Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche

30 octobre 2024 3 30 /10 /octobre /2024 21:40
LE DRAPEAU EUROPÉEN

LE DRAPEAU EUROPÉEN

 

 

 

 

 

LE POIDS FINANCIER DE LA PROTECTION SOCIALE : LE PLF 2025  ET PLFSS 2025

IL faut bien prendre conscience que le Budget de l’État comprend désormais deux parties :

  • Le Projet de loi de finances PLF qui propose au Parlement l’ensemble des recettes et dépenses de l’État pour l’année suivante.
  • Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale PLFSS qui a pour but de tenter de maitriser les dépenses de la Sécurité sociale au sens large.

Il y a donc en France deux sources légales qui viennent alimenter le déficit budgétaire...et donc la dette .

Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale PLFSS pour 2025 nous annonce déjà que, pour les comptes de 2024, il faut s’attendre déjà à un déficit de 18 milliards d’euros.

Nous pouvons écrire qu’aujourd’hui avec des gouvernants bons gestionnaires en 2024 l’héritage de ces quarante dernières années n’est fait que de dettes et d’humiliations alors qu’il aurait pu ou dû être de prospérité et d’honneur.

Les dettes sont le fruit d’un orgueil démesuré qui voit la France vouloir maintenir contre vents et marées son pseudo modèle social qui n’a plus sa raison d’être en l‘état. Les régimes de protection, de retraite, de sécurité du travail, de protection en matière d’accident du travail et maladies professionnelles n’ont plus les justifications qu’elles pouvaient avoir lors de l’après-guerre.

À force de travailler moins, de dégénérescence de la notion de famille et d’abandon d’une politique familiale la France s'est condamnée à faire marche arrière et elle est obligé à se poser la question du comment faire survivre un « modèle » à bout de souffle et ne pas oublier la notion initiale qui était une démarche nationale de solidarité.

La dégradation des finances publiques impose maintenant aux français une révision peut-être déchirante mais nécessaire de leur modèle : les dépenses à caractère social augmentent et même la Cour des Comptes estime qu’elles ne sont plus maîtrisées.

Or, les recettes de ce budget social étant  basées sur les salaires et le poids des régimes spéciaux de retraite maintenus à flot grâce aux milliards de subventions que doit verser l’État donc les citoyens, c'est donc le budget de l’État qui a une source qui vient grossir un déficit budgétaire de l’État déjà insupportable.

Ne pas réagir c’est garantir la fin de la protection sociale à la française. Mais la réaction ne pourra s’effectuer que dans le sang et les larmes c’est-à-dire concrètement par des efforts et sacrifices demandés et fournis par tous les français ...quoi qu’il en coûte !

Notons que ce serait un comble que ce soient les régimes sociaux qui contribuent à mettre en péril l’équilibre des comptes de la nation.

 

LIMITER LES DÉPENSES DE L’ÉTAT, AUGMENTER SES RECETTES

Quand nos gouvernants sont à la recherche d’une part d’économies sur les dépenses qui figurent au projet budget de l’État 2025 et d’autre part, des recettes nouvelles afin d’obtenir un ensemble qui soit compatible avec les engagements de la France.

En effet, un État-membre de l'Union Européenne ne peut user et abuser des déficits budgétaires qui sont financés par des emprunts qui eux génèrent en se cumulant un endettement qui met en péril les Finances Publiques de l’État considéré et celui de l’Union Européenne et de la crédibilité de la valeur de l'euro.

C’est la règle du traité de MAASTRICHT qui impose un code de bonne conduite avec un déficit maximum de 3 % du PIB et un endettement inférieur à 60 % du PIB...or la France risque pour 2024 d’avoir un déficit qui atteigne les 7 % et un endettement qui lui dépasserait en 2025 les 112% actuels du PIB ! La France est déjà en procédure de déficit excessif.

 

DES RECETTES NOUVELLES : PRODUCTIVITÉ ET TEMPS DE TRAVAIL

Ainsi parmi les projets présentés de recettes nouvelles figurent l’allongement de la durée du travail avec la création d’un type de journée "solidarité" de 2013

 

À SUIVRE...

LE TRAVAIL AU SECOURS DE LA MAUVAISE GESTION DES FINANCES PUBLIQUES

 

 

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2024 3 23 /10 /octobre /2024 11:34
L'UNION EUROPÉENNE

L'UNION EUROPÉENNE

 

 

 

UN CADRE JURIDIQUE RELATIVEMENT NOUVEAU ET CONTRAIGNANT

 

 

Suite de :

https://www.olonnes.com/2024/10/le-droit-protecteur-des-libertes-individuelles.html

 

Sur le plan institutionnel, dans la période trouble que nous vivons, est souvent mis en avant dans les débats et chroniques que la France est « un État de droit ».

En effet, la France est un État qui se prétend « de droit ».

 

ALORS QU’EST-CE QUE L’ÉTAT DE DROIT ?

C’est une notion et un argument qui sont aussi importants et forts que vague, contestée, évolutive, méconnue ..

L'État de droit repose principalement sur trois piliers qui peuvent constituer une définition. Ces trois piliers sont des conditions strictes et cumulatives pour justifier l’appellation d’«État de droit» :

  • le respect de la hiérarchie des normes,
  • l'égalité des citoyens devant la loi,
  • la mise en place de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

L'État de droit est donc un concept juridique, philosophique et politique qui suppose la prééminence, dans un État, du droit sur le pouvoir politique, ainsi que le respect par chacun, gouvernants et gouvernés, de la loi.

En France, l’État de droit met la Constitution comme la norme qui est au sommet de la hiérarchie des normes juridiques « nationales ».

Respecter l’État de droit, c’est, notamment, garantir la sécurité juridique, des juridictions indépendantes et impartiales respectant pleinement les droits fondamentaux, la séparation des pouvoirs, la soumission permanente de toutes les autorités publiques aux lois et procédures établies, l’égalité devant la loi et l’interdiction de l’exercice arbitraire du pouvoir exécutif.

Donc le citoyen dans un État de droit est protégé contre l’arbitraire des politiques qui sont soumis aux règles de droit de « l’instance suprême » qu’est le bloc Constitutionnel qui comprend le texte de la constitution et ses annexes comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Mais, la Constitution française peut entrer désormais en concurrence avec des règles internationales.

Ainsi, les instances européennes font primer les règles européennes sur les règles internes des États membres. Il en est de la sorte pour la Constitution Française.

On discerne maintenant toutes les difficultés et les conflits qui peuvent naitre entre les droits nationaux et le droit européen.

Ces conflits sont bien illustrés, par exemple, dans les problèmes concernant l’immigration : la France est un État indépendant, l’Union Européenne n’est qu’une Institution et l’adhésion de la France devenu membre de l'Union Européenne  par traité, est  contrainte d'accepter sa soumission aux règles européennes : cela permet à certains de qualifier cette situation d’abandon consenti de la souveraineté de notre pays.

 

L’UNION EUROPÉENNE : UNE INSTITUTION SUPRANATIONALE ?

L’adhésion d’un pays à l’Union Européenne fait que ce Pays devenu État membre accepte ce principe de la suprématie du droit européen sur son propre droit...ce n’est pas évident !

L’État de droit est devenu l’une des valeurs fondamentales de l’Union européenne. Son respect est consacré à l’Article 2 du Traité sur l’Union européenne, avec le respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l’égalité des citoyens devant la loi et des droits humains...

Le droit au titre d'État de droit pour un pays n’est jamais acquis et requiert donc une vigilance constante de la part de l’Union Européenne car aucun État ou Institution n’est à l’abri d’un recul dans ces domaines.( voir la Hongrie, la Pologne...).

Nous avons donc une situation paradoxale : une Institution récente impose ses règles aux pays éventuellement millénaires qui sont devenus des états membres de l’Institution !

Les juridictions Européennes sont habilitées à sanctionner un pays qui se prend des libertés par rapport à cette notion d'État de droit.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2024 3 09 /10 /octobre /2024 20:46
L'EUROPE A UN RÔLE ESSENTIEL À JOUER DANS TOUTES LES COMPÉTITIONS DE CE MONDE

L'EUROPE A UN RÔLE ESSENTIEL À JOUER DANS TOUTES LES COMPÉTITIONS DE CE MONDE

 

 

 

L'EUROPE A LES MOYENS ET LE DEVOIR DE VAINCRE SES FAIBLESSES

 

Dans sa parution du 15 septembre 2024 dans Les Échos (version numérique) Jacques ATTALI fait un double constat :

- L'Europe est en déclin

- l’Europe ne travaille pas assez

Reprenons quelques passages de « notre conseilleur de Présidents » Jacques ATTALI

L’Europe «ne représente plus que 25 % du PIB mondial, contre 35 % au début des années 2000. La part des entreprises européennes dans la capitalisation boursière mondiale a décliné rapidement en vingt ans, d'environ 30 % à près de 15 % .

Elle est même au bord de la catastrophe.

Il est temps de se réveiller.

 Pour rebondir, une seule méthode : un projet, un programme, une volonté, et beaucoup de travail.»

 

De tous les rapports faits «on peut en déduire très rapidement un programme, tant pour la Commission européenne que pour chacun des pays membres.

Ce qui manque le plus, c'est la volonté et le travail. Pour la volonté, elle existerait en Europe, si elle était clairement mobilisée par des dirigeants politiques. Quant au travail, c'est simple : il faudrait que chaque Européen travaille beaucoup plus que maintenant. Et beaucoup plus longtemps. Et, pour cela, il faut rémunérer beaucoup plus le travail.

Pour y parvenir, il faut rémunérer moins le non-travail, y compris les retraites non encore contractualisées ; et moins encore le capital dans les limites étroites de ce que permet sa mobilité internationale. Bien plus facile à dire qu'à faire en temps de paix. Seulement voilà : nous sommes en temps de guerre. Qui le comprendra à temps  ? »

 

EUROPÉENS : AU TRAVAIL ! POUR UNE EUROPE DES NATIONS FORTE

La bataille sur la souveraineté semble dépassée. L'Union Européenne a fait son nid avec ces dernières élections européennes mais cela ne veut pas dire que tout soit acquis ; une institution ne vaut que par les hommes et les femmes qui la servent.

La mondialisation est toujours là mais les blocs (USA, INDE, RUSSIE, CHINE en tête) voient leurs puissances et ambitions s’accroître.

Les pays qui avancent et dépassent l’Europe travaillent plus : comparons l’Europe avec ses 1571 heures par an avec les USA (1811 heures par an) et l’Asie qui dépasse les (2000 heures par an !).

Et ce qui plus alarmant c’est que l’Europe travaille de moins en moins et que ses concurrents travaillent de plus en plus et investissent plus que l’Europe et consacrent plus de fonds à la recherche.

Il n’y a donc pas de mystère : l’Europe perdra la bataille de la productivité si elle ne travaille pas mieux et plus et plus longtemps.

Et voilà les conditions et la durée du travail à remettre en cause en Europe et voilà aussi les conditions que l’Europe doit mettre en œuvre pour gagner :

 

  • Il faut d’abord que les Pays qui composent l’Union Européenne fassent l’effort d’élaborer ce plan dont Jacques ATTALI pose les bases,
  • Il faut que l’UE se façonne une autre image vraiment d'« UNION » auprès des européens eux-mêmes en gagnant des victoires et cela ne se fera pas du jour au lendemain, et ne se fera qu’au prix d’une image de marque plus attractive : l’Europe doit être le bastion de la démocratie qui est menacée alors que c’est le régime le plus favorable au développement économique et social,
  • Il faut aussi une Europe sociale avec un travail mieux intégré et plus valorisé et valorisant : il faudra pour survivre une volonté et du temps mais d’une part, Paris et la France ne se sont pas faits en un jour et d’autre part, la menace de l’Asie, des USA, voire de la Russie et de l’Afrique constitue un danger que seule la construction européenne peut encore combattre et s'installer fermement.

Il faut effacer l’image que donne l’UE : ce n’est plus une caisse dans lequel chaque État-membre essaie de tirer des avantages pour ses projets et non pour les projets européens. Une Europe forte, unie, autonome, attractive a sa place parmi les grands ...il faudra inventer le mot symbolique qui signifierait Europe de la liberté, des progrès, des nations et de l’humanisme.

 

Partager cet article
Repost0
2 juin 2024 7 02 /06 /juin /2024 19:32
DIMANCHE  9 JUIN 2024 : VOTEZ, NE LAISSEZ PAS PASSER CETTE OCCASION DE VOUS EXPRIMER

 

DIMANCHE PROCHAIN, VOTONS !

 

Sur ce blog citoyen, nous avons tenté d'exposer tous les enjeux  de  cette très importante consultation électorale tant sur le plan français que sur celui du devenir de l'Europe (Union Européenne)

Voir :

https://www.olonnes.com/2024/05/les-mille-raisons-de-voter-le-9-juin-2024-et-les-nombreux-enjeux-de-ce-vote.suite.html

 

Pensons à tous ceux qui ont intérêt à dévaloriser cette consultation ! Ceux qui veulent pouvoir dire que ce vote n'a aucune signification !...et allons voter !...un droit et un devoir.

Partager cet article
Repost0
28 mai 2024 2 28 /05 /mai /2024 19:01
UNE EUROPE TOUJOURS EN DEVENIR ET UN VOTE AUX EUROPÉENNES LE 9 JUIN 2024 DONT IL FAUT MESURER TOUTES LES CONSÉQUENCES

UNE EUROPE TOUJOURS EN DEVENIR ET UN VOTE AUX EUROPÉENNES LE 9 JUIN 2024 DONT IL FAUT MESURER TOUTES LES CONSÉQUENCES


 


 

UN VOTE À TROP FORTE RÉSONANCE FRANCO FRANÇAISE : UN « VOTE SANCTION » CONTRE EMMANUEL MACRON ?

Suite de

https://www.olonnes.com/2024/05/vote-elections-europeennes-du-9 juin-2024.suite.html

Poursuivons notre analyse ardue de ce vote qui attend les 370 millions d'électeurs "européens ".

Ne l’oublions pas ce vote pose aux électeurs la question principale qui n’est pas vraiment clairement posée lors de la campagne électorale qui commence officiellement ce jour et qui est celle que chaque électeur devrait se poser : faut-il plus ou moins d’Europe face à la Russie, face aux problèmes de défense, face à la guerre économique, face aux flux migratoires... ?

Mais surtout, quand le Président MACRON descend dans l’arène nationale de cette campagne électorale comme il l’a fait avec son discours de la Sorbonne ou sa petite phrase sur l’Europe qui « est mortelle, elle peut mourir»...qu’il le veuille ou pas, ainsi pour des élections dites européennes, il oriente le débat sur un autre plan qui est celui de l’exercice même de son pouvoir présidentiel en France et donc sur son bilan de 7 ans de règne.

Pour faire bonne mesure les candidats en rajoutent : pour les socialistes par exemple la tête de liste Raphaël GLUCKSMANN fustige les élections européennes réduites à un duel MACRON /LE PEN.

 

UNE OCCASION POUR L’ÉLECTEUR FRANÇAIS DE S’EXPRIMER ET DE FAIRE DU VOTE À CES EUROPÉENNES L’EXPRESSION CITOYENNE CRITIQUE DES 7 ANS DE PRÉSIDENCE D’EMMANUEL MACRON

En 2017, Emmanuel MACRON portait l’espoir de la majorité des français : celui d’un renouveau. Il promettait « Une Europe protectrice et à la hauteur de nos espérances ».

En 2024, les français boudent le bilan de 7 ans de règne du Président MACRON : 65% ne font plus confiance au Président qu’ils ont pourtant réélu en 2022.

Quand, cette semaine, il est reçu en Allemagne,le Président MACRON n’hésite pas : il exporte chez nos voisins même sa campagne électorale dans une charge contre l’extrême droite.

 

UN VOTE QUI SIGNIFIE DANS L’ESPRIT DE L’ÉLECTEUR FRANÇAIS MÉCONTENT « SORTEZ LES SORTANTS !» : C’EST LE VOTE SANCTION

Ainsi les sondages sont convergents et éloquents les français sont déçus de la Présidence MACRON et se détournent encore plus du politique.

Le Président MACRON a concentré tous les pouvoirs et nous devons constater rien d’important n’est sorti et ne sortira avant 2027...

Sur le plan franco français, le bilan des 7 ans du règne MACRON engendre la désaffection des citoyens français...c’est indéniablement un bilan ressenti catastrophique qui s’exprimera dans les urnes le 9 juin 2024.

 

  • la Réforme de l’État annoncée jamais réalisée
  • la Justice est en panne ou pire (voit le dossier pénitentiaire avec l’évasion du bandit MOHAMED AMRA) et n’arrive même pas à tirer les leçons du dossier OUTREAU vieux de 20 ans !
  • la SANTÉ est une priorité hyper malade ; les patients et le personnel mesurent l’ampleur du désastre (médicaments manquants, personnel épuisé, les déserts médiaux, déremboursements ..)
  • l’AUTORITÉ, de l’État ne cesse de s’affaiblir ; voyez le dossier Nouvelle Calédonie ou la chronique d’une rébellion attendue et d’une improvisation catastrophique
  • l’ÉDUCATION : la dégringolade se poursuit dans tous les domaines de ce Service Public essentiel
  • Les FINANCES PUBLIQUES (voir rapports de la Cour des Comptes et du FMI) sont au plus mal...avec le risque d’une crise grave sous le poids d’une dette abyssale
  • La RÉFORME TERRITORIALE n’en finit plus de ne pas se faire et la France avec ses 660 000 élus est un pays hyper centralisé dont la gestion est devenue impossible : un comble pour un Président qui promet depuis 2017 "pour une France Nouvelle"
  • La SÉCURITÉ est en berne et le Président, chef des armées, dispose d’une Défense affaiblie
  • Le CHÔMAGE ne baisse plus
  • Le POUVOIR D’ACHAT est en berne

...

Certes, tout n’est pas de la faute « au » Président MACRON. Ses prédécesseurs ont leur part de responsabilité mais son règne depuis 7 ans et son dévoiement du rôle constitutionnel et particulièrement son engagement personnel dans tous les domaines ont transformé l’objectif principal de ce vote.

Le Président MACRON voulant sauver son règne s’est en effet lancé donc dans cette campagne électorale des européennes. Il ouvre ainsi la boîte de Pandore : les français mécontents, comme après le second tour des élections des députés en 2022, envisagent donc, selon les sondages concordants, un vote sanction.

Le Président est sorti de son rôle constitutionnel d’arbitre et a cumulé les pouvoirs et donc les risques d'échecs comme jamais sous la cinquième République et comme il s’est investi personnellement, imprudemment et inconstitutionnellement dans cette campagne électorale, le vote du 9 juin prend une autre dimension.

Ce vote aux Européennes a ainsi pris une dimension franco française dépassant largement le cadre étriqué d’élections au seul Parlement européen, sans réels grands enjeux, pour devenir un vote hyper démocratique avec ses 38 listes alors que le débat en France glisse irrésistiblement au POUR ou CONTRE le Président MACRON.

Les sondages (même avec la marge d’erreurs habituelle) seront confortés par le vote du 9 juin 2024. La France entrera dans une crise politique institutionnelle avec un Président qui a perdu sa légitimité et se trouve isolé avec un Parlement qui lui est majoritairement hostile.

 

UN VOTE EUROPÉEN QUI A PRIS UNE TOURNURE DE VOTE FRANCO FRANÇAIS

Quelles conclusions le Président MACRON, engagé personnellement dans cette campagne électorale, tirera-t-il de ce vote ?

En cas de victoire importante du Rassemblement National et donc d’échec de la liste présidentielle, sa légitimité, bien sûr, sera mise en cause...il ne sera plus le Président de tous les français puisque le 9 juin 2024 donc, avant la fin de ce quinquennat, les électeurs français ont une occasion exceptionnelle avant 2027 de s’exprimer et puisque le Président MACRON a endossé la responsabilité de sortir de son rôle constitutionnel il va donc subir les conséquences des résultats de ce vote.

Nous parlons des mille raisons de voter le 9 juin 2024 puisque ce vote a un enjeu national particulièrement important.

Pour les mécontents de la gestion MACRON, l’abstention n’aura jamais le même poids que le vote sanction "vote utile" sur une des 37 autres listes que la liste présidentielle.

 

À SUIVRE...

 

L’AUTRE VOTE CELUI DU RENOUVELLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 18:20
PAVILLON EUROPÉEN

PAVILLON EUROPÉEN

 

 

 

9 JUIN 2024, UN VOTE HORS NORMES, DIFFICILEMENT LISIBLE

 

Suite de :

https://www.olonnes.com/2024/05/pourquoi-le-9-juin-2024-voter-pour-le-parlement-europeen-les-mille-et-une-raisons-de-voter.html

 

CERTES, L’OBJECTIF OFFICIEL DU VOTE EST LE RENOUVELLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN

 

Le Président MACRON a estimé que l’Union Européenne était « mortelle ». Cette déclaration est pour le moins audacieuse et elle est à contre-courant de la pensée politique majoritaire actuelle. L’adhésion de la France aujourd’hui n’est plus remise sérieusement en cause. C’est surtout son fonctionnement qui fait l’objet de critiques.

Ce qui doit paraître très choquant : voter en France pour élire des députés qui seront de nationalité française mais aussi « européens » et siégeront dans un Parlement Européen dont certaines compétences sont importantes mais réduites en nombre.

 

AVANT D’EXAMINER LE "POUR QUOI" ET LE "POUR QUI VOTER" IL FAUT TENTER D'EXAMINER  LE FONCTIONNEMENT DE L’INSTITUTION "UNION EUROPÉENNE" ET SON "PARLEMENT"

En effet, ce scrutin peut pour certains  dépasser largement le simple fait d’élire démocratiquement et simplement des députés à un Parlement qui sera non le Parlement d’un pays mais un « PARLEMENT » pour un Pays qui n'existe pas à compétences variables et réduites pour un ensemble hétérogène de CITOYENS de 27 PAYS qui sont devenus États Membres d’une Institution nommée un peu abusivement UNION EUROPÉENNE.

Pour le "citoyen électeur européen", ce vote va dépasser au sein de chaque État Membre le cadre de la seule Union Européenne, car tout en étant une élection concernant des députés qui siégeront dans un Parlement qui déjà est à compétences limitées mais en plus chaque électeur « utilisera » aussi consciemment ou inconsciemment son bulletin de vote à des fins qui concernent aussi et parfois surtout la politique intérieure de son pays.

Pour ce vote, l’électeur qui, comme celui du monde agricole français, fondera son choix en fonction de son vécu de la machine imparfaite nommée l’Union Européenne, sa Commission, ses Conseils...ce n’est pas un vote politique qui décidera de l’avenir de son pays mais qui aura parfois un impact important sur sa vie citoyenne française.

C’est bien un vote à objectifs hasardeux et trop complexes qui ne sera jamais l’expression de la souveraineté d’un peuple. Les députés de ce Parlement ne sont pas encore et peut-être ne seront jamais les représentants de peuples unis intégrés au sein d’une Europe toujours en devenir.

Les compétences déléguées par les États Membres au Parlement européen et globalement à l’Union Européenne sont en réalité à géométrie variable. Il faut que l’Europe traverse des crises politiques, économiques, sociales...pour que les « citoyens européens » se remémorent soudainement qu’il y a une UNION EUROPÉENNE qui leur dicte la conduite à tenir sur certains sujets qui le concernent.

Nous avons vécu cela avec le choc de la guerre en UKRAINE, avec la crise COVID, avec les risques de crises financières, avec la crise agricole...ainsi les compétences de cette structure originale varient et s’accroissent sur la pression des événements qui frappent l’Europe et le monde. L'Union Européenne n'a pas de politique...elle tente de s'imposer en s'adaptant aux événements qu'elle subit !

L’Union Européenne vit une longue époque intermédiaire et cet épisode du renouvellement de son Parlement est une péripétie, parodique d’une démocratie : élire des députés qui siègeront non pas dans un Pays mais dans une Institution.

 

LES INSTITUTIONS EUROPÉENNES NE SONT PAS CELLES D’UN ÉTAT DÉMOCRATIQUE

Une démocratie comprend, en théorie, 3 pouvoirs : le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

Au niveau de l’Union Européenne, face au Parlement qui est un pouvoir législatif mais bicéphale puisqu’il est partagé avec le « Conseil de l’Union ».

il y a aussi une fraction de pouvoir exécutif nommée la Commission Européenne et un embryon de pouvoir judiciaire : la Cour de Justice.

L'Union Européenne dans sa  structure actuelle comprend 7 organes :

 

  • Le Parlement
  • Le Conseil Européen qui rassemble les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne et la présidente de la Commission européenne.
  • Le Conseil de l’Union Européenne, (ou Conseil des ministres voire simplement Conseil) qui est l’instance où se réunissent les ministres des gouvernements de chaque pays membre de l’UE pour adopter des actes législatifs et coordonner les politiques.
  • La Commission Européenne (sorte d’exécutif) souvent mise en cause en tant que détenteur du pouvoir administratif mais qui n'est pas sans influence sur la politique de ses États Mebres
  • La Banque Centrale Européenne
  • La Cour de Justice de l’Union Européenne
  • La Cour des Comptes.

 

Il est bien certain que cette structure originale et spécifique n’est pas satisfaisante si on veut tenter de la comparer à une structure d’un État et surtout si l’on considère que le 9 Juin il y a un vote ouvert aux 370 millions d’électeurs des 27 États Membres d’une UNION de PAYS dits démocratiques.

Ainsi, les reproches pleuvent sur l’Union Européenne version 2024 mais cette grogne est un paradoxe puisque la contestation anti UNION EUROPÉENNE vient des États Membres alors que d’autre pays frappent à la porte et voudraient entrer dans l’Europe.

Ainsi neuf pays sont candidats officiels au statut d’État Membre : la Turquie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l'Albanie, la Moldavie, l'Ukraine, la Bosnie-Herzégovine et la Géorgie.

Il faut ajouter à ces neuf la Norvège candidate retenue mais dont le peuple norvégien par deux fois, par référendum, a voté non à la ratification de son adhésion !

Ce constat sur l’évolution de la structure européenne, version 2024, explique la fragilité de l’institution Union Européenne et le fait que ce n'est pas pour le citoyen français dépolitisé une priorité d'un grand intérêt.

La vraie question que le vote du 9 juin 2024 pose aux français qui vont et doivent voter est celle du devenir de l’Institution UNION EUROPÉENNE, celle de ses États Membres au moment où le monde complexe se transforme avec deux géants que sont la Chine et l’Inde, avec la Russie belliqueuse de POUTINE, avec un monde arabe divisé et aussi belliqueux et parfois générateur de troubles sanglants...

La question est de savoir dans ce contexte international où est la place de l’Europe dans ce monde où elle représente un type de civilisation que certains voudraient voir disparaître.

À SUIVRE...LE 9 JUIN2024... VOTER ?

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 mai 2024 4 23 /05 /mai /2024 19:22
L'UNION EUROPÉENNE : 27 PAYS

L'UNION EUROPÉENNE : 27 PAYS

 

 

L’UNION EUROPÉENNE : « UN MACHIN » À BRUXELLES, COMME AURAIT DIT LE GÉNÉRAL DE GAULLE

En tant qu’Association Citoyenne il nous parait particulièrement important de faire un peu de pédagogie objective pour inciter les électeurs à aller voter...l’Europe, ce vote de tous les dangers...l’abstention n’est plus de mise...L'Union Européenne  une nécessité un peu oubliée...

Le 9 juin prochain les électeurs français seront donc appelés à voter pour renouveler le Parlement européen.

certes, ce Parlement européen est une institution bien loin des préoccupations actuelles quotidiennes du français moyen qui s’occupe déjà peu de la Chose Publique de son pays ?

Mais ce vote de juin 2024 qui laisse indifférent nombre de nos concitoyens est vraiment important : Ces dernières années ont démontré que L’Union Européenne malgré ses graves défauts et dysfonctionnements est une nécessité.

Le Parlement européen est composé de 705 députés qui représentent environ 370 millions d'électeurs inscrits comme participants aux élections européennes et qui proviennent des 27 États membres et sont répartis selon des règles fixées dans les traités.

https://european-union.europa.eu/principles-countries-history/eu-countries_fr

 

QU’EST-CE QUE L'UNION EUROPÉENNE ?...UNE INSTITUTION INTERNATIONALE EN MUTATION PERMANENTE

Les pères fondateurs ont osé faire en 1951 le pari de la paix en Europe ...ils ont vu leurs vœux exaucés...jusqu’à ce que le tsar POUTINE tente d’en décider autrement.

Ils ont d’abord créé la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier CECA qui était une organisation de 6 pays européens chargée de réguler leur production industrielle sous une autorité centralisée. Les 6 étaient la Belgique, la France, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, les Pays-Bas et le Luxembourg. La CECA a été la première organisation internationale à s’appuyer sur les principes du supranationalisme et a entamé le processus d’intégration formelle qui a finalement abouti à ce que nous nommons l’Union européenne .

De 1951 à nos jours, cela n’a pas été simple avec une Europe divisée et la guerre froide, des conflits locaux, un Brexit...

La création de l’Union Européenne est donc juridiquement la « résultante » de multiples réunions internationales dont certaines ont abouti à des traités qui se sont succédé et ont intégré et absorbé, depuis 1951, des compétences nouvelles qui ainsi sortent ou s’extirpent du domaine de la souveraineté de chaque État Membre pour être attribuées justement à l’Union Européenne.

Rappelons aussi que l’UNION EUROPÉENNE (UE) n’est donc ni un pays, ni un État et même si  elle a un Parlement et des Institutions reconnues internationalement. Il y a un passeport, une Banque Centrale, un embryon de Justice, une monnaie, un droit ...

L’Union Européenne comporte aujourd’hui 28 États Membres (27 après le Brexit). Une dizaine de pays frappent à la porte et sont donc candidats au titre d’États Membres.

Ce n’est pas non plus ou pas encore une fédération d’États. Il n’y a pas une nationalité européenne, ni un territoire de l’Union Européenne.

L’Union Européenne est  toujours en mutation, en devenir. Elle vit aujourd’hui un paradoxe : ceux qui en sont membres ne sont pas satisfaits de l’Institution et la critiquent et ceux qui pourraient en être membres restent souvent parfois longtemps à la porte.

 

À SUIVRE...

POUR OU CONTRE L’UNION EUROPÉENNE...LE DÉBAT N’EST APPAREMMENT PLUS DE MISE MAIS L'UNION EUROPÉENNE S'IMPOSE

POURQUOI LE 9 JUIN 2024 VOTER POUR LE PARLEMENT EUROPÉEN ? LES MILLE ET UNE RAISONS DE VOTER

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 février 2024 4 29 /02 /février /2024 22:59
À QUAND LA RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE ? ET CELLE DE L'ÉTAT ?

À QUAND LA RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE ? ET CELLE DE L'ÉTAT ?

 

 

 

L'ÉTAT EST TELLEMENT APPAUVRI QU'IL A UNE DETTE RECORD !

 

Au moins les quinquennats d'Emmanuel MACRON auront pu nous apprendre une chose : un pays très riche comme la France peut être ruiné financièrement, politiquement, et moralement par le pouvoir de ses dirigeants que le bon peuple s'est donné et redonné. Des "quoi qu'il en coûte" tuent l'État que les citoyens ne respectent plus car il a perdu la respectabilité qu'on lui doit.

La sur-administration dont s'est dotée la France ce sont des milliards d'euros de frais de fonctionnement sans cesse plus élevés prélevés pour un État toujours plus dépensier. Ainsi, la dette sociale vient même d'être déclarée ingérable.

Cet argent dévoré par l'État est de l'argent qui est prélevé sur les "productifs"et donc sur la capacité d'investissement de la France.

Si les fonctions dites régaliennes sont par définition de la compétence de l'État (Sécurité intérieure et extérieure, Justice, Éducation...) elles devraient être des modèles de gestion....ce qui aux yeux de nous tous n'est plus tout le cas si l'on en croit les rapports annuels de la  Cour des Comptes et les affres de son Ministre des Finances qui cherche 10 milliards d'économies sous la menace à peine voilée des institutions internationales. Le budget 2024 a été voté (vive le 49 3 !) mais il est jugé insincère et est déjà d'ailleurs  en cours de modifications.

 

 

NOTRE ADMINISTRATION S'EST SCLÉROSÉE ET CORPORATISÉE : IL Y A DES ÉTATS DANS L'ÉTAT : MERCI À L'EX ÉNA !

 

Au lieu de tirer la leçon de sa mauvaise gestion et de viser la limitation de son champ de compétences pour bien faire ce qu'il sait faire, l'État gère ses fonctions régaliennes mais en plus il les développe démesurément.

Au nom de l'État Providence tout devient étatisé ou étatisable et donc mal géré. C'est la soviétisation dans l'Administration. Les français ne sont plus dupes...ils ne croient plus en la capacité des fonctionnaires à les servir plus et mieux. Par contre, ils sont toujours plus ponctionnés.

De plus, tout finit par se savoir : l'information circule plus et elle met à mal la gestion de l'État français par exemple en se fondant sur les comparatifs au niveau mondial et européen. Nous l'avons vu récemment avec les classements de l'Éducation (Classement PISA 2023) de la Justice... et les publications de l'OCDE.

C'est une conclusion qu'il est malséant de faire mais qu'il faut faire. L'État français est très mal géré.

Regardons le Mammouth Éducation, le grand malade nommé hôpital, les transports publics cumulards de déficits ...ce sont des Services Publics gouffres financiers et tous en décadence.

Ils sont en plus généralement  irréformables tant le corporatisme y est puissant face au politique...qui n'a pas d'autorité, pas de politique réformatrice et volontaire.

Ainsi l'État a réussi l'exploit d'avoir d'excellents enseignants à tous les niveaux et un Service Public Éducation complétement dégradé. Avec d'excellents voire les meilleurs enseignants, la France réussit à avoir un système éducatif qui ne cesse de se dégrader. Idem pour la Santé, pour la Justice...

Ainsi, l'État français avec les meilleurs serviteurs réussit à être l'entreprise la plus mal gérée de France. C'est le système qui est en cause : centralisé, conservateur, pléthorique et boulimique, budgétivore, irresponsable...vous en avez le parfait exemple avec la gestion de la crise sanitaire...quelle leçons, quelles décisions et réformes depuis 3 ans ont réellement transformé pour l'améliorer notre système Santé ?

Trop d'État ont tué l'État et le Sauveur n'est pas encore trouvé!...Mais l'État c'est nous, ne l'oublions pas !

Partager cet article
Repost0