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https://www.olonnes.com/2026/01/un-budget-2026-inadapte-a-la-situation-catastrophique-des-finances-publiques.html
UN BUDGET 2026 DÉSHONORANT ET QUI NE RÉSOUT PAS LES VRAIS PROBLÈMES
Le budget d’un État n’est pas un acte insignifiant. Il est regardé par tous les financiers de la planète et jugé, noté, comparé...surtout dans des périodes de turbulences.
Il est aussi ausculté par les organismes internationaux comme le FMI, la Banque Européenne en ce qui concerne l’évolution de la dette par rapport au PIB et pour la France ce budget sera analysé par rapport à ses autres engagements internationaux.
La lente, tardive et tumultueuse élaboration de ce budget 2026 et son adoption en passant par l’article 49 3 a donc été encore utilisé pour faire passer la n-ième mouture de projet de budget (la partie dépenses puis la partie recettes). Cette procédure, peut-être nécessaire, n’est pas en faveur de la démocratie française et de sa crédibilité. Il faudra absolument, si l’on vaut éviter la mise « sous tutelle » de notre pays par l’Union Européenne et ou le FMI que cette crédibilité de la France soit appuyée par un budget exécuté conformément aux prévisions.
Il faudra donc que Parlement et Gouvernement fassent preuve de la plus grande rigueur e, avec la composition actuelle de l’Assemblée Nationale, ce ne sera pas aisée. La Représentation Nationale préfère la démagogie à la rigueur budgétaire. Encore faudra-t-il que cette rigueur soit expliquée au bon peuple français et aux responsables économiques afin que les citoyens acceptent « des sacrifices » même si lees sont imputables aux incuries des gouvernants de ces 40 dernières années.
Nos gouvernants et le Chef de l’État actuels devront donc expliquer, convaincre et se montrer exemplaires.
Les dérapages dans l’exécution du budget 2026 sont interdits. Fini, par exemple, le carnet de chèques du Chef de l’État en libre-service.
UN BUDGET QUI MANQUE DE CRÉDIBILITÉ
Le vote du budget 2026 est donc un aveu du Parlement qui a opté pour l’immobilité, pour le « pas de vagues » ...nombre de députés (socialistes, gauches diverses et droite macronienne ) ayant la peur justifiée mais secondaire par rapport à l’intérêt général d’être victimes d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée. Et de ne pas être réélus ! Le courage et l'abnégation ne sont pas leur patrie. Pour ce budget 2026, nous ne vivons pas dans le rationnel « politique » et dans les choix commandés par le bon sens et l’intérêt général afin de montrer une volonté de sortir au mieux de l’ornière de la situation financière de la France.
Des décennies durant nous avons vécu hors sol comme si la France n’était pas de plus en plus près de tomber dans le précipice.
La politique de l’autruche peut permettre certes la survie d’un Premier Ministre mais elle ne résout pas le problème des crises financières et institutionnelles.
La France est désormais dans la classe des pays ingérables et donc à risques. Ceci a aussi un coût non mesurable puisque cela rend plus difficiles les rapports commerciaux avec les partenaires de la France et les rapports avec ses partenaires financiers de la Finance internationale.
Le Président MACRON et le Premier Ministre ont pris le risque de faire « passer » le budget 2026 du Pays avec le 49 3 et avec une Assemblée Nationale morcelée ingérable ce qui officialise vis-à-vis de l’international l’existence d’un pouvoir sans majorité donc paralysé et affaibli.
Planent donc, en 2026, au-dessus de la France le double risque : risque de crise institutionnelle avec une Assemblée Nationale sans majorité et un Président coupé des français et le risque de crise socio-économique avec une dette de l’État encore prévue en forte hausse.
Il faut espérer que le Président MACRON est conscient de ce double risque et que des lunettes noires lui permettront maintenant de mieux apprécier la réalité qui l’entoure et le contraigne à prendre les mesures qui éviteront le pire à son pays : quoi qu'il en coûte !