou de complémentaire santé, notamment."

« On est tous dans la mouise, dit l'un. Les jeunes trouveront peut-être plus facilement du travail mais ils ont une maison à payer, des enfants à élever.

Les plus vieux ? On ne veut plus d’eux dans les entreprises ! »…d’autres témoignages sont là pour rappeler que le chômage est un drame non seulement économique mais encore et peut-être surtout individuel, familial…

À ALUBAT,  encore la reprise ne se fera pas sans « casse ».

Nous voudrions entendre nos candidats aux élections municipales s’exprimer sur le chômage au Pays d’Olonne sur le bilan de la disparition d’entreprises ou leur déplacement hors du Pays d’Olonne d’entreprises importantes comme ALLIAURA, ALUBAT, BODART, KIRIE, RUCHAUD,  les défaillances dans le bâtiment qui se multiplient comme MORIN…

Une esquisse d’action au niveau de la Communauté de Communes CCO avec NUMERIMER est apparue en 2012 et se concrétise. Mais la CCO n’a pas les moyens humains et financiers pour démarcher des entreprises, faciliter leur installation... ; la création de la zone de La VANNERIE se traîne faute de moyens donc de  volonté politique. Pour attirer les entreprises il faut créer les conditions d'accueil de populations nouvelles, valoriser les atouts du Pays... 

 Comment se fait-il qu'on attende toujours l’amélioration des réseaux et conditions d'accés à INTERNET alors que les élus ont été sollicités et que là ils peuvent et doivent agir : (à Château d’Olonne des abonnés ont du mal à se connecter à INTERNET malgré appels et rappels à Joël MERCIER premier adjoint et candidat).

Supporter près de 13% de taux de chômage dans notre bassin d’emploi (un triste record) ne frappe-t-il pas les élus et les candidats. Cela devrait pourtant être la priorité des priorités…

Les élus préfèrent certainement partir à la conquête des voix des électeurs retraités (même si leurs retraites sont rognées et si certaines sont au niveau du seuil de pauvreté) plutôt que de s’attaquer à la création d’emplois productifs durables soumis aux dures lois économiques.

La France pour stopper son déclin a besoin de produire, de créer de la valeur ajoutée…sinon elle n’aura plus de quoi « nourrir » les autres emplois et les retraités.

Nous attendons des élus un engagement pour un vrai programme d’investissements pour la création d’emplois au Pays d’Olonne. Parler de Zones comme la VANNERIE ou le VENDEOPÔLE sans avoir fait des choix, bâti un projet , sans planning et sans mobiliser des moyens humains et financiers sur des projets concrets et cohérents qui collent aux spécificités du Pays d’Olonne, c’est jeter de la poudre aux yeux, c’est gaspiller. Ce n’est pas mettre en valeur les atouts du Pays d’Olonne. 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 11:43

derniere-ceremonie-pour-marcel-albert.jpg  ALBERT Marcel lors de la cérémonie des voeux 2014

 


Une vidéo à voir pour comprendre que, si on veut on peut

http://www.dailymotion.com/video/x19sle8_marcel-albert_news

 

Jean-Pierre CHAPALAIN, candidat aux élections à Château d’Olonne, a rencontré Marcel ALBERT,  maire des Herbiers.

Rappelons que ce secteur de la VENDEE comporte non seulement des entreprises anciennes mais a aussi su attirer des entreprises nouvelles : JEANNEAU BENETEAU, K LINE, EURALIS, LA BOULANGÈRE, Groupe BRIAND…

C’est surtout un canton dont le taux de chômage reste le plus bas en VENDÉE : 5,9% face au taux du secteur des Sables d’Olonne dont le taux culmine à 12,5% donc au-dessus du taux national qui est de 10,5%.  

L’association locale des entrepreneurs, la commune, la communauté de communes... tirent dans le même sens : certes les contraintes ne sont pas les mêmes que celles du Pays des Olonnes mais la méthode et la mobilisation sont exemplaires.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 09:52

saumur-lex-modem-stephane-robin-se-fait-desirer.jpg  Stéphane ROBIN  :Ce jeune élu a des idées

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On se plaint de l'inertie des élus locaux face au problème du chômage, fléau de notre époque. Un jeune élu de Saumur qui, depuis cet interview, s'est affranchi de la tutelle des partis trace son chemin. Pourra-t-il résister dans son isolement ? Reprenons son  interview de mars dernier. Il ne baisse pas les bras face au chômage.

 

 « Effectivement, je suis sollicité, à droite comme à gauche. Je crois surtout qu'il est urgent d'envisager une nouvelle politique dans sa forme, dans son rapport aux citoyens mais aussi sur le fond, dans la relation entre les domaines économique et politique. » 

 

« Dans un contexte d'inquiétudes maximales sur le front du chômage, Stéphane Robin nous parle de son implication sur les questions de la création d'emplois locaux : des idées, du bon sens, de l'innovation....un témoignage loin des fatalismes !


Zone de Texte: Engagements : Président de l'association des maisons de l'emploi des Pays de Loire, Président de la maison de l'emploi de Saumur Mandat: Conseiller municipal de Saumur, Vice-Président de l'agglomération de Saumur Loire Stephane Robin

Stéphane Robin, vous êtes conseiller municipal et Vice-Président de la Communauté d'Agglomération Saumur Loire Développement, quel est votre parcours politique et les motivations de votre engagement d'élu ?


Engagé aux côtés de François BAYROU depuis 2006 (élu en 2008), Je considère l'idée que l'affrontement entre droite et gauche, que voudrait nous imposer le monde politique est dévastateur tant pour un pays que pour une ville. Depuis 30 ans les campagnes électorales démagogiques éloignent les français des choix qui les concernent, et nourrissent un sentiment de rejet envers la classe politique.


En France, le chômage est en hausse depuis 21 mois et rien ne semble indiquer un inversement des courbes. Que peut-on faire quand on est un élu local ?

Pour agir localement, il faut partir du diagnostic de territoire. Cette hausse du nombre de demandeurs d'emploi est d'autant plus complexe dans les territoires ruraux enclavés, marqués par le déclin démographique. Le recul de l'emploi industriel frappe de plein fouet et le travail saisonnier, dans un bassin de maraichage et viticole, diminue lui aussi avec une mécanisation de plus en plus présente et le recours à la main d'œuvre d'Europe de l'Est sur ce secteur. Sur notre bassin d'emploi, 80 % des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi sont peu qualifiés (avec un niveau V / CAP ou infra), et sont peu mobiles.

A partir de ces constats, nous avons développé des dispositifs de mobilité géographique, mobilité professionnelle et nous avons engagé le territoire dans une démarche d'innovation pour développer l'emploi peu qualifié. Dans le même temps, nous investissons sur la formation notamment au travers d'un campus universitaire.


Parlez-nous de dispositifs que vous avez mis en place localement,

En termes de mobilité géographique, nous avons mis en place la « conduite accompagnée solidaire », grâce à des accompagnateurs bénévoles, pour aider des personnes en démarche d'insertion à passer le permis, tout en permettant à des passagers demandeurs d'emploi qui doivent se rendre à un entretien ou pour un salarié qui n'a pas de moyen de locomotion, de profiter de ce mode de transport. Ce dispositif est très efficace et peu coûteux : chaque kilomètre est un kilomètre utile. Toujours en offre de mobilité -indispensable en milieu rural-, nous avons mis en place une plateforme « Mobil'Infos » qui répond à la simple demande d'information sur un déplacement, à l'apprentissage de la conduite, jusqu'à la mise à disposition à très bas coûts de véhicules réformés que nous avons sollicités auprès du Conseil Général qui nous les a cédés gracieusement.

En termes de mobilité professionnelle, à titre d'exemple récent et c'est un paradoxe, ici la métallurgie a du mal à recruter faute de candidats. L'enjeu est important, non seulement pour la capacité de nos entreprises à répondre à des marchés et assurer leur activité, mais aussi garantir le passage de compétences avec les départs à la retraite et la perte de savoir-faire qu'ils peuvent entraîner. Nous avons mis ces entreprises autour de la table et pu mettre en place une formation avec leur OPCA (organisme paritaire collecteur agréé). 30 postes à pourvoir ont été identifiés dans l'usinage, la soudure et le réglage. À l'issue d'un forum de recrutement, une trentaine de demandeurs d'emploi sont entrés en formation en début de mois de janvier avec un emploi à la clé. Ensuite, la balle est dans le camp des entreprises pour un contrat de qualification ou une embauche.

En termes d'innovation, à titre d'exemple : nous sommes partis de nos atouts locaux en matière de production agricole qui peut contribuer à développer l'emploi non qualifié. Nous avons mis en place une filière expérimentale de production autour de la Stévia (édulcorant d'origine naturelle, marché en plein essor) réunie en association avec un multiplicateur de plants, des producteurs, un chantier d'insertion, une entreprise d'extraction et un fabriquant de soda... tous implantés dans le Maine-et-Loire. Là aussi, la performance d'un territoire, tient plus à la qualité des relations des acteurs entre eux, qu'à leurs seules qualités individuelles. Nous avons réunis dernièrement à Saumur tous les territoires qui expérimentent la Stévia en France, avec la volonté de travailler à la mise en place d'une filière 100% française tracée, de qualité, et économiquement viable qui assure une rémunération équitable à tous les niveaux de la chaîne. Avec notre démarche de coopération et d'échanges, si la concurrence demeure, elle est saine et créatrice d'émulation pour aller plus vite alors que d'autres pays s'organisent.

Quoi qu'il en soit, ce qui importe en période de crise, c'est l'accompagnement des demandeurs d'emploi pour accroître l'insertion professionnelle et la protection des parcours avec la mise en place de formations, d'outils spécifiques, qui ne mettent pas les publics devant un échec, mais devant leurs potentiels pour éviter la perte de créativité énorme. Autrement dit, c'est au système de s'adapter à la société, et pas l'inverse.

Vous avez récemment proposé de créer une cuisine centrale à Saumur pour relocaliser la réalisation des repas scolaires. Quels peuvent être les avantages d'un tel équipement ? Cette proposition va dans le sens de créer des « économies de proximité », est-ce l'avenir pour le développement des territoires ?

Le sujet est d'actualité dans de nombreuses collectivités qui reprennent la main (à titre d'information, en moyenne, 61% des établissements de restauration collective fonctionnent en gestion directe et 39% en gestion concédée à des sociétés spécialisées). Actuellement, la ville de Saumur, par voie d'appels d'offres, vient d'attribuer le marché à une entreprise extérieure au département ; or, Saumur est capable de porter un tel projet, sur des volumes accessibles et comparables à d'autres collectivités de même strate.

Concrètement quels seraient les avantages d'un tel projet ?

J'y vois 5 avantages majeurs :

·       Soutien au développement de l'emploi local. Ce serait l'occasion de réfléchir à la mise en place d'un parcours avec un chantier d'insertion;

·       Limitation des transports qui permettrait de réduire l'impact environnemental et les coûts générés ;

·       Soutien aux filières locales de productions agricoles;

·       Réalisation d'économies, comme l'ont mis en évidence les exemples récents à l'échelle de l'agglomération de Saumur concernant la gestion des transports ou encore de la gestion des déchets par la mise en place de Sociétés Publiques Locales;

·       Avoir notre propre établissement permettrait d'avoir la main sur la prestation servie : qualité, éducation alimentaire, mise en place d'évènements en lien avec le territoire et les professionnels locaux.

 

 

 

 

 

 

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