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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 22:10
AREVA : qui va payer la casse ? qui est responsable ?

Suite de

http://www.olonnes.com/2015/08/mistral-et-areva-quels-gachis-et-irresponsabilites.html

 

Ce n'est pas par plaisir que nous évoquons un nouveau  scandale politico-financier mais c'est notre souci du "plus jamais cela !", notre souci aussi du renouvellement du personnel politique en qui les français n'ont plus aucune confiance. Il faut tourner la page d'une certaine gouvernance au niveau national comme au niveau local pour que les français retrouvent confiance en de nouveaux élus et que la démocratie à la française soit sauvée.

 

 

Dans le dossier AREVA il y a des dossiers dans le dossier.

Il y a le dossier de la gestion désastreuse de l'entreprise.

Mais, il y a aussi des affaires dans l'affaire.

 

URAMIN

 

Ce nom commence enfin à être connu aprés 8 ans de silence !

Longtemps occultée l'affaire de la société URAMIN, société canadienne achetée par AREVA à prix d'or en 2007 était censée apporter à AREVA des réserves minières à exploiter en Nabimle, en Afrique du Sud et au Niger.

Pour FO qui a porté plainte, c'est 3 milliards d'euros qui ont été investis pour rien surtout sur la mine du Niger qui reste un champ en friche ."Les géologues du CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) "savaient que ces mines ne valaient rien, mais on leur a demandé de se taire."

La Cour des Comptes a dénoncé une gestion calamiteuse, mettant nommément en cause Madame LAUVERGEON et a transmis le dossier au parquet national financier (PNF).

Celui-ci aura une lourde de tâche pour découvrir tous les tenants et aboutissants de cette affaire où on retrouvera le mari de Madame LAUVERGEON, d'autres intervenants intermédiaires comme Monsieur BALKANY...Cette fois l'affaire ira-t-elle enfin jusqu'à son terme ?

 

LE RÉSULTAT DE CETTE AFFAIRE : IL FAUDRA TROUVER AU MOINS 8 MILLIARDS D'EUROS POUR SAUVER AREVA ET LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS

Les solutions :

- augmenter les impôts : impossible en période électorale et difficile juridiquement,

- le rapprochement avec des sociétés chinoises est évoqué mais ce ne sera pas suffisant,

- d'où l'idée de génie : le mariage EDF AREVA en préparation depuis des mois.

C'est un camouflage.

Comme l’TAT français ne pourra pas renflouer AREVA, ce sera le partenaire EDF qui va le faire et pour faire cela nous clients d’EDF, nous verrons notre facture EDF flamber

Citons la presse pour les dernières augmentations des tarifs EDF : "Le compromis final donne à penser qu'EDF a obtenu (...) les augmentations de tarif de l'électricité réclamées. Les consommateurs payeront davantage pour épargner quelque peu les contribuables."

Mais quand les contribuables sont les clients : ils auront droit à la double peine : facture EDF augmentée et impôts augmentés !!

Personne ne va crier :

- Les politiques de gauche de peur que tout soit dit sur le scandale AREVA URAMIN et .aussi sur ERAMET (producteur de nickel en Nouvelle Calédonie dont AREVA détient une part importante du capital ) qui a un air d'URAMIN.

- Les syndicats (surtout la CGT) se tairont. La CGT a vécu aux crochets d’EDF : emplois fictifs, détournements, gestion catastrophique. La paix sociale chez EDF a été achetée.  La justice a bien confirmé que le plus gros Comité d'Entreprise de France était vérolé. Le procès a abouti à 12 condamnations.

Près de dix ans après les premières alertes sur les dérives au sein du Comité d’entreprise (CE) d’EDF, la justice est passée. Le 1er octobre 2014 le jugement est tombé :"Huit personnes physiques, ainsi que quatre personnes morales dont la CGT et le journal L’Humanité, ont été condamnées mercredi. Leur tort ? Avoir été responsables de détournements de fond, d'abus de confiance, de complicité ou encore de recel. Et la liste aurait pu s’allonger".

 

Nous aimerions bien que des associations comme ANTICOR se saisissent sous toutes ses facettes de ce dossier AREVA que la Cour des Comptes a ouvert et que la transparence soit de mise pour que les citoyens :

- sachent pourquoi ils sont condamnés à payer les résultats d'une gouvernance calamiteuse d'AREVA ,

- aient connaissance des responsabilités individuelles et collectives : là aussi, il est question de commissions importantes !

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 22:20
Anne LAUVERGEON présidente d'AREVA de 2001 à 2011

Anne LAUVERGEON présidente d'AREVA de 2001 à 2011

L’irresponsabilité reconnue aux politiques conduit à des gâchis insupportables pour ceux qui doivent tout accepter et payer.

Poursuivons nos informations estivales de synthèse : ce qu’un citoyen responsable doit savoir.

 

Deux affaires en cours ;

 

1)LES MISTRAL :

L’affaire serait réglée, la France rembourse la RUSSIE et « récupère » deux navires de guerre.

Les Mistral : ce sont deux bateaux vendus aux russes sous la Présidence de Nicolas SARKOSY.

Une décision politique du Président François HOLLANDE a d’abord bloqué la livraison de ces bateaux.

Puis la vente va être annulée.

Tout cela va coûter très cher aux contribuables français : 1, 2 milliard d’euros au minimum ?

Pour en arriver là il a fallu beaucoup de légèreté de la part des responsables.

Qui a omis, dans le contrat, une clause de sauvegarde du vendeur pour cas de force majeure comme le cas par exemple de guerre, blocus, embargo…

Qui se faisait des illusions sur le comportement de Monsieur POUTINE ?

Qui a engagé l’État, donc nous, dans un contrat qui ne comportait pas les sauvegardes des intérêts français ?

Seul le résultat compte : la France se trouve à la tête de deux navires de guerre non programmés dans les équipements de sa Marine Nationale : Utilisables ? Revendables ? À quels prix ?

 

2) AREVA : on croit rêver mais c’est un cauchemar qui a été occulté ces dernières années

AREVA c’est 4,8 milliards d’euros de pertes en 2014.

Ajoutons à cela les pertes des exercices précédents on a des pertes cumulées de 8 milliards d’euros.

L’égérie industrielle de François MITTERAND, Présidente d’AREVA de 2001 à 2011 Anne LAUVERGEON est-elle seule responsable du plus gros désastre financier industriel de ces dernières années?

L’entreprise dont le capital est détenu à 87 % par l’État, aurait dû être déclarée en dépôt de bilan tant sa structure financière est dégradée.

Pour Anne LAUVERGEON, le purgatoire actuellement a l’apparence d’un bel immeuble parisien, bourgeois et silencieux, aux abords du parc Monceau. Elle hérite du Président de la République pour récompenser son incompétence la présidence de la commission « fantomatique sur l’innovation » dont on ne sait à quoi elle sert.

(voir le rapport 2013 sur l’innovation http://www.elysee.fr/assets/pdf/Rapport-de-la-commission-Innovation-2030.pdf )

À cela ajoutons ses places dans les conseils d’administration de TOTAL (550 000 € de jetons de présence en 2014 selon la revue Capital),TOTAL,  EADS…elle vient même d'être plébiscitée pour son entrée au conseil de SUEZ ENVIRONNEMENT !

Elle est donc loin du drame qu’elle inflige aux salariés de l’entreprise qu’elle a « dirigée » et à l’économie française.

Madame LAUVERGEON a fait de la politique mais pas de la gestion.

Sa compromission avec François MITTERAND lui a permis de faire n’importe quoi au vu et au su de tout un chacun.

Elle n’a pas pris les bonnes décisions pour l’entreprise dont elle avait la charge ; elle a fonctionné en technocrate politique irresponsable et non en chef d’entreprise responsable..

Mais Madame LAUVERGEON n’était pas seule.

L’État principal actionnaire est aussi responsable de ses mauvais choix, de ses tergiversations, du panier de crabes dans lequel s’agitaient des pontes aux dents longues et aux arrière-pensées politiques ou de carrière : Henri PROGLIO (proche du Président SARKOZY), Patrick KRON, Jean-Louis BORLOO, Hubert VEDRINE, Thierry BRETON…

La bataille des EGO l’a emporté sur le souci de la bonne gestion de l’entreprise et l'intérêt général.

Oui, Madame Anne LAUVERGEON a sa part de responsabilité dans ce désastre mais elle est en bonne compagnie.

Le Président François HOLLANDE l’a même écartée du pouvoir alors qu’on la savait ministrable.

Il faut dire qu’avec son mari Monsieur FRIC (ce n’est pas un pseudonyme !) ils ont tripatouillé et TRACFIN étudie des comptes en SUISSE.

Depuis mai 2015 la Justice est saisie : la liste des délits dont l’accusée présumée Anne LAVERGEON est longue. « Elle vise des faits présumés d'escroquerie, d'abus de bien social et de corruption d'agent public étranger. Elle concerne directement les conditions d'achat d'UraMin. La seconde information est ouverte pour diffusion de fausses informations boursières, de présentation de comptes inexacts, d'abus de pouvoir, de faux et d'usage de faux, des délits présumés susceptibles d'avoir été commis entre 2009 et 2011 ».

Maintenant il va falloir savoir qui va payer : tous les français qui vont voir leur facture EDF flamber ; déjà 2.5 % de plus à ce 1er aout.

 

À SUIVRE : qui va payer la casse ? et une gestion trouble dans les affaires

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 14:36
4 août 1789 : les constituants n'avaient pas peur des séances de nuit !

4 août 1789 : les constituants n'avaient pas peur des séances de nuit !

ABOLITION DES PRIVILÈGES : LES  ÉLUS SONT VISÉS

 

La révolution n'avait pas commencé qu'un mouvement venu des provinces a secoué l'Assemblée Constituante.

La Grande Peur ( un bien grand mot) a suivi la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 ...en réaction et pour ramener le calme en province ce sont des nobles siégeant à l'Assemblée Constituante qui proposent l'abolition des droits seigneuriaux, puis un évêque (le clergé) propose l'abolition des "banalités". Les propositions se succèdent dont l'égalité devant l'impôt, la fin les juridictions seigneuriales, l'admissibilité à tous les emplois, l'abolition des droits de chasse...

LIBERTÉ. EGALITÉ FRATERNITÉ...c'était l'esprit de cette nuit et des jours qui suivirent. Le Roi après quelques réticences, négociations et subterfuges juridiques a signé  les lettres patentes reconnaissant les "décrets " d'abolition des privilèges.

 

LES PRIVILÈGES N'EN DEMEURENT PAS MOINS AU XXIe SIÈCLE

Aussi par exemple l'association ANTICOR (http://www.anticor.org/) propose l'abolition de certains privilèges qui doivent choquer les citoyens et particulièrement les adhérents de cette association?

 

Pour ANTICOR 10 privilèges à abolir

: 1 L’inviolabilité dont bénéficie le président de la République, qui lui permet de ne pas être poursuivi pour des actes étrangers à l’exercice de ses fonctions, soit supprimée

2 Les anciens présidents de la République ne soient plus membres de droit du Conseil constitutionnel ;

3 Les moyens humains (à l’exception des agents chargés de leur protection), la gratuité des voyages, la voiture et le logement de fonction accordés aux anciens présidents de la République soient supprimés ;

4 La Cour de justice de la République soit supprimée et que les membres du Gouvernement soient jugés devant les mêmes juridictions que les autres justiciables ;

5 L’inviolabilité dont bénéficient les parlementaires, qui leur permet de ne pas être poursuivis pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions, soit supprimée ;

6 La réserve parlementaire, outil du clientélisme, soit supprimée ;

7 L'usage de l’indemnité représentative de frais de mandat, destinée à couvrir les frais inhérents à l’exercice des fonctions parlementaires, soit contrôlé ;

8 La loi interdise à tout membre du Gouvernement de s'immiscer dans une procédure judiciaire et que les nominations des procureurs soient soumises à l’avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ;

9 Les fraudeurs à l'impôt répondent de leurs délits devant la justice, sans que le ministre du Budget puisse faire obstacle aux poursuites ;

10 La Cour de discipline budgétaire et financière soit compétente pour sanctionner l’ensemble des ordonnateurs, y compris les ministres et les élus locaux.

 

Une autre initiative proposée pour fêter ce 4 août l'égalité des citoyens devant l'impôt

https://www.contrepoints.org/2015/08/04/216857-4-aout-1789-labolition-des-privileges

 

"Simplement, en 2015, les députés et sénateurs se conservent un sacré privilège : la non-fiscalisation d’une partie de leur rémunération.

En effet, en plus de leur indemnité de 7100 euros par mois, les députés perçoivent une indemnité représentative de frais de mandat de 5700 euros par mois, non contrôlable par le fisc, et qui n’entre pas dans l’assiette de calcul de leurs revenus.

En 2009, le centriste Charles de Courson propose que la Cour des comptes puisse vérifier s’il est fait bon usage de l’IRFM. En 2012, ce même député UDI dépose un amendement préconisant que l’IRFM soit contrôlée et que la part non utilisée à des fins professionnelles par les députés soit rendue imposable.

Cet amendement n’a pas été adopté.

Ces mêmes députés, qui se paient des vacances privées avec leur IRFM, sont ceux qui vont qualifier de populiste le ras-le-bol fiscal.

Alors, à quand une nouvelle nuit du 4 août ?"

 

D'autres suggestions apparaissent sur les réseaux : pas de privilèges pour accéder à la justice, pas de privilège pour les retraites...

 

Il est à noter que ce 4 aout 2015 ce sont surtout les élus, certaines catégories sociales comme les fonctionnaires qui sont visés quand on parle privilèges à abolir.

Ceci est aussi significatif que grave : l'élu doit être irréprochable . S'il est déconsidéré c'est la démocratie qui est déconsidérée...On est loin de la folle nuit du 4 août 1789 mais  n'est-on pas près d'un rejet de la gente politique française par les citoyens français l

Nos élus, en ce soir du 4 août, ont-ils conscience du danger qu'ils font courir à la nation avec leurs privilèges. Ils ont même eu l'inconscience d'accroitre leurs privilèges (le 19 mars 2015 loi promulguée le 31 mars 2015 : un parachute dorée pour les fins de mandat...).

Le grand privilège est pourtant celui des élus et des hauts dignitaires du régime: responsables mais pas coupables !

Association citoyenne, notre devoir est de protéger les citoyens et la démocratie et pour cela nous avons le devoir de blâmer les déviances qui mettent en danger citoyens et démocratie. Il faut protéger les élus contre eux-mêmes.

 

 

 

 

 

 

 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 21:50
MONARCHIE OU RÉPUBLIQUE : SOUS QUEL RÉGIME VIVONS-NOUS ? EST-IL ADAPTÉ AUX DÉFIS DE CE SIÈCLE ?

A LA RECHERCHE DES CAUSES DU MAL FRANÇAIS

 

Dans son livre POISON PRESIDENTIEL, (Albin MICHEL) la journaliste Ghislaine OTTENHEIMER dévoile l’improvisation des décisions qui viennent toutes de l’Élysée au sein d’une Ve République dévoyée devenue monarchie : un monarque décide de tout mais il est incapable de faire passer les réformes nécessaires.

De de Gaulle pour qui la constitution avait été écrite à Hollande comment le pouvoir de décider ou de ne pas décider s’exerce-t-il ? Quelle évolution ?

Une hyperprésidence et des décisions nécessaires qui ne sont jamais prises : dette, réforme de l’État, régimes de retraite, dialogue social…

Citons quelques extraits pour alimenter notre réflexion sur le fonctionnement ou le dysfonctionnement de notre système politique.

 

Le Président de la République règne. Il a autorité sur le Premier Ministre, sur les Ministres, sur le Parlement…dans ce régime dit monarchique, le Premier Ministre ne sert à rien...La majorité qui doit tout au Président n’est qu’une chambre d’enregistrement.

Ceci fait dire au député socialiste Jean-Marc GERMAIN « Il faut sortir de cette logique de la Ve République qui fait qu’un homme ou deux décident de tout. Les solutions ne se trouvent pas dans un bureau à l’Élysée, mais au parlement, dans les syndicats, les associations…L’intelligence est collective. »

Ce livre comporte des citations choc :

- La France a plus besoin d’une réforme de son système politique que de sa structure économique…le système semi présidentiel de la France fait figure d’exception singulière où tous les autres pays membres de l’Union Européenne ont une variété de régimes parlementaires dans lesquels le chef de gouvernement est choisi par une majorité de parlementaires…la France est particulièrement mal équipée pour faire face au défi des mouvements populistes …les défis d’aujourd’hui exigent qu’on en termine avec l’ère où on élisait un roi et ou on en changeait régulièrement.

- On est passé du discrédit des hommes politiques à la haine des dirigeants politiques. Les français ont le sentiment qu’ils les ont abandonnés. Qu’ils se préoccupent surtout de leurs carrières, pas d’eux(Paul DELEVOYE)

- Le système politique ne fonctionne plus. Les français sont excédés ; ce qu’ils pensent des politiques ? Qu’ils coulent ! »( Jean-Vincent PLACÉ).

 

Un livre sans excès de critiques mais qui pose bien le problème de l’adaptation de nos institutions face à la montée des populistes, des extrêmes et face aux grands défis qui attendent la France si elle ne veut pas disparaître.

MONARCHIE OU RÉPUBLIQUE : SOUS QUEL RÉGIME VIVONS-NOUS ? EST-IL ADAPTÉ AUX DÉFIS DE CE SIÈCLE ?
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:23
Photo OUEST FRANCE

Photo OUEST FRANCE

LA FRANCE EST-ELLE DEVENUE UN ÉTAT DE NON DROIT?

 

Depuis ces dernières décennies le pouvoir est à la rue puisque manifestations et violences ont fait plier maintes fois les pouvoirs exécutif, législatif et judicaire.

 

Sans remonter trop dans le temps souvenons-nous des retraites, déjà et encore des taxis, des enseignants, les bonnets rouges et l'écotaxe...

D'un côté, Il y a le droit de manifester qui est encadré mais c'est un droit fondamental.

De l'autre, il y a l'abus de ce droit quand il bafoue les autres libertés comme celle de circuler, la liberté du commerce, la propriété, quand il détruit édifices publics, biens privés, blesse les représentants de l'ordre ...

 

CETTE ILLÉGALITÉ EST-ELLE LÉGITIME ?

C'est la question que pose dans une chronique l'historien Albert GROSSER (Ouest France du 29 juillet 2015).

Le droit de manifester devient un droit de casser, un droit à l'expression de la violence destructrice. Ce détournement du droit de manifester est-il admissible ? 

"La France est un État de droit. Donc la loi doit être respectée. En fait il n'en est rien...Tout un chacun à commencer par les intéressés et par l'Etat part de l'idée que cette illégalité est légitime." C'est ainsi que surviennent par exemple les violences destructrices des chauffeurs de taxi ..."le désespoir ne justifie pas tout" ajoute Albert GROSSER.

On en arrive au transfert du pouvoir à la rue et à" l'abdication permanente de l'autorité étatique qui est une constante chez nous"...

et de conclure sur une interrogation terrible "ne devrait-on pas voir là un rejet de la démocratie dont tout un chacun se réclame ? "

Le bilan de l'action des bonnets rouges est très lourd financièrement. Ils ont obtenu l'abrogation de la loi sur l'écotaxe et le démantèlement d'un dispositif qui a coûté avec les frais annexes à la collectivité plus d'un milliard d'euros

Le bilan est aussi très lourd moralement : le pouvoir législatif est ridiculisé. Le pouvoir réel est transféré à la rue et aux manifestants même casseurs !

Il est abandonné à des mouvements aujourd'hui "informels", "venus de la base" . Ces mouvements peuvent être spontanés "non structurés " suite à la perte de crédibilité des syndicats et des partis politiques dit corps intermédiaires dont la fonction est justement d'exprimer selon des procédures légales un certain ras le bol de la population que les pouvoirs en place ne ressentent pas ou plus.

 

EST-CE LA PORTE OUVERTE Á L'AVENTURE ?

Plus d'État crédible,

Plus de syndicats dignes de confiance,

Plus de partis politiques "reconnus" par les citoyens,

Oui, il y a bien un danger.

Nos élus et gouvernants au lieu de se pencher sur le sexe des anges ou sur une réforme territoriale qui n'en n'est pas une devraient examiner ce risque dont nous ne cessons de parler.

 

ET L'EXEMPLE DES MANIFESTATIONS AGRICOLES ACTUELLES ET DE LA RÉACTION DU GOUVERNEMENT ?

 

Oui, le Premier Ministre a bien dit "la colère ne permet pas tout"...mais il cédé à la pression de la rue et d'un " syndicat" : la FNSEA dont la stratégie et les moyens d'action mériteraient des éclaircissements et clarifications ...le monde paysan est-ce la seule FNSEA ?  600 millions d'euros sur un plan d'urgence qui vont transiter comment vers les vrais paysans ?...à travers des organismes gérés par la FNSEA ?...en remerciement de manifestations dont le déroulement est loin d'être un modèle de légalité.

Oui, en FRANCE le pouvoir de la rue lié à la violence non sanctionnée et autres formes illégales est un réel danger pour la démocratie.

 

 

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 21:53
SAUVER LA DÉMOCRATIE LOCALE

« Un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis est capable de changer le monde. D’ailleurs rien d’autre n’y est jamais parvenu.» Margaret Mead (1901-1978)

 

 

Depuis près de 15 ans, l’Association « Citoyens pour un Avenir Commun au pays des Olonnes » CACO qui, aujourd'hui s'exprime à travers ce blog, œuvre pour un changement profond dans le mode de fonctionnement de la démocratie et particulièrement de la démocratie locale.

Si celui-ci n'est pas fondamentalement revisité, la démocratie locale va dans le mur et ne résistera pas aux scandales d'abus de pouvoirs d'une minorité d'élus et  aux scandales de leurs fautes de gestion.

La France compte plus de 650 000 élus dévoués à la chose publique. Il ne faut pas que quelques élus dévoyés qui confondent intérêt général et leurs petits intérêts particuliers nuisent dans l’opinion publique à l’image de marque de l’ÉLU.

 

DÉMOCRATIE LOCALE ET ÉTHIQUE ne sont pas contradictoires.

 

Parole et écrit d’une élue

Extrait de "démocratie en péril " de Ghislaine BOURLAND. 7 ECRIT Editions : 102, Avenue des Champs Élysées 75008 P A R I S

 

« Dans la sphère politique, je croise des femmes et des hommes à fort potentiel dont l’action serait profitable à une collectivité et à travers elle au pays.

Mais, ils ne font que passer, car ils ébranlent le château de cartes d’une caste qui se prétend « bien-pensante » et qui voient en eux des obstacles à leur propre ascension ou à celle de leurs alliés de circonstance.

Ces prétendus « bien-pensants » sont en partie responsables du désaveu citoyen pour l’ensemble de la classe politique. »

 

« Être maire ne s'improvise pas, c'est une vocation et un acte politique au sens le plus noble. Cela demande une attention de tous les instants, un engagement sans faille et des convictions profondes et sincères.

Un maire est un acteur de terrain.

Tout au long de son mandat, il doit être en mesure de prendre en compte toutes les opinions, toutes les souffrances, tous les refus, toutes les différences.

Il se doit d'être le maire de tous, de parler à tous. Il doit entendre chacun, endosser ses responsabilités et agir.

Il se doit de respecter ses fondamentaux de campagne.

N’ayant cependant pas toutes les cartes en main au moment de l’écriture du projet de liste, des ajustements au cours du mandat sont inévitables. Ces derniers doivent être dans la lignée des promesses électorales : c’est une question d’éthique. »

 

UN POUVOIR ABSOLU SANS CONTRE POUVOIR

 

Ces écrits nous rappellent aux réalités des dysfonctionnements de la démocratie locale dans lesquels nous avons tous notre part :

- le mode d'élection au niveau des communes est défavorable au bon fonctionnement de la démocratie : les minorités sont exclues du dialogue et de toute responsabilité dans la vie municipale.Ces minorités peuvent même représenter plus de 50 % des voix elles n'ont aucun droit réel effectif, contrairement à ce qui se passe dans des pays démocratiques voisins,

- la décentralisation, avec la disparition du pouvoir des préfets, a permis aux maires de s'émanciper même parfois de ne plus respecter la loi et de ne pas être sanctionnés. Certains maires sont de véritables dictateurs locaux imbus d'une responsabilité qu'ils ne savent pas gérer dans l'intérêt de tous leurs concitoyens,

- des élus brillent par leur suffisance et leur incompétence et comme leur pouvoir est sans limites les fautes de gestion s'accumulent et coûtent très cher à la collectivité sans être sanctionnées,

- les juges de l'ordre judicaire s'il y a faute pénale et de l'ordre administratif ne sanctionnent que rarement les fautes graves commises par les élus locaux. Qu'en sera-t-il pour les élus nationaux après les lois sur la "transparence de la vie publique" (voir prochain article) ?

- les indemnités généreuses que se votent les élus ont pourri l'esprit de l'élu dévoué à ses concitoyens et son image : le cumul des indemnités est souvent indécent (maire, président ou vice-président de Communauté de cCmmunes, président de syndicats mixtes...3 000, 4000 euros ..par mois qui se cumulent avec leurs salaires ou retraites ). Ceci a tué le respect qu'avait acquis l'élu et de plus crée une disparité honteuse entre les élus eux-mêmes et parfois un lien de dépendance,

- le citoyen subit et part du principe que changer les élus ne changera rien ; l'apathie des citoyens électeurs est aussi responsable de cette situation.

 

La rentrée sera marquée par le procès en appel à POITIERS du maire de la FAUTE SUR MER Monsieur René MARRATIER et de ses adjoints dit procès XYNTHIA : jusqu'à maintenant personne n'a tiré les conclusions de ce scandale des pouvoirs incontrôlés d'un maire et de son équipe qui a conduit à cette catastrophe.

 

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 21:28
UN NOUVEAU SERVICE CIVIL POUR TOUS LES CITOYENS

"Réserve citoyenne ": propositions pour un nouvel engagement des citoyens : est-ce une bonne idée ?

 

Cette proposition part d'un bon sentiment et fait suite aux événements du 11 janvier. 2015. Un effet d'annonce...on en reparle en juillet 2015 mais dans un rapport remis au Président de la République.

 

Et quelle place pour le milieu associatif qui, lui, a le mérite d'exister ?

Il existe en FRANCE un  monde associatif développé à tous niveaux international, national, départemental, communal...un tissu très actif de millions de bonnes volontés. On est donc en droit de se demander à la lecture du rapport ce que peut apporter en plus la "réserve citoyenne".

L'expérience vécue en VENDEE lors de la tempête XYNTHIA montre l'énorme capacité mobilisatrice des associations locales...il a même  fallu refuser des volontaires ! Ne serait-il  pas souhaitable de donner aux associations existantes plus de moyens pour remplir les missions qu'évoque le rapport au lieu d'aller chercher encore un truc baptisé "réserve citoyenne" ? N'est-ce pas faire injure aux millions de bénévoles français qui font "vivre la fraternité" que de créer une nouvelle structure "concurrente", dirigiste voire coûteuse? Ces bénévoles ont-ils tant démérité ? Ce rapport nous laisse dubitatifs.

Il existe bien dans le rapport http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/154000448/index.shtml  un chapitre intitulé  "Articuler la réserve citoyenne et le bénévolat associatif" mais c'est plutôt pour exprimer la gêne des rapporteurs par rapport à l'existant

Le 8 juillet 2015, Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’État, et Claude Onesta, entraîneur de l’équipe de France de handball, ont donc remis au président de la République leurs propositions pour une "réserve citoyenne" "Pour que vive la fraternité".

Rappelons que la création d’une "réserve citoyenne" a été annoncée à la suite des attentats de janvier 2015 et elle s’inscrit dans le prolongement de "l’esprit du 11 janvier", en référence aux manifestations qui ont eu lieu en France le 11 janvier 2015.

Selon les deux rapporteurs chargés d’en définir les modalités, la réserve citoyenne devrait consister en un engagement bénévole sur des missions en liens avec les valeurs de la République auprès de personnes morales de droit public (collectivités locales, établissements publics, etc.) ou de droit privé à but non lucratif (associations).

 

Cet engagement volontaire serait ouvert à toute la population pour des missions ponctuelles.

Ce n'esr dinc pas un service civil ni un service militaire.

Le réserviste s’engagerait au service de la République et rendrait compte de sa mission à l’État et aux pouvoirs publics...c'est donc bien une mission qui met une forme de suspiciin sur les capacités du mo,de assocoatif et sur sa liberté par rapport à l'État.

La "réserve citoyenne" pourrait être ainsi mobilisée pour répondre à des besoins collectifs non récurrents (catastrophe naturelle, accidents, situations sanitaires exceptionnelles, etc.).

Elle pourrait aussi intervenir aux côtés de bénévoles au soutien d’évènements sportifs ou culturels et de grandes commémorations.

La réserve citoyenne pourrait également contribuer à dynamiser l’animation de la politique de la ville et à resserrer le lien social en intervenant auprès des personnes les plus fragiles.

D’une manière générale, la "réserve citoyenne" devrait pouvoir être affectée en priorité à la promotion de thèmes identifiés comme "grandes causes nationales".

La "réserve citoyenne" est-elle nécessaire ?

Les rapporteurs recommandent l’adoption, d’ici la fin 2015, d’une loi instaurant une "réserve citoyenne" afin d’en fixer les grandes caractéristiques.

En parallèle, le déploiement de la "réserve citoyenne" de l’éducation nationale doit être poursuivi.

 

Nos législateurs n'ont-ils pas d'autres préoccupations plus importantes moins déstabilisatrices de l'existant (le monde associatif) à traiter qu'un sujet comme celui-ci qui consiste à créer un nouveau "MACHIN" comme aurait dit le Général de  GAULLE  ?

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:35
REFLEXIONS DE PENTECÔTE

Pentecôte : pour nombre de nos concitoyens c'est le temps où le Saint-Esprit peut tomber sur nos têtes et nous éclairer "vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit " . Dans ce contexte il n'est peut-être pas inopportun de donner des informations qui sortent de l'ordinaire et poussent à la réflexion voire à l'action ou même à la remise en cause.

 

1) A QUOI SERVENT NOS ELUS ?

 

C'est le coriace chroniqueur Amid FALJAOUI qui nous donne une réponse qui effectivement ne manque pas de bon sens même si elle peut choquer (voir ci-dessous le texte complet de sa chronique ).

L'élu est privé de pouvoir réel ou incapable d'exercer le pouvoir et de décider (y compris des mesures nécessaires mais qui peuvent être impopulaires). L'élu selon le chroniqueur qui analyse certaines prestations du Président de la République, est alors atteint de célébrationnite qui remplace son devoir d'agir :

"Ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur: c'est la "célébrationnite aiguë" !

C'est aussi l'avis de Jacques Attali qui a trouvé ce mot de "célébrationnite".

 

2) A QUOI SERVENT LES LOIS, TROP DE LOIS ? DANGER !

Autre remise en cause intéressante : celle de la pléthore de textes légaux votés à la "hâte" et mal votées.

Nouvel exemple tout frais : on apprend que la dernière loi sociale importante dite loi sur la "pénibilité" va voir son application reportée et ses modalités "simplifiées"...on n'a pas eu le temps d'appliquer la loi qu'elle est modifiée !.

Comme les nombreuses autres lois que nous avons invoquées et qui ont été en partie ou totalement remises en cause :

http://www.olonnes.com/2015/05/le-desordre-legislatif-le-travail-parlementaire-en-quest.html

 

Évelyne Sire-Marin, vice-présidente au TGI de Paris, dénonce  cette pléthore de textes qui transforme la  justice en "défoulement qui n'est pas la justice"

 

La magistrate cite le sénateur Alain Marc, auteur d'une recommandation visant à créer une commission d'enquête sur la réalité de l'inflation législative dans notre pays et qui  a prévenu : "En multipliant les lois, on leur enlève leur solennité et donc leur efficacité : un grand nombre de nos lois ne sont pas appliquées en raison de leur complexité ou de leur inutilité."

 

La magistrate poursuite sa chronique : "Nos codes enflent avec une telle rapidité que les praticiens sont eux-mêmes dans l'embarras lorsqu'il s'agit d'y puiser le bon texte. Certes la technologie et ses algorithmes de recherche vole à leur secours, mais est-ce une solution saine ?

"Plus un droit devient complexe et abondant, plus il devient inintelligible, secret et donc arbitraire et injuste, plus il devient un obscur message codé", écrivait le professeur Philippe Malaurie dans Les Enjeux de la codification. "

C'est désormais l'inflation de textes qui fait perdre toute crédibilité en la loi et en ceux qui légifèrent.

 

Attention à ce qui guette la France qui est sur cette pente et où le citoyen ne croît plus en ses élus, ne croit plus aux partis...le signal d'alarme a été tiré par nos voisins les citoyens espagnols qui viennent de rejeter les partis, les élus des partis traditionnels de droite comme de gauche. Il va en résulter "une aventure" dont nul ne peut savoir comment elle peut se terminer.

 

 

 

 

La chronique d'Amid Faljaoui

"Lisez la presse économique et vous le constaterez de vous-même: quelles sont encore les décisions économiques importantes sur lesquelles un gouvernement a encore une totale liberté de décision ?

Sur sa monnaie ? Pas du tout, l'euro est géré indirectement par la Banque centrale européenne à Francfort, et celle-ci est gérée par des technocrates non élus.

Le gouvernement peut-il agir sur les taux d'intérêt ? Non, pas plus, car là encore, les taux sont décidés à Francfort et en partie par les marchés financiers. Bref, sur ces points-là, le locataire du 16 rue de la Loi n'a rien à dire, pas plus que son homologue présidentiel à l'Élysée !

Mais il y a le budget et toutes ces décisions de dépenses, ainsi que de hausses ou de diminutions de taxes, me direz-vous ?

Là encore, pas vraiment: les gouvernements de la zone euro n'ont quasi pas de liberté pour gérer leurs budgets, ils doivent respecter des règles imposées par la Commission européenne.

et s'ils dépassent tel ou tel seuil, ils doivent s'en expliquer publiquement et s'engager à revenir dans les clous dans un délai assez bref. Alors, que leur reste-t-il ?

Jacques Attali pense que ce qui leur reste, c'est la "célébrationnite aiguë" et j'ajouterai, la communication. La communication, c'est simple: les médias sont aujourd'hui connectés 24h sur 24 et 7 jours sur 7, et comme le disait fort justement Emmanuel Macron, le nouveau ministre français de l'Économie, les médias sont comme le Moloch de la légende, ils ont besoin de leur livre de chair fraîche chaque jour.

Résultat: les médias critiquent les hommes politiques pour leurs petites phrases assassines, mais eux-mêmes sont en totale contradiction, car ils relaient plus facilement ce genre de phrases que des discours de fond.

Ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur: c'est la "célébrationnite aiguë" !

Quant à la "célébrationnite aiguë", il suffit de regarder François Hollande, comme le suggère Jacques Attali.

Il passe le plus clair de son temps à s'incliner sur les morts d'attentats, d'accidents ou de meurtres ! Il a même dû accompagner les chefs de gouvernement allemand et espagnol sur le lieu d'un épouvantable accident d'avion dans lequel il n'y a eu aucune victime française !

Mais comme le dit Jacques Attali, commémorer ou rendre hommage est pour un ministre ou un président une activité gratifiante.

Personne ne vient pour vous siffler, ni pour manifester un désaccord.

En gros, personne ne vous demande de décider, donc de choisir et donc de décevoir. Mieux encore, il y a toujours quelqu'un pour venir vous dire merci.

Donc, oui, ayant de moins en moins de prise sur le réel, l'élu d'aujourd'hui en est souvent réduit à montrer son empathie aux gens dans le malheur - c'est cela, en gros, la "célébrationnite aiguë" dénoncée par Jacques Attali.

Si les hommes politiques n'ont plus les moyens d'influencer l'avenir, ils peuvent être de plus en plus tentés de se plonger à l'infini dans le passé, dans la nostalgie - que ce soit celle de la Grande Guerre, des éperons d'or ou en juin prochain de la bataille de Waterloo.

La pression du court terme, des médias pousse en quelque sorte les politiques à devenir les "gardiens attentionnés des souvenirs".

Dommage, l'idéal serait que le politique se fasse représenter à tous ces événements et se concentre sur son activité principale, mais qui oserait ou voudrait le faire ? "

 

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