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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 20:46
UBER : une révolution

IL VA FALLOIR S'HABITUER Á DÉCLINER LE MOT UBER : ubériser, uber-économie, ubérisation...

 

S’habituer au vocabulaire c’est bien et peut-être aisé mais il va falloir s’adapter à cette révolution.

Petite histoire vraie (?) :

Quand le créateur d’UBER n’a pas trouvé de taxi à Paris pour rejoindre sa VENDÉE …il a trouvé l’idée que, parmi les conducteurs à leur volant à ce moment-là, il y en avait bien un qui désirait aller en VENDÉE et qui avait une place dans sa voiture !...

Si internet met le demandeur et celui qui a une offre en liaison…plus besoin d’attendre un taxi, plus de rente de situation pour les taxis parisiens  ! on fait affaire directement avec ce chauffeur !

 

UN AUTRE MODE DE VIE : LA RÉVOLUTION EN MARCHE

De plus en plus d’ « entreprises »…proposent via internet, les mobiles….de mettre en contact des particuliers entre eux, des entreprises entre elles pour offrir des services en tous genres

- Services financiers,

- location de véhicules entre particuliers,

- location de bateaux,

- covoiturage,

- chambres d'hôtels,

- Échanges de maisons,

- Repas à domicile,

- Prêts de matériels divers…

À travers ces plateformes qui se mettent en place le particulier

- va trouver

- …son voisin pour lui donner un coup de main rémunéré,

- et lui-même va découvrir qu’il peut accompagner une personne avec sa voiture…en se faisant rémunérer.

Ce particulier va aussi découvrir qu’il peut louer une chambre inoccupée de sa maison, se faire changer les pneus usagés de sa voiture…

Toutes ces activités et l’entreprise intermédiaire, le site, qui met en liaison offre et demande se professionnalisent : l’intermédiaire peut proposer garanties, financements, assurances…

 

L’ÉCONOMIE BOULEVERSÉE

Le site qui propose le « rapprochement » entre celui qui a un besoin et celui qui a le savoir et ou les moyens…est une société dont le siège est on ne sait où…

Que devient la facturation, la TVA ?

Les échanges entre particuliers peuvent-ils être taxés ?

Dans le cas d’un service, d’une prestation sont-ce des rémunérations ?

Celui qui propose des services peut devenir un travailleur indépendant…qui « remplace » un salarié classique.

On voit les profils d’auto entrepreneurs se modifier et leur nombre croître.

Aujourd’hui par internet on peut louer tout ce qu’on possède.

Les entreprises qui proposent ces services d’intermédiaires, ces sites sont non des sociétés de prestations de services, de ventes…ce sont des sociétés technologiques, créatrices et exploitant des logiciels et des sites.

 

L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE

Aux États-Unis, il est prévu en 2020 que 40% des actifs seront des indépendants !

Cela signifie de moins en moins de salariés, de moins en moins de cotisants d’office aux moyens de protection sociale, de moins en moins de monnaie circulant, de moins en moins d’impôts qui rentrent…

C’est donc un système qui se profile où le contrat de travail sera éphémère, inexistant : plus de liberté et moins de sécurité.

Aujourd’hui, il y a 200 000 français qui vivent de ce nouveau régime.

 

PRÉPARER CETTE ÉVOLUTION

Cela va passer par le statut de l’autoentrepreneur, une révision de la fiscalité et du droit du travail, la sécurisation des échanges et prestations, protéger et encadrer les échanges… Il faut préparer demain non pas en protégeant l’existant comme ce fut fait pour les taxis mais en révisant et adaptant toutes les législations et en préparant sur la plan social cette évolution…

UBER, vous en entendrez parler.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 21:23
AGRICULTURE : 1 000 TRACTEURS  DANS PARIS...3 MILLIARDS D'EUROS D'AIDES

"Agriculture : 3 milliards d’euros, qui dit mieux ?"

 

Un collectif nous propose dans" le monde" cette explication de la crise dite paysane.

 

C'est bien écrit et c'est une situation déplorable et le gouvernement a cédé : sommes-nous gouvernés ?

 

« Trois milliards d’euros sur trois ans pour retrouver la compétitivité perdue », c’est la nouvelle idée ubuesque du président de la FNSEA-SOFIPROTÉOL Xavier Beulin, pour sauver l’élevage industriel français.

François Hollande et son ministre de l’agriculture, Stéphane LE FOLL céderont- ils à cette folie ?

Se soumettre à cette exigence consisterait à perpétuer un marché de dupes au profit de quelques industriels, ne faisant que maintenir sous perfusion des filières agricoles françaises à bout de souffle qui prétendent conquérir un marché mondial non rémunérateur dans une situation géopolitique incontrôlée et incontrôlable.

Depuis son élection, ce gouvernement comme ceux qui l’ont précédé renoncent face aux jacqueries de la FNSEA plutôt que de construire une agriculture d’intérêt général, permettant de faire vivre convenablement les paysans et en phase avec les attentes des citoyens.

 

Á contre-courant de la volonté des Français de consommer des produits issus d’une agriculture de qualité, de proximité, respectueuse de l’environnement, le lobby agricole a pilonné le gouvernement de revendications pour une agriculture toujours plus intensive au service de l’industrie agro-alimentaire.

Méprisant les règles environnementales, son unique mot d’ordre est l’allégement des charges et des normes, rendues seules responsables de la non rentabilité d’un système de production industriel qui les emmène dans le mur.

Ainsi, depuis le 1er janvier 2014, les éleveurs de porc peuvent multiplier par quatre leur cheptel sans que soit mesuré l’impact de telles extensions tant sur le plan social, environnemental ou sanitaire.

De même, alors que la loi d’avenir agricole était discutée au Parlement, le ministre de l’agriculture a refusé de définir la dimension agricole d’une exploitation.

Il a ainsi permis la construction de la ferme des 1 000 vaches dans la Somme. Désormais de tels projets se multiplient sur le territoire.

Ces initiatives doivent être traitées comme des projets industriels exclus du programme agricole.

 

CE SONT DES USINES Á VIANDE PAS DES FERMES

Ce sont des usines à viande, pas des fermes.

Dans le même temps, Stéphane Le Foll feignait de promouvoir l’agro-écologie, système de production agricole basé sur le respect des écosystèmes qui s’oppose en tout point à l’agriculture industrielle soutenue par l’État.

Lors de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) en 2014, les mêmes lobbies ont fait échouer la proposition de plafonnement des aides européennes aux plus grosses exploitations à 100 000 euros.

Ce non plafonnement favorise la concentration des exploitations et provoque l’élimination des petits paysans, remettant en cause la légitimité des aides à l’agriculture.

Cette PAC, qui répondait aux besoins de sécurité alimentaire d’après-guerre, devait bâtir une politique européenne de solidarité et d’égalité. Elle est devenue une politique du chacun pour soi et du toujours plus gros devant la faiblesse des États fascinés par l’agro-industrie.

CHAQUE FRANÇAIS CONTRIBUE A HAUTEUR DE 140 € PAR AN AU COLOSSAL BUDGET DE 9,2 MILLIARDS D'EUROS POUR SOUTENIR UNE AGRICULTURE QUI NE CORRESPOND NI A SES ATTENTES NI A SES BESOINS.

La facture est d’autant plus lourde qu’il supporte aussi les coûts des dégâts sur l’environnement et la santé causés par cette agriculture.

Á  titre d’exemple, payer sa facture d’eau c’est aussi payer pour rendre potable une eau polluée par les pesticides et les nitrates.

Réforme après réforme, les citoyens réclament une PAC qui protège, qui régule, qui réponde aux attentes de la société actuelle.

 

IL Y A UNE AUTRE AGRICULTURE ET D'AUTRES AGRICULTEURS QUE LA POIGNÉE D'AGRICULTEURS NANTIS OU MANIPULÉS QU'ÉCOUTE LE GOUVERNEMENT

 

Les modèles alternatifs, construits sur la proximité et la qualité, démontrent leur pertinence sociale, environnementale, économique et sur la création d’emplois.

Il est temps qu’agriculteurs et citoyens formulent un véritable Pacte Agricole et alimentaire afin de promouvoir de tels modèles.

Nous exigeons qu’un espace de dialogue européen s’ouvre dès maintenant, afin que les voix des citoyens, des villes, des métropoles et des régions, soient prises en compte pour construire une vision alternative de l’agriculture, dans le cadre d’une révision de la PAC à mi-parcours. Cela passe par l’arrêt des aides aux industriels de la malbouffe. A 100 jours de la Conférence de Paris sur le Climat, dans l’agriculture comme dans tant d’autres domaines, « dialogue et décentralisation », « transition écologique », «protection de la planète », doivent être les maîtres mots pour construire un avenir commun plus juste et plus durable.

 

LES SIGNATAIRES : Célia Blauel, est maire adjointe Paris chargée de l’environnement et présidente d’Eau de Parisr et résidente d’Eau de Paris ; Emmanuelle Cosse est secrétaire nationale d’EELV et tête de liste des écologistes aux élections régionales en Ile de France ; Yannick Jadot est député européen ; Joël Labbé, sénateur du Morbihan ; René Louail est conseiller régional de Bretagne et tête de liste des écologistes aux élections régionales en Bretagne ; Corinne Rufet est vice présidente au Conseil régional d’Ile de France chargée de l’agriculture.

 

Merci "au monde" et à ce collectif qui éclaire un débat citoyen que le gouvernement occulte. nous aurions aussi aimé que les deux autres syndicats agricoles la Confédération Paysane et la Cordination Rurale qui ont manifesté leur désaccord sur cette manifettaion bidon aient le droit d'exprimer leur point de vue dans les media.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:29
La FNSEA et son Président Xavier BEULINLa FNSEA et son Président Xavier BEULIN

La FNSEA et son Président Xavier BEULIN

LE MINISTRE OCCULTE DE L’AGRICULTURE, XAVIER BEULIN, PRÉSIDENT DE LA FNSEA EST-IL CRÉDIBLE, INCONTOURNABLE, DANGEREUX ?

 

COMPRENDRE LE MALAISE PAYSAN

Xavier BEULIN et la FNSEA vont abuser du droit de manifester le 3 septembre prochain en paralysant une partie de l'économie avec des tracteurs dont l'achat "forcé" a endetté outre mesure les paysans ?

Qui pousse ces paysans dans l'impasse et le désespoir pour tirer les marrons du feu de ceux qui les exploitent ?...les mêmes Xavier BEULIN et la FNSEA.

 

 

Extraits du "monde"

"Retour de boomerang pour le patron de la toute puissante fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA). Xavier Beulin, qui était en tête des mobilisations d’éleveurs, est désormais contesté par sa base, et notamment par les éleveurs en colère."

 

L'HOMME ET SES CASQUETTES : un mélange explosif qui doit décridibiliser la FNSEA

 

"Critiqué pour son train de vie et ses multiples casquettes, M. Beulin a dû se fendre de deux courriers en quelques jours pour tenter de s’expliquer, non seulement sur sa gestion de la crise, mais surtout sur sa propre situation. Car outre son rôle de patron du plus puissant syndicat agricole français, Xavier Beulin est aussi un businessman, à la tête de plusieurs sociétés, qui sont parfois bien loin des préoccupations des éleveurs."

Citons le groupe SOFIPROTEOL AVRIL (Lesieur, Puget, Oeufs Matines..;)

 

Enfant d’agriculteurs, Xavier Beulin exploite avec son frère et deux cousins 500 hectares de cultures, mais aussi un atelier de lait, dans les environs d’Orléans.

 

AVRIL travaille dans deux domaines : la fabrication d’huiles végétales (colza, tournesol) et ses déclinaisons (biocarburants, sauves condimentaires, chimie…) ; et l’alimentation animale (tourteaux issus du colza et du tournesol et destinés à nourrir le bétail, mais aussi transformation et commercialisation des œufs, du porc ou de la volaille).

 

 Au sein du conseil d’administration du groupe Avril, on trouve Jean-Pierre Denis, ancien secrétaire général adjoint de Jacques Chirac à l’Elysée et actuel président de Crédit Mutuel Arkéa et Crédit Mutuel de Bretagne, deux des plus gros pôles régionaux de la banque, mais aussi l’ancienne patronne d’Areva, Anne Lauvergeon. Avril compte plus de 8 000 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 7 milliards d’euros.

 

PRÉSENCE DANS LES "SYNDICATS ", DANS LES BANQUES...

 

 Syndicalement, il préside non seulement la FNSEA, mais aussi l’EOA (alliance européenne des oléo-protéagineux). Il est aussi vice-président du COPA-COGECA, le syndicat agricole européen le plus puissant. Il préside encore d’autres instances : l’Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen), un "think tank" créé par Jean-Louis Guigou, mari de la socialiste Elisabeth Guigou, et qui fut financé par Aziz Miled, proche du clan de l’ex-président tunisien Ben Ali.

La présidence de l’Ipemed s’accompagne pour M. Beulin de celle d’un autre groupe de réflexion, l’Euro-Mediterranean Competitiviness Confederation.

M. Beulin siège également :

- comme administrateur représentant des professions agricoles au Crédit Agricole,

- comme administrateur de CACIF (Crédit agricole capital investissement et finances), une filiale d’investissement spécialisée notamment dans l’agriculture et l’agro-alimentaire.

Il est en outre président du conseil économique, social et environnemental (CESER) de la région Centre, mais aussi président du conseil de surveillance du port autonome de La Rochelle, deuxième port français pour l’exportation de céréales.

Autant de casquettes qui font dire à ses détracteurs que l’homme n’a plus grand-chose d’un agriculteur, ce que ce dernier conteste vivement.

 

CONFLITS D'INTERÊTS EN SÉRIE

Ces multiples rôles finissent par poser question : Xavier Beulin évoque régulièrement l’Afrique et le Maghreb comme des partenaires potentiels pour l’agriculture européenne, mais le fait-il en tant que syndicaliste agricole, président de l’Ipemed, ou patron du groupe Sofiprotéol, qui vient d’investir dans plusieurs pays d’Afrique et ne cache pas qu’« il s’agit d’un axe majeur de son développement » ?

La question se pose à de nombreux niveaux.

Ainsi, selon un rapport de la Cour des comptes en 2012, Sofiprotéol a pu bénéficier durant des années d’une « rente de situation » sur le marché des biocarburants, les agriculteurs recevant « des aides pour ne rien produire sur leurs surfaces en jachère » et cédant donc leur colza à un prix « seulement un peu supérieur au coût marginal de production », ce qui a largement aidé le groupe à se lancer.

Or ces aides étaient arbitrées entre autres par… la FNSEA.

Sur les réseaux sociaux, une citation de Périco Légasse, rédacteur en chef de la rubrique Gastronomie et vins du magazine Marianne, a été beaucoup relayée, expliquant que Sofiprotéol fut aussi importateur de poulets industriels étrangers via l’une de ses filiales (Farmor).

Si le groupe a, depuis, revendu une large partie de cette activité, ce fut effectivement le cas jusqu’en 2014.

Sofiprotéol est un acteur majeur de l’agroalimentaire en Europe. Il a ainsi pris le contrôle de  Sanders (alimentation animale), et, s’il a échoué à racheter le volailler breton Doux en 2012, il reste présent à tous les échelons des filières d’élevage, comme fournisseur d’alimentation, mais aussi comme acheteur d’œufs ou transformateur de produits issus du porc.

 

En voilà assez pour oser demander au Ministre de l'agriculture Stéphane LE FOLL de revoir sa copie de ses relations avec la FNSEA et son Président. Aura-t-on enfin un Ministre de l'Agriculture courageux capable de relancer avec tous les représentants des agriculteurs  (les vrais) des ASSISES DE L'AGRICULTURE EN FRANCE ?

 

Ces ASSISES devraient permettre de déterminer une politique à long terme dans le cadre européen AGRICULTURE, ENVIRONNEMENT, INDUSTRIE AGRO ALIMENTAIRE et non pas une seule agriculture industrielle suicidaire qui est une pompe à finances manipulée par un pseudo "Syndicat" qui n'est qu'un groupe de pression usant et abusant de ses troupes qu'il mène à l'abattoir.

 

 

 

 

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 12:11
Le monde rural un monde pas si paisible que cela!

Le monde rural un monde pas si paisible que cela!

LE SYSTÈME MIS EN PLACE GÉNÉRATEUR DE CRISES

 

Suite de

http://www.olonnes.com/2015/08/pour-l-agriculture-et-pour-la-filiere-porcine-3-milliards-d-euros.html

 

On commence à en savoir plus sur le plan gouvernemental d'aide à l'agriculture et particulièrement d'aide à la filière porcine et sur les demandes de la FNSEA et de son Président Xavier BEULIN :

allégement des charges fiscales et sociales,

moratoire sur les contraintes liées à la défense de l'environnement,

allégement sur les emprunts en cours des exploitants,

droit au CICE,

lever de l'embargo russe sur les importations (suite du dossier sur les Frégates MISTRAL),

mesures techniques concernant la distribution (étiquetage entre autre)...

Rendez-vous le 3 septembre prochain pour l'officialisation du plan gouvernemental.

 

 

Pour ceux qui auraient un doute sur ce qui suit nous livrons trois témoignages.

- Le premier est de Xavier BELIN lui-même,

« Je préside la FNSEA avec une fierté que les mots ne sauraient traduire. Et oui, je préside aux destinées d’Avril (Sofiprotéol), un groupe qui exprime la réussite non pas de Xavier BEULIN, mais celle de milliers d’agriculteurs engagés dans les débouchés et la valeur ajoutée. Aller plus loin, ce serait donner du plaisir à nos détracteurs, ceux-là même qui vocifèrent sans proposer, qui salissent sans comprendre, qui jugent sans savoir."

Le second est de l’avocate et femme politique « écologiste » Corinne Lepage :

« Sous couvert du discours de l’intérêt général qu’on peut porter comme syndicaliste, ces revendications lui permettaient de défendre au plus haut ses propres intérêts ».

Enfin de son coté, Michelle Rivet, vice-présidente du conseil régional du Centre, témoigne sur l'attitude de Xavier BEULIN dans cette instance :

« À l’échelle de notre territoire, il est à la fois juge et partie. Avec le CESER, il est censé faire du conseil à la collectivité en toute impartialité, mais il est dans le même temps responsable syndical, sans compter ses intérêts industriels ».

 

UN SYSTÈME PERVERS

 

Pour savoir comment disparaissent chaque année des milliers d'agriculteurs il faut démonter le système pervers actuel qui a porté Xavier BEULIN à la tête du "syndicat" FNSEA.

Quand on parle "syndicat FNSEA "il faut y adjoindre toutes les tentacules : les Chambres d'Agriculture, les coopératives, les SAFER, les institutions dominées par tous les mandats FNSEA, de même au niveau des organismes professionnels et autres institutions aux niveaux français et européens, les banques Crédit Agricole et Crédit Mutuel (Bretagne par exemple)  et les filiales bancaires spécialisées, des sociétés de services, présence auprès des fournisseurs de tous les produits agricoles (engins, engrais, pesticides, semences...), réseau de transformation et de distribution des produits (les milliers de coopératives), système de protection sociale (MSA par exemple) et de retraite.

Une économie dans l'économie qui est développée au niveau local, départemental, national, international...

Ayant ainsi tous les leviers économiques agricoles à sa botte le " syndicat" étend aisément ses tentacules.

 

Comment agissent la FNSEA et ses dirigeants pour "gagner" des terrains ?

LE PAYSAN INDÉPENDANT EST PIÉGÉ ET DOIT DISPARAÎTRE

 

La production industrielle impose sur les marchés des prix bas qui ne sont pas rentables pour l'agriculteur indépendant,

Celui-ci doit se moderniser, investir...il est piégé par les banques agricoles comme le Crédit Agricole et les fournisseurs attitrés,

et il s'endette,

il veut accroître sa propriété, il se heurte au droit de préemption des SAFER qui sous prétexte de "protéger et remembrer les terres agricoles" préempte...puis rétrocède à un ami FNSEA, à un futur adhérent voire à un prête-nom et non au paysan voisin. Ainsi, les jeunes "indépendants" qui veulent s'installer ne le peuvent et ceux qui sont installés mais non FNSEA ne peuvent s'agrandir pour gagner de la rentabilité.

Voilà comme un paysan raisonnable et indépendant se trouve piégé avec la chute des prix de vente de ses produits...il est endetté et son activité n'est plus rentable...

Alors la FNSEA intervient et lui propose d'entrer dans son système où il aura pieds et poings liés : achats de tous ses produits (semences, engrais...) aux "coopératives FNSEA "et vente obligatoire de sa production aux circuits FNSEA !

Autre proposition : céder sa terre et devenir salarié...d'un paysan FNSEA !

Voilà comment un paysan indépendant, fier de son métier disparait au profit des producteurs, transformateurs, sociétés commerciales..." du système FNSEA". Ils sont ainsi des milliers à disparaitre tous les ans (663 000 exploitations en 2000, 490 000 millions en 2010).

Dans ce domaine aussi on joue le jeu dangereux du pompier incendiaire : la production agricole industrielle subventionnée ou pas génère des crises qui génèrent des manifestations qui génèrent des aides...ceci est normal avec d'un côté l'extension de la monoculture, l'endettement...et de l'autre une concurrence avec des pays dont les coûts de production sont moins élevés qu'en FRANCE ! Le paysan englué dans le système FNSEA est bourreau de ses collègues indépendants et victime du système dont il dépend qui le réduit en esclave...seuls quelques-uns tirent leur épingle du jeu.

 

Á SUIVRE...

Xavier BEULIN, PRÉSIDENT DE LA FNSEA, une fortune bâtie sur la destruction de l'agriculture classique au profit de l'agriculture industrielle. Quelle agriculture veut la FRANCE ?

 

 

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 21:37
France agricole paisible ? pas tant que cela (photo Figaro).

France agricole paisible ? pas tant que cela (photo Figaro).

 

LE MINISTRE OCCULTE DE L’AGRICULTURE, XAVIER BEULIN, PRÉSIDENT DE LA FNSEA, EST-IL CRÉDIBLE ET INCONTOURNABLE ?

 

Les investigations sur le Syndicat d’exploitants agricoles FNSEA, sur ses rapports avec le pouvoir, sur ses modes de pression (lobby), sur la personnalité de son Président Xavier BEULIN…sont de plus en plus nombreuses et inquiétantes.

Depuis des décennies les relations FNSEA-gouvernement manquent de clarté. Aujourd’hui on dirait « transparence ».

Ceci est encore plus évident dans l’instant car,

- d’une part, la France est en période électorale

- et d’autre part, le pouvoir actuel a promis d’échapper à des pratiques passées condamnables et se trouve face à une situation économique difficile. Pris dans ses contradictions, peu branché agriculture il n'a pas anticipé cette nouvelle crise.

 

C’est pour cela et dans ce contexte qu’il y a lieu de s’interroger sur les rôles et choix d’options graves que pourront faire la FNSEA et le gouvernement sur la crise porcine. Ces choix aussi péseront lourd sur les français.

 

BEAUCOUP DE QUESTIONS SE POSENT DONT CELLE-CI ESSENTIELLE ET COMPLEXE : agriculture industrielle et défense de l’environnement et de la santé publique sont-ils compatibles ?

 

Quels intérêts défend-on ?

L’agriculture industrielle que veut imposer la FNSEA et surtout son Président est-elle l’avenir qui sauvera une agriculture en déclin (4 millions d’agriculteurs en 1960, 1 million en 2015) ?

Est-on encore à l’époque d’une agriculture soutenue à coups d’aides désormais exclues par les règles européennes et qui seraient discriminatoires par rapport à la concurrence allemande, espagnole et autres pays de l’ex EUROPE DE L’EST ?

Ne faut-il pas avant tout clarifier les rôles et responsabilités de chacun des nombreux intervenants ?

On ne parle que de la FNSEA : que représente ce syndicat ?

Que représentent les syndicats minoritaires : Confédération Paysanne et Coordination rurale. On vous recommande d'allers sur son site :

http://www.coordinationrurale.fr/lettre-du-paysan-bernard-lannes-en-reponse-a-xavier-beulin.html?...

et qui représentent les agriculteurs indépendants ?

Comment l’État peut-il tenir ses engagements paradoxaux et contradictoires en apparence concernant

- d’une part, les normes environnementales,

- et d’autre part, la rentabilité des productions agricoles industrielles ?

Ces productions industrielles c’est toujours plus d’engrais, de pesticides, d’OGM, d’antibiotiques…donc toujours plus d’atteintes parfois irréversibles à l’environnement.

En effet, on ne peut faire comme en VENDEE augmenter la production de porcs avec des installations industrielles et ne pas porter gravement atteinte à l’environnement ?

 

Les vraies questions :

Quelle agriculture les français veulent-ils ?

Que veulent les consommateurs ? Des produits de qualité ?

Que veulent tous (nous disons bien  TOUS)  les paysans français et pas les seuls leaders FNSEA ?

 

À SUIVRE...

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 21:35
AREVA ET AUTRES DES MILLIARDS S'ENVOLENT...une confirmation

AREVA UNE CONFIRMATION DE NOTRE ARTICLE SUR CE SUJET DOULOUREUX

 

Nous avions occupé sainement nos débuts de vacances studieuses dans des recherches sur la déconfiture d'AREVA dont les pertes seront mises à la charge des abonnés EDF donc à nous tous.

 

Le ton de cet article du POINT est assez dur mais reflète dans les faits ce que nous avons écrit.

Voir notre article du 6/08/2015

http://www.olonnes.com/2015/08/areva-qui-va-payer-la-casse-qui-est-responsable.html

L'hebdomadaire le Point revient sur ce dossier et nous vous livrons l'intégrale de cet article qui pose les problèmes du fonctionnement des entreprises d'État, de la nomination des dirigeants, du contrôle de leur activité, de leur responsabilité, des indemnités de départ de ces "dirigeants"...

 

L'histoire d'une tragique déconfiture : comment Anne Lauvergeon a ruiné en dix ans l'une des plus belles entreprises françaises ?

Par Jean Nouailhac Publié le 18/08/2015

 

voir Le Point.fr

 

"C'est une maladie bien française que celle de ce fiasco engagé par un État inconséquent qui veut tout contrôler et finit par ne rien contrôler du tout.

Le terrible échec de hauts fonctionnaires incompétents qui ne devraient jamais se retrouver à la tête de grandes entreprises industrielles, surtout lorsqu'elles sont mondialisées.

L'addition finale de toutes les erreurs commises par Anne Lauvergeon chez Areva sera sans doute proche de 15 milliards d'euros, et donc comparable à celle du Crédit lyonnais de Jean-Yves Haberer il y a une vingtaine d'années.

Le record est toujours détenu par Michel Bon qui avait réussi, au début des années 2000, à générer un océan de pertes de 68 milliards chez France Télécom.

Ces trois-là resteront dans la période moderne comme ayant cumulé, à eux seuls, 100 milliards d'euros de pertes dans trois entreprises françaises magnifiques qui avaient la capacité de produire, à l'inverse, 100 milliards de bénéfices sous réserve d'être bien gérées.

Hélas pour elles, elles appartenaient au domaine public ! Anne Lauvergeon, normalienne, agrégée de sciences physiques et ingénieur du prestigieux corps des Mines, Jean-Yves Haberer et Michel Bon, tous les deux énarques et inspecteurs des finances, ont un point commun très dangereux dans les affaires, ils sont mégalos.

Il n'y a rien de pire que la folie des grandeurs quand on dirige une entreprise de classe mondiale. Tous les trois sont d'ailleurs « tombés », entre autres, à cause de cela : Jean-Yves Haberer parce qu'il avait racheté les studios MGM de Hollywood et prétendait apprendre aux Américains à faire du cinéma, Michel Bon parce qu'il avait surpayé – 50 milliards d'euros – l'achat d'Orange aux anglais de Vodaphone, et Anne Lauvergeon parce qu'elle a misé beaucoup trop de milliards dans une usine nucléaire en Finlande qui ne marchera peut-être jamais…

On reste abasourdi devant tant de folies !

Ancienne sherpa de François Mitterrand qu'il fallait caser quelque part, elle devient PDG de la Cogema en 1999, choisie par Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin.

Deux ans plus tard, elle est nommée présidente d'Areva, la nouvelle société faîtière qui réunit la Cogema, Framatome et CEA Industries : un groupe nucléaire intégré capable de tout appréhender, depuis la gestion des mines d'uranium jusqu'à la fabrication complète des réacteurs et le retraitement des déchets nucléaires.

Elle devient célèbre, est surnommée « Atomic Anne » et entre dans le classement des « femmes les plus puissantes du monde ».

Elle parade dans les capitales et n'en fait qu'à sa tête, prenant alors le risque inouï pour son premier EPR, un réacteur nouvelle génération vendu à la Finlande, de signer, sans en informer son conseil d'administration, un contrat à coûts fixes, sans avenants et sans clauses de contentieux.

En conséquence, tous les dépassements éventuels et tous les risques seront à la charge d'Areva. Atomic Anne n'a peur de rien. Elle est sûre de son dossier et lance la construction sur l'île d'Olkiluoto de son fameux EPR, vendu 3,3 milliards d'euros avec une livraison garantie à la mi-2009.

Elle envisage même de construire une bonne trentaine d'autres EPR à travers le monde : des objectifs beaucoup trop élevés – 4 seulement sont en route à ce jour et aucun ne fonctionne –, tout comme sa mégalomanie.

Son manque de réflexion stratégique, de rigueur et de prudence va la conduire à mettre en jeu, dans sa fuite en avant, l'existence même de l'entreprise qui est détenue par l'État à hauteur de 87 %, lequel ne joue pas son rôle d'actionnaire comme c'est souvent le cas en France, si tant est qu'il en soit capable. En effet, rien ne va comme prévu à Olkiluoto.

Areva manque de compétences, de nombreux ingénieurs de Framatome et de la Cogema ayant quitté le groupe lors de la fusion.

Les Finlandais, très tatillons, obtiennent des ajustements onéreux qu'elle ne sait pas refuser ou renégocier.

Pendant la période de 2008 à 2011, Areva embauche massivement, 26 000 recrutements, et Atomic Anne continue ses tours du monde dans les jets de la société à la rencontre des chefs d'État intéressés par le nucléaire civil français, c'est-à-dire presque tous.

On peut comprendre que cela lui tourne la tête, mais pas à ce point-là : son EPR finlandais voit ses coûts doubler, puis tripler. Un énorme fiasco financier !

On en est à 8,5 milliards d'euros en 2015 pour un coût final estimé entre 9 et 10 milliards, à la condition que la livraison finale ait bien lieu en 2019, soit avec dix ans de retard ! Quant à ces mines d'uranium sans uranium, c'est une histoire insensée : elle achète au prix fort en 2007, pour 1,7 milliard, la société canadienne UraMin, censée disposer de plusieurs mines d'uranium en Namibie, Centrafrique et Afrique du Sud, alors qu'il ressort assez vite du dossier qu'il s'agit d'une vaste arnaque dans laquelle la présidente d'Areva se serait laissé piéger.

En plus, elle ajoute un investissement de 1,2 milliard dans une usine de dessalement également en Namibie : au total, 3 milliards d'euros dilapidés en Afrique, mais sans doute pas pour tout le monde ! La valse des milliards n'a qu'un temps.

Après dix années passées à la tête du groupe, elle doit quitter Areva en juin 2011, non sans avoir touché de substantielles indemnités.

Soupçonnée d'être impliquée dans l'escroquerie présumée du rachat d'UraMin, elle en est disculpée à la suite d'un audit interne, mais une enquête préliminaire est ouverte ensuite par le parquet pour, selon Le Figaro, « présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles », « diffusion d'informations fausses ou trompeuses », « faux et usage de faux », sur la période 2007-2010.

L'enquête, confiée à trois juges d'instruction, dont le célèbre Renaud Van Ruymbeke, se rapprocherait actuellement de son second mari, Olivier Fric, un courtier en produits pétroliers installé en Suisse qui aurait influencé sa femme dans ce dossier UraMin qui sent de plus en plus mauvais.

Quant à notre célèbre Atomic Anne, qui a toujours été proche de François Hollande et qui vise aujourd'hui un poste de ministre en cas de remaniement, elle est restée telle qu'en elle-même, incroyablement inconsciente ou superbement futée.

Ayant accordé une longue interview très contrôlée aux Échos au printemps dernier, elle a mis en cause sans vergogne les responsabilités de l'État actionnaire, particulièrement sous la présidence de Nicolas Sarkozy, pointant également des « circonstances » anormales, des mines devenues non rentables ou le drame de Fukushima, et ne consentant qu'à ces quelques mots d'explication : « Quand on passe dix ans à la tête d'un groupe, on porte forcément une part de responsabilité… »

Un peu court, madame ! Il faudra sans doute trouver autre chose de plus solide en cas de poursuites. Mais, quand même, comment a-t-elle pu être nommée à un tel poste, rester aussi longtemps à la tête d'une entreprise aussi importante et avoir eu la possibilité de commettre autant de dégâts ?"

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 22:24
Madame  LEBRANCHU Marylise

Madame LEBRANCHU Marylise

LA FONCTION PUBLIQUE PLUS MALADE QUE LE SECTEUR PRIVÉ

 

Dans cet article, il n'est pas question de mettre en cause ou de stigmatiser une catégorie socio-professionnelle mais au contraire de valoriser ceux qui servent bien Etat et Collectivités locales et sont pénalisés par ceux qui sont moins consciencieux et rapprocher statutairement et humainement les salariés des deux secteurs privés et publics et non diviser encore plus.

Nous l'avons dit et répété il n'y a pas de bons et de mauvais fonctionnaires, de bons et des mauvais magistrats, de bons ou de mauvais élus, de bons et mauvais agents hospitaliers : il y a des hommes et femmes qui ont fait un choix et qui sont dans une structure qui, comme toute structure, peut porter en elle le germe d'un mauvais fonctionnement.

Le sujet ne méritait plus d'être soulevé sauf que deux études récentes viennetn de  rappeler la disparité des chiffres et des traitements secteur public et secteur privé et en prime un sondage en rajoute.

 

LE SONDAGE : Considérez-vous que les fonctionnaires font suffisamment d'efforts pour contribuer au redressement du pays ?

A cette question 81 % des français répondent non.

 

 

ABSENTÉISME : UNE FRÉQUENCE PLUS IMPORTANTE DANS LE SECTEUR PUBLIC

En 2014, la fréquence des arrêts atteint 65 arrêts pour 100 agents. La maladie ordinaire en est le premier contributeur et représente 83% de l’ensemble des absences, soit 54 arrêts pour 100 agents. En 2014, la fréquence des arrêts en Maladie Ordinaire a connu une augmentation significative, de plus de 11%, après s’être infléchie en 2012 et 2013

La mesure de l'absentéisme a jeté un pavé dans la mare à Pôle Emploi. Selon le bilan social de l'année 2014, qui a filtré fin avril, les agents publics de l'opérateur sont absents en moyenne 30,6 jours par an pour maladie, contre 17,1 jours pour les agents privés. Ils totalisent même, en proportion, cinq fois plus d'absences pour longue maladie (arrêt de plus de 240 jours). Un écart révélateur d'après les syndicats, mais pas selon la direction.

 

SUPPRESSION DU JOUR DE CARENCE : une erreur stratégique

 

Au 1er janvier 2014, Marylise LEBRANCHU, Ministre de la fonction publique, a supprimé le jour de carence (premier jour d'arrêt qui ne donnait pas lieu à indemnisation) et a justifié cette mesure sur des statistiques qui se sont avérées fausses.

Donc dans l'opinion trois effets négatifs de cette décision :

- elle a mis en relief un taux d'absentéisme plus élevée dans le public que dans le privé surtout dans certains secteurs (santé, collectivités..;)

- elle rappelle que, pour le secteur privé, le régime général est de 3 jours de carence...donc une disparité de traitement entre secteur public et secteur privé, disparité que des accordsprofessionnels dans le privé atténuent,

- dans une période d'austérité, elle aggrave la fracture sociale et statutaire entre salarié du privé et salarié du public. Elle donne une occasion aux anti fonctionnaires viscéraux de mettre en cause ce statut de la fonction publique et les fonctionnaires eux-mêmes qui n'y peuvent mais..

Notons encore une fois que l’abandon du jours de carence dans le secteur public (jour d’arrêt non pris en charge par le Ministre LEBRANCHU) a eu pour effet immédiat une forte croissance des absences de courtes durées allant jusqu’à leur doublement.

 

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 22:10
AREVA : qui va payer la casse ? qui est responsable ?

Suite de

http://www.olonnes.com/2015/08/mistral-et-areva-quels-gachis-et-irresponsabilites.html

 

Ce n'est pas par plaisir que nous évoquons un nouveau  scandale politico-financier mais c'est notre souci du "plus jamais cela !", notre souci aussi du renouvellement du personnel politique en qui les français n'ont plus aucune confiance. Il faut tourner la page d'une certaine gouvernance au niveau national comme au niveau local pour que les français retrouvent confiance en de nouveaux élus et que la démocratie à la française soit sauvée.

 

 

Dans le dossier AREVA il y a des dossiers dans le dossier.

Il y a le dossier de la gestion désastreuse de l'entreprise.

Mais, il y a aussi des affaires dans l'affaire.

 

URAMIN

 

Ce nom commence enfin à être connu aprés 8 ans de silence !

Longtemps occultée l'affaire de la société URAMIN, société canadienne achetée par AREVA à prix d'or en 2007 était censée apporter à AREVA des réserves minières à exploiter en Nabimle, en Afrique du Sud et au Niger.

Pour FO qui a porté plainte, c'est 3 milliards d'euros qui ont été investis pour rien surtout sur la mine du Niger qui reste un champ en friche ."Les géologues du CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) "savaient que ces mines ne valaient rien, mais on leur a demandé de se taire."

La Cour des Comptes a dénoncé une gestion calamiteuse, mettant nommément en cause Madame LAUVERGEON et a transmis le dossier au parquet national financier (PNF).

Celui-ci aura une lourde de tâche pour découvrir tous les tenants et aboutissants de cette affaire où on retrouvera le mari de Madame LAUVERGEON, d'autres intervenants intermédiaires comme Monsieur BALKANY...Cette fois l'affaire ira-t-elle enfin jusqu'à son terme ?

 

LE RÉSULTAT DE CETTE AFFAIRE : IL FAUDRA TROUVER AU MOINS 8 MILLIARDS D'EUROS POUR SAUVER AREVA ET LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS

Les solutions :

- augmenter les impôts : impossible en période électorale et difficile juridiquement,

- le rapprochement avec des sociétés chinoises est évoqué mais ce ne sera pas suffisant,

- d'où l'idée de génie : le mariage EDF AREVA en préparation depuis des mois.

C'est un camouflage.

Comme l’TAT français ne pourra pas renflouer AREVA, ce sera le partenaire EDF qui va le faire et pour faire cela nous clients d’EDF, nous verrons notre facture EDF flamber

Citons la presse pour les dernières augmentations des tarifs EDF : "Le compromis final donne à penser qu'EDF a obtenu (...) les augmentations de tarif de l'électricité réclamées. Les consommateurs payeront davantage pour épargner quelque peu les contribuables."

Mais quand les contribuables sont les clients : ils auront droit à la double peine : facture EDF augmentée et impôts augmentés !!

Personne ne va crier :

- Les politiques de gauche de peur que tout soit dit sur le scandale AREVA URAMIN et .aussi sur ERAMET (producteur de nickel en Nouvelle Calédonie dont AREVA détient une part importante du capital ) qui a un air d'URAMIN.

- Les syndicats (surtout la CGT) se tairont. La CGT a vécu aux crochets d’EDF : emplois fictifs, détournements, gestion catastrophique. La paix sociale chez EDF a été achetée.  La justice a bien confirmé que le plus gros Comité d'Entreprise de France était vérolé. Le procès a abouti à 12 condamnations.

Près de dix ans après les premières alertes sur les dérives au sein du Comité d’entreprise (CE) d’EDF, la justice est passée. Le 1er octobre 2014 le jugement est tombé :"Huit personnes physiques, ainsi que quatre personnes morales dont la CGT et le journal L’Humanité, ont été condamnées mercredi. Leur tort ? Avoir été responsables de détournements de fond, d'abus de confiance, de complicité ou encore de recel. Et la liste aurait pu s’allonger".

 

Nous aimerions bien que des associations comme ANTICOR se saisissent sous toutes ses facettes de ce dossier AREVA que la Cour des Comptes a ouvert et que la transparence soit de mise pour que les citoyens :

- sachent pourquoi ils sont condamnés à payer les résultats d'une gouvernance calamiteuse d'AREVA ,

- aient connaissance des responsabilités individuelles et collectives : là aussi, il est question de commissions importantes !

 

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