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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 21:19

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La quantité mais aussi la qualité sont nécessaires

L’eau est une ressource essentielle pour l’être humain, son activité et son environnement. Longtemps considérée comme abondante, elle est aujourd’hui perçue comme un bien limité à la qualité menacée. La loi sur l’eau de 1992 consacre l’eau en tant que "patrimoine commun de la Nation."

 La politique de l’eau se décline sous la forme de multiples interventions menées par des acteurs très différents. La loi de 1964 a posé les bases d’une gestion de l’eau très décentralisée.

 Compétence de la commune, le service public de l’eau consiste d’une part, à alimenter en eau potable des usagers et d’autre part, à assurer l’assainissement des eaux usées.

D’importants efforts sont menés pour accroître la "transparence" de la gestion des services publics de l’eau et réduire les fortes disparités de prix d’une commune à l’autre.

Les ressources en eau sont globalement satisfaisantes pour répondre aux différents usages mais il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne la lutte contre les pollutions.

Mais la politique de l’eau se décide aussi au niveau européen et la récente directive européenne de 2000 définit un cadre général qui ne se limite plus seulement à la lutte contre les pollutions mais organise la gestion de ce secteur en s’inspirant largement de ce qui a été fait depuis plusieurs décennies en France ; elle élabore un plan d’action d’ici à 2015.

Enfin la politique de l’eau se construit aussi au niveau international, par des normes et des conventions internationales, mais en ce domaine le droit international de l’eau, est encore en devenir.

L’eau étant une ressource en partie renouvelable, il est nécessaire de la protéger de l’impact des activités humaines puisque la pollution porte atteinte à sa capacité d’auto-épuration

C’est le sens de la directive 2000/60/CE du Parlement. européen établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau. Elle vise à mettre en œuvre une politique durable en Europe. Elle incite les Etats membres à protéger et restaurer la qualité de leur ressource en eau afin de parvenir à un bon état chimique et écologique ; un délai de quinze ans après l’entrée en vigueur de la directive est accordé. Elle les incite aussi à arrêter progressivement le rejet de certains produits dangereux dans un délai de 20 ans.

Les conséquences des pollutions sur la santé publique, notre bien-être et sur la qualité des milieux naturels, obligent les pouvoirs publics à réglementer et contrôler. Pour maintenir ou améliorer la qualité de la ressource en eau, plusieurs actions sont nécessaires : protéger de la pollution par l’assainissement des eaux usées domestiques et des rejets industriels ; diminuer les sources de pollutions diffuses d’origine agricole ; protéger les nappes : l’instauration de périmètres de protection autour des captages permet de mieux protéger les nappes et les sources d’eau destinée à la consommation humaine des pollutions diffuses ; inciter les utilisateurs de l’eau à modérer leur consommation et à moins polluer : des taxes fondées sur le principe du "pollueur-payeur" ont été instituées. Ce sont des taxes sur les prélèvements et les redevances de pollution ; contrôler sur le terrain les travaux, les activités susceptibles de porter atteinte, par des prélèvements ou des rejets dans les milieux aquatiques, à l’équilibre de la gestion de la ressource en eau est une des missions de la police de l’eau.

"source " : vie publique

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 21:32

 

BARRAGES, RESERVES D'EAU POTABLE PLEINS à 98 %

 Certains et ils sont nombreux se plaignent du temps qu'il fait en VENDEE cette année...mais celui-ci a au moins un avantage...il a rempli les retenues d'eau de manière exceptionnelle.

 

Régulièrement nous vous informons sur l'eau (en quantité et en qualité ) pour la VENDEE. Doit-on prendre avec optimisme ce taux de remplissage des barrages à quelques semaines de l'afflux des touristes que nous espérons ?

 

Oui, mais notre optimisme reste mesuré car les eaux dans les retenues sont insuffisantes pour couvrir tous les besoins d'un été "torride"...des mesures commencent enfin à être prises par le Conseil Général de la VENDEE pour faire face à la demande estivale.

Il faut aussi prévoir les conséquences de l'arrivée des nouveaux habitants dans les prochaines années : 640.000 habitants et 840.000 en 2040. De plus, rappelons que contrairement aux autres départements français la ressource en eau potable est à 90 % celle qui est stockée dans les retenues...l'eau issue des nappes ne représente donc que 10 % et les études ne laissent pas espérer un changement de cette tendance...alors devons-nous nous tourner vers les usines de désalinisation dont on connaît les gros désavantages : coût élevé, consommation d'énergie importante...?

 

barrages-2013-05.jpg

 

 pluviométrie 2013 05

 

 

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 10:32

 

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ALGUES VERTES : danger persistant, l'Etat est condamné pour sa mauvaise volonté à combattre le risque.

Il faut rappeler que la VENDEE figure dans les zones à risques et que l'on trouve ceci sur le site officiel du gouvernement:

"Les Nitrates

Très solubles dans l’eau, les nitrates constituent une cause majeure de pollution qui contribue à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques. L'essentiel de cette pollution est dû à la différence entre les apports en nitrates sous forme d’engrais et ce qui est réellement consommé par les plantes. L’eau chargée en nitrates ruisselle depuis les champs, rejoint les rivières puis la mer, constitue une cause majeure de pollution."

 

Les Associations EAU et RIVIERES de BRETAGNE et BRETAGNE VIVANTE avaient attaqué les arrêtés préfets des 4 préfets bretons qui avaient ouvert largement les possibilités d’épandage non seulement en quantité mais en plus en durée.  

Il faut rappeler que les côtes bretonnes touchées par ce fléau bénéficient de deux « protections » influentes le ministre actuel de l’Agriculture Monsieur LE FOLL et le puissant syndicat FNSEA qui, au nom de la défense des intérêts immédiats du monde paysan local, bravent le bon sens et les directives européennes.

Le tribunal administratif a enjoint les préfets de renforcer leur programme d’action contre les algues vertes dans un délai de 3 mois.

L'État a été condamné le 29 mars 2013 par le tribunal administratif de Rennes à verser quelque 7 millions d'euros au département des Côtes-d'Armor pour l’indemniser des sommes engagées jusqu'en 2009 dans la lutte contre les algues vertes.

Le retard de l'État dans la transposition en droit français de directives européennes sur la qualité de l'eau, ainsi que "sa carence" dans l'application aux élevages de la réglementation sur les installations classées constituent, selon le tribunal administratif, "une faute".

Ces manquements ont entraîné "des apports excessifs de nitrates d'origine agricole dans les cours d'eau", à l'origine du phénomène des algues vertes.

Les juges administratifs pointent "un lien direct et certain de cause à effet entre ces carences fautives de l'État et le dommage que constitue la pollution par les masses d'algues vertes" sur le littoral armoricain.(extrait du Monde) 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 08:58

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voir : DECHETS TRIVALIS TMB...suite    DECHETS TRIVALIS TMB...  

 

La construction de la fameuse usine de ROMAINVILLE remise en cause par le Tribunal Administratif.

« Ce jugement rendu nous semble à la fois juste et entérine le fait que le projet initial ne se fera pas, a commenté la mairie de Romainville, contactée par l'AFP. La mobilisation citoyenne et des communes concernées par le projet a joué un rôle clé dans le jugement, a-t-elle ajouté. » (Romandie .com)

Et si ,en VENDEE, on avait obtenu le même résultat pour les usines TMB…mais pour cela il aurait fallu :

Que l’information des citoyens soit faite honnêtement,

Que les enquêtes publiques soient faites avec objectivité,

Que les élus éclairés par une information objective se prononcent librement,

Que le monde paysan ne se laisse pas entraîner par la politique en acceptant un épandage que les pays voisins refusent,(la chambre d’agriculture de l’Eure a refusé l’épandage du compost issu de Romainville).

Voici l'article du Monde du 21 avril 2013:

 

Que les solutions alternatives au TMB soient mises en œuvre le plus rapidement avec objectivité.C'est une décision de justice qui va réjouir bien des associations locales luttant contre des projets de traitement de déchets. Le tribunal administratif de Montreuil a annulé, jeudi 18 avril, l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation du centre de tri-méthanisation de Romainville (Seine-Saint-Denis), un méga projet défendu par le Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Syctom), responsable du traitement des déchets produits par 5,7 millions de Franciliens.

Lancé dès 2005 et confié à la société Urbaser, le projet devait dans un premier temps traiter 322 500 tonnes par an en ayant recours au très controversé procédé du tri mécano-biologique (TMB). Il s'agit de laisser fermenter les ordures ménagères pendant quelques jours avant d'en séparer la partie organique et de valoriser celle-ci en en extrayant du méthane. L'Association des riverains de l'usine de méthanisation de Romainville (Arivem) s'était constituée en 2011 pour dénoncer un projet situé en zone urbaine dense dont elle estimait qu'il faisait courir des risques très sous-évalués à la population et qu'il provoquerait des nuisances importantes, notamment olfactives.

Saisi par Arivem et par l'association Ecologie sans frontière, le tribunal administratif a notamment motivé sa décision par des "inexactitudes, omissions ou insuffisances de l'étude de danger", qui ont conduit selon lui à sous-estimer "l'importance des conséquences du projet". Il estime que "les vices entachant l'étude de dangers ont eu pour effet de nuire à l'information complète de la population et ont été de nature à exercer une influence sur la décision" du préfet de Seine-Saint-Denis d'autoriser l'exploitation du centre, dont le début était prévu en 2016.

Le tribunal a condamné l'Etat à verser 2 000 euros, au titre des frais de justice, à Arivem et à Ecologie sans frontière. Alexandre Faro, l'avocat des deux associations, affirme que "si le préfet entend maintenir un projet d'usine de méthanisation, il faudra qu'il recommence la procédure à zéro". Selon lui, cela entraîne un report d'au moins quatre années.

Le projet était contesté également par un certain nombre de communes de l'est parisien. Le conseil municipal de Romainville avait ainsi voté à l'unanimité contre le projet et la communauté d'agglomération Est-Commune, qui englobe neuf villes dont Romainville, avait donné un avis défavorable en décembre 2012. Suite à cet avis, le Syctom avait proposé de ramener la capacité de traitement de l'usine à 200 000 tonnes de déchets ménagers par an.

 

Dans un communiqué embarrassé, le Syctom assure que le jugement du tribunal administratif "conforte [sa] décision d'établir un projet redimensionné". "Une nouvelle phase de dialogue s'ouvre, qui permettra à l'ensemble des acteurs (...) de participer à la conduite du projet renouvelé et revu à la baisse", affirme François Dagnaud, président du Syctom et adjoint (PS) au maire de Paris.

 

"La question, maintenant, c'est de savoir si l'Etat va faire appel", estime pour sa part François Mouthon, le président d'Arivem. L'association a demandé un entretien à Delphine Batho, la ministre de l'écologie, afin de convaincre celle-ci que le TMB n'a pas d'avenir et que la solution passe par une collecte séparée des déchets organiques. "Nous sommes extrêmement soulagés, reprend le jeune chef d'entreprise de Noisy-le-Sec. Mais ce qu'il faut maintenant, c'est une vraie volonté politique."

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 15:53

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La qualité écologique des eaux des rivières et plans d'eau de Vendée laisse encore à désirer aux yeux de Bruxelles. L'objectif est de passer de 10 % à 49 % en parfaite conformité en 2015.

Cet extrait d'un article d'OUEST FRANCE est le rappel de'un avertissement sans frais...après les sanctions seront dures à avaler si on n'y prend garde : laisser se développer des techniques polluantes pour ne pas déplaire à une certaine clientèle électorale est immoral...puisqu 'on parle de moralisation !

 Ramener la qualité de l'eau des ruisseaux, étangs, lacs et rivières vendéens au niveau souhaité par l'Union européenne n'est pas un long fleuve tranquille.

On ne parle pas de l'eau potable, traitée dans les stations d'épuration. Là, selon le préfet, Bernard Schmeltz, « la situation est satisfaisante ».

 Par contre, l'élève Vendée doit mieux faire pour ses eaux de surface. Actuellement, 10 % seulement du réseau fluvial vendéen est en conformité parfaite avec la directive-cadre européenne de l'eau. Bruxelles donne quatre ans aux autorités pour arriver au seuil de 49 % d'eaux courantes en bon et très bon état écologique en 2015 : « A ce niveau-là, la situation n'est pas satisfaisante », reconnaît le préfet de Vendée.

Du coup, un certain nombre d'actions sont programmées en 2013 pour améliorer la situation d'ensemble. Le défi n'est pas mince. Il suffit qu'il manque un seul paramètre écologique pour « retomber » au niveau médiocre ou moyen. Malgré le handicap d'être un département d'aval aux débits faibles, la Vendée a encore des marges d'amélioration.

Sa stratégie est de frapper dans les secteurs où un éventail de progrès bien appliqués peut faire remonter de manière spectaculaire le classement. C'est, en premier lieu, l'étude en cours sur le bassin amont de la Vie : « Une fois les résultats observés, on définira d'autres secteurs où les situations sont redressables », cadre Fany Molin, en charge du dossier à la préfecture.

User de pédagogie

L'autre axe du programme, c'est de mettre l'accent sur le niveau de rejets dans les zones industrielles, les déchetteries, les élevages agricoles et d'y « gratter » des bons points. Il est également prévu des contrôles du respect des prescriptions des périmètres de protection autour des captages d'eau potable près des barrages d'Apremont, Pierre-Brune, Vouvant et la Vérie, à Challans.

Si la Vendée est encore loin du niveau européen, le préfet n'a pas envie de mettre le feu au lac. Il est vrai que, sur les 2 400 contrôles effectués en 2012, des procès-verbaux n'ont été dressés que dans 1,5 % des cas : « Il est essentiel de préserver la bonne qualité des relations entre les services de contrôle et ceux qui en font l'objet, insiste Bernard Schmeltz, partisan de la pédagogie plutôt que de la répression. Pas non plus question de stigmatiser tel ou tel acteur : « La profession agricole n'est pas la seule concernée. C'est collectivement qu'il faut faire des efforts, particuliers, entreprises, collectivités territoriales. »

Extrait d'Ouest-France 

On peut ne pas stigmatiser et dire cependant la vérité même si elle fait mal  à une ou des catégories socio-professionnelles.

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 22:17

 

 

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Les politiques ont l'art de s'enthousiasmer quand une idée semble bonne et cela se termine parfois en catastrophe économique, sanitaire et/ou environnementale ! La lecture de cet article du Monde laisse craindre le pire. Il est vrai qu'en matière agricole nous avons l'habitude... 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/29/le-gouvernement-pousse-l-agriculture-francaise-a-developper-la-methanisation_3150276_3234.html

Les arguments mis en avant sont, hélas, plutôt erronés, qu'on en juge :

- contrairement à ce qui est dit, le procédé restitue à la sortie la même quantité d'azote que celle mise à l'entrée ! La solution consisterait à expédier ailleurs, après un compostage coûteux, hors des zones des élevages intensifs, l'Ouest, vers des zones de grandes cultures, la Beauce, la Brie par exemple.

- C'est très rarement la solution choisie, car là aussi coûteuse ; l'azote reste donc là où on l'a produit !

- hélas, pour ne pas utiliser d'azote minéral (l'ammonitrate), la méthode consiste à utiliser le digestat sous forme liquide après ce qu'on appelle la "séparation de phases" qui permet d'avoir d'un côté un digestat liquide, chargé en nitrate, et de l'autre un digestat solide, chargé en phosphore. Ce digestat liquide présente peu ou prou les mêmes inconvénients que l'azote minéral pour les sols : difficultés d'emploi, risque d'acidification des sols, insuffisance de carbone indispensable pour reconstituer l'humus, risque de lessivage des sols.

- enfin, ces projets, très subventionnés, ne profiteront, pour l'essentiel, qu'aux exploitants les plus aisés seuls en mesure d'obtenir les fonds nécessaires pour des installations valant souvent plusieurs millions d'€.

La méthanisation, industrielle de fait, mélangeant lisiers, cultures, déchets alimentaires, déchets communaux, etc... est une technique faite pour produire de l'énergie, non pour régler les problèmes des surplus de nitrates et de phosphore issus des élevages industriels surnuméraires. La méthanisation "à la ferme", utilisant le fumier produit sur l'exploitation peut être considérée comme plutôt vertueuse, à la condition d'être bien conduite par un exploitant sérieux dans ses pratiques culturales. On est loin de l'analyse du ministre qui a sans doute trop écouté les lobbies...

 

Localement, sachons séparer le bon grain de l'ivraie : soutenir éventuellement la vraie méthanisation à la ferme menée par des éleveurs bovins "durables" ou Bio et examiner avec prudence les projets industriels rarement respectueux des sols. Et si l'on envisage des projets importants pour aller vers l'autonomie énergétique des territoires, sachons choisir les partenaires et réfléchir aux solutions pour un traitement intelligent des digestats. Ce qui n'est pas simple.

 

Définitions

 

La méthanisation (encore appelée digestion anaérobie) est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène (réaction en milieu anaérobie, contrairement au compostage qui est une réaction aérobie).Cette dégradation aboutit à la production :


- de biogaz, mélange gazeux saturé en eau à la sortie du digesteur et composé d’environ 50% à 70% de méthane (CH4), de 20% à 50% de gaz carbonique (CO2) et de quelques gaz traces (NH3, N2, H2S). Le biogaz a un Pouvoir Calorifique Inférieur de 5 à 7 kWh/Nm3. Cette énergie renouvelable peut être utilisée sous différentes formes : combustion pour la production d’électricité et de chaleur, production d’un carburant.

 

- d’un produit humide riche en matière organique partiellement stabilisée appelé digestat. Il est généralement envisagé le retour au sol du digestat après (éventuellement ???) une phase de maturation par compostage ;

Le digestat en sortie de méthaniseur est riche en phosphore, azote et potasse : des éléments fertilisants nécessaires pour les culturesmais…voir ADEME Epandage des digestats issus de la méthanisation

A noter que

- le compostage du digestat n'est pas la règle, loin s'en faut. C'est pourtant une des voies qui peut améliorer l'épandage, surtout par rapport à l'utilisation du digestat liquide.

Cela dit, cela ne solutionne pas la question des sols qui perdent année après année leur Matière Organique, cela du fait des pratiques culturales. Ainsi, pour apprécier un projet de méthanisation il faut :

regarder comment les sols sont et vont être traités. En effet si les cultures ou les pailles sont mises dans le substrat, le carbone labile qu'elles contiennent servira à la production du biogaz non à régénérer* les sols en Matière Organique puisque le Carbone aura disparu dans le process et ne sera donc, sauf la partie stable du carbone (10% environ), pas présent dans le digestat final, composté ou non !

 

- *la production d'humus exige la présence du carbone qui permet à la vie de se développer et donc à la MO de s'incorporer au complexe argilo-humique, et la pompe est amorcé, à l'inverse l'absence de Carbone induit le phénomène inverse...

 

 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:19

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Après les mystères du marché du pétrole le mystère du prix de l’eau.

voir : PETROLE : les mystères du marché  

Autant pour le pétrole (hélas !) nos ressources nationales sont quasi inexistantes autant pour l’eau notre pays a la chance d’être globalement épargné par la pénurie.

Par contre, on constate un mystère : les prix du m3 d’eau varient de manière très importante d’une commune à l’autre et varient dans le temps et l'eau coûte cher alors qu'elle est partout en france "généreusement".

ATTENTION SUR VOTRE FACTURE D’EAU il y a au moins deux chosesqui grévent le prix de l'eau facturée : l’eau potable consommée et l’assainissement des eaux usées…avec tous les investissements nécessaires en réseaux, réserves…Il y a aussi deux méthodes de gestion : en gestion directe (régie de la collectivité) ou en ayant recours à un délégataire…(cas devenu majoritaire)

De nombreuses négociations se sont déroulées depuis 2011 entre les collectivités et les sociétés délégataires comme VEOLIA, SAUR, LYONNAISE DES EAUX, SUEZ Environnement…

Résultats pour une moyenne française de 3,10 euro le m3 , on a eu des négociations qui ont abouti à  

-8% sur Paris

-20% pour Auxerre

-12% pour Évry

- 43% pour Antibes

- 47 % pour Nice

 

Mais les écarts restent grands avec des villes « chères » comme Compiègne 4.51 € le m3 et d’autres comme Antibes qui va se situer à 2 € le m3.

 

En mai 2012, VEOLIA considérait que le prix du m3 d’eau en France baisserait d’environ 20%...et la démarche de VEOLIA était annoncée : « partons reconquérir ces marchés ! »

 

Il est vrai que le risque pour ces sociétés est de voir leurs clients, les collectivités, comme certaines l’ont fait, tourner le dos à la Délégation de Service Public à des sociétés privées comme VEOLIA et reprendre la gestion de l’Eau en « Régie »  : s'affanchir d'un prestataire pour tenter de faire mieux avec les moyens de la collectivités. 

   

Donc, les prestataires délégataires ont dû lâcher du mou !...comme cela fut obtenu par la Communauté de Communes des Olonnes CCO : -37% sur la part délégataire et des clauses plus favorables à la collectivité pour sa gestion future

 

Simplement nous posons la question :

Comment une entreprise peut-elle baisser ses prix de 20 % voire plus et continuer à vivre…et donc pourquoi avoir fait payer le m3 trop cher pendant des années ?

 

Toute entreprise de production qui serait obligée de baisser ses tarifs de la sorte compte tenu des marges des entreprises en France serait condamnée.

 

Si les prestataires ont tant lâché c’est qu’ils ont eu dans le passé des rentes de situation hors normes sur le dos du consommateur.

 

Conclusions :

 

Il faut conclure que, des années durant, le consommateur a été « la vache à lait » ?...dans de nombreuses villes.

Que les élus n’ont pas joué leur rôle de gestionnaire…à leur décharge, ils arguent qu’ils en ont été empêchés car "leur" collectivité était verrouillée par des contrats abusifs signés par leurs prédécesseurs.

Que les élus peuvent, s’ils le veulent, faire faire des économies importantes à leurs concitoyens et ceci est valable dans tous les domaines : marchés de voirie, transports, achats de matériel, achats de consommables, téléphonie, ordures ménagères...nous y reviendrons inlassablement 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 08:30

 UN CENTRE DE TRI UNIQUE DE TRI POUR LA VENDEE : cela  implique communication, transparence, sérieux et dialogue...pour l'instant il y a trop de doutes.

 

  Rappel de la collecte et du traitement au Pays des Olonnes

déchets 20110001 

UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE

Une première décision importante a été prise ce mardi 19 mars par le syndicat TRIVALIS : reporter la construction de la troisième usine TMB de VENDEE prévue en 2013  à CORPE (voir  DECHETS TRIVALIS TMB...suite  )

Mais il y a une nouvelle peu rassurante voire étonnante (aprés les rumeurs concernant cette éventualité)  qui circule depuis des mois : la fermeture des 4 centres de tri    ( particulièrement des emballages) de VENDEE et la création d’un centre unique…à la FERRIERE,  ville dont le Maire est le Président de TRIVALIS. Information, qui maintenant est devenue officielle.

On a l’impression que ce projet veut faire oublier la triste réalité de l’expérience TMB...le train TMB passe mais le Centre de TRI unique pointe le bout de son nez un peu caché par justement le TMB.

La fermeture des 4 centres de tri c’est la perte de leur emploi pour les salariés dont de nombreux travailleurs en réinsertion qui ne seront pas près de retrouver un emploi.

Les arguments du président de TRIVALIS

Économies de traitement

Modernisation du traitement alors que les sites ne sont pas aux normes

Un investissement de 15 millions d’euro raisonnable

Des réponses à ces arguments :

Encore une fois on retrouve le même cabinet conseil BOURGOIS dont l’objectivité et la  crédibilité ont été mises en cause dans la mission que lui a confié TRIVALIS pour les usines TMB. Le résultat est maintenant là : au départ, lors du vote sur le Plan Départemental de traitement des déchets étaient prévues  5 usines pour un budget d’environ 59 millions d’euro…en 2013, il n’y a heureusement que  2 usines dont les coûts dépassent les 65 millions d’euro. en autorisation de programme. Ne va-ton pas recommencer à commettre les erreurs du TMB et cela dans une précipitation qui ressemble à un passage en force?

Nous doutons encore plus des études du dit Cabinet qui sont à géométrie variable comme on va le voir…en effet, selon une nouvelle étude (la première ne devait pas être convaincante !), TRIVALIS fera encore plus d’économies…On passe d’une économie annuelle annoncée à 900.000 euros par an à une économie annuelle de 2.7 millions…trois fois plus : qui commet ou a commis l’erreur ?

Le transport des déchets sera multiplié par un chiffre qui fait aussi l’objet de contestations sérieuses.

Comme par hasard tous les chiffres de calculs des frais de fonctionnements annoncés au début sont révisés à la baisse…il faut exiger du cabinet conseil BOURGOIS et du Président de TRIVALIS, s’ils poursuivent dans cette voie, qu’ils s’engagent à une obligation de résultat personnellement et professionnellement.

La nécessité de la création d’un centre unique de tri n’est pas prouvée. N’y a-t-il pas d’autres moyens de faire diminuer la production d’emballages plastiques ?

Nous demandons donc à TRIVALIS et au Conseil Général de reprendre leur copie afin d'éviter de retomber dans les errements du TMB.

Nous ne nous affichons jamais en opposant à un projet quand celui-ci est source de progrès, d'économies et élaboré en toute clarté mais, dans ce cas, il faut reconnaître que les doutes sont permis, les méthodes méritent des explications, des engagements...

Les citoyens ont été trop trompés par le TMB où nous avons, preuves à l'appui, montré que même l'enquête publique manquait de transparence.

 

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