Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche

1 juin 2023 4 01 /06 /juin /2023 20:56
L'ÉLYSÉE ET BERCY EN 2023 : DEUX INSTITUTIONS QUI ONT PERDU LEUR CRÉDIBILITÉ AU NIVEAU MONDIAL
L'ÉLYSÉE ET BERCY EN 2023 : DEUX INSTITUTIONS QUI ONT PERDU LEUR CRÉDIBILITÉ AU NIVEAU MONDIAL

L'ÉLYSÉE ET BERCY EN 2023 : DEUX INSTITUTIONS QUI ONT PERDU LEUR CRÉDIBILITÉ AU NIVEAU MONDIAL

 

 

 

2022 : 45,4 % DU PIB ENGLOUTI PAR LES IMPÔTS EL LES COTISATIONS SOCIALES

Les résultats officiels définitifs des comptes 2022 de l’État commencent à tomber.

En matière de recettes tous les records sont battus en 2022 (source INSEE).

C’est un record de recettes pour l’État qui trouve en partie son explication et son origine par la reprise économique post COVID.

Sans polémique, c'est un constat dramatique pour la France, un risque qu'il faut avoir en tête par exemple pour expliquer la crise des retraites.

 

 

LA REPRISE DE 2022 : UNE AUBAINE IMMORALE POUR LES FINANCES PUBLIQUES : salaires en hausse, TVA boostée...

Une bonne part des impôts et cotisations sociales sont basées sur les salaires et sur la consommation TVA)... quand l’activité redémarre les rémunérations des salariés augmentent en masse et ceux-ci consomment plus dont payent plus de TVA sur leurs achats de produits de consommation et sur leurs investissements !

En 2022, le déficit public s'établit à 124,5 milliards d'euros, après 162 milliards d'euros en 2021, soit 4,7 % du produit intérieur brut : « nul mais en progrès ! » aurait pu écrire le Professeur Principal, la Cour des Comptes à son élève (l’État) !

Ainsi, les charges de fonctionnement nettes de l’État s’élèvent à 225,6 Md€ en 2022, en hausse de 18,9 Md€ par rapport à 2021 ! Il avait été question d'économies de fonctionnement !

L’impact de la forte hausse des prix à la consommation et plus particulièrement des prix de l’énergie, conséquences de la guerre en Ukraine est donc hyper favorable aux recettes de l’État  si celui-ci était raisonnable.

C’est immoral mais c’est comme cela ! Plus l’essence est chère, plus l’État s’en frotte les mains...cela lui évite de chercher à faire des économies...ce qui peut générer du mécontentement social, comme ce fut le cas pour les Gilets Jaunes.

 

LA POLITIQUE IMMORALE D’EMMANUEL MACRON ET BRUNO LE MAIRE

L’État poursuit sa fuite en avant du dépenser plus et souvent mal.

Pour l’État s’éviter aujourdhui de tenir ses engagements de faire des économies, c’est aussi immoral.

En effet comme il est dit ci-dessus en 2022, l’État se paye un déficit de 124,5 milliards d’euros qui ont fait que la dette continue à croître et dépasse les 3.000 milliards d’euros. Plus cela va, plus l’État vit à crédit et c’est la France qui passe sans cesse plus sous le joug des fournisseurs de crédit...souvenons-nous de la Grèce !

Au lieu d’utiliser l’aubaine de la croissance de ses recettes pour faire diminuer la dette de la France l’État joue les cigales et surcharge la dette avec son "quoi qu’il en coûte" poursuivi.

Le Président de la République et son Ministre des finances surchargent la barque France en 2023.

 

LES AVEUX SOUS PRESSION DE L’EUROPE ET DE LA FINANCE  : L’HABITUDE DU DÉFICIT BUDGÉTAIRE QUI DÉCRÉDIBILISE LA FRANCE

Le budget 2024 en préparation va être douloureux à expliquer aux français qui commencent à craindre les méfaits d’une dette dont le remboursement se fait avec de nouveaux emprunts...donc avec des taux qui ne cessent de croître.

Le Ministre des Finances fait des promesses qu’il ne tiendra pas...il en est ainsi non seulement avec les projets de budget 2024 où le ministre des Finances ose parler d’économies et de retour à un déficit budgétaire qui serait ramené en dessous de 3% du PIB.

En effet, le Programme de Stabilité (PSTAB) 2023-2027 a été présenté en Conseil des Ministres le 26 avril 2023.

Ce Programme de Stabilité présente les prévisions de croissance et la trajectoire de finances publiques que le Gouvernement s’est fixée à horizon 2027.

Cette trajectoire traduit l’objectif de retour à des comptes publics normalisés une fois les crises sanitaires et de l’énergie passées : le déficit public reviendrait sous le seuil de 3 % de PIB à l’horizon 2027, et ce grâce à un redressement du solde structurel de 1,3 point entre 2023 et 2027 et à la dynamique attendue de l’activité.

Le ratio de dette publique s’inscrirait en baisse à l’horizon 2027, avec une stricte décroissance année après année sur l’ensemble de la trajectoire et à un rythme marqué à compter de 2026...on rase gratis !

 

LE PROBLÈME : LE MONDE FINANCIER, LA COUR DES COMPTES, NE FONT PLUS CONFIANCE AU POUVOIR EN PLACE. ATTENTION AUX COTATIONS DE LA France !

La France est attendue au coin du bois par le monde implacable de la Finance.

Si le Président de la République et son ministre des Finances n’apportent pas des preuves tangibles du retour à une gestion saine de la France, celle-ci perdra toute crédibilité.

Puisqu’elle est en position de faiblesse de par ses mauvaises habitudes dépensières et de par une dette hors normes qui ne cesse de lui coûter plus cher, le danger de la mise sous-tutelle de la France existe concrètement et structurellement.

Ceci explique aussi pourquoi le bateau France tangue, que le capitaine semble incapable de redresser la barre...la France n'est plus écoutée car elle a trop menti et que ses dirigeants ne sont crédibles. Les chiffres eux ne mentent pas et les dernières annonces gouvernementales ont donc été accueilles avec un grand scepticisme.

Partager cet article
Repost0
28 avril 2023 5 28 /04 /avril /2023 14:45
GABRIEL ATTAL, MINISTRE DES COMPTES PUBLICS, LORS DE SA DÉCLARATION

GABRIEL ATTAL, MINISTRE DES COMPTES PUBLICS, LORS DE SA DÉCLARATION

 

 

 

 

ANALYSE D’UNE DÉCLARATION INDIGNE ET INDÉCENTE DU MINISTRE GABRIEL ATTAL

Nous avons retranscrit quasiment in extenso la déclaration Vidéo publiée sur « alertesinfo » en date du 25 avril 2023.

Le Ministre de l'Action et des Comptes publics depuis 2022 est soumis à une obligation de réserve qui, en l’espèce, semble avoir été occultée par Monsieur Gabriel ATTAL.

 

 

EMPÊCHER UN MINISTRE DE CIRCULER SERAIT UNE ACTION VIOLENTE

Gabriel ATTAL, ex socialiste, est Ministre de l'Action et des Comptes publics depuis 2022 et il s’exprime publiquement ainsi :

Il y a de l’inquiétude chez beaucoup de français, de colère chez beaucoup de français...je pense...

 

LES MILITANTS, LES PERMANENTS SYNDICAUX AU PILORI

Il poursuit ainsi :

Après, je fais la part des choses, avec ce que font les militants d’ultra gauche, les permanents syndicaux qui ont des actions qui, parfois font des actions, que je considère comme violente.

Empêcher un ministre ou qui que ce soit de circuler, couper l’électricité dans un quartier ...parfois avec des dommages collatéraux comme un établissement de santé, je considère que c’est des actions qui n’ont plus leur place dans le débat public et dans...y compris dans un moment de tension.

 

CE SONT LES NANTIS QUI MANIFESTENT !

Moi, je fais la part des choses, d’ailleurs ceux qui peuvent se permettre qui ont le temps en pleine semaine, en pleine après-midi d’aller accueillir des ministres pendant 4 heures de 14 à 18 heures ... à priori, ce ne sont pas des français qui travaillent qui ont des difficultés au quotidien pour boucler leurs fins de mois .

C’est pour eux qu’on veut agir et c’est pour eux qu’on veut répondre

 

À PRIORI, POUR LE MINISTRE CEUX QUI VIENNENT MANIFESTER SONT DES PARESSEUX NANTIS

Le dialogue avec ce ministre ne devra pas être facile.

Cette déclaration nous choque énormément et nous vous disons pourquoi ?

 

Le Ministre dit et répète qu’il « fait la part des choses », c’est un comble : stigmatiser, comme il le fait, les représentants syndicaux, les braves et moins braves gens qui viennent  manifester parce qu’ils en ont ras le bol...fait désordre. C’est un manque de recul pour un Ministre.

 

C’est trop facile de jeter l’anathème aux manifestants qui viennent rencontrer un Ministre qui déambule dans une rue en pleine après-midi accompagné de personnalités…ce même ministre ferait mieux de se pencher sur son travail ; le budget, la dette catastrophique...

Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais !...que faisait le Ministre et son escorte dans la rue ?

 

UN MINISTRE DOIT RESPECTER LES REPRÉSENTANTS DES SYNDICATS : LE RÔLE INCONTOURNABLE DES SYNDICATS DE SALARIÉS

Un Ministre ne doit pas  stigmatiser les représentants des syndicats de salariés comme de présumés casseurs. Décrédibiliser par la calomnie les représentants des Syndicats de salariés est une erreur, une faute grave.

En effet, le Ministre devrait se souvenir que les représentants des syndicats de salariés lors de cette crise de la pseudo réforme des retraites, ont permis de canaliser la colère irrationnelle du peuple. Colère que d’ailleurs, il reconnait et accepte dans son propos.

Ces mêmes représentants des syndicats de salariés sont aujourd’hui à la tête des défilés et demain ce seront les mêmes qui seront assis autour la table pour entamer un dialogue nécessaire mais interrompu. Leur fonction sociale est ainsi faite ; un Ministre devrait le savoir.

 Dans un délégué syndical, il y a deux hommes...celui qui est à la tête du cortège contestataire et celui qui s’assied autour de la table des négociations avec la volonté d’aboutir dans les discussions ouvertes.

Nous vous livrons cette réflexion pour enrichir votre week-end.

Partager cet article
Repost0
25 avril 2023 2 25 /04 /avril /2023 18:23
GILETS JAUNES : LES SYNDICATS... ABSENTS !  RETRAITES...PRÉSENTS

GILETS JAUNES : LES SYNDICATS... ABSENTS ! RETRAITES...PRÉSENTS

 

 

 

 

POURQUOI NOUS AVONS TOUT INTÉRÊT À AVOIR DES CORPS INTERMÉDIAIRES EN BONNE SANTÉ

 

Il était un temps où l’utopie pouvait encore faire rêver : le chef du village rassemblait ses concitoyens sur la place principale pour une assemblée du peuple qui allait prendre les grandes décisions, élire et réélire son chef, abolir l’esclavage...C’était le principe de la démocratie directe qui a pu aussi régir les nombreuses civilisations du type tribal.

Pour le monde occidental, c’est la démocratie athénienne qui est réputée être l’ancêtre des démocraties modernes : les décisions sont prises par le peuple et l’agora devient le centre politique de la cité. Mais le mode de démocratie athénienne a vite atteint ses limites avec la croissance d’Athènes. Naissent des structures institutionnelles qui éloignèrent des membres de la cité du pouvoir de décision : entre le peuple et ses dirigeants se sont installées les structures qui mirent fin à la démocratie directe.

Ces « structures intermédiaires » se révèlent incontournables dans les vraies démocraties modernes : partis politiques, syndicats, associations, organisations professionnelles...qu’on nomme les CORPS INTERMÉDIAIRES.

Voir :

https://www.olonnes.com/2023/01/la-participation-au-pouvoir-des-corps-intermediaires-syndicats-et-partis-politiques-necessaire-et-incontournable.html

 

LA CRISE DE LA RÉFORME DES RETRAITES RÉVÈLE LE RÔLE INCONTOURNABLE DES CORPS INTERMÉDIAIRES : PARTIS ET SYNDICATS

 

GILETS JAUNES ET CORPS INTERMÉDIAIRES : DEUX MONDES SÉPARÉS

Sous le premier mandat 2017/2022 du Président MACRON, il y eut une tentative du peuple français de ses faire entendre directement : ce fut la crise des Gilets Jaunes.

Nous étions dans une situation prérévolutionnaire improvisée, spontanée :

  • Le nouveau pouvoir était concentré dans les mains du Président MACRON,
  • La campagne électorale avait révélé la soif de changement du peuple français qui ne croyait plus les partis et les hommes politiques, les syndicats représentatifs ne faisaient plus recette...

Il ne restait plus face à face que le Président face au peuple manifestant mais inorganisé.

Or, le Président MACRON a pu désamorcer la crise parce que, justement, Gilets Jaunes et Syndicats se sont ignorés…les revendications des Gilets jaunes étaient, au départ, fiscales puis elles sont devenues plus politiques...donc pas de place pour l’action Syndicale

La situation serait devenue révolutionnaire si les extrémistes avaient réussi à se structurer et à phagocyter le mouvement populaire.

 

CRISE DE LA RÉFORME DES RETRAITES : RÔLE PRIMORDIAL DES SYNDICATS

Les Syndicats ont bien appris la leçon des gilets jaunes et ils ont donc pris les commandes de la contestation dans la rue et maintenu la pression.

Le thème des retraités était bien dans leurs compétences et ils avant des troupes à mobiliser.

Le système de gestion centralisé du Président MACRON est contesté dans l’opinion. Mal élu et affaibli, il a du plomb dans l’aile dans l’opinion qui a refusé au Président en 2022 une majorité au Parlement.

Les conditions sont donc remplies pour que les syndicats « corps intermédiaires » puissent agir avec le soutien populaire.

Il fait aussi mettre à l’actif des syndicats le fait qu’ils ont été efficaces dans la mobilisation, et exemplaires dans le maintien de l’ordre lors des rassemblements

La conclusion est claire : les Syndicats en France demeurent incontournables. Ils ont un rôle à jouer, des responsabilités à assumer. C'est un réel contre-pouvoir.

Le président MACRON a beaucoup agi pour mettre de côté syndicats, ordres, partis politiques...avec ses comités consultatifs conventions citoyennes sur le climat, sur la réforme de l’État...

Les Syndicats viennent de lui rappeler que même s’ils ne sont plus très représentatifs ils sont incontournables et savent être responsables et proposant.

 

Le Président MACRON est donc aujourd'hui condamné à devoir admettre qu’il ne peut continuer à ignorer les corps intermédiaires comme les syndicats : le mépris là aussi n’est plus de mise. C'est même reconnu par la Constitution.

 

 

Partager cet article
Repost0
23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 18:27
LA COLÈRE GRONDE CONTRE L'ÉLYSÉE

LA COLÈRE GRONDE CONTRE L'ÉLYSÉE

 

 

DOUCE FRANCE !

Indéniablement, la France est d'une part, un des plus beaux pays du monde et d'autre part, c'est un pays où il fait encore bon vivre.

Les français ont en plus de leurs vieilles pierres, leur culture, leur histoire, leur réputation d'un peuple travailleur, astucieux, chercheur...Les Universités françaises ont répandu dans le monde entier leur savoir, le fruit de leurs expériences : le progrès et l'épanouissement de l'homme est ou était français. 

Il règne encore en France un  climat où les libertés peuvent prospérer. Nombre de pays nous envient ce droit protecteur des libertés collectives et individuelles même si parfois ce droit est écorché.

Pourtant, il suffit d'une loi mal ficelée et mal présentée pour faire descendre dans les rues de la douce France un million de personnes parmi les quelles une poignée de trublions violents sans vergogne et sans risques qui peuvent casser, brûler voire piller.

Mais la France montre qu'elle sait donc cependant encore se mettre en colère.

 

CE N'EST PAS LA FIXATION DE L’ÂGE LÉGAL DU DÉPART EN RETRAITE QUI AURAIT PU FAIRE SORTIR DES MILLIONS DE FRANÇAIS DANS LES RUES DES VILLES PETITES ET GRANDES 

Ne nous dites pas que c'est la "loi de financement rectificative de la Sécurité Sociale pour 2023"qui a mis le feu aux poudres.

Certes, dans cette cette loi, fut glissée abusivement l'idée fixe à géométrie variable du Président de la République : faire passer l'âge légal du départ à la retraite de 62 à 64 ans.

D'ailleurs il ne faut être juriste patenté ou fin analyste exégète des textes de loi et autres jurisprudences pour lire l'embarras des 9 sages du Conseil Constitutionnel qui fondent leur raisonnement et leur décision non sur des textes mais sur leur intime conviction politique.

Voilà donc la longue phrase de nos 9 presque sages qui sauve le texte de loi du Président MACRON :

"Le Conseil constitutionnel a jugé que la circonstance que plusieurs procédures prévues par la Constitution et par les règlements des assemblées aient été utilisées cumulativement pour accélérer l’examen de la loi déférée, n’est pas à elle seule de nature à rendre inconstitutionnel l’ensemble de la procédure législative ayant conduit à l’adoption de cette loi. En l’espèce, si l’utilisation combinée des procédures mises en œuvre a revêtu un caractère inhabituel, en réponse aux conditions du débat, elle n’a pas eu pour effet de rendre la procédure législative contraire à la Constitution."

Désolé, pour les Sages, mais un texte c'est un texte...ou une procédure est régulière et conforme ou une procédure est irrégulière? Or, le Conseil Constitutionnel reconnaît la faute et il la déclare mais en l'espèce il la déclare ... mais faute vénielle...pour éviter au Président de la République et à sa première Ministre l'affront d'un rejet total de la loi et la pagaille...que voulait peut-être le Président de la République ?

La procédure fixée par la Constitution ou elle est respectée ou elle ne l'est pas...et si elle ne l'est pas...c'est tout le texte concerné qui doit être invalidé avec retour à la case départ...comme cela doit être fait pour les parties invalidées où là, bizarrement, les mêmes causes (la procédure) ne produisent pas les mêmes effets l'invalidation du texte.

Ce n'est plus du droit, c'est de la politique indignes de "magistrats".

Mais ce n'est pas l'essentiel. Tout cela est passé au-dessus de la tête des citoyens qui ont manifesté.

Ce n'est pas la première loi dont l'initiative est présidentielle qui se fait retoquer  par le Conseil Constitiutionnel ou par le Conseil d'État dans ses avis. Mais ce n'est cependant pas glorieux que le garant de la Constitution le ¨résident de la République soit le Premier à la violer.

 

L'ESSENTIEL : LE MÉCONTENTEMENT DES FRANÇAIS

La liste est longue, longue et l'addition des mécontentements est lourde :

- Pour son premier mandat :  Il avait tout promis, il n'a rien tenu....du coup...pour se faire réélire...il n'a rien proposé ni bilan ni projet de mandature...si ce n'est "tout sauf le Front National !" Ce n'est pas ainsi qu'on mène au combat un peuple à la peine,

- Les français commencent à avoir peur de la dette...qui va payer et rembourser demain ?

- La baisse du pouvoir d'achat et les riches sont toujours plus riches ; cela est visible, sensible pour des millions de français et entré dans les têtes même si prendre aux riches n'a jamais enrichi les pauvres, l'injustice est ressentie plus fortement en période de crise,  

- la moralisation de la vie publique...plus personne n'y croit,

- toujours plus de dépenses publiques et toujours moins de services publics de qualité : santé en décadence, éducation rétrogradée, armée sans munitions, insécurité et violence s'installent... 

- l'énergie : la facture pour le particulier monte, monte et la température chez lui baisse, baisse,

- les voyages présidentiels se terminent en cumul d'échecs : Afrique du Nord, Chine, Afrique Centrale...et les voyages coûtent cher !

Aujourd'hui, la chronique du bonheur en France est très dure à écrire parce que les sources de mécontentements des français deviennent des fleuves et que le Président MACRON a fait le choix de tout décider lui-même, il en résulte qu'il cristallise sur sa personne les colères des citoyens, il ne résout pas les vrais problèmes qu'il cache au bon peuple. Cela se retourne contre lui, bien sûr.

N'oublions jamais que les déficits des régimes sociaux en France : retraite, santé...sont financés par de la dette et qu'aucun gouvernement, aucun peuple ne peut accepter de voir son pays menacé de faillite et perdre ainsi toute indépendance...dans cette hypothèse très réelle...les français ne se poseront plus la question des 62 ou 64 ans car ce sera l'heure des sacrifices imposés à la France par les pays étrangers et par la finance mondiale !

 

C'est vrai, la France est un beau pays..mais  c'est un beau pays fait de mécontents viscéralement qui ont paradoxalement réélu minoritairement un Président en qui ils n'ont déjà plus confiance.

Pourquoi le Président MACRON n'a pas dit la vérité aux français sur l'état de la France qui l'oblige à faire un geste sur les retraites? C'est une autre forme de son mépris pour le peuple qui ne pourrait pas comprendre qu'il faudra un jour que la France ne vive plus au-dessus de ses mayens !

Le terrain est désormais propice à tous les dérapages et ce n'est pas le dernier discours Présidentiel qui a pu calmer les esprits...le 1er mai, le 14 juillet... ce sera les "100 jours" ...et les 100 jours ont conduit Napoléon à Waterloo pourtant encore l'Empereur était encore adulé par son peuple !

 

Lien programme Emmanuel MACRON 2017

https://www.olonnes.com/le-programme-du-candidat-macron-avril-2017-faites-vous-meme-le-bilan.html

 

 

LE PROGRAMME MACRON 2017 : ÉDIFIANT ! Lien avec le programme : https://www.olonnes.com/le-programme-du-candidat-macron-avril-2017-faites-vous-meme-le-bilan.html

LE PROGRAMME MACRON 2017 : ÉDIFIANT ! Lien avec le programme : https://www.olonnes.com/le-programme-du-candidat-macron-avril-2017-faites-vous-meme-le-bilan.html

Partager cet article
Repost0
18 avril 2023 2 18 /04 /avril /2023 14:46
SANDRINE ROUSSEAU, DÉPUTÉE

SANDRINE ROUSSEAU, DÉPUTÉE

 

 

LETTRE OUVERTE À MADAME SANDRINE ROUSSEAU

 

Nous ne pouvons laisser passer cette déclaration scandaleuse et mensongère de Sandrine ROUSSEAU (Europe Écologie Les Verts).

Quand on prétend vouloir jouer un rôle politique au niveau de la France et faire la morale aux français il y a des choses que l’on doit pas faire ou dire... tu ne « mentiras pas »...sinon, non seulement l’auteur de ce type de vilénie perd toute crédibilité mais pire, elle salit le mouvement qu’elle s’est engagée à servir.

Sandrine ROUSSEAU a écrit :

« Je ne veux plus vivre dans un pays où quatre vieux mâles ont le pouvoir de retirer deux ans de vie à 67 millions de personnes. »

 

D'abord, rien ne vous oblige à rester en France, Madame la Députée !

Ensuite, vos compatriotes apprécieront le fait que vous ne voulez plus vivre en France alors que vous venez de briguer et obtenir un mandat qui vous fait l'élue du peuple français.

Vous ne respectez donc même pas le vote de ceux qui vous ont élue et le mandat qu'ils vous ont donné !

Curieuse manière de respecter vos concitoyens et particulièrement vos électeurs!

 

UN MENSONGE GROSSIER

Dire que partir à 64 ans à la retraite au lieu de 62, c’est retirer deux ans de vie à 67 millions de personnes est une injure pour les millions de salariés qui ont encore l’amour de leur métier qui « produisent » pour que Madame Sandrine ROUSSEAU puisse vivre largement de ses fonctions ...

Sandrine ROUSSEAU qui n’a jamais occupé un poste de travail productif est mal placée pour s’exprimer ainsi !...députée, vous êtes, Madame, mais ce n’est pas un métier c’est une fonction, professeur, vous êtes  ? mais où sont vos élèves ou étudiants ???

Il y a des millions de salariés qui s’épanouissent dans leur travail et beaucoup qui le quittent avec amertume.

Pire : écoutez, madame la députée, la complainte bouleversante des salariés obligés de quitter leur emploi suite à la fermeture de leur entreprise après 20, 30, 40 ans de maison : ils ou elles l’aimaient leur entreprise, leur travail, leurs collègues, et ils ou elles le disent !

Gardez donc votre « droit à la paresse » pour vous...des gens qui vous sont proches ont certainement besoin de vous.

Ensuite, Madame Sandrine ROUSSEAU devrait savoir si elle connaissait son dossier qu’aujourd’hui l’âge moyen de départ effectif à la retraite est officiellement (chiffre CNAV) à 62,8 ans (avec les départs anticipés) et de à 63,5 ans (sans les départs anticipés). Cet âge moyen ne cesse de croître.

 

Secundo : un salarié peut aujourd’hui partir à l’âge légal de 62 ans (bientôt 64). Toutefois, un départ avant (sous conditions) ou après l’âge légal peut toujours aussi s’envisager...c’est la liberté du salarié !

Tertio, nous apportons aussi les précisons suivantes importantes :

Le salarié peut toujours partir avant l’âge légal dans plusieurs situations :

- S’il a opté pour une retraite progressive : le salarié peut prendre qu’une partie de sa retraite pour pouvoir continuer à travailler partiellement et continuer à cotiser pour augmenter votre retraite définitive.

- S’il est éligible à un départ anticipé à taux plein (sans décote). Il peut, par exemple, s’agir d’un départ anticipé pour :

  • Carrière longue,
  • Situation de handicap,
  • S’il est victime d’un accident du travail ou d'une maladie professionnelle

Ajoutons à cela l’application des normes « pénibilité » qui permettent un départ anticipé et tous les cas des "régimes spéciaux "et des conventions collectives qui prévoient des départs anticipés !

Décidément, Madame Sandrine ROUSSEAU écrit n’importe quoi...pour qu’on parle d’elle. D’ailleurs, nous sommes tombés dans le panneau puisque nous répondons à votre provocation.

 

NON, MADAME ROUSSEAU, LE REPORT DE L'ÂGE LÉGAL DU DÉPART À LA RETRAITE DE 62 À 64 ANS N’EST LA SOUSTRACTION DE DEUX ANS DE VIE À 67 MILLIONS DE PERSONNES !

Le comportement de l’élue Sandrine ROUSSEAU ne répond donc pas, dans ses déclarations, au modèle d’exemplarité que le citoyen demande pour une moralisation de la vie publique et citoyenne.

Madame Sandrine ROUSSEAU pensez donc à Napoléon et méditez ce qu’il a dit « Le mensonge n'est bon à rien, puisqu'il ne trompe qu'une fois. »

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2023 3 22 /03 /mars /2023 18:10
LE PRÉSIDENT FACE AU DÉFI DU LENDEMAIN DE CRISE : UNE FRANCE NOUVELLE ATTENDUE DEPUIS 2017

LE PRÉSIDENT FACE AU DÉFI DU LENDEMAIN DE CRISE : UNE FRANCE NOUVELLE ATTENDUE DEPUIS 2017

 

 

 

 

LA FRANCE MALHEUREUSE, APPAUVRIE...N’EXAGÉRONS PAS, MAIS QUAND MÊME !

 

S’il y a au moins une chose à retenir de cette crise tous azimuts que nous vivions et qui s’est cristallisée sur la réformette des retraites, c’est le très fort mécontentement des français.

Tout cela est relatif. Mais le Président MACRON réussit l’exploit de leur faire oublier la chance qu’ils ont encore de vivre en France.

Les Français se sont laisser submerger par toutes les foucades, par toutes les marques de mépris que leur adresse leur président, par toutes les injustices qu’il institue, par toutes les négligences qu’il commet et qui leur pourrit la vie : santé, éducation, sécurité, justice, opacité de la transparence promise...

Certes, tout cela n’est pas grand-chose par rapport à tous les malheurs qui frappent de nombreux pays sur tous les continents et qui dépassent de loin les petits et réels sentiments de peur, de gâchis, d’injustices ressentis par les citoyens français qu’ils mettent sur le dos d’un Président qu’ils n’aiment plus.

Quand on est avec ostentation le Président des riches, les millions de pauvres ne peuvent que ressentir de l’amertume et des aigreurs à l’encontre de celui qui avait promis une France nouvelle.

Chaque catégorie sociale a été déstabilisée par la politique ou l’absence de politique du Président MACRON qui a eu le grand tort de monopoliser le pouvoir encore plus que ses prédécesseurs. Le cumul des pouvoirs par un homme en démocratie entraîne sa mise en cause personnelle dans tous les échecs.

On ne se moque pas impunément de son peuple.

 

LES DEUX QUINQUENNATS MACRON

Quand les français ont voté pour le jeune et fringant candidat Emmanuel MACRON en 2017 ils ont voté pour un programme « RETROUVER NOTRE ESPRIT DE CONQUÊTE POUR BÂTIR UNE France NOUVELLE... »...document (ci-dessus).

Le premier quinquennat a allié la crise sanitaire mal gérée et un immobilisme de l’État qui a été ressenti comme une duperie : rien ne bougeait et le pays s’enfonçait dans le « déclassement » .

Les citoyens ont commencé à ressentir le MÉPRIS présidentiel pour son peuple. Le changement annoncé fut un désenchantement si bien et si mal exprimé par les Gilets Jaunes. Le Pouvoir croyait qu’il pouvait se passer du Parlement, des Syndicats, du peuple, des élus...

Le premier quinquennat fut donc le quinquennat de la déception.

Désormais ce fut la totale défiance du peuple qui s'installait à l'encontre de tout le pouvoir en place.

Ce fut maintenant le deuxième quinquennat débutant où est constaté que rien ne change pour ne pas dire que le « nouveau » pouvoir est encore plus méprisant que le précédent et que les citoyens s’unissent contre un homme leur Président.

L'exercice de son pouvoir continue à gâcher les atouts du pays France : C’est une France humiliée où, en réaction, le citoyen se recroqueville sur lui-même puisqu’on ne lui donne pas l’espoir et les moyens de rebondir alors que la guerre est à ses portes, que les services publics s’effondrent (Santé, Sécurité, Éducation, Finances...)

Une déception au niveau individuel et collectif se digère sauf s’il n’y a rien du beau et du bon qui se profile à l’horizon

 

UNE LEÇON À MÉDITER

Les actifs et activistes qui ont eu pour des raisons très diverses voire opposées le courage de descendre dans la rue sans trop savoir pourquoi sont l’expression d’un malaise français multiformes.

Le Pouvoir enfermé dans sa Tour d’Ivoire nommé ÉLYSÉE-MATIGNON, cœur de Paris et de la France , ne veut pas tenir compte de cette situation.

Aussi, nous nous permettons de vous indiquer ci-dessous le lien des extraits d’un article limpide frappant paru des Échos de ce mardi 21 mars.

« Comment lutter contre l’appauvrissement français sous-titré ainsi :

En laissant notre territoire se désindustrialiser, nous avons fait le choix d'une économie de services où les salaires sont bas, les compétences limitées et la productivité faible. Un cocktail qui explique l'appauvrissement des ménages français

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/comment-lutter-contre-lappauvrissement-francais-1917532#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=idees2_edito&utm_content=20230321&xtor=EPR-6060-[20230321]

Nous allons assister au retour des promesses avec le « dossier » Travail qui était tellement présent dans la grogne qui s’est répandue dans la rue. Le Président MACRON a parachevé comme Ministre des finances puis Président la grande braderie des fleurons de l’Industrie française et là-dessus...on ne vous a pas tout dit !

Alors, comment le même Président avec une économie très affaiblie pourra-t-il dans un contexte politique démagogique qui promeut le "non-effort" redonner aux français goût au travail avec une feuille de paye plombée par les charges sociales du modèle social français inébranlable?

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 mars 2023 2 21 /03 /mars /2023 12:32
DANGER TRAVAUX ! ...JUSQU'À QUEL ÂGE ?

DANGER TRAVAUX ! ...JUSQU'À QUEL ÂGE ?

 

 

 

 

 

UN PROJET DE LOI INCOMPRÉHENSIBLE ET DONC UN COMBAT SANS FONDEMENT

Suite de:

https://www.olonnes.com/2023/03/travail-un-droit-et-un-devoir.html

 

Excusez-nous, mais nous n’arrivons toujours pas à vraiment comprendre comment sur le projet de loi qui nous est si peu et si mal présenté peut-on bâtir un dialogue constructif ?

Comment un texte incompréhensible, par manque de 9 voix lors du vote et du rejet de la motion de censure, peut-il être considéré comme adopté ? ...sauf si, (ce qu’on espère sournoisement) une décision des Sages (Conseil d’État et Conseil Constitutionnel) l’annule !

Les citoyens ont glosé sur un texte qui est tellement incompréhensible que ses auteurs l’ont caché sous un titre qui n’a presque aucun rapport avec son objet (une escroquerie !) et que nous vous rappelons « Projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 »

À ce titre légal a été ajouté abusivement non par les rédacteurs du texte mais par les commentateurs journalistes «  portant réforme des retraites »....expression que vous ne retrouverez jamais dans le texte officiel...quand il sera publié ou oublié.

Vous pouvez juger par vous-même avec ce lien du document présenté à la Commission Mixte Paritaire Chambre des députés/Sénat.

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/dossiers/plrfss_pour_2023

Voir aussi notre document ci-dessous !

 

UN ÂGE LÉGAL DU DÉPART À LA RETRAITE...MAIS POURTANT C’EST BIEN LE SALARIÉ QUI ÉMET SON SOUHAIT DE PRENDRE SA RETRAITE

Il ne faut pas confondre cette notion toute théorique de "l’âge légal de départ à la retraite" avec la réalité.

Aujourd’hui le 21 mars 2023, en France, qui part donc en retraite exactement le jour de ses 62 ans ????

Or, dans ce texte fourre-tout du projet de loi composé de 20 articles avec des titres des sous-titres, sections, sous-sections...imbuvable, incompréhensible, il y avait perdu un article 7 qui traitait de l’âge légal de départ à la retraite sur lequel le bon peuple trompé a pu se défouler.

Ce fameux « âge légal du départ à la retraite » n’est qu’une « référence » pour liquider des droits à une ou des pensions ou rentes.

Dans cette liquidation entrent en jeu tant de paramètres : temps effectif de travail, santé, types de travail, adhésion à plusieurs caisses régime général et régimes complémentaires obligatoires et facultatifs, régimes tellement spéciaux ...mais pas d'âges de départ.

Pour le salarié, la réalité est donc plus complexe et plus bassement matérielle ...c’est la « liquidation de ses droits » avec les Caisses concernées où durant sa vie de travail il a « cotisé ».

Ce n'est pas une réforme que nous venons de voir discutée, approuvée mais une escroquerie dite réformette.

 

DES FONCTIONNAIRES EN POSTE APRÈS 62 ANS : IL Y EN A DÉJÀ !

MAIS MAINTENANT IL Y A ET AURA DES FONCTIONNAIRES EN ACTIVITÉ JUSQU’À 70 ANS ET PLUS !

Dans le projet de texte de loi qui fait débat il y a effectivement la partie concernant les retraites des fonctionnaires.

Mais ce régime spécial des fonctionnaires catégorie de fonctionnaires "sédentaires" l’âge limite d’activité est déjà de 67 ans !

Mais la surprise vient de ce projet de texte "approuvé" qui propose ceci à certains fonctionnaires :

« Toutefois, le fonctionnaire occupant un emploi qui ne relève pas de la catégorie active et auquel s’applique la limite d’âge mentionnée au 1° du présent article ou une limite d’âge qui lui est égale ou supérieure peut, sur autorisation, être maintenu en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans. »

« Le bénéfice cumulé de ce maintien en fonctions et des reculs de limite d’âge prévus aux articles L. 556-2 à L. 556-5 ne peut conduire le fonctionnaire à être maintenu en fonctions au-delà de soixante-dix ans ». 

Cela aussi n’est pas une novation. Il y a déjà des fonctionnaires ou assimilés qui peuvent déjà  poursuivre leur activité au-delà de 65 ans.

Le bénéfice cumulé de ce maintien en fonctions et des reculs de limite d’âge prévus aux articles L. 556-2 à L. 556-5 ne peut conduire le fonctionnaire à être maintenu en fonctions au-delà de soixante-dix ans 

Décidément ce projet de loi qui peut devenir loi réserve bien des surprises !

PAGE DE PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI...IL N4EST PAS QUESTION DE RÉFORME DES RETRAITES

PAGE DE PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI...IL N4EST PAS QUESTION DE RÉFORME DES RETRAITES

Partager cet article
Repost0
17 mars 2023 5 17 /03 /mars /2023 21:26
UN PRÉSIDENT SEUL CONTRE TOUS ? L'ENTÊTEMENT NE PAYE JAMAIS POUR UN PROJET IRRÉALISTE

UN PRÉSIDENT SEUL CONTRE TOUS ? L'ENTÊTEMENT NE PAYE JAMAIS POUR UN PROJET IRRÉALISTE

 

 

 

 

L’INTELLIGENCE DE NOTRE PRÉSIDENT A-T-ELLE ÉTÉ ÉTOUFFÉE PAR SON MANQUE DE LUCIDITÉ SUR LES MALAISES DE SON PEUPLE ET SUR LA COMPLEXITÉ DU SYSTÈME FRANÇAIS DE RETRAITE ?

Nous avons essayé de vous expliquer ce qu’était le projet phare du quinquennat : la réforme des retraites du Président MACRON ? Elle ne nous semblait pas une réforme mais simplement elle se réduisait simplement une réformette. D’ailleurs, dans le projet initial, il était précisé que c’était à revoir en 2024 !

 

LES RETRAITES EN France, en 2023, EST  UN CASSE-TÊTE, BEAUCOUP DE DOGMATISME ET LE SYSTÈME EST PLOMBÉ PAR LE POIDS DE L’HISTOIRE ET DE LA POLITIQUE

Les français naissent libres et égaux sauf quand ils sont face aux problèmes de leurs retraites et de leur santé. C’est le principe de la diversité qui le caractérise.

Il y a eu après la fin de la deuxième guerre (1944 et 1945) la volonté politique affichée de protéger les français et les françaises en matière de santé et de retraites ?

L’ordonnance du 4 octobre 1945 crée « un régime général » qui devait couvrir les actifs du secteur privé et du secteur public, mais aussi les exploitants agricoles, les travailleurs indépendants et les personnels de secteurs spécifiques d’activité tout en maintenant certains régimes particuliers de sécurité sociale préexistants.

Il ne faut oublier qu’au 17ième siècle fut créé par Colbert un régime de retraite pour les marins.

Il résulte normalement de ces 4 siècles d’histoire des droits à la retraite des variantes nombreuses rendant illisible un droit universel que seul un technocrate hors sol pouvait oser penser. La généralisation d’un système universel à point ? Toujours d’actualité mais en sourdine.

Le programme du Conseil National de la Résistance (le premier et vrai CNR) né à l’initiative du Général de Gaulle et de Jean MOULIN voulait montrer aux alliés que la France Unie pouvait exister. C’est donc dans le programme de 1944 que fut gravée cette « Union »

La Constitution de la Quatrième République a ainsi reconnu le droit de tous les citoyens à la protection de leur santé, de leur sécurité matérielle et le droit au repos et aux loisirs (sic).

Une belle ambition généreuse mise en musique mais pour offrir cela il y a une condition essentielle ; qu’il y ait des recettes pour financer des dépenses qui sont devenues de plus en plus lourdes dans un monde qui grandissait et devenait concurrentiel. La France n’est plus un ilot protégé et la protection sociale pèse lord dans ses déficits budgétaires.

Les systèmes de retraite y compris les régimes complémentaires déjà imaginés et étendus après la seconde guerre mondiale se sont donc enrichis et complexifiés à l’image du monde qui bouge.

La France a opté pour le sacro-saint système de la répartition : c’est le salarié et son employeur d’aujourd’hui qui financent les retraites de leurs collègues qui partent en retraite.

Les régimes complémentaires sont plus pragmatiques avec un système qui comporte de la capitalisation qui a pour survivre a le devoir  de créer des réserves. Les actifs d'aujourd'hui épargnent en vue de leur propre retraite. C’est moins « solidaires ».

Le total des réserves des divers régimes représenterait une masse de 200 milliards d’euros qui attise la convoitise des « politiques ».

Conclusion de tout cela : un système d’une complexité extrême, d’une hétérogénéité extrême donc difficilement réformable.

Ajoutons que le système de gestion de type paritaire intouchable et que syndicats, employeurs et professions défendront contre vents et marées

Le Président MACRON a pensé qu’il pouvait s’affranchir des contraintes historiques dites poids de l’histoire et s’approprier des réserves des divers régimes pour financer les déficits cumulés des régimes généraux et spéciaux...c’était l’idée qu’il a toujours eue et qui était rappelée et incluse dans le projet de loi.

Erreur profonde d’énarque qui débouche sur une vraie crise politique.

 

UN PROJET DEVENU ILLISIBLE APRÈS SON PASSAGE DEVANT LES PARLEMENTAIRES

Le projet initial de "loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023" qui servait de camouflage au projet MACRON a abouti au texte élaboré par la Commission Mixte Paritaire Sénat/Chambre des députés qui est en ligne :

https://www.senat.fr/leg/pjl22-436.html

Le projet est devenu illisible pour le commun des mortels.

La crise actuelle est donc la logique d’un débat impossible tant le sujet est complexe. Il y avait d’autres voies pour aboutir à ce que devait être la recherche du financement de l’équilibre du régime général mais c'était par le dialogue social.

 

On a tenté de vous expliquer le pourquoi de ce qui devient un échec. Mais ce qui devient grave et inexplicable, c’est qu’un Président de la République Française se soit entêté à ce point.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0