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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 21:18
L'ÉLYSÉE ET MATIGNON : DEUX STRUCTURES POUR UN SEUL POUVOIR
L'ÉLYSÉE ET MATIGNON : DEUX STRUCTURES POUR UN SEUL POUVOIR

L'ÉLYSÉE ET MATIGNON : DEUX STRUCTURES POUR UN SEUL POUVOIR

 

 

 

TECHNOCRATIE ET L'EXERCICE DU POUVOIR PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET « SON » PREMIER MINISTRE : DEUX TECHNOCRATES POUR EXERCER LE POUVOIR EXÉCUTIF

Suite de

https://www.olonnes.com/2022/05/debut-de-mandature-madame-elisabeth-borne-premier-ministre.html

Nous avons évoqué dans notre précédent article la difficile communication entre le Président de la République et les citoyens.

Le mépris et la condescendance l’ont trop souvent parfois emporté sur l’écoute. Nous avons rappelé que le pouvoir appartient au peuple souverain comme l’exprime la Constitution de 1958 dans son article 3 qui délègue temporairement à ses représentants l’exercice du pouvoir.

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

L’attitude méprisante voire offensante présidentielle peut s’expliquer et non s’excuser même si le Président MACRON a confessé publiquement ses manquements et annoncé un changement de comportement pas réellement apparent à ce jour.

 

LE POUVOIR PRÉSIDENTIEL ÉLARGI : UN DUO BANCAL DE L’EXÉCUTIF PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET PREMIER MINISTRE

C’est un duo avec comme trop souvent en l'espèce un dominant et un dominé, un maître et son serviteur ...ce n’est pas le partage des responsabilités, c’est la marche forcée vers un dangereux régime présidentiel.

La Constitution de 1958 afin d’établir un équilibre des pouvoirs et la nécessité de « gouverner » a renforcé les pouvoirs du Président de la République, chef de l’État...

L’article 5 de la Constitution consacre son pouvoir :

« Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

L’article 8 de la Constitution lui donne le pouvoir de nommer le Premier Ministre.

« Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. »

En réalité, le Premier Ministre est la charnière indispensable entre le Président et le Parlement mais il y a, en réalité, prédominance du Président qui « nomme » SON Premier Ministre.

 

NOMINATION D’ÉLISABETH BORNE PREMIER MINISTRE : LE POUVOIR EXÉCUTIF TECHNOCRATIQUE  

Le Président de la République souverainement a choisi et nommé Élisabeth BORNE, Premier Ministre le 16 mai 2022.

Madame Élisabeth BORNE a le mérite d’une réussite professionnelle incontestée. C’est une femme de gauche et se revendiquant comme telle :

 "Je suis une femme de gauche. La justice sociale et l'égalité des chances sont les combats de ma vie ».

Ingénieur à la Sonacotra (Caisse des Dépts), au Ministère des Transports, Responsable de la stratégie à la SNCF, directrice de l’entreprise nationale RATP, Préfet, conseillère dans divers cabinets (Ségolène ROYAL, Lionel JOSPIN, Jack LANG), préfet, directrice du service Urbanisme à la Ville de Paris, 3 fois ministre en 4 ans (Transports, Écologie, Travail) ...Elle n’a fait qu’un très bref passage dans le secteur privé chez le géant du BTP Eiffage.

Cela fait beaucoup de postes pour une carrière de fonctionnaire, un vagabondage promotionnel dans l’espace public. Dans un Curriculum Vitae ce n’est pas toujours apprécié par les recruteurs qui aiment une certaine stabilité. Celui qui sait tout faire, c'est celui qui ne maîtrise rien. Danger!

Élisabeth BORNE n’a jamais été élue. C’est une haute fonctionnaire ce qu’on nomme un Grand Commis de l’État choisie, cooptée par un autre Grand Commis de l’État Emmanuel MACRON.

La France a donc à sa tête un couple Président / Premier Ministre issu de la technocratie parisienne qui constitue une oligarchie qui truste les hautes fonctions parisiennes de l’État tentaculaire et souvent déshumanisée...

C’est justement ce qu’a condamné expressément Emmanuel MACRON dans son discours de 2018. Il a en partie réalisé son plan avec la « disparition » de l’ENA et des grands Corps de l’État.

Alors pourquoi choisir un Premier Ministre dans une sphère que le Président MACRON dénonce comme défaillante ?

 

À SUIVRE...

POURQUOI IL FAUT ÉVITER UN POUVOIR TROP TECHNOCRATIQUE ET DONC PEU DÉMOCRATIQUE

 

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 17:10
LE DUO DE L'ÉXÉCUTIF:  À GAUCHE, LE PRÉSIDENT MACRON, À DROITE LE PREMIER MINISTRE ÉLISABETH BORNE LE DUO DE L'ÉXÉCUTIF:  À GAUCHE, LE PRÉSIDENT MACRON, À DROITE LE PREMIER MINISTRE ÉLISABETH BORNE

LE DUO DE L'ÉXÉCUTIF: À GAUCHE, LE PRÉSIDENT MACRON, À DROITE LE PREMIER MINISTRE ÉLISABETH BORNE

 

 

 

LE CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ ? LE DANGER : LA TECHNOCRATIE DOMINANTE  ET MÉPRISANTE

Nous avions eu un Premier Ministre Jean CASTEX qui avait l’avantage d’avoir un peu connu le terrain comme maire de la ville de PRADES puis conseiller régional...nous avons maintenant pour diriger l’exécutif désormais un attelage composé d’un Président de la République qui n’a jamais été un élu local propulsé par la volonté du peuple français directement Président de la République et un chef de Gouvernement diplômée qui n’a jamais été une élue !

Nos craintes à l’aurore de ce nouveau quinquennat sont fondées sur l’expérience du premier quinquennat où le Président s’est retrouvé seul avec les pleins pouvoirs, des crises et un Parlement aphone à l’exception du Sénat bien impuissant.

 

POUR LA DÉMOCRATIE, LES DANGERS SONT LA TECHNOCRATIE, L’AUTOCRATIE ET  LE MÉPRIS DE L’HUMANISME

Dans un premier temps, nous allons nous attacher à la redécouverte du Président Emmanuel MACRON après son premier quinquennat et son mode de gouvernance. Nous partons de propos que le Président MACRON a lui-même émis et dont il s’est, en partie accusé, mais pas vraiment excusé dans sa confession auto-critique du 14 novembre 2018.

Citons.

Il reconnait ne pas avoir « réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants" et a promis de gouverner « d'une manière différente à l'avenir »...dont acte, mais la réalité ?

« Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. Pas des déclarations. Des solutions. La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée" ...

« Entendre les Français, aller au plus près du terrain, peut-être décider d'une manière différente. Pas tout à Paris. En s'exposant d'avantage. En demandant à nos directions d'administrations centrales, aux ministres, à ceux qui les conseillent, d'aller se confronter au terrain beaucoup plus ».

 "Considérer c'est entendre quand les gens se plaignent, pour les amener dans cette transformation. Mais les respecter", a ajouté le Président.

Mais, un Président doit être un humaniste et savoir écouter et il ne peut publiquement répondre à une citoyenne retraitée à la peine :

« Vous pouvez parler très librement, la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre ».

Il ne doit pas non plus répondre à JONATHAN, jeune horticulteur en recherche d’emploi  "Je traverse la rue et je vous en trouve" du travail .

Malheureusement, nous n’avons pas ressenti de changement dans le comportement et le mode de gouvernance du Président MACRON lors de la seconde partie de son quinquennat..

 

LA FIN NE JUSTIFIE NI LES MOYENS NI LE MÉPRIS

Le Président MACRON veut, quoiqu’il en coûte, transformer la France et pour cela il s’arroge le droit de bousculer les français quitte à afficher son mépris à son bon peuple.

N’arrivant pas à faire passer ses réformes pour faire changer les choses, atteindre des objectifs impossibles à tenir et tenter de tenir des promesses qu’il avait faites et qu’il savait intenables il retombe dans son travers du mépris des autres, ses concitoyens qui, cependant, l'ont réélu.

La fin ne justifie pas toujours les moyens.

Jusqu’à preuve du contraire le pouvoir en France appartient encore au peuple qui demande à ceux à qui il a fait l’honneur de leur confier provisoirement l’exercice du pouvoir de le faire en son nom. Le peuple a donc le droit et le devoir  d’interroger ses gouvernants. Le Président a le devoir de les entendre...c'est lui-même qui l'a dit !

 

 

À SUIVRE ...MAIS OÙ SERA DONC AU COURS DE CE NOUVEAU QUINQUENNAT L’HUMANISME DANS L’EXERCICE DU POUVOIR DE NOS GOUVERNANTS ?  ...ÉLISABETH BORNE, PREMIER MINISTRE

 

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 17:33
NON AU PROJET DE RÉFORME DE LA CONSTITUTION ET AU RÉFÉRENDUM
LE PRÉSIDENT MACRON, L'ASSEMBLÉE NATIONALE, LE SÉNAT ET LE GOUVERNEMENT : LES   ACTEURS D'UNE TRISTE PIÈCE ILLISIBLE LE PRÉSIDENT MACRON, L'ASSEMBLÉE NATIONALE, LE SÉNAT ET LE GOUVERNEMENT : LES   ACTEURS D'UNE TRISTE PIÈCE ILLISIBLE

LE PRÉSIDENT MACRON, L'ASSEMBLÉE NATIONALE, LE SÉNAT ET LE GOUVERNEMENT : LES ACTEURS D'UNE TRISTE PIÈCE ILLISIBLE

IL EST INTERDIT À CEUX À QUI LES FRANÇAIS ONT DONNÉ POUVOIR DE GOUVERNER LE PAYS DE JOUER AVEC LEUR CONSTITUTION

 

Nous avons clairement expliqué pourquoi ce projet de référendum est inutile.

https://www.olonnes.com/2020/12/projet-de-referendum-demagogie-et-realisme.html

L'objet du référendum est simplement d'ajouter cette phrase à l'article 1 de "notre" Constitution de 1958 :

« La France garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique ».

Or,  ceci existe déjà dans cette même constitution qui inclut dans sa rédaction la "charte de l'environnement".

De plus, ce référendum devrait avoir lieu en pleine période préélectorale (fin 2001) certainement pour faire passer son auteur, le Président de la République, pour un sauveur de la planète.

La ficelle politicienne est trop grosse !

 

UN PROJET INUTILE, COÛTEUX, INCOMPRÉHENSIBLE...

Ce projet adopté par l'Assemblée Nationale le 16 mars 2021 avance en catimini. Il n'intéresse quasiment personne.

Par contre, il  tombe dans une période où les "responsables" que sont le Président de la République, le Gouvernement, les députés et les sénateurs ont indubitablement d'autres décisions plus importantes à prendre : crise sanitaire, économie, réforme de la Justice, sécurité (terrorisme, banlieues?...), relance, chômage, retraites, dépendance, extrême pauvreté...

 

UNE MANŒUVRE D'ÉVITEMENT DU SÉNAT

Le Sénat a donc dû manœuvrer pour éviter l'affrontement et aussi éviter aux sénateurs de se faire traiter d'affreux anti "écologistes irresponsables de base ."

Il vient donc de voter un texte différent de celui qui a été adopté par l'Assemblée Nationale...donc juridiquement...le référendum ne peut avoir lieu. 

En effet, il faut que le texte soumis au référendum soit adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat dans les mêmes termes.

Ce qui à ce jour n'est donc plus le cas suite au vote par les sénateurs du texte suivant :

La France préserve l’environnement ainsi que la diversité biologique et agit contre le dérèglement climatique, dans les conditions prévues par la Charte de l’environnement de 2004. (en bleu, les différences entre les deux textes).

La procédure se poursuit donc et le Président de la République doit négocier avec le Sénat...puis avec les députés pour trouver un texte très hypothètique de compromis.

Répétons-le : un référendum est inutile ! La Constitution, texte de fondement de nos institutions, ne doit pas servir à des fins de basse politique politicienne. Ce n'est pas un hasard si le Conseil d'État, dans son avis obligatoire, a proposé une modification du texte et a attiré poliment l'attention du gouvernement sur les dangers graves de ce projet de référendum.

https://www.conseil-etat.fr/ressources/avis-aux-pouvoirs-publics/derniers-avis-publies/avis-sur-un-projet-de-loi-constitutionnelle-completant-l-article-1er-de-la-constitution-et-relatif-a-la-preservation-de-l-environnement

 

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