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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 21:46
LE MILLEFEUILLES EN CAUSE AINSI QUE LES 35 000 COMMUNES ET LE STATUT DE L'ÉLU

LE MILLEFEUILLES EN CAUSE AINSI QUE LES 35 000 COMMUNES ET LE STATUT DE L'ÉLU

MAIRE, EN FRANCE, UNE NOBLE FONCTION AUJOURD'HUI IMPOSSIBLE À EXERCER

suite de

http://www.olonnes.com/2019/08/les-maires-un-sondage-porte-ces-elus-au-pinacle-de-l-amour-des-francais.une-erreur-de-casting.html

 

 

LES MAIRES : UN CONCENTRÉ DE TOUS LES POUVOIRS

Rappelons que c'est le collège des conseillers municipaux de la commune élus au suffrage universel qui constitue l'assemblée des élus nommée  "conseil municipal". Ils sont élus par leurs concitoyens de leur commune.

Puis, juste après les élections municipales, c'est par un vote à bulletin secret que les conseillers municipaux élus choisissent celui d'entre eux qui sera leur maire.

Le maire est donc un conseiller municipal élu par deux votes successifs dont celui de ses collègues.

 

Le maire est à la fois le chef de l'exécutif qui applique les décisions (délibérations) du conseil municipal mais il est aussi le "Président" du conseil municipal qui vote toutes les décisions qu'il fera exécuter...il est donc doté du pouvoir "législatif" local et du pouvoir exécutif et en prime il est Officier de Police judiciaire.

Il est le responsable de l'ordre public : maintien de l’ordre, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publics sur le territoire de la commune.

Il est le représentant de l'État.

Le Maire concentre donc au niveau communal beaucoup de pouvoirs ! donc de responsabilités (potentiellement !) mais comment peut-il les exercer  ?

 

PEUT-ON RÉHABILITER LA FONCTION DES MAIRES : MAIRE, FONCTIONS ET MISSIONS TROP SOUVENT IMPOSSIBLE À EXERCER

La fonction de maire reste une fonction valorisante à caractère bénévole (ouvrant cependant droit à indemnités prises en charge par le budget de la commune).

Trois certitudes :

- cette fonction de maire est devenue techniquement d'une extrême complexité qui fait que les maires de petites communes ne peuvent assumer correctement leurs obligations faute de compétences, faute de personnel, faute de moyens...

- l'ampleur des compétences demandées et donc de l’investissement personnel de l'élu est telle que ceux qui seraient à même d'occuper le poste s'ils ont, dans la vie civile, des responsabilités importantes ne peuvent consacrer le temps nécessaire pour bien gérer leur commune...donc ils sont en grand nombre auto-éliminés de la possibilité d'accéder à la fonction de maire. Pour nous, cette situation est une atteinte à la démocratie locale et à l'égalité des citoyens à accéder aux fonctions électives.

- 34 968 maires : c'est une folie ! c'est une folie française qui coûte cher...comme l'indique le sondage (voir précédent article :

http://www.olonnes.com/2019/08/les-maires-un-sondage-porte-ces-elus-au-pinacle-de-l-amour-des-francais.une-erreur-de-casting.html)

les français jugent leurs élus incompétents ! et confier la gestion des 34 968  communes à des incompétents...cela finit par coûter très cher au Pays et donc dégoute les citoyens qui voit bien le gaspillage, les faiblesses du système...ce n'est pas l'élu qui est responsable du fiasco que nous constatons mais c'est le système qui est devenu ingérable.

Les réformettes territoriales successives n'ont pas fait évoluer la situation : la FRANCE demeure un millefeuilles ingérable ! Le nombre de strates des collectivités territoriales doit diminuer, le nombre de communes doit être considérablement réduit sans diminuer la qualité des services de proximité (les moyens de communication nouveaux doivent rendre cela possible dans des délais brefs).

 

UNE VRAIE RÉFORME QUI DÉBLOQUERAIT LA SITUATION : DES ÉLUS RESPONSABLES, RÉMUNÉRÉS POUR UNE FONCTION À DURÉE LIMITÉE

Avec les dernières réformettes, la France s'est dotée d'un système complétement dévoyé : l'exercice des compétences confiées au maire se réduit comme peau de chagrin suite aux transferts des principales  compétences de la commune aux "intercommunalités "...le maire petit à petit voit son pouvoir diminuer alors le maire est-il encore responsable de tout pour ses concitoyens ? Certainement plus maintenant.

Le retour à la confiance élus/électeurs passe par l'égalité des citoyens face au droit pour tout citoyen de faire une parenthèse dans sa vie professionnelle pour se consacrer au service de la vie publique pendant une durée qui pourrait être fonction de la taille de la commune et des fonctions exercées. En effet, aujourd'hui un citoyen normalement constitué ne peut à la fois se consacrer sérieusement à la gestion de sa commune, de son intercommunalité, du département...et continuer à gérer sa vie personnelle, son métier, entreprise, cabinet, commerce, ferme...

Ceux qui, depuis 2 ou 3 décennies, comme nous, suivent l'exercice du pouvoir exercé par les maires sont atterrés par la pauvreté des débats, par l'incompétence, par les difficultés croissantes de l'exercice de leurs pouvoirs par les maires.  

Le statut souhaitable doit rendre l'élu indépendant par rapport aux pressions qu'il subira systématiquement. Un maire doit être un "patron " de sa commune à laquelle il consacre l'essentiel de son temps. C'est impossible actuellement avec les 35 000 communes dont plus de la moitié a moins de 500 habitants.

 

À SUIVRE : POURQUOI UNE VRAIE RÉFORME EST NÉCESSAIRE MAIS QUASI IMPOSSIBLE À RÉALISER FACE À DES BLOCAGES STRUCTURELS ET CONSTITUTIONNELS ?

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 14:03
UNE MAIRIE DONT LA CONSTRUCTION (4,5 millions d'euros) N'EST PAS JUSTIFIÉE

UNE MAIRIE DONT LA CONSTRUCTION (4,5 millions d'euros) N'EST PAS JUSTIFIÉE

UN SONDAGE TROMPEUR : 83 % DES FRANÇAIS ONT UNE "BONNE OPINION" DE LEURS MAIRES

Ce sondage et les réactions qu'il a engendrées nous donnent l'occasion de nous préparer à l'échéance de mars 2020 : les prochaines élections municipales.

 

QUE PEUT VALOIR CE SONDAGE ?  CERTAINEMENT PAS GRAND CHOSE

Sur le site de l'IFOP ce sondage porte ce commentaire :

"Parmi les critiques formulées à l’encontre des élus en général figurent aux premiers rangs la longueur des carrières politiques (70%), la rémunération excessive (66%) ainsi que la concentration des pouvoirs dans leurs mains (55%). Autre illustration de la défiance à laquelle sont confrontés les élus, seuls 30% des Français les jugent compétents, 26% proches des préoccupations des citoyens et 20% honnêtes."

La communication faite sur ce sondage (sondage IFOP, pour le journal du dimanche) nous surprend donc fortement.

En effet, nous notons que, dans le même sondage, les français ne sont que 38 % à avoir une bonne opinion des élus en général...donc 62 % des "sondés" ont une opinion défavorable des élus ou n'ont pas ou plus d'opinions sur leurs élus !

Alors comment peuvent-ils être 83 % à dire qu'ils ont une opinion favorable de leurs maires !...qui sont pourtant bien des élus ! (voir ci-dessous)

À moins que les français "sondés" pensent que leurs maires ne sont pas des élus ?...c'est grave à quelques mois des élections municipales (mars 2020).

 

INCOMPÉTENTS, CARRIÉRISTES, PIRE MALHONNÊTES ?

Pire : les français dans les autres questions de ce sondage sont donc très sévères avec leurs élus puisque :

- ils estiment à 70% que les "carrières" des élus sont trop longues,

- qu'ils ne sont que 30% à estimer leurs élus compétents,

- et que seulement 26 % des élus sont honnêtes,

- que les élus sont trop payés.

Ces pourcentages s'appliquent donc à tous les  élus, les maires y compris...comment peut-on alors avoir une bonne opinion de quelqu'un qu'on estime incompétent, pas honnête, carriériste et ayant trop de pouvoirs ?

Ce sondage et sa présentation sont comme l’aurait dit le général de Gaulle : "une foutaise".

De plus, quand on parle "des maires", peut-on porter un jugement aussi bien sur un maire d'une commune de moins de 100 habitants et que sur ceux des grandes villes et des villes moyennes.

Il faut savoir que dans notre cher pays 53% de ses communes ont moins de 500 habitants et que ces communes ne représentent que 6,4% de la population.

Ce sondage est donc trompeur !

 

À SUIVRE : LES MAIRES D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN...

 

 

LE MAIRE DE CETTE PETITE COMMUNE TRAITÉ ET JUGÉ COMME LE MAIRE DE PARIS ?

LE MAIRE DE CETTE PETITE COMMUNE TRAITÉ ET JUGÉ COMME LE MAIRE DE PARIS ?

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 17:09
LA CONSEILLÈRE MUNICIPALE ANNICK BILLON (en bleu au premier rang) A QUITTÉ LE BANC DU MAIRE ET DES ADJOINTS

LA CONSEILLÈRE MUNICIPALE ANNICK BILLON (en bleu au premier rang) A QUITTÉ LE BANC DU MAIRE ET DES ADJOINTS

L'URBANISME AU PLACARD OU SIMPLEMENT AU FRIGIDAIRE À CHÂTEAU D'OLONNE

UN CONSEIL MUNICIPAL ATONE  SAUF POUR LE "B EXIT " B comme BILLON Annick, adjointe au maire chargée de l'urbanisme.

Heureusement que cette question qui n'était pas à l'ordre du jour a été abordée. Il y eût au moins un sujet qui a pu intéresser élus et public et dont on reparlera.:

La démission d'Annick BILLON de son poste d'adjointe à l'urbanisme confrontée à un choix cornélien a été imposée par la loi de juillet 2013 qui a interdit de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat exécutif local.

UN CHOIX CORNÉLIEN : SÉNATRICE  OU ADJOINTE AU MAIRE ET ADJOINTE À LA COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION

Adjointe à l'urbanisme, Annick BILLON faisait partie de "l'exécutif" de la municipalité castelolonnaise. Elle ne pouvait selon la loi cumuler un poste à l'exécutif avec son poste de sénatrice. Elle a choisi le poste de sénatrice et démissionné de son poste d'adjointe au maire chargée de l'urbanisme.

Le maire, Joël MERCIER, doit remercier le Président HOLLANDE qui a institué cette loi qui lui permet de se "débarrasser" d'une adjointe qui a ouvertement osé affirmer avec courage son choix franc en décembre 2016 pour la fusion des 3 communes. Cette prise de position claire qui correspondait aux engagements électoraux de la majorité municipale a contrasté avec celle du maire et d'autres adjoints qui, malgré leurs promesses électorales et ambiguës, n'ont pas fait campagne pour le OUI à la fusion et ont tenu des propos troublants sur la fusion ou plus exactement contre.

Des adjoints, d'ailleurs, et des conseillers, continuent ce jeu stupide après la consultation populaire de s'afficher contre la fusion en tenant des propos peu favorables à celle-ci. Cela entretient une cacophonie face aux propos du maire qui a pris acte de la votation du 11 décembre 2016 et souligne à chaque occasion son souhait de la réalisation de la fusion au 1er janvier 2019.

LE CHOIX D'ANNICK BILLON

D'un côté, l'ancrage d'Annick BILLON au Pays des Olonnes se fait de plus en plus fort et de l'autre le travail au Sénat est valorisant. Le choix n'était aisé mais obligatoire.

Dans son intervention au conseil municipal Annick BILLON a bien souligné qu'elle restera une conseillère municipale de Château d'Olonne bien présente.

Cependant, elle marque son étonnement face à la vacance du poste d'adjoint à l'urbanisme. Le maire laisse même planer le doute sur le maintien de ce poste.

Le Poste d'adjoint à l'urbanisme est "une institution" à Château d'Olonne où les affaires immobilières, SCOT, PLU, permis de construire...ont été une base des compétences développées au niveau de la commune. Supprimer le poste est certes possible en transférant la délégation à un autre élu, un autre adjoint.

De plus avec les transferts des compétences à la Communuaté d'Agglomération ce poste perdra de son importance.

"INUTILE OU IRREMPLAÇABLE ?"

Mais le non remplacement d'Annick BILLON et l'annonce d'une possible suppression du poste d'adjoint à l'urbanisme explique la question que l'intéressée a posée après son immersion durant une dizaine d'années dans ce domaine et un important travail d'équipe au sein  de la commission d'urbanisme.

Annick BILLON a fait de cette commission une commission vivante, proposante et ouverte. Malheureusement les beaux projets montés (Centre ville, lotissements communaux...) se sont fracassés sur le barrage des obstructions mises par le maire et l'ancien maire Jean-Yves BURNAUD et Joël MERCIER. L'urbanisme à Château d'Olonne chasse gardée et pouvoirs occultes ?

Annick BILLON a donc posé, non sans humour, la terrible question concernant l'exercice passé de ses responsabilités d'adjointe chargée de l'urbanisme ; étais-je "inutile ou irremplaçable ?"

 

À SUIVRE : UN REMPLACEMENT D'UNE ADJOINTE QUI TARDE À VENIR...

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 23:04
Dans ce bel immeuble avec vue sur la CONCORDE !  se  votent nos lois et parfois des lois inapplicales ou inappliquées

Dans ce bel immeuble avec vue sur la CONCORDE ! se votent nos lois et parfois des lois inapplicales ou inappliquées

UNE LOI VOTÉE CONTROVERSÉE QUI RISQUE DE NE JAMAIS ÊTRE APPLIQUÉE PEUT-ÊTRE INAPPLICABLE  SOUS SA FORME INITIALE

 

La loi sur le "non cumul des mandats" vise à interdire à un parlementaire d'exercer simultanément une fonction de chef ou adjoint d'un exécutif local : maire, adjoint au maire, maire d'arrondissement, président ou vice président de conseil régional et départemental, de communauté de communes et d'agglomération à partir de mars 2017...juste avant les élections ! 

D'abord, pour sombrer dans le ridicule ou le cauchemar, osons la question : un député comme Yannick MOREAU, s'il veut terminer son mandat de parlementaire devrait démissionner de son poste d'adjoint au maire d'Olonne sur Mer au plus tard le 31 mars 2017 pour des élections législatives fixées au 11 juin 2017.

 Mais en plus, il ne pourra décemment pas briguer le poste de Président de la Communauté d'Agglomération le 1er janvier 2017 sauf à courir le risque que le 31 mars prochain ou au plus tard après sa potentielle réélection en juin 2017 comme député il doive démissionner, choisir un mandat !

Les citoyens ne peuvent comprendre que cette loi discutée au Parlement en 2013 et votée le 22 janvier 2014 n'est appliquée qu'en mars 2017. Il est vrai qu'elle pose de sérieux problèmes juridiques que le Conseil Constitutionnel  (décisions du 13 février 2014) et le Conseil d'État ont relevés.

Alors, pourquoi une précipitation législative inutile pour un texte peutt-être condamné ?.

Cette situation a même poussé au scandale. En effet, le Président de la République avait annoncé que ses ministres l'appliqueraient et il a été le premier à ne pas le faire pour son ministre LE DRIAN Président de la Région BRETAGNE

Par contre, les députés réélus ou élus en juin 2017 auront 30 jours pour choisir entre leur mandat national de député et leurs mandats locaux au sein d'exécutifs : maire,  président de Communauté de Communes...sauf si les nouveaux élus "détricotent " en vitesse la loi juste après leur élection en juin 2017...ils auront donc 30 jours pour détricoter cette loi sachant que 90% des français sont contre le cumul des mandats.(sans trop connaître les impacts négatifs d'un non cumul total).

Voilà pour la difficile explication de texte !

 

LE PAYS DES OLONNES PREND RÉSOLUMENT UNE POSITION RAISONNABLE NON SUR LE CUMUL DES MANDATS MAIS SUR CELUI DES INDEMNITÉS...ce qui n'est pas négligeable et exemplaire

Le débat a dû débuter au sein du G7 (les 7 maires des communes qui constituent la Communauté d'Agglomération des Sables d'Olonne) où le principe évoqué ci-dessous .a été décidé.

L'accord s'est donc fait sur un principe sain et novateur, à notre connaissance.

L'élu qui acceptera les fonctions de Président de la SPL DESTINATION LES SABLES D'OLONNE ne pourra cumuler ses indemnités au titre de la Communauté d'Agglomération et celle qu'il percevra au titre de la SPL.

Cette décision exemplaire est significative. En effet, quelques élus sont des cumulards d'indemnités. Certains et certaines courent après les mandats et les indemnités qui en découlent de manière éhontée. Cette minorité fait passer le message de l'élu qui se sert et non de l'élu au service de ses concitoyens. Cette pratique du cumul d'indemnités entache la réputation des élus et donnent au public une image déformante, caricaturale de l'élu.

C'est pour cela que cette annonce concernant la SPL au dernier  Conseil communautaire de la CCO et au Conseil Municipal  d'Olonne sur Mer méritait d'être portée à la connaissance de tous les citoyens.

Nous suivons le spécialiste en la matière, le député René DOSIERE,  qui plaide pour un vrai statut de l'élu, pour son indépendance financière et la fin d'un système compliqué, camouflé inégalitaire où le cumul est admis pour certains et où le dévouement à la chose publique pour d'autres reste pour ceux-là  une charge personnelle...

Mais le débat mérite d'être approfondi. La France avec ses 36 000 communes et ses  600 000 élus se doit de faire une révolution territoriale de laquelle pourra découler un statut de l'élu qui met fin au bricolage, aux abus et aux disparités et permettra à l'élu de se consacrer à ses concitoyens et à ses dossiers, de se libérer pour exercer  ses responsabilités et les rendre compatibles avec ses activités professionnelles...

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 22:50
Jean-Yves LE DRIAN cumule : Ministre de la Défense et Président de la Région Bretagne

Jean-Yves LE DRIAN cumule : Ministre de la Défense et Président de la Région Bretagne

LA LOI EST-ELLE LA MÊME POUR TOUS LES FRANÇAIS ?

 

LE VOTE AUX ÉLECTIONS RÉGIONALES QUI A PERMIS Á UN MINISTRE EN EXERCICE DE SE FAIRE ÉLIRE EST UNE TRÈS GROSSE FAUTE.

 

Dans cette "affaire" nous sommes particulièrement choqués par le comportement du chef de l'Exécutif, Président de la République, gardien des lois et de la Constitution.

 

LE CUMUL PRÉSIDENT DE RÉGION ET MINISTRE

Le Président de la République prône une mesure, il en fait voter l'essentiel et il accepte de cautionner le contraire dans le cas d'un proche, membre du gouvernement.

"Moi, président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche."

Jean-Yves LE  DRIAN se fait élire en Bretagne et garde son poste de Ministre de la Défense et cumule les fonctions contrairement aux promesses du Président de la République et à la loi sur l’interdiction des cumuls votée mais applicable seulement en 2017.

 

Cette erreur est grave pour 3 raisons :

- elle décrédibilise le droit de vote : voter pour quelqu'un qui n'assumera pas la charge et la fonction qu'il a sollicitées du peuple est un scandale qui fait perdre au vote encore de sa noblesse démocratique,

- elle décrédibilise la fonction de Président de la République qui accepte sans sourciller que ce qu'il a promis passe aux oubliettes ; le peuple se souviendra,

- elle décrédibilise la fonction nouvelle de Président de Région,

- elle affaiblit la fonction de Ministre dont il dit "je serai ministre de la défense dans la plénitude de mes fonctions."

 

Il est vrai que ce poste clef de Ministre de la Défense, dans les moments que nous vivons, est très important. La décision de laisser cumuler les fonctions de Ministre et Président de Région veut dire en clairement pour l'intéressé : je me fais élire pour ne pas m'occuper du mandat que le peuple me confie. C'EST UNE INJURE AU PEUPLE QUI VOTE ET QUI A ACCEPTÉ CETTE SITUATION !

 

LA LOI, LES PROMESSES ÉLECTORALES N'ONT PAS LA MÊME VALEUR POUR TOUS LES CITOYENS ET ÉLUS.

Rappelons les fondamentaux pris dans la déclaration des droits de l'homme

"Art. 1er. - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art. 6. - La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents."

 

Valérie PÉCRESSE, au lendemain de son élection, renonce à son poste de députée des Yvelines. Elle a promis de se consacrer « à 100 % » à la région.

Xavier BERTRAND a annoncé, suite à son élection, sa démission de ses mandats de maire et de député de l'Aisne,

D'autres élus ont aussi démissionné.

 

C'est à leur honneur et au déshonneur de Jean-Yves LE DRIAN. Les hommes ne sont pas égaux devant la loi, la morale et devant les engagements du Président de la République.

 

 

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 21:43
Hydre de Lerne  plusieurs têtes, des tentacules  envahissantes pour symboliser ces élus qui ont par exemple plus de 20 mandats et  fonctions liées;

Hydre de Lerne plusieurs têtes, des tentacules envahissantes pour symboliser ces élus qui ont par exemple plus de 20 mandats et fonctions liées;

LE CUMUL DES MANDATS TEL QU'IL EST PRATIQUE AUJOURD'HUI N'EST PAS TOLERABLE : maire, président d'une communauté de Communes, d'une Communauté d'agglomération, de un ou plusieurs syndicats mixtes, député ou sénateur...

Le résultat est clair :

- au niveau local un pouvoir concentré sur une tête étouffe une circonsrciption d'où des dossiers mal gérés, des blocages...et de temps à autres un petit ou un gros scandale,

- quand on voit la complexité des problèmes et des dossiers auxquels les maires des villes moyennes sont confrontés on est en droit de se demander si ces maires peuvent raisonnablement gérer leur ville et exercer un autre mandat ou d'autres fonctions,

- à ajouter à la sauce : des responsabilités au sein d'un parti politique,

-au niveau national : la France est aussi malade de l'avalanche de lois mal faites parfois inapplicables ; le travail législatif au Parlement pâtit gravement de cela  voir ce que peut dire un député en colère...

 

http://www.olonnes.com/2015/04/un-depute-en-colere-et-les-citoyens-ont-ils-aussi-le-droit-d-etre-en-colere-elisent-ils-des-deputes-et-senateurs-pour-un-noble-trava

 

La situation devient tellement ridicule qu'il y a un palmarès des cumulards au sens large (mandats d'élus et fonctions dans d'autres institutions liées au mandat électif  : champion Monsieur Michel DELBARRE maire de DUNKERQUE qui, au moment de l'établissement du Palmarés, a atteint le record de 26 mandats et fonctions.

Ajoutons aussi que le cumul de mandats et fonctions entraîne le cumul d'indemnités. Ceci devient insupportable au regard de l'opinion de plus en plus sensibilisée à cet aspect du cumul.

 

PASSER D'UN EXTREME A L'AUTRE N'EST GUERE MIEUX

 

A partir de 2017 :  Le cumul maire député ou sénateur sera interdit ( loi organique du 14 février 2014 applicable après le 31 mars 2017 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur et loi du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant au Parlement européen).

Prenons en considération la réflexion de Nicolas SARKOSY qui rejoint un certain nombre d'opposants au non-cumul défini par la loi .

 "Le cumul de deux mandats est l'assurance d'avoir des élus qui ont les pieds sur terre".

"On ne peut pas, d'un côté, exiger, à juste titre, que les élus aient le sens des réalités, et, de l'autre, les priver d'un lien avec les problématiques quotidiennes des Français.

Quand on est maire, on doit traiter des questions de sécurité, de chômage, de logement, d'école.

On est face au réel tous les jours. Cela aide considérablement pour légiférer au niveau national", explique-t-il. Cela "ne ferait qu'aggraver le fossé qui existe entre les Français et leurs élus", dénonce-t-il, en faisant également remarquer que

"le non-cumul des mandats, c'est aussi l'augmentation du nombre d'élus. Or, ce que veulent les Français, c'est sa diminution".

 

UN COMBLE, EN FIN DE COMPTE : MÊME LA LOI SUR LE NON CUMUL NE SEMBLE PAS ADAPTEE

 

Il aurait été intéressant qu'au cours de l'interminable cheminement de la "réforme territoriale avortée" un volet soit réservé à ceux qui justement devront exercer les mandats !

Une occasion manquée...pour combien de temps ?...la loi de 2014 ne sera applicable qu'en 2017 et s'il y a changement de majorité en 2017...

 

 

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 17:24
GERMAIN Jean, sénateur, ancien maire de TOURS une victime du système

 

LE SUICIDE D’UN PARLEMENTAIRE DOIT NOUS INTERROGER : MONSIEUR JEAN GERMAIN A ETE  UNE VICTIME CONSENTANTE DU SYSTEME

 

UNE CARRIERE D’UNIVERSITAIRE ET D’HOMME PUBLIC

 

C’est un drame évitable où les non-dits vont être très pesants.

Le sénateur Jean GERMAIN a été Président de l’Université de TOURS. C'est un juriste. Il était donc bien conscient de ses manquements.

Élu maire de Tours en 1995, il effectuera 4 mandats jusqu’en 2014.

Il a été Président de la communauté d'agglomération.

Il a été Vice-Président de la Région Centre de 1998 à 2011.

Il était sénateur depuis 2011

TROP, c'est TROP !

 

POURQUOI CE DRAME ?

Il y a certainement des causes personnelles, intimes.

Il y a eu une inculpation « bénigne » dans ce dossier dit des mariages Chinois.

Le chef d’inculpation n’est que celui de " complicité de prise illégale d'intérêts et de détournement de fonds publics "

Mais il y a surtout une situation de fait plus grave : l’exercice du pouvoir dans ces fonctions électives conduit à l’excès de pouvoir et donc à l’imprudence  et à la faute.

 

UNE MECANIQUE IMPLAQUABLE QU'A NOMME LE PRESIDENT DU SENAT : LE SYSTEME soit CUMUL DES MANDATS ET FAIBLESSES DE LA JUSTICE ...sauf à TOURS 

Les coups de canifs donnés par les élus au respect du aux lois ne sont qu’exceptionnellement sanctionnés.

Donc pour faire plaisir (clientélisme oblige) et plus rarement pour se faire plaisir, l’élu franchit la ligne jaune : délivrance de passe-droit, favoritisme…

Et puis les autres collègues le font aussi... 

C’est trop facile, trop tentant, trop grisant.

 

POUVOIR EVITER LE PIRE, CE SERAIT SIMPLE : D'ABORD LIMITER LE CUMUL DES MANDATS

Si l’on examine le cursus de Monsieur Jean Germain le cumul de fonctions et de mandats a fait qu’il n’a pas maîtrisé son entourage dont cette Madame HAN son ancienne collaboratrice qui a lancé cette affaire de mariages chinois.

Cette dame fut attachée à son cabinet puis détachée à l'Office de Tourisme (emploi aujourd'hui présumé fictif dont elle a été licenciée : son employeutr a été condamné à lui payer pour ce licenciement 48 000 euros !) 

 

Monsieur Jean GERMAIN cumulait non seulement les mandats en nombre mais aussi dans la durée.

Nous le répétons pour protéger les élus et les fonctions qu’ils exercent il faut interdire le cumul des mandats non seulement en nombre (pas plus de deux) mais encore en durée.

Le « métier » d’élu ne doit pas exister.

 

PUIS SANCTIONNER LES DERIVES, STOPPER L’IMPUNITE DONT BENEFICIENT QUELQUES ELUS, C’EST PROTEGER TOUS LES ELUS

 

L’élu est soumis à la pression de son entourage et subit de trop nombreuses sollicitations. Les lobbys, les amis  hantent les couloirs des assemblées, des cabinets, des bureaux des maires…

Il faut protéger l’élu contre lui-même et l’envie de faire plaisir.

Il faut que l’élu ne se sente pas au-dessus des lois.

Pendant des années la « commission de la transparence » a été saisie de nombreux dossiers : tous furent classés sans suite par les Procureurs.

Il a fallu attendre l’affaire CAHUZAC (décembre 2013) pour que la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui remplace la "Commission pour la transparence financière de la vie publique" soit dotée de moyens d’agir.

Comme il a été écrit pour le sénateur Jean GERMAIN cette « histoire d’un élu, très cumulard, qui s’affranchit des règles de passation des marchés publics, sans enrichissement personnel » doit servir de leçon...participons tous à la moralisation de la vie publique...

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 21:23

 

NAVARRE.jpgErnest NAVARRE

 

Le retrait d’un élu sage

Rappelons que l'Assemblée Nationale a adopté, mardi 9 juillet par 300 voix contre 228, le projet de loi interdisant le cumul des mandats des parlementaires. En dépassant nettement le seuil de la majorité absolue de 289 sièges, l'Assemblée pourra ainsi à l'automne surmonter  l'opposition vraisemblable du Sénat à ce texte.

Le cumul s’entend sous deux aspects : cumul des mandats d’élus à des fonctions différentes : maire, député, président de communauté de communes, président de syndicats mixtes…et le cumul dans le temps à un poste : maire depuis 4 voire 5 mandats d’une ville importante, député ou sénateur depuis 20 ans…

Il y a aussi le cumul de cumuls : député maire et présidents de ceci et cela depuis 25 ans !

Comment peut-on être maire d'une commune d'une importance certaine, membre ou président de la Communauté de communes, conseiller général et ou régional...député ou sénateur... ?

Sérieusement quel est l'homme qui est capable d'avoir une analyse judicieuse des dossiers d'une commune et de ceux d'autres collectivités où il est aussi élu...et être responsable des décisions prises.

Quand les engagements financiers portent sur des millions d'euro pour des projets d’infrastructure : assainissements, routes, constructions d'immeubles communaux...quel élu peut ainsi passer d’un dossier à l’autre sans le risque d’erreur pour cause d’incompétence inavouée…c’est vrai l’élu n’est pas responsable de ses erreurs ! sauf la responsabilité fictive d’une sanction électorale ?

Ainsi, en VENDEE, nous avons des équipements en matière de traitement des déchets comme les usines TMB : le choix de cette filière conduisait à la construction de 7 puis 5 puis maintenant 2 usines…cette dégringolade signifie bien qu’au départ il y avait une erreur qu’aucun élu sur 31 n’a relevé !

Le VENDEOPOLE du littoral : pourquoi y faire avec quelles communes associées???

Aux Sables d’Olonne, il y a un Village d’Entreprises Nautiques qui ne trouve pas preneur,

A Château d’Olonne, le maire veut avoir (peut-être) une nouvelle mairie (5 millions d’euro),

Le nouveau siège de la Communauté de Communes au Centre Ville des Sables d’Olonne : une erreur aussi…

Sur tous ces dossiers on trouve des élus "cumulards": est-ce le hasard ?

Le cumul des mandats, débouche sur l’autoritarisme, le clientélisme, l’incompétence parfois donc sur le gaspillage des fonds publics …merci Monsieur Ernest NAVARRE pour votre décision exemplaire.

   

Notre opposition au cumul des mandats tel qu’il est malheureusement trop pratiqué actuellement vient de trouver localement une illustration. positive.

Le Président de la Communauté de Communes voisine de celle des OLONNES, celle du Pays Mothais en VENDEE, Monsieur Ernest NAVARRE vient de nous rappeler à la sagesse par sa décision personnelle de ne pas se représenter.

L’annonce de sa décision dit tout en quelques mots :

« Je suis un fervent défenseur du non cumul des mandats, à un instant T comme dans la durée. Les élus sont là pour les autres. À un moment donné, pourrait naître le risque de se battre pour soi »

Monsieur Ernest NAVARRE avait déjà en 2008 abandonné son siège de maire de Sainte Flaive des Loups.

 

 

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