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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 21:08

 

marianne0002

 

 

IL FAUT RÉCONCILIER, RAPPROCHER  ELUS ET CITOYENS

Puisque notre fonction est d’être facilitateur de la citoyenneté et de la démocratie il nous faut formuler des vœux en faveur de la citoyenneté et ce sera pour 2014 d’abord  pour les élections municipales. Ces vœux ne sont que la synthèse de nos observations et de nos écrits.

Les Français sont déçus des élus politiques professionnels qui ont perdu beaucoup de leur crédibilité. Pourquoi les candidats aux municipales courent-ils après l’investiture de partis déconsidérés au niveau national ? Ne peuvent-ils être convaincants par leur seul charisme et leur programme ? S’ils ne peuvent être ainsi, ne sortent-ils pas de l’image que le citoyen se fait de son élu local ?

Les communes ont besoin d’élus totalement dévoués à l’intérêt général de la commune pour faire face aux difficultés liées à la crise, au pessimisme ambiant. La commune doit être le lieu privilégié de l’expression démocratique.

Il faut le changement et celui-ci passe par le non cumul des mandats : non cumul dans le nombre (3, 4, 5…mandats) et non cumul dans le nombre de mandats successifs (suivant la taille de la commune deux voire 3 mandats cela suffit). Ce non-cumul signifie que l’élu local doit savoir passer la main : élu ce n’est pas un métier, c’est une fonction confiée par le peuple. L’exercice de cette fonction n’a de sens que pour une durée déterminée. Le cumul mène au carriérisme et au clientélisme qui sont la négation du besoin local d’élus désintéressés privilégiant en tout l’intérêt général.

L’élu et particulièrement l’élu local doit donc :

  • Être proche de ses concitoyens, savoir écouter, les écouter,

  • Être disponible et savoir être entouré et donc être apte à aborder toutes les techniques et donc savoir être modeste et avoir recours aux conseils éclairés s’il a un doute sur sa maîtrise de dossiers : gestion du personnel, voirie, gestion des déchets, immobilier, assainissement…tout mauvais choix coûte désormais trop cher à la collectivité…donc au contribuable qui n’en peut plus de payer,

  • Être protégé des tentations d’abus du pouvoir qui leur est conféré par l’élection et donc des abus de pouvoir, des prises illégales d’intérêts,

  •  Être un démocrate : c’est donc accepter de respecter toutes les catégories sociales, toutes les opinions, accepter le droit à l’interpellation de tout citoyen, accepter qu’il peut se tromper ou être trompé,

  • Être honnête à 100 % c’est-à-dire refuser toute concession à ce qui serait un début de prise illégale d’intérêts ou de favoritisme,

  • Être le chef d’une équipe avec qui il partage le pouvoir : un maire est le chef d’une équipe pluraliste et non un chef entouré d’une cour de bénis oui oui. 

 

La fonction d’élu ne pourra se bonifier par le haut : nos grands élus nationaux refusent toute réforme profonde territoriale (oh combien nécessaire !), et  toute réforme de leur statut de privilégiés. Ils sont coupés de la base.

Il faut donc que la réforme parte de la base elle-même, de la commune et que celle-ci redevienne un modèle de l’expression de la démocratie, de la bonne gestion et du triomphe de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. Le pouvoir rendu au peuple à travers ses élus locaux : notre vœu citoyen pour 2014 !

À tous, nos souhaits d’excellente année 2014.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 13:38

DSC09540.jpg Daniel DAVESNE, Président de CACO, porte drapeau : tout un  symbole

 

   

Après plusieurs années d’adhésion à CACO, dont près de trois à la présidence, je vais présenter ma démission à la prochaine Assemblée Générale pour une question de déontologie. En effet j’ai décidé d’intégrer la liste conduite par Jean-Pierre Chapalain pour les prochaines élections municipales « Agir pour le changement ».

Ces années de travail avec une équipe compétente et motivée vous ont permis d’obtenir, par notre blog et le bulletin « La Vie de Château », des compléments d’information et des révélations sur de nombreux dossiers. Nos analyses pertinentes et décryptages éclairent votre réflexion sur les actions menées dans le cadre de notre commune et de l’intercommunalité.

Je tiens à rendre particulièrement hommage à Jean-Claude Rossignol, l’un des membres fondateurs de CACO et ancien président, pour son engagement sans faille. Son intégrité et sa rigueur sont en tous points remarquables et exemplaires.

Il est temps pour moi de passer à l’action au sein de l’équipe constituée par Jean-Pierre Chapalain, dont les seules motivations sont l’intérêt public et le développement harmonieux de notre commune. Je vous invite à consulter son blog : il vous suffit de taper sur Google « Chapalain Chateau d’Olonne 2014 ».

 

Daniel DAVESNE

Prrésident de CACO, votre blog

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 09:21

Jacques Attali

 

Un journaliste a eu la bonne idée de saisir des extraits d’une interview de Jacques ATTALI. Des phrases qui ont le mérite de faire réfléchir ce qui n'oblige pas à êtte d'accord sur tout.

 

LA FRANCE EST UN PAYS QUI NE SE RÉFORME JAMAIS QUI AVANCE PAR REVOLUTION : ça fait trente ans qu’on ne se réforme pas !

 

ON EST GOUVERNES PAR LES PERSONNES AGÉES MAIS LES PLUS JEUNES SONT VICTIMES.

 

« Les Français ne s’aiment pas. Il y a une perte de confiance, c’est le rôle des politiques ».

             

« Je pense que la réforme des retraites va être faite correctement. Mais ce sera l’arbre qui cache la forêt, la réforme fiscale, celle de l’école, etc. Tout le reste ne sera pas fait. Mais à un moment, les marchés vont nous dire "attention" ».

 « Hollande a été élu sur un programme minimum, il l’applique. On ne peut pas lui reprocher. Il fallait beaucoup plus ».

 

Sur le rapport Attali rendu à Nicolas Sarkozy

 

« S’il l’avait appliqué, nous aurions 20 points de PIB de dette de moins. Il a manqué de courage ».

 

« La France a des atouts immenses. Nous avons le plus grand littoral du monde, un climat unique, une démographie exceptionnelle, un système universitaire reconnu, des petites entreprises formidables. Mais il faut avoir un projet ».

 

 « On fait toujours les réformes au dernier moment, et trop petites. Par exemple, la réforme de l’enseignement professionnel. Il y a 32 milliards d’euros qui devraient aller aux chômeurs. L’argent sert à former des gens qui n’ont pas besoin de l’être, ou pour financer les syndicats et le Medef, c’est comme ça qu’ils sont financés. Alors que les chômeurs ne sont pas formés ! Mais personne ne s’intéresse à eux, car ils ne sont pas dans les syndicats ni les entreprises… »

 

: « Il y a un mois et demi fondamental avant de rendre le budget 2014 pour décider de grandes économies, de grandes réformes. On peut proposer la suppression des départements, la diminution du nombre de députés, la centralisation des dépenses sociales sur ceux qui en ont vraiment besoin, la modification de la politique du logement pour construire de grands immeubles, économies budgétaires massives. Mais comme on n’aura pas fait les progrès européens, les économies, on aura une augmentation des impôts ».

 

 « Il y a une fenêtre de tir extrêmement courte maintenant. La France est un pays qui ne se réforme jamais, qui avance par révolutions. Nous avons été réformés trois fois : 1945, 1958, 1968. Je pense qu’on aura une révolution dans ce pays, je souhaite qu’elle soit démocratique ».

 

 « En France, l’État est un problème. Il ne sait pas faire d’économies et ne sait qu’augmenter les impôts. Nous avons une paralysie de l’État, de plus en plus faible et de plus en plus envahissant. Depuis 1984, 1985, ça fait 30 ans qu’on ne fait pas de réformes. Malgré l’agitation verbale de Nicolas Sarkozy, il a fait très peu de réformes. La seule réforme qu’on fait, ce sont les retraites, car il y a de plus en plus de retraités. On est gouvernés par les personnes âgées, mais les plus jeunes sont victimes.On protège leurs retraites, le chômage continue d’augmenter ».

 

Sur la crise

 

     « Nous avons tous les moyens de sortir de cette crise, mais pas en disant que c’est terminé. Les enjeux sont gigantesques. Quand la dette publique atteint 130% du PIB en Italie, 100% l’année prochaine en France, le problème est loin d’être réglé ».

 

 « La crise n’est pas terminée, la croissance mondiale se ralentit, et nos dettes continuent d’augmenter de façon vertigineuse, nous allons atteindre 100% du PIB. A un moment, on va se rendre compte que la dette n’est pas remboursable, et il faudra soit un moratoire, soit un vrai fédéralisme dans la zone euro ».

 

 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 11:15

 

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La commission parlementaire a-t-elle failli dans sa mission ?

 

CAHUZAC on en reparle…mais ce n’est pas de Madame CAHUZAC que nous parlerons mais d’une affaire plus grave…un compte illégal en Suisse en plus ou en moins cela ne nous fait pas bondir surtout pour un petit million d’euro ! voir : MENTIR EN POLITIQUE EST UNE CHOSE COMMUNE MAIS ETRE MALHONNETE C'EST INADMISSIBLE  

La commission d’enquête de l’Assemblée Nationale a-t-elle failli à sa mission ? A-t-elle été partiale ? Est-ce la raison pour laquelle les parlementaires de droite ont refusé de signer le rapport final ? Voir le texte intégral http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-enq/r1408.pdf 

 

Rappelons le devoir de "signalement" des fonctionnaires et de tous autres citoyens constituant une « autorité constituée » (article 40 du code de procédure pénale)

« Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l'article 40-1.

Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatif »

Or il se trouve que Monsieur Rémy GARNIER, inspecteur des impôts du LOT ET GARONNE, a signalé dès 2008 le cas des époux CAHUZAC qui "auraient"(présomption d'innocence obligeait) des comptes en Suisse.

Le résultat a été la suspension du dit inspecteur !

Or ,celui-ci a été choqué par les inexactitudes du rapport parlementaire « ce rapport contient de multiples allusions et affirmations diffamatoires à mon encontre ».

Il a fait part aux 40 députés membres de la commission de son indignation.

Le Président de la commission Alain CLAEYS pour minimiser l’affaire a voulu enfoncer Rémy GARNIER en incluant dans une « note de renvoi » le rappel des condamnations de l’Inspecteur des impôts pour le disqualifier.

Sauf que…Monsieur Alain CLAEYS omet de dire que l’inspecteur des impôts a saisi les tribunaux (Tribunal Administratif et Cour d’Appel de Bordeaux) qui ont annulé toutes les  sanctions qui lui furent infligées !

Et Monsieur Rémy GARNIER s’estime donc diffamé et menace d’engager une procédure en diffamation contre les membres de la commission parlementaire !

Comme l’écrit un journaliste : "il n’est pas certain que l’image de la représentation nationale déjà passablement écornée en sorte grandie"

   

Autant, nous estimions que le mensonge de Monsieur CAHUZAC n’était qu’un mensonge politique, une coutume des mauvaises mœurs politiques certes  condamnable, autant, nous devons nous élever contre l’attitude des membres de cette commission parlementaire et de son Président qui déshonorent la fonction.

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:16

école

 

RYTHMES SCOLAIRES : semaine de 4, 5 jours

 

Très intéressante la réaction des enseignants de la commune de Saint Aubin la Plaine publiée dans Ouest France.

La municipalité refuse la réforme.

Les enseignants se désolidarisent en douceur de cette orientation qui a fait l’objet d’une concertation entre les enseignants, les élus, les parents d’élèves, les associations locales.

Ils se mettent à l’écoute d’expériences de leurs collègues et estiment que la réforme décidée doit juridiquement s’appliquer. Ils poursuivent leur concertation avec les représentants des parents d’élèves car il faut se préparer pour assumer l’échéance.

Nous disons "intéressante position" car elle montre, d’une part, que la semaine de 4,5 jours n’est pas rejetée par tous les enseignants, et que, d’autre part, la précipitation pour l'application du  passage à la semaine de 4,5 jours n’a certainement pas été faite en suivant  la bonne méthode.

Une décision rappelons-le prise par décret et non par une loi…alors que nos parlementaires qui légifèrent sur tout, pour cette chose importante ils ont été mis sur la touche…et comme ces parlementaires sont souvent cumulards  et donc maires ils pouvaient s’indigner de la procédure et la boycotter...comme maire.

Le ministre a « légiféré » unilatéralement par décret ! C’était  donc ouvrir la voie à la contestation.

C’est pas la semaine des 4,5 jours qui est en cause, c’est la méthode utilisée pour son application…de plus pourquoi imposer quand le volontariat est possible avant une éventuelle généralisation et une fois les moyens financiers dégagés ? Si la réforme était jugée sur expériences et étendue par volontariat y aurai-il eu cette nouvelle fronde ?

Notre collègue blog (www.cergyrama.com  et http://labellepironniere.eklablog.com/ ) vient de mettre en ligne le texte suivant qui apporte un éclairage complémentaire et assez convergent avec  notre analyse : 

 

« Billet d’humeur  à propos des rythmes scolaires écrit par Michel Decobert « 

 « Depuis plusieurs semaines, les rythmes scolaires hâtivement promulgués par Vincent PEILLON, ministre de l’éducation nationale, soulèvent querelles et protestations du corps enseignant, des familles et de nombreuses  municipalités.

En qualité de Chef d’établissement honoraire  et après quarante deux années fréquemment constructives au service de l’Éducation nationale, cette réforme inductrice de bien des polémiques appelle de ma part les remarques suivantes :

-          des semaines alourdies par un excès de temps collectif

-          un nombre trop important d’adultes référents pour des enfants de 6 à 10 ans

-          un risque de confusion entre le temps scolaire et le temps périscolaire

-          une désorganisation des rythmes familiaux et professionnels

-          des budgets communaux lourdement obérés avec parfois une participation financière obligée des familles

-          une inclusion non souhaitable  des enfants scolarisés en maternelle

  

Puissent les gouvernants prendre conscience du malaise national croissant lié à cette réforme et témoigner de sagesse en amendant ce qui doit l’être »  

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 10:58
Violentes-manifestations-en-Bretagne-contre-l-ecotaxe artic
 
Nous nous interrogeons tous les jours sur le bienfondé de nos chroniques. Comme nous nageons souvent à contrecourant il est important de rester vigilants dans le cadre de notre Association Citoyenne gestionnaire de ce blog afin de ne pas se trouver en porte à faux. 
Par le plus grand des hasards nous pouvons confronter ce jour nos écrits avec les 4 "courriers des lecteurs" d’Ouest France du 18 novembre 2013.
 
Premier sujet : la révolte bretonne : nous sommes en phase
« Une révolte incompréhensible » est-il écrit dans un courrier très documenté d’un alsacien aux bretons « la région Alsace proche de la Suisse et de l’Allemagne réclame une écotaxe poids lourds identique à ce qui existe en Allemagne » …Concernant les dégâts occasionnés lors des manifestations: « qui va payer ces dégâts ? »
Nous n’avons pas écrit autre chose…sauf que, pour nous, l’écotaxe, héritage législatif du gouvernement Sarkozy/Fillon admis par la quasi-unanimité des élus n’est qu’un alibi, un exutoire du ras le bol fiscal et autres aigreurs de citoyens contre leurs dirigeants et une conséquence logique du Grenelle de l’environnement : deux choses qui n’ont pas eu cours dans les pays cités comme exemples. BRETAGNE, LA RÉVOLTE : le mode d’expression du désespoir mais pas le meilleur mode d’expression en démocratie !
 
Deuxième sujet : "Au-dessus de nos moyens" :

 « où donc s’arrêteront les conséquences des largesses des années 1980 : …35 heures, augmentations du SMIC, retraire à 60 ans, 5ième semaine de congés… » a écrit un autre lecteur

En conclusion ces années de démagogie ont enrichi les parents et ruiné les enfants »    
Nous n’écrivons pas autre chose. Nos élus nous ont offert des Rolls (plus exactement des avantages sociaux) sans avoir les moyens de les payer, sans faire les efforts de réformes qui auraient permis de dégager les moyens financiers de les payer. Quand nous disons "les élus" il faut englober non seulement députés et sénateurs mais les élus régionaux et locaux. Quand on parle un beau matin de la situation à Marseille et qu’il est annoncé une enveloppe d’aide de l’État de 3 milliards d’euro…d’où tirer ces 3 milliards ? Est-ce une promesse réaliste et franche? Les français peuvent s’interroger sur cette gestion miracle alors que le budget de l’État va afficher un déficit d’au moins 4 % du produit intérieur brut PIB soit un déficit de 27 % par rapport aux recettes prévues au budget 3 milliards sont promis mais sortis 'où ?
Quel ménage peut se permettre de dépenser 30% de plus qu’il ne gagne ?
 
Troisième sujet : redécoupage des cantons . Sur ce sujet nous sommes aussi en phase avec ce lecteur qui écrit : 
« En conclusion, il s’agit d’un changement nécessaire, mais technocratique et relativement illisible »
« Ces changements se font sans impliquer le citoyen…pourquoi avoir peur de la démocratie participative »… « Cette réforme ne va pas dans le sens d’une simplification administrative. Le millefeuille administratif avec les conséquences en terme de coûts pour le contribuable se trouve plutôt consolidé ».
Nous ne disons pas autre chose. Merci Monsieur Jean-Michel BOUILLIER de Caulnes (22) auteur de ce courrier. LE MILLE FEUILLE : une maladie endémique française incurable ?...un petit exemple LE CANTON
Quatrième sujet : Le coût des prélèvements fiscaux
Ce monsieur raconte dans son courrier qu’il a voulu retirer 14.000 € de son assurance vie pour financer une amélioration de son chauffage et isolation de sa maison.
Sa surprise fut de voir que sur son retrait était effectué un prélèvement fiscal de 688,53€…alors que sa retraite est de 1.036,56 € par mois.
Ce monsieur sage a économisé sa vie durant par précaution : « en cas d’hospitalisation à 2.000 € par mois ce n’est pas ma retraite de 1036.58€ qui suffira à mes besoins. »
Quand nous disions haut et fort ne touchez pas à nos assurances vie ce n’était pas une critique politique mais un appel au bon sens.
 
Conclusion des conclusions : nous devons dans ce blog continuer à exprimer avec sérieux et prudence, sans parti pris, une opinion citoyenne et ce, en toute liberté. Nous devons continuer à  admettre que nos points de vue puissent ne pas  être toujours partagés. Mais il faut les faire entendre. Par les exemples ci-dessus il est réconfortant de cpnstataer que nous partageons opinions et préoccupations graves du moment avec d'autres français.
Nous ne pouvons donc, chers lecteurs, que vous inciter à apporter vos points de vue tant sur nos écrits que sur d'autres sujets que vous avez à coeur de faire partager.
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 19:38

 

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Nous avions suivi la position de tous ceux qui mettaient en premier l’intérêt de l’enfant et qui prônaient le retour à la « semaine de 5 jours » (4 jours et demi). Nombreux sont ceux qui aujourd’hui ont vite oublié que la majorité des parents et enseignants, pédagogues, pédopsychiatres et pédiatres…estimaient que le système de la semaine de 4 jours n’était pas bon pour l’enfant surtout dans le primaire et mles maternelles.

En juillet 2011, la conférence nationale sur les rythmes scolaires réunie à la demande du ministre de l'éducation Luc CHATEL, préconise dans son rapport d'orientation  un "étalement de la semaine sur au moins neuf demi-journées, dont, à l'école élémentaire, une demi-journée supplémentaire de trois heures d'enseignement (le mercredi ou le samedi)".

Luc CHATEL en reste au stade du constat.

Vincent PEILLON, nouveau ministre de l'Education, a pris le relai et, après une phase de dialogue avec les syndicats, la modification des rythmes hebdomadaires dans les écoles maternelles et élémentaires est actée par un décret publié le 26 janvier 2013.

LA POSITION DU GOUVERNEMENT

Une semaine de 4,5 jours pour un meilleur temps scolaire

La jeunesse et l’éducation sont les priorités du quinquennat. La refondation de l’école de la République a déjà porté plusieurs réformes ambitieuses dont celle des rythmes scolaires. Rappel des principaux enjeux qui permettent de mieux répartir les heures de classe sur la semaine et d’offrir à tous les enfants un nouveau temps périscolaire de qualité.

Avec la mise en place de la semaine de 4 jours en 2008, les écoliers français avaient le nombre de jours d'école le plus faible des 34 pays de l'OCDE : 144 jours sur 365, contre 187 jours en moyenne.

La semaine de 4 jours et demi, qui était la règle avant 2008, permet de mieux répartir les heures de classe sur la semaine, d'alléger la journée de classe de 45 minutes en moyenne et d'enseigner les savoirs fondamentaux aux heures où les élèves sont le plus concentrés.

Avec la réforme, le nombre de jours d'école passera à 180 par an. Principal bénéfice : l’aménagement de 36 matinées de plus pour apprendre. Aucune heure de temps scolaire n'est enlevée ou ajoutée : les élèves ont toujours 24 heures par semaine en cours, mais avec un meilleur temps pour apprendre.

À noter : la semaine de 4 jours était le plus préjudiciable aux enfants des communes et des territoires les plus pauvres car ils étaient livrés à eux-mêmes en dehors de l'école. L’un des enjeux de la réforme est de révéler les inégalités existantes pour permettre de les corriger.

Le cœur de la réforme

1 matinée de + pour apprendre les fondamentaux

COMMENT EXPLIQUER LE REVIREMENT DE L'OPINION ET DES INTERESSES (pas les enfants mais parents et enseignants)SUR L’APPLICATION D’UN TEXTE DONT LA NECESSITE ÉTAIT RECONNUE ET ACCEPTÉE ?

Certes certaines habitudes tant au niveau des parents qu’à celui des enseignants et des collectivités allaient être un peu bouleversées et le changement en France on n’aime pas trop sauf chez les autres !

L’application du décret se faisait sur deux ans : des communes ont choisi une application immédiate, d’autres ont adopté une application pour la rentrée 2014.

Nous ne pouvons imaginer que la donne ait changé :

Les enfants n’ont pas changé ! leurs besoins en sommeil, en activités…n’ont pu radicalement changer…parce qu’il y a eu un décret !

Les enseignants idem,

Les structures existent tant au niveau des établissements qu’à celui des sites pour l’accueil pour les activités périscolaires (avec des nuances au niveau des communes rurales),

En France, le temps de présence des enfants à l’école est toujours aussi anormalement bas (voir ci-dessus)

  

ALORS POURQUOI UN REJET MAINTENANT ?

D’abord indiquons que le rejet n’est pas général même si un sondage conclut à un rejet à 69%,

Le coût : il était prévisible et là il y a certainement une erreur d’appréciation du ministre qui a oublié que les collectivités territoriales se voient chargées et surchargées financièrement par des transferts de compétences de l’État sans compensations financières. En rajouter n’était pas bon pour des élus.

La santé des enfants : dire qu’au bout d’un trimestre les enfants sont fatigués par ce nouveau rythme n’est pas un argument qui résiste à l’analyse…le rythme nouveau est sans aucun doute favorable à la santé de l’enfant…sinon pourquoi serait-il général dans de très nombreux pays voisins ?

L’organisation des activités périscolaires : elle n’est pas aisée dans tous les cas ni pour les collectivités ni pour les parents. On voit des communes qui ont bien géré le problème.

Le problème fondamental de l’année scolaire réduite à 144 jours qui oblige à un « forcing de l’apprentissage » n’est pas résolu…reste à l’étude…il va cependant de pair avec cette réforme du rythme scolaire dans écoles maternelles et élémentaires. Avoir séparé les deux n’est peut-être pas le meilleur moyen d’adapter le rythme des apprentissages.

Nous nous rangeons à l’avis d’un maire du SUD VENDEE qui demandait que, pour cette réforme, les critiques et imperfections n’aillent pas jusqu’à compromettre l’objet de la réforme qui est  la semaine de 4 jours et demi : « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Redressons les erreurs et imperfections mais n’abandonnons pas la semaine de 4 jours et demi puisqu'il en allait de la santé des enfants. Comment se fait-il que tout à coup tout ce qui a été dit et écrit de positif sus la semaine de 5 jours (4 jours et demi) passe à la trappe ? Les français sont-ils déboussolés par une politique qu’ils ne comprennent plus mais pour laquelle ils ont voté majoritairement il y a moins d’un an et demi ? Mais les enfants n’ont rien à voir avec cette politique. N’en faisons pas des otages de la Politique !

L’application de la semaine de 5 jours (quatre jours et demi) dans les classes maternelles et élémentaires doit être  améliorable mais elle n’est pas condamnable en bloc après une expérience d’à peine 3 mois sur un nombre limité d’écoles. Seulement 4.000 communes ont opté pour la mise en œuvre à la rentrée 2013 et cela ne représente que 22 % des élèves concernés.

Que le ministre écoute les doléances et prépare la rentrée 2014 en apportant des améliorations au dispositif, que l’État assume les coûts de cette réformette au moins pendant 2 nouvelles années scolaires, que les parents concernés puissent  s'organiser en conséquence et que les communes accompagnent la réformette en participant à l’organisation des activités périscolaires.

SACHONS RAISON GARDER !

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 19:33

canton des olonnes

 Le canton des Sables d'Olonne: image qui va disparaître

 

 

 

LE MILLE FEUILLE : une maladie endémique française incurable ?...un petit exemple LE CANTON

Cette réformette découle d’une décision gouvernementale d’avril 2013 qui prévoyait trois projets de loi pour une réforme territoriale.  C’était le projet de loi dit « de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles » qui poursuit sa mise en œuvre (réforme LEBRANCHU)

 

Au niveau du canton après l’adoption des premières mesures législatives, nous attendions la nouvelle carte des cantons de VENDEE. Nous venons d’être servis.

RAPPELS

QU’EST-CE QUE LE CANTON?

C’est une demie feuille du mille-feuille français…en fait c’est une circonscription électorale sans structure qui élit un conseiller général qui va donc représenter ses électeurs au Conseil Général.

À QUOI SERT LE CANTON? Compétences

Il faut être clair : le canton ne sert quasiment à rien.

Le canton des Sables d’Olonne qui couvrait les communes des Sables d’Olonne, Château d’Olonne, Olonne sur Mer (regroupées dans la communauté de communes des Olonnes CCO)  et celles de Vairé , Sainte Foy, et l’Ile d’Olonne (regroupées dans la communauté de communes de l’Auzance et de la Vertonne) ) a reçu des missions en matière de tourisme, de réalisation et de suivi du Schéma de Cohésion Territoriale SCOT.

POURQUOI UNE REFORMETTE ? SON OBJET

Comme ce fut le cas avec les gouvernements précédents les réformes territoriales se heurtent aux résistances au changement et particulièrement de la part des élus eux-mêmes. Elles échouent dans leur objectif ambitieux qui est de moderniser en les simplifiant les structures territoriales françaises.

Pour la partie « canton » cette réformette que nous vivons a des aspects politiques électoraux comme dans tout nouveau découpage électoral.

Il y a aussi la décision de détricoter la précédente réformette territoriale de SARKOZY qui avait créé le « conseiller territorial » fusion du conseiller régional et du conseiller général.

Il y a aussi des raisons réelles d’équité. Le canton était une circonscription inégalitaire jugée trop favorable aux zones rurales ; ainsi la VENDEE avait des cantons de 7.000 habitants alors que, par exemple, le canton des Sables d’Olonne faisait 48.000 habitants. L’idée a été de faire des cantons ayant en moyenne 40.000 habitants. Cela doit aboutir à diminuer par deux le nombre de cantons. Ainsi, en VENDEE, le nombre de cantons était de 31, il passera à 17.

Autre réformette : introduction de la parité. Donc, chaque nouveau canton aura deux élus…ainsi la VENDEE aura 34 « conseillers départementaux »…La réformette change le nom de cet élu qui passe de conseiller général à "conseiller départemental "(important comme réforme et l’élection se fera au scrutin binominal paritaire…il fallait l’inventer !).

 

ET LE CANTON DES SABBLES D’OLONNE ?

Il perd la Communauté de Communes de l’Auzance et de la Vertonne (Vairé, Ile d’Olonne et Sainte Foy).

Il perd donc son fameux SCOT élaboré pour 6 communes… c’était la seule compétence développée sérieusement…il lui restera à bricoler sur le tourisme en « concurrence complémentaire » de tous les organismes existants sur le secteur.

Mais alors ????

Réduit aux 3 communes Château d’Olonne, Olonne sur mer et Les Sables d’Olonne on a une équation facile à résoudre :

CANTON DES SABLES D’OLONNE = COMMUNAUTE DE COMMUNES DES OLONNES CCO….et alors…

Que devient le projet d’agglomération utilisé comme moyen dilatoire par des élus pour éviter de prendre toute décision sur la fusion des communes et faire capoter tout projet sur ce thème ?

Prenons l’aspect positif. Cette réformette va permettre le transfert de toutes (mais si peu nombreuses ) les  activités du canton sur la communauté de communes…ce qui ne fait que concrétiser la réalité car tout dossier du canton était traité non par celui-ci qui n’avait pas de personnel mais par les services de la CCO. Au moins une clarification possible.

Alors au niveau du citoyen, le canton sera oublié jusqu’aux élections de 2015.

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