JUSTICE ET POLICE
Une décision récente du Conseil d’État nous interroge tant par sa forme qu’au fond.
Nous ne sommes pas dans le même monde : cette admonestation publique au Ministre de l’Intérieur et mise en danger de membres des forces de l’ordre n’est pas bienvenue particulièrement dans le climat d’insécurité que nous subissons.
La Haute Juridiction Administrative qu’est le Conseil d’État s'est donc penchée à la demande de deux Associations dont la ligue des droits de l’homme sur ce qui pourrait être un simple détail vestimentaire (7 chiffres sur la tenue de combat des forces de l’ordre Gendarmerie, CRS) mais qui est un symbole de présomption de culpabilité pour un membre des services d’ordre puisqu’il facilite son identification.
Paris, le 29 avril 2026 COMMUNIQUÉ DE PRESSE (Décision de justice)
Le droit : "Les policiers et les gendarmes sont tenus au respect d’une obligation d’identification individuelle en application du code de la sécurité intérieure (article R.434-15). Cette obligation se traduit par le port d’un numéro d’identification à sept chiffres inscrit sur un bandeau à fixer sur l’uniforme, appelé RIO pour les policiers."
FORCES DE L’ORDRE ET MANIFESTANTS
Nous visionnons des images de membres des forces de l’ordre qui encadrent des manifestants set et sont « canardés » visés par divers projectiles par ceux qu’ils protègent.
Ces gendarmes ou CRS formés à ne pas répondre aux provocations de jeunes et moins jeunes encagoulés, à rester l’arme aux pieds acceptent cette mission pour leur pays, pour l’ordre, pour faire respecter les biens publics et privés...
Les agents des forces de l’ordre sont ainsi sur les images comme des lapins de garennes dans une battue tirés alors qu’ils sortent de leur trous, harcelés par de sanguinaires furets, le chasseur les abat sans leur laisser une chance.
Dans d’autres pays, dès le premier jet de pierre de manifestants, la riposte des forces de l’ordre est immédiate : lancement de grenades de gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc ou balles réelles, arrestations sans ménagements...
En France, parce que nous sommes « civilisés » ceux qui sont protégés ce sont ceux qui abusent de leur droit à manifester et après cela les mêmes, les tenants de LFI et autres ultra-gauchistes et écologistes violents, voudraient se voir donner des facilités pour identifier et faire condamner les membres des forces de l’ordre qui deviennent les méchants. Une mesure qui favorise l’anarchie.
En 2025, cinq députés ont osé répéter le slogan « la police tue » alors que la France crie « la police protège ». Le député LFI Sébastien DELOGU réitère cette terrible accusation « la police tue » dit-il.
DEUX POIDS, DEUX MESURES
Quand des manifestants blessent, tuent des membres des forces, quand des délinquants routiers tuent des policiers lors d’un contrôle routier, quand ceux-ci ont leurs visages masqués, leurs véhicules volés, maquillés ou brulés, leurs tenues empêchant leur identification pourquoi imposer cette « étiquette » grand format au gendarme mais pas au voleur.
Quand un policier est supposé avoir dérogé à ses obligations réglementaires il est présumé coupable ! et non en état de légitime défense comme l’est et le fut le policier qui, à Nanterre, le 27 juin 2023, après avoir causé la mort de Nahel Merzouk, un adolescent franco-algérien de 17 ans, lors d’un contrôle routier suite à diverses infractions graves commises par celui-ci mettant en danger la vie des passants.
C’est pour cela que dans ce contexte, nous posons la question de l’opportunité de cette décision du Conseil d’État de l’obligation d’immatriculation des membres des forces de l’ordre imposée vertement, sèchement, comminatoire par le Conseil d’État et présentée à la presse bien « isolée » pour frapper l’opinion.
Concernant des membres des forces de l’ordre en principe irréprochables et touchant leurs familles, cette décision fut prise et diffusée pour qu’elle soit percutante auprès du public.
Il est donc bien anormal que des membres des forces de l’ordre soient ainsi stigmatisés alors qu’ils sont censés être aisément identifiables par leur hiérarchie s’ils commettent des erreurs.
Cette décision est inadaptée, brimante, choquante voire nocive et contre-productive.