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19 septembre 2023 2 19 /09 /septembre /2023 20:45
C'ÉTAIT POUR 2023 ! 2024 N'AMÉLIORERA PAS LA SITUATION...DES NUAGES DANS LE CIEL DE FRANCE

C'ÉTAIT POUR 2023 ! 2024 N'AMÉLIORERA PAS LA SITUATION...DES NUAGES DANS LE CIEL DE FRANCE

 

 

 

 

UNE RENTRÉE POLITIQUE SOUS LE SIGNE DE LA DIFFICULTÉ BUDGÉTAIRE ET FINANCIÈRE DE LA FRANCE

Suite de

https://www.olonnes.com/2023/09/le-budget-2024-une-equation-difficile-a-resoudre.html

 

LES CONTRAINTES 2023 NÉES DE 50 ANS DE LAXISME BUDGÉTAIRE

Le résultat de 50 ans de toujours plus de dépenses publiques conduit l'État Français à devoir se serrer la ceinture sans dire qu'il va mettre en place un plan d'austérité !

Comme cela fut clairement dit par Pierre MOSCOVICI Premier Président de la Cour des Comptes lors de sa présentation en juillet 2023 de la trajectoire financière de l'État :

Pour ceux qui veulent aller plus loin nous recommandons le document de la Cour des Comptes : Situation et perspectives des finances publiques;

https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-06/20230629-RSPFP-2023.pdf

 

- La France au sein de la zone Euro ne peut plus se permettre d'afficher des divergences au sein de cette zone euro...la France  présente une trajectoire moins ambitieuse que celle de nos partenaires européens,

 - La France doit donc s'engager à maîtriser ses dépenses publiques ; il faudra faire porter les efforts pour obtenir 10 à 12 milliards d’économies à réaliser par an !

- Mais la France ne doit  pas dépenser plus mais dépenser mieux...et là il y beaucoup à retenir pour pouvoir répondre à la question : la France en Europe dépense plus que les autres pays pour obtenir une qualité des Services Publics dégradée,

- La trajectoire financière présentée par la France n'est pas crédible car elle est fondée sur des hypothèses notoirement trop optimistes et le France si elle ne rétablit pas ses finances publiques sera isolée au sein de l'Europe...la Cour des Comptes parle de divergences au sein de la zone Euro et c'est très grave.

Pour ceux qui veulent aller plus loin nous recommandons le document de la Cour des Comptes : "Situation et perspectives des finances publiques" :

https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-06/20230629-RSPFP-2023.pdf

 

UN GOUVERNEMENT VEUT RASSURER LES CITOYENS POUR 2024 MAIS LA CRUELLE RÉALITÉ DE LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA FRANCE NE PERMET PAS L'OPTIMISME

Des cafouillages que nous avons entendus ces dernières semaines avec des communications divergentes entre l’Élysée, Matignon et  BERCY...il ressort :

- pour le budget 2024 qu'il n'y aura pas d'impôts nouveaux et même une promesse de baisse en...2025 ?? ce qui est intéressant mais seulement pour celui qui y croit ! et 2025 n'est pas 2024 !

- pas de hausse de la facture électricité, mission impossible...puisque la facture d’aujourd’hui est amoindrie fictivement par le bouclier tarifaire...

- une baisse des dépenses publiques de 16 milliards d'euros particulièrement en supprimant ou diminuant le "bouclier tarifaire" électricité, 

- 7 milliards de dépenses seront consacrés au plan Vert...

 

LE GOUVERNEMENT VA-T-IL FAIRE VOTER AU PARLEMENT UN BUDGET INSINCÈRE ?

Comment le Gouvernement pourra-t-il dégager des moyens pour rétablir une situation claire et saine et crédible ?

Nous découvrirons le déficit prévisionnel du budget en fin septembre : une seule chose est sûre, encore une fois, le budget de la France va être présenté avec un déficit supérieur au fameux 3% du PIB.

La situation financière de la France est dégradée : trop de dépenses, pas de recettes nouvelles possibles, une dette insoutenable qui va continuer à augmenter en 2024.

Les prélèvements obligatoires mettent la France en tête, pour la zone Euro, en battant tous les records avec un taux de 45,4  % du PIB. Or, il  n'est nullement question de rogner sur les dépenses publiques.

Les dépenses publiques culminent à 57% du PIB et la qualité des services publics paradoxalement ne cessent de se dégrader : hôpitaux, sécurité, armée, éducation...

La dette a franchi le cap symbolique et alarmant des 3 000 milliards d'euros soit 115% du PIB et les taux d’intérêts qui montent pour lutter contre l'inflation vont impacter fortement le budget : le poste "intérêts de la dette" va en 2024 dépasser le budget de l’Éducation !...il pourrait atteindre 50 milliards en 2024 et atteindre 70 milliards d'euros en 2027 ! Et face à cette situation le Président MACRON ne cesse de promettre des dépenses supplémentaires.

Face à cette situation et aussi face à l'inexistence de volonté ferme exprimée par le Gouvernement de redressement des finances publiques de la France, nous ne pouvons qu'afficher notre pessimisme.

Aujourd’hui,  déjà la Banque de France prend du recul et elle contredit les annonces des hypothèses gouvernementales pour l'élaboration du budget 2024 jugées trop optimismes pour ne pas dire mensongères particulièrement sur l'évolution de l'inflation et pour la prévision de la croissance. Les chiffres annoncées par la Banque de France sont inférieurs à ceux du gouvernement. Par exemple, pour le taux de la croissance la Banque de France annonce un taux de 0,9 % pour 2024 alors que le Gouvernement a opté pour un hypothèse de taux de 1,4 %. 

Déjà, la Cour des Comptes avait estimé que les prévisions gouvernementales étaient trop optimistes.

Maintenant, sortant de son habituelle réserve, la Banque de France contredit aussi le Gouvernement.

Tout cela n'est pas rassurant ! et n'est pas de bonne augure pour rétablir la confiance entre le peuple français et ses dirigeants : Président de la République et Gouvernement. Cela se traduit déjà par les dépôts record des français en épargne : signe patent de défiance par rapport au lendemain.

 

 

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14 septembre 2023 4 14 /09 /septembre /2023 20:10
BERCY : LA FABRIQUE DU BUDGET DE LA FRANCE

BERCY : LA FABRIQUE DU BUDGET DE LA FRANCE

 

 

 

 

AVEC LA RENTRÉE, PARLONS DU BUDGET DE L'ÉTAT

 

RAPPEL : LE BUDGET DE L'ÉTAT EST UNE ÉNORME ET COMPLEXE MACHINE

Nous allons tenter d'un peu clarifier la situation avant de vous donner une analyse de ce qui pourra, dans la difficulté, être proposé au Parlement. Et on reparlera de l'article 49 3 pour le ou les votes du ou des budgets.

Le budget de l’État doit correspond à l’ensemble de ses ressources et de ses dépenses. Il faut pour que le Parlement puisse juger et voter ce qui est le budget de l'État que la proposition du Gouvernement soit "sincère". La Cour des Comptes a dans le passé osé parler "d'insincérité" des comptes".

L’essentiel des ressources provient des impôts et des taxes payées par les citoyens et les entreprises. Les dépenses correspondent à l’argent que l’État utilise pour financer toute l'action publique : police, justice, recherche, éducation…mais maintenant cela va bien au-delà. Ne serait-ce que pour englober les dépenses au titre des engagements sociaux et autres.

En 2023, c'est 40 ans de déficit des budgets qui aboutissent à faire apparaître une accumulation au fil des années la dette de l’État qui est supérieure à 3 000 milliards d'euros ! Une situation dangereuse qui pèse sur la crédibilité de la France au regard de l'Europe et du monde financier.

Il ne faut pas oublier que les budgets des États composant la zone "EUROS" sont liés par le fameux "pacte de stabilité et de croissance" qui  désigne un ensemble de critères que les États de la zone euro se sont engagés à respecter vis-à-vis de leurs partenaires...et c'est là où la dette française colossale pose des limites au "quoi qui l'en coûte".

 

BUDGETS DE L'ÉTAT

Rappel des chiffres 2023 des budgets de l'État (sources : https://www.budget.gouv.fr/budget-etat)

 

recettes totales : 516 milliards d'euros

dépenses totales :   682 milliards d'euros 

déficit prévu : 166 milliards d'euros ...la prévision sera dépassée...quoi qu'il en coûte !

puisqu'au 31 juillet 2023, le solde général d’exécution s’établit à -169,0 milliards d'euros contre -131,2 à fin juillet 2022.

Pour le seul "Budget Général" qui est celui des fonctions régaliennes qu'on pourrait qualifier d'obligation pour un État :

recettes : 293 milliards d'euros

dépenses : 455 milliards d'euros

déficit prévu : 162 milliards d'euros pour 2023

 

LES FINANCES PUBLIQUES

Ce serait trop simple, il faut savoir que pour avoir une idée des "finances publiques" il faut englober et prendre les quatre secteurs  :

  • l’État et les Organismes divers d’administration centrale (ODAC) : ces deux secteurs réunis composent l’ensemble des administrations publiques centrales,
  • les administrations publiques locales (APUL) qui incluent l’ensemble des collectivités territoriales mais aussi les organismes divers d’administration locale,
  • les administrations de sécurité sociale (ASSO) qui regroupent les ODASS et l’ensemble des régimes d’assurance sociale : régime général et régimes spéciaux de Sécurité sociale, régimes de retraite complémentaire ou assurance-chômage.
Et c'est la surprise (les chiffres connus sont de 2020)
 
dépenses  : 1 422,8 milliards d'euros
recettes : ; 1 210,8 milliards d'euros
Déficit des finances publiques : 212 milliards d'euros !
 
Retourner à l'équilibre budgétaire, ce n'est donc pas pour demain ! et pourtant il faudra bien y arriver un jour!
 
 
À SUIVRE :
LE BUDGET 2024 UNE ÉQUATION DIFFICILE À RÉSOUDRE
 

 

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