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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 14:14
DÉFICIT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE : AMÉLIORATION IMPOSSIBLE

NOTRE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE QUE TOUT LE MONDE NOUS ENVIE MAIS QUE PERSONNE NE COPIE...

 

LA SANTÉ N’A PAS DE PRIX, PAR CONTRE LA MAUVAISE GESTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA PROTECTION SOCIALE ONT UN COÛT

Le ministre des Finances Michel Sapin a annoncé que le déficit de la Sécurité sociale pour l'année 2015 serait "plus faible que prévu ».

La Cour des Comptes a estimé que la pérennité de la Sécurité sociale était menacée par "la persistance de ses déficits" et a appelé à des réformes structurelles, comme une régulation renforcée de l'assurance maladie et une recomposition plus poussée de l'offre de soins.

La Ministre de la Santé Marisol TOURAINE a affirmé : « Il ne faut pas compter sur moi pour réduire le déficit de la Sécurité sociale sur le dos des Français", réagissant au rapport alarmant de la Cour des Comptes.

 

 

LA DESCENTE AUX ENFERS DES COMPTES DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

 

Le retour à l’équilibre en 2017 des comptes de la Sécurité sociale, voté il y a un peu plus d’un an dans la loi de finances rectificative de 2014, est définitivement enterré.

Dans un nouveau rapport de la Cour des comptes, Didier MIGAUD, son premier président, pose un regard extrêmement critique :

« Le retour à l’équilibre des comptes sociaux […] est désormais reporté à un terme encore indéterminé, en raison d’une trajectoire une nouvelle fois décalée. »

 

En 2014, le déficit de la Sécurité sociale a certes été ramené de 15,4 à 13,2 milliards d’euros, mais cela grâce à une hausse des prélèvements de 5,3 milliards d’euros. Et non à une baisse des dépenses. Aucune réforme structurelle n’a par ailleurs été mise en place.

 

DES MESURES QUI ACCROISSENT LES CHARGES ...DIMINUENT LES RECETTES...FAUT-IL CROIRE À UN RETOUR À UN ÉQUILIBRE DES COMPTES ?...IMPOSSIBLE

 

De quoi s'agit-il ?

Dans le texte adopté sur le financement de la sécurité sociale pour 2016, il est  confirmé le "rétablissement" (amélioration) des comptes sociaux engagé depuis 2012.

Il prévoit une réduction du déficit du régime général (branches famille, maladie, vieillesse et accidents du travail) à 6 milliards d’euros en 2016.

Cette estimation est portée à 9,7 milliards en englobant le déficit du Fonds de solidarité vieillesse (FSV).

La hausse de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) est fixée à 1,75% pour 2016, ce qui représente une économie de 3,4 milliards d’euros.

 

Les économies très théoriques devront être réalisées grâce :

- à une baisse des prix des produits de santé,

l- au développement des médicaments génériques

- à la lutte contre les prescriptions non pertinentes,

- à l’accroissement du recours aux soins ambulatoires et une amélioration de l’efficience de la dépense hospitalière.

 

Le texte met en œuvre les mesures prévues dans une deuxième étape du pacte de responsabilité et de solidarité :

• baisse de 1,8 point des cotisations sociales pour les salaires inférieurs à 3,5 SMIC à compter du 1er avril 2016

• hausse de l’abattement d’assiette de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S).

Par ailleurs le projet de loi prévoit la suppression progressive des dispositifs d’exonération de cotisations patronales dans les bassins d’emploi à redynamiser (BER), les zones de restructuration de la défense (ZRD) et les zones de revitalisation rurale (ZRR).

Le texte renforce l’accès aux droits sociaux en créant une protection universelle maladie permettant de simplifier l’ouverture des droits à l’assurance maladie et de garantir leur continuité par-delà les changements de situation professionnelle et familiale.

 

TOUJOURS DES ENGAGEMENTS DE DÉPENSES SUPPLÉMENTAIRES

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale met en œuvre les orientations de la stratégie nationale de santé en adoptant des mesures pour :

• l’extension de la gratuité du dépistage du cancer du sein aux examens complémentaires pour les femmes présentant un risque élevé,

• la prévention de l’obésité chez les jeunes enfants,

• la gratuité et la confidentialité du parcours de contraception pour les mineures,

• la modernisation de la filière visuelle pour raccourcir les délais d’attente pour une consultation en ophtalmologie,

• l’offre de prise en charge des personnes handicapées et des personnes âgées,

• l’amélioration de l’accès aux soins grâce au soutien à la souscription d’un contrat de complémentaire santé, d’une part pour les travailleurs précaires, et d’autre part pour les retraités, en diminuant le coût des contrats souscrits par les plus de 65 ans.

 

La garantie des impayés de pensions alimentaires expérimentée dans 20 départements sera généralisée au cours du premier semestre 2016.

 

L’allocation de soutien familial à destination des parents isolés et le complément familial versé aux familles nombreuses modestes seront revalorisés.

Le texte prévoit l’application aux prestations qui relèvent de la sécurité sociale de la réforme des modalités de revalorisation inscrite dans le projet de loi de finances.

Cette réforme vise à fixer les dates de revalorisation des retraites au 1er octobre et au 1er avril pour toutes les autres prestations.

 

Il garantit le maintien des prestations à leur niveau antérieur en cas d’inflation négative. La revalorisation sera calculée à partir d’évolutions connues et non plus prévisionnelles.

 

NOUS N'ALLONS PAS VERS UNE AMÉLIORATION DE LA SANTÉ FINANCIÈRE DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ ET DE PROTECTION SOCIALE !

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 22:16
PROMESSES GOUVERNEMENTALES POUR RÉPONDRE AUX CLAMEURS DE LA RUE MAIS PAS AU MALAISE

FACE AU MALAISE DES JEUNES, DES MESURETTES...une provocation, une erreur, une incompréhension du vrai problème, de la politique? 

 

Voilà la version officielle des annonces.

Sous la pression de la rue et de la peur du dérapage incontrôlé, le Premier Ministre a ainsi annoncé une série de mesures qui coûteront entre 400 et 500 millions d'euros par an afin de favoriser l'insertion des jeunes sur le marché du travail. Le résumé des mesurettes :

- augmentation du coût des Contrats à Durée Déterminée

- prolongation des bourses pour les jeunes diplômés

- les bourses lycéennes seront également augmentées

- augmentation des places en BTS

- le gouvernement mettra en place une garantie locative à destination de 300.000 jeunes de moins de 30 ans en recherche d'un logement.

Le gouvernement a jeté des miettes pour nourrir quelques bouches momentanément.

 

DES MESURETTES INADAPTÉES

La première nous fait bondir : Augmenter les charges sur les CDD :

on pouvait penser qu'après ses échecs sur les contrats d'apprentissage, sur le temps partiel, sur les stages...le gouvernement avait compris que certaines mesures produisent des effets inverses à ce qui est espéré. Augmenter les charges ou pénalités sur les CDD aura une conséquence sûre...le chômage va augmenter.

Dépenser 300 à 500 millions d'euros pour calmer certains jeunes par des mesurettes qui pouvaient être réfléchies, négociées, ne résoudra rien. Pire, la jeunesse aura l'impression de s'être fait acheter pour 3 clopinettes...une désillusion de plus, de la rancoeur en plus, du désespoir et de la crainte en plus.

 

LA VRAIE MESURE : LA RELANCE DE L'ÉCONOMIE DANS LA CONFIANCE RETROUVÉE

Nous le répétons l Le chômage est la  pire gangrène qui ronge le tissu social pour les jeunes et pour les moins jeunes. Il ronge de l'intérieur, il ronge à l'extérieur, il fait souffrir, il fait perdre l'espoir.

Les stages, les aides, les ceci...du vent qui disperse des millions d'euros sans traiter le mal.

Et de l'autre côté, il y a les nantis qui ne doutent de rien comme nos politiciens actuels qui se votent indemnités et avantages sociaux exorbitants et qui  ne font rien pour remettre la machine en route. Ils ont perdu le peu qui leur restait de crédibilité. 

Les corps intermédiaires syndicats, partis ont aussi perdu toute crédibilité et ne représentent plus qu'eux-mêmes cherchant à survivre dans la défense de tous les corporatismes rendant la France irréformable, fonctionnarisée, aidée, sans goût du risque, sans valeurs à porter, sans espoir. 

On va nous coller dans quelques semaines  l'Euro de foot : foot, nouvel opium du peuple qui donne un spectacle de délabrement à tous niveaux sauf à celui important du club local où les bénévoles tentent d'y croire encore...pour sauver des jeunes, les adultes de demain.

Les mesurettes annoncées pour anesthésier la vraie colère des jeunes ne peuvent être pour demain qu'une source nouvelle de haine supplémentaire qui attisera cette colère des jeunes qui auront l'impression de s'être fait voler leur révolte compréhensible et d'avoir été bernés.

La loi travail, monstruosité que nous avons dénoncée dès le premier projet connue sous le nom usurpé de réforme du code du travail, n'y est pour rien...le malaise est plus profond, il est ailleurs. On a vraiment l'impression que nos gouvernants sont aveugles, insensibles au malaise des jeunes dont ils ont à raison ou à tort peur.

Il serait temps qu'ils osent voir la vérité en face : la colère des jeunes est l'image que leur renvoie le miroir de la désillusion, du désespoir installé dans le corps social français et que les jeunes osent exprimer avec leurs moyens.

 

 

 

 

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 10:37
Les parlementaires face encore à une loi fourre-tout

Les parlementaires face encore à une loi fourre-tout

ENCORE UN PROJET DE LOI FOURRE TOUT : LES BONNES CHOSES CONTRE CORRUPTEUR ET CORROMPU VONT PASSER A LA TRAPPE SUITE À UN TEXTE ENCORE MAL PRÉPARÉ.

 

AVEC DE BONNES INTENTIONS, LE GOUVERNEMENT FAIT TOUT POUR QUE SES BONNES PROPOSITIONS ÉCHOUENT....Jacques Attali avait déjà dit cela pour la loi-travail !

Mis en ligne le 1er avril 2016 : malheureusement ce n'est pas un poisson d'avril !

 

Le grand ménage anti corrption n'est toujours pas fait et risque encore de ne pouvoir être fait.

Une loi sur la corruption ne se conçoit que si elle touche tous les élus : du conseiller municipal de base de la petite commune jusqu'au chef de l'État.

Si cela  n'est pas fait, si cette loi ne touche pas  tous les corps de fonctionnaires...y compris par exemple les magistrats qui classent sans suite des dossiers de signalement de corruption.

Sont aussi condamnables les corrupteurs et les corrompus.

Par ricochet, pour éviter la tentation : 

-  il faut aussi limiter drastiquement et intelligemment le cumul des mandats pour tous les élus ; cumul dans le temps et dans le nombre !

 - mais aussi il faut gratifier les élus" justement".

De plus, rien ne sert de faire de belles lois s'il n'y a pas les moyens humains pour les faire respecter. Les lanceurs d'alerte ne sont pas suffisamment protégés par ce texte, les magistrats pas assez nombreux...

 

 

Extrait de la déclaration du conseil des ministres du mercredi 30 mars 2016

Le ministre des finances et des comptes publics, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique ont présenté un projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.

 

Il s’agit de rendre plus transparente encore la démocratie française et de renforcer le lien de confiance entre les citoyens et les acteurs publics et économiques.

RAPPEL DE L'INFLATION DE TEXTES INSUFFISANTS VOIRE INEFFICACES

La loi relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques de 1993 avait renforcé la transparence dans le champ de la politique et des marchés publics.

Plus récemment, la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, et celle du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière ont porté des dispositions allant dans le sens de la transparence et de la lutte contre la corruption, par exemple s’agissant de la transparence du patrimoine et des intérêts des responsables publics et s’agissant des lanceurs d’alerte qui peuvent agir dans le domaine des atteintes à la probité.

Le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique vise à renforcer la transparence des procédures de décisions publiques et à réprimer plus rapidement et sévèrement la corruption.

 

VIE ECONOMIQUE MÉLANGEE AVEC UNE LOI ANTI CORRUPTION

 

Il porte aussi sur la modernisation de la vie économique, pour mieux protéger producteurs, consommateurs et épargnants.

Ce projet de loi s’appuie sur un ensemble d’études et de rapports nationaux au premier rang desquels celui de M. Jean-Louis Nadal, président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

Il a pour ambition de porter la législation française aux meilleurs standards européens et internationaux et de contribuer ainsi à une image positive de la France au plan international.

Le projet de loi vise à :

•instaurer plus de transparence dans le processus d’élaboration des décisions publiques et dans la vie économique, avec notamment la création d’un répertoire numérique des représentants d’intérêt ou une meilleure protection des lanceurs d’alerte ;

•mieux lutter contre la corruption, notamment au niveau international avec des volets préventif et répressif.

Le projet de loi prévoit la création d’un service chargé de la prévention et de l’aide à la détection de la corruption ainsi que l’obligation, pour les grandes entreprises, de mettre en place un dispositif de prévention de la corruption.

Il créée également l’infraction de trafic d’influence d’agent public étranger, et lève les freins procéduraux à la poursuite de faits de corruption d’agents publics étrangers, en permettant par exemple à des associations agréées de mettre directement en mouvement l’action publique et d’être parties civiles aux procès.

Le projet de loi poursuit également l’objectif d’assurer un financement plus transparent et plus efficace de l’économie réelle.

Il prévoit à ce titre des mesures relatives au financement et à la régulation financière, en vue notamment :

•de renforcer la stabilité financière et la protection des épargnants en accroissant les pouvoirs des autorités de régulations financières ;

•de créer des fonds de pension à la française ;

•d’interdire la publicité pour les plateformes internet qui proposent des instruments financiers très risqués ;

•d’accompagner le développement de nouveaux moyens de paiement en créant des conditions de concurrence égales pour toutes les catégories de fournisseurs de services de paiement ; •d’instituer, pour le livret de développement durable distribué par les établissements de crédit et géré par la Caisse des dépôts et consignations, un volet dédié à l’économie sociale et solidaire ; •de créer des véhicules d’investissement de long terme afin d’apporter aux petites et moyennes entreprises et aux projets d’infrastructures des financements privés.

 

DES MESURETTRES QUI N'ONT RIEN A FAIRE DANS UNE LOI IMPORTANTE...QUE VIENT FAIRE DANS CE TEXTE L'AMBITION ENTREPREUNARIALE ?

Deux dispositions spécifiques à l’amélioration de la transparence et à la modernisation des relations au sein des filières agricoles sont également inscrites : l’interdiction, pour cinq ans, de la cession à titre onéreux des contrats laitiers, et le renforcement des astreintes financières pouvant être prononcées par les présidents de tribunaux de commerce à l’encontre des entreprises du secteur alimentaire ne publiant pas leurs comptes dans les délais fixés par la loi.

Enfin, le projet de loi vise également à faciliter la création et le développement d’activités et d’emplois, notamment par les travailleurs indépendants.

Il s’agit aussi de permettre la transition de l’économie en favorisant l’innovation et en accélérant le passage au numérique.

Le projet de loi comporte ainsi des mesures pour favoriser le parcours de croissance des entreprises en lissant les effets du franchissement du seuil du micro-entrepreneur ou en limitant les contraintes à l'installation pour les entreprises individuelles.

D’autres mesures facilitent la transition entre formes sociales pour que la croissance des entreprises ne soit plus freinée par la crainte des coûts et complexités associés au changement de formes sociales ou au choix de formes sociales adaptées.

Il s’agit de reconnaître un droit à "l’ambition entrepreneuriale" sans conséquences administratives irréversibles.

Dans le même esprit, le régime de la faute de gestion sera modifié, afin de favoriser le rebond des entrepreneurs, en limitant les cas dans lesquels le patrimoine personnel du dirigeant peut être mis en cause en cas de liquidation.

Enfin, un ensemble de mesures vise à simplifier les modalités de gouvernance des entreprises, afin de favoriser notamment l’implication des actionnaires minoritaires et de permettre aux entreprises d’utiliser pleinement les ressources du numérique (cela va de la simplification et de la digitalisation des différents rapports à la tenue d’assemblées générales sous forme dématérialisée).

Ce projet de loi doit permettre à la France d’être une démocratie exemplaire dans la lutte pour la transparence.

 

Il aura un effet macroéconomique positif car les entreprises ont tout à gagner à exercer leurs activités dans un environnement concurrentiel sain et transparent.

 

CERTAINEMENT PAS AVEC CE TEXTE FOURRE-TOUT : DOMMAGE !

 

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 09:40
Le chômâge expliqué (en partie) mais surtout des pistes pour le diminuer Le chômâge expliqué (en partie) mais surtout des pistes pour le diminuer

Le chômâge expliqué (en partie) mais surtout des pistes pour le diminuer

LE COÛT DU TRAVAIL PRINCIPAL FREIN AU RECRUTEMENT POUR LES PME TPE

 

À L'APPUI DE NOS PRÉCÉDENTS ÉCRITS SUR LA RÉFORME DU DROIT DU TRAVAIL INUTILE VOIRE NUISIBLE ET DANGEREUSE POLITIQUEMENT

 

 

Les PME sont les entreprises qui embauchent le plus en France… et elles citent le plus souvent le coût du travail comme principal obstacle .

 

Une enquête de "Meteojob et Companeo "sur l’emploi dans les TPE et PME conclut à une grande responsabilité du coût du travail dans le phénomène de sous-effectif chronique qui concerne les entreprises françaises.

 

Les PME moteurs de la création d’emplois en 2015

 

On apprend qu’en 2015, ce sont les PME (10 à 250 salariés) qui ont le plus embauché. En effet, 66,7% des PME interrogées ont déclaré avoir embauché au moins un collaborateur en CDI et en CDD, 44,4 % ont recruté des contrats en intérim et 29,4 % des contrats divers (freelance, autoentrepreneurs, portage salarial).

Pour le cas spécifique des embauches en CDI, 26,2% seulement des TPE (moins de 10 salariés) déclarent avoir embauché en 2015 contre 66,7% pour les PME.

Ces nouvelles qui pourraient paraître encourageantes pour les PME françaises ne doivent pas masquer le fait que les TPE sont bien plus nombreuses que les PME, ramenant ce chiffre pour TPE et PME confondues à seulement 32%.

 

Recrutements en recul en 2016 : le coût du travail et la flexibilité en cause

Compte tenu de la visibilité économique qu’ont actuellement les TPE et PME françaises, les perspectives d’embauches sont en recul : en 2016, 64,2 % des entreprises interrogées ont indiqué qu’elles ne recruteront pas de collaborateur cette année, contre 63,1 % l’année dernière. Lorsque l’on interroge les chefs d’entreprise sur les raisons de ces perspectives moroses, une majorité d’entre eux évoque le coût du travail juste devant le manque de flexibilité face aux variations d’activité.

 

AUTRES FREINS : LES SEUILS, ABSENCE DE VISIBILITÉ, RIGIDITÉ DU CONTRAT DE TRAVAIL

 

 On remarque par ailleurs qu’une bien plus faible proportion d’entre eux justifie ces chiffres par les perspectives économiques en général, les petites entreprises y étant probablement moins directement sensibles en dehors des variations fortes et brutales.

Enfin, une proportion bien plus faible encore parle de la crainte des dépassements de seuils, connus pour générer de profonds changements dans les obligations imposées à l’entreprise.

Cette faible part peut s’expliquer par le nombre d’entreprises proche de ces seuils critiques, probablement largement plus petit que le nombre total d’entreprises.

 

Sous-effectif chronique : 25% des entreprises régulièrement en sous-effectif

 

Dans ce contexte, on observe que 25% des TPE et PME se disent régulièrement en sous-effectif et 36% ponctuellement. Philippe Deljurie, cofondateur de Meteojob, interprète ces réponses : “ Il me semble que le phénomène du sous-effectif est le résultat d’une absence de visibilité conjuguée à la rigidité du marché du travail : sans visibilité, le chef d’entreprise préfère absorber les éventuels pics de charge avec les personnes déjà en poste (et en qui il a confiance ?).

L’alternative serait bien sûr de recruter, mais la rigidité du contrat de travail n’encourage vraiment pas à le faire.

C’est tout l’enjeu des discussions actuelles…

Quoi qu’il en soit, les conséquences sont assez importantes et créent un déséquilibre qui n’est finalement profitable à personne : d’un côté des “insiders” avec toujours plus de travail, au risque d’aller vers l’épuisement ; de l’autre les “outsiders” qui ont bien du mal à entrer sur le marché du travail.

Un rappel utile

En ces temps économiques difficiles (augmentation du chômage et de la dette, contestation sociale), ces notions de coût du travail et de flexibilité dont on entend parler dans les médias et la classe politique depuis des années restent centrales pour les entreprises.

De fait, l’étude rappelle que les TPE et PME représentent 99% des entreprises françaises et 50% de l’emploi salarié.

La part d’entreprises qui seraient susceptibles d’embaucher dans le cadre d’une diminution du coût du travail et d’une amélioration de la flexibilité est donc très importante.

En lieu et place des annonces politiques concernant les réductions de charges, les plans emploi, les « libéralisations », parfois bien complexes à mettre en oeuvre et aux effets décevants, et des lois sur le travail bien souvent vidées de leur contenu déjà peu ambitieux au regard des enjeux, cette étude rappelle utilement la réalité des entreprises françaises : pour elles, le plus gros reste à faire dans ce domaine…

 

Méthodologie : cette enquête a été menée entre les 14 et 16 mars 2016 auprès d’un panel d’utilisateurs de Companeo et de Meteojob composé de 1 056 chefs d’entreprises de TPE ou PME, commerçants artisans et professions libérales dont la répartition sectorielle est représentative de la répartition de l’ensemble des entreprises sur le territoire national.

 

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Publié Par Contrepoints, le 29 mars 2016 dans Travail & emploi

LES VRAIES CAUSES DU CHÔMAGE : CELLES QU'IL FAUT ATTAQUER
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 09:56
LOI TRAVAIL, RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL

OÚ SONT LES REPRÉSENTANTS DU MONDE DU TRAVAIL DANS L'ÉLABORATION DU PROJET DE RÉFORME ?

OÚ SONT LES SPÉCIALISTES DU DROIT DU TRAVAIL ?

LE RAPPORT BADINTER : UN SCANDALE ?

 

 

Voici la liste des membres du comité qui a mis quelques mois à pondre le rapport qui a servi de base aux projets de réforme du droit du trvail qui fait faillite.
.

 

Une mini assemblée de (hauts) fonctionnaires, retraités, de magistrats qui se sont illustrés pour leur apriorisme et leur partialité et deux fonctionnaires

intelligents, peut-être.

Des personnalités déconnectés des réalités de ce siècle : sans aucun doute.

 

Après en avoir cette la liste des membres du comité de rédaction vous comprendrez aisément pourquoi on ne pouvait qu'aller vers l'échec d'une réforme du droit du travail. Cet échec était-il voulu ?

 

Président

Robert BADINTER

88 ans

Ancien président du Conseil Constitutionnel, ancien garde des sceaux

spécialiste du droit pénal (intéressant pour réformer le droit du travail !) connu pour son action pour l'abolition de la peine de mort et sa participation à des mouvements de gauche et ses attaches avec les grands groupes (Publicis)

 

Membres

Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE

Président Honoraire de la section Sociale du Conseil d'État...qui ne traite pas du droit du travail !

Ancien membre du Conseil Constitutionnel

 

Françoise FAVENNEC-HERY

Professeur de droit à l'Université Panthéon-Assas

 

Jean-Yves FROUIN

Président de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation réputé pour la création de jurisprudences hasardeuses et partisanes

 

Alain CABARATS

Ancien Président de la Chambre sociale de la Cour de Cassation

Auteur d'un rapport partisan sur les conseils de prud'hommes particulièrement orienté, fondé sur des statistiques très critiquables permettant de lettre à mal une structure paritaire qui fonctionnait depuis deux siècles

 

Antoine LYON-CAEN

Professeur Émérite de l'Université PARIS OUEST NANTERRE

Directeur d'Études à l'École des Hautes Études en sciences sociales.

 

Yves ROBINEAU

Président Honoraire de la section sociale du Conseil d'État,

Président adjoint de la section sociale du Conseil d'État (sans rapport avec le droit du travail qui ne s'occupe que du secteur public)

 

Gaëlle DUMORTIER

Conseiller d'État, Rapporteur

 

Laurence PÉCAUT-RIVOLIER

Inspectrice Générale adjointe des services judicaires, Rapporteur

 

Avec cette liste, chacun peut comprendre que la réforme du droit du travail fondée sur le rapport de base nommé :

 

"RAPPORT AU PREMIER MINISTRE

COMITÉ CHARGÉ DE DÉFINIR

LES PRINCIPES ESSENTIELS DU DROIT DU TRAVAIL "

ne puisse qu'être qu'être vouée à l'échec.

 

12 pages dont 7 d'introduction payées combien ?

 

N'est-ce pas se moquer du monde : des travailleurs, des employeurs, des contribuables, des français ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 21:36
CODE DU TRAVAIL : un monument qu'il faudra restaurer

CODE DU TRAVAIL : un monument qu'il faudra restaurer

FAUT-IL SAUVER LA LOI TRAVAIL?

Suite de

http://www.olonnes.com/2016/03/loi-travail-vers-un-echec-justifie.html

 

La trêve de Pâques ne pourra pas être la trêve de la réflexion à laquelle nous contraint le projet LOI TRAVAIL que le gouvernement espère encore faire aboutir sans trop y croire et que les promoteurs de la manifestation du 31 mars espèrent voir enterré.

 

Nous avons donc repris le collier. Le pré projet initial est remplacé par un nouveau pré projet 2 : on passe de 132 à 134 pages !

Difficile de s'y retrouver et difficile de croire les commentaires des media quand on voit la teneur du texte et sa forme illisible car incomparable avec le précédent. Décidément la communication et la pédagogies autour de ce projet n'est pas à la hauteur des ambitions affichées et des enjuex politiques et économiques .

On a l'impression d'un replâtrage qui cache la misère d'un projet dont on distingue encore plus mal l'objectif donc la nécessité.

 

LE GOUVERNEMENT

Déclaration du gouvernement :

"Le Gouvernement engage une réforme permettant de donner plus de place à la négociation collective dans le droit du travail pour renforcer la compétitivité de notre économie et développer l’emploi.

La préparation de cette réforme a démarré cet automne avec la remise du rapport de la commission Combrexelle sur le droit du travail et a fait l’objet d'une concertation avec les partenaires sociaux cet automne"

Le premier Ministre s'exprime le 25 mars 2016 :

"C'est pourquoi le Gouvernement a engagé des réformes ambitieuses sur chacun de ces points : •en baissant le coût du travail, à l’horizon 2016, de 40 milliards d’euros grâce au Pacte de responsabilité et de solidarité ;

•en modernisant l’outil industriel avec la prolongation du dispositif fiscal de suramortissement ;

•en simplifiant les démarches administratives pour les entreprises et les particuliers ;

•en agissant pour permettre aux entreprises françaises d'exporter, de conquérir de nouveaux marchés et de conclure de nouveaux partenariats ;

•en réformant le code du travail pour plus de prévisibilité pour les entreprises en faveur des embauches en CDI ; plus de compétitivité grâce à plus de souplesse, notamment dans l’organisation du temps de travail ; des actifs mieux formés tout au long de leur parcours professionnel grâce au compte personnel d’activité (CPA).

 

L'ÉCONOMIE RÉPOND AU 1 er MINISTRE

Malgré un conjoncture économique favorable :

- un prix du baril très bas,

- un dollar qui favorise nos exportations,

- des taux d'intérêts au plus bas ...pire négatifs,

- une vraie reprise économique dans de nombreux pays

...

le chômage en France continue à croître,

la dette aussi,

le déficit budgétaire, c'est "moins pire que prévu",

la France recule.

Les projets gouvernementaux vont d'échec en échec : déchéance de la nationalité et révision constitutionnelle, projet de loi travail et réforme du code du travail en souffrance, mesures pour la relance économique en échec, réforme fiscale abnadonnée, réforme territoriale rétrécie et contestée, enseignement en perdition...

Aucune entrepreneur ne croît plus aux promesses du gouvernement et à celles du Chef de l'État. Ceux-ci ont perdu le pouvoir et n'ont même plus les moyens de l'exercer.

C'est une perte de crédibilité totale et en ligne de mire, le pire : la France va retomber à l'automne 2016 en période électorale donc en hibernation et en génération de mesures électoralistes et démagogiques qui ne peuvent qu'accroître le malaise économique.

 

ALORS LA LOI TRAVAIL NÉCESSAIRE ET SAUVABLE ?

Loi nécessaire ?

- oui, dans la mesure où le droit du travail n'est plus adapté à la situation économique actuelle de la France,

- oui, parce qu'il y a des blocages extrêmes dans la liberté de contracter et de rompre un contrat;

Mais, on ne bouscule pas le droit du travail français et le fragile équilibre qu'il établit entre les droits et les devoirs des employeurs et ceux des salariés sans leur accord, donc sans un projet sérieux négocié.

La réforme du droit du travail ne s'impose pas, elle se négocie.

 

Projet de loi sauvable ?

Aujourd'hui, on peut se poser la question.

Le projet dans sa version nouvelle réussit à faire l'unanimité contre lui : la rue, le patronat et les syndicats de salariés. Aujourd'hui, qui est pour ?

Il faudra des mois de discussions au Parlement, de navettes Sénat, Chambre des Députés avant d'aboutir peut-être à un texte amandé, déformé, sans objectif clair et qui sera détricoté si le processus de réforme du Code du Travail promis aboutit.

 

Donc une loi inutile ! Même, si elle est votée elle ne sera pas appliquée. Pourquoi tenter de la sauver ?

Pourquoi risquer une explosion sociale non maîtrisable ?

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 13:38
Difficile à faire passer cette loi telle:quelle dans l'impréparation  et la précipitation : Un premier Minsitre sombre, une Ministre du travail...

Difficile à faire passer cette loi telle:quelle dans l'impréparation et la précipitation : Un premier Minsitre sombre, une Ministre du travail...

LOI TRAVAIL : UN SUJET TROP SÉRIEUX POUR LE TRAITER À LA VA-VITE.

 

LE CODE DU TRAVAIL TOUT LE MONDE LE CONDAMNE SOUS SA FORME ACTUELLE...ET IL NE SERA PAS RÉFORMÉ

Depuis des mois, nous crions casse-cou pour ce projet de pseudo réforme du Code du Travail.

Nous avons parcouru la nouvelle mouture : 134 pages au lieu de 132, des modifications qu'il faut aller chercher...

Oui, il faut réformer ce monstre appelé Code du Travail qui a un avantage celui de faire l'unanimité mais l'unanimité contre lui !

Mais le Code du Travail est un monument législatif et réglementaire forgé par plus de 2 siècles. On peut trouver son origine en 1791 et les Conseils de Prud'hommes datent de 1806.

Une nouvelle fois le gouvernement n'a pas mesuré le poids des mots et des usages et il reçoit en retour le choc des manifestations de dizaines de milliers de personnes qui n'ont pas lu le projet ou pire qui n'ont ni lu le projet et ne sont pas même pas concernées (fonctionnaires par exemple).

Maintenant, le 1er MINISTRE et sa Ministre du Travail ont enclenché la marche arrière : une reculade de plus et une perte de l'autorité de l'État et de ses dirigeants. Le pouvoir n'est plus à la représentation nationale mais à la rue et à des syndicats qui, malheureusement, ne représentent plus grand chose.

 

UNE RÉFORME OU UNE RÉFORMETTE INUTILE JURIDIQUEMENT ET POLITIQUEMENT

L'impréparation de ce projet de loi, elle est dans le fond et dans la forme

Sur la forme :

Il suffisait de regarder un peu le Code du Travail pour s'apercevoir qu'il s'agit d'un TOUT et comme cela a été dit une réforme en quelques mois était impossible. Donc, on est passé d'un projet de réforme du Code du Travail à une "loi-travail", type loi Macron où s'ajoutent les articles les uns derrière les autres et où le législateur parlementaire non spécialiste, s'il est consciencieux, sera désemparé. Le Code du Travail en sortira avec peut-être 20 à 50 pages de plus...alors que c'était son allégement et sa simplification qui étaient annoncées !

Sur le fond :

On le répète ce n'est pas la réforme du Code du Travail.

Ce sont des textes qui représentent un questionnement sur l'évolution des relations de travail (temps de travail, rupture du contrat de travail, forme du contrat de travail, ...).Tout ceci aurait très bien pu être discuté, négocié sur le plan paritaire entre les syndicats d'employeurs et ceux des salariés puis voté au Parlement.

Si consultation il y a eu, il n'y a pas eu de négociation ni préparation sérieuse.

 

UN FAUX POSTULAT

Au départ il y a un postulat faux : assouplir certaines mesures contraignantes dans les relations du travail permettra de créer de l'emploi.

Répétons que l'emploi se crée :

- s'il y a un besoin, un marché

- s'il y a des conditions économiques favorables

- et s'il y a de la confiance.

Ces trois conditions n'existent pas à ce jour...donc la création d'emplois ne démarre pas contrairement aux autres pays d'Europe.

La création d'emplois ne se décrète pas .

L'artisan, la PME qui n'a pas confiance, qui n'a aucune visibilité sur ce que le législateur lui réservera comme mauvaise surprise (il en a tant vu ces dernières années !), qui a un carnet de commandes maigre...n'embauchera pas le compagnon dont il aurait peut-être besoin demain.

Annoncer une grande réforme sur un postulat aussi faux est une légèreté blâmable...pour ne pas la qualifier plus sévèrement...

De plus, c'est une erreur politique à quelques mois du début de la campagne électorale. Il faut bien comprendre que, même si les mesures initiales pour assouplir certaines règles avaient été maintenues cette future loi n'aurait eu des effets positifs que dans une à deux années...donc après les élections, après même tout  début d'inversement de la courbe du chômage.

Donc cette réformette n'est qu'une erreur politique, un mauvais calcul , générateur de troubles sociaux inutiles.

La loi Macron puis la loi NOTRe fourre-tout ont été adoptées et ont fait croire que le législateur pouvait résoudre des problèmes en faisant le forcing (article 49 3) et permettre de faire passer n'importe quoi auprès de parlementaires dépassés par des textes préparés par des "techniciens, technocrates" ou des magistrats plus politiques que techniciens du droit du travail.

 

Ce n'est pas cela la démocratie.

À SUIVRE...vers l'échec

 

 

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 11:53
EDF : ABONNÉS À VOS PORTEFEUILLES GESTION CATASTROPHIQUE D’EDF

CE SONT LES ABONNÉS QUI VONT PAYER LA CASSE DUE À L’INCURIE DES HENRI PROGLIO, ANNE LAUVERGEON (AREVA dont EDF va prendre en charge le redressement) , JEAN-BERNARD LEVY nommés par l'État à la tête de cette ex entreprise nationale…

 

Fond documentaire de www.contrepoints.org/

Parlons des nouvelles dont on ne parle pas assez et qui frappent pourtant tous les citoyens.

Dans ce dossier on peut mieux comprendre la démission il y a quelques jours du Directeur Financier d’EDF Mr PIQUEMAL : il a dû oser dire ce qu’il ne fallait pas dire , ne plus vouloir subir, et il a eu le courage de quitter « une bonne place ».

 

La situation financière d’EDF se révèle de plus en plus inquiétante : 70 milliards d’euros voire jusqu’à 100 milliards pour investir dans les travaux nécessaires dans les centrales pour que la France ne tombe pas en panne de courant.

Un budget totalement hallucinant concernant le démantèlement des centrales nucléaires et des projets à l’étranger qui sont pharaoniques.

Au point de rendre de plus en plus urgent une recapitalisation financière.

Pendant des années, l’État a pris des dividendes d’EDF, ce qui a conduit à un sous-investissement chronique, plus le fait que nous n’avons jamais payé le véritable coût de l’énergie nucléaire qui est, comme on vous l’a dit et répété, l’énergie la moins chère…

Jusqu’au jour où il faut réparer, démanteler ou construire de nouvelles centrales.

Là encore, incurie généralisée du manque de préparation et de prévoyance de l’action publique dont certains vantent pourtant la capacité à prévoir à long terme…

Alors rassurez-vous, vous paierez, et même si Emmanuel Macron annonce que l’État volera au secours d’EDF, ce sera avec l’argent des contribuables.

 

Faudra-t-il privatiser EDF à 100% pour avoir des dirigeants responsables et non des dirigeants politiques incapables car irresponsables de leurs folies ?

 

Quand un dirigeant d'entreprise donne 1 milliard d'euros par an à son comité d'entreprise dont les dirigeants ont été condamnés (octobre 2014) pour détournement de fonds, abus de confiance, recel...il y a des choses qui ne vont pas.

 

 

 

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