Il faut protéger le sport contre toutes déviances : tricherie, dopage...
Nous avons apprécié dans le Journal des Sables du 17 janvier 2013 le courrier des lecteurs qui soulevait à travers le problème du vrai et faux amateurisme celui de l’éthique en matière de sports.
Le débat sur la drogue et le cyclisme n’est pas clos. Il est cependant très regrettable que pour justifier une situation condamnable certains responsables avancent l’argument que tous les coureurs se dopent ou se dopaient donc ce n’est pas grave.
Dans ce courrier des lecteurs il s’agit d’autres faits : nombre de clubs sportifs trichent pour entretenir une équipe fanion et les dirigeants payent des dessous de table, des faux frais de déplacements…
Certes, on ne peut avoir un monde parfait.
Maos nombre de dirigeants disent que c’est une pratique courante donc normale. Cette position doit être combattue avec force. Le sport doit être exemplaire car nous confions nos jeunes aux dirigeants (le plus souvent dévoués et bénévoles) et on n'a pas le droit de tromper les jeunes. Le sport est une école de la vie. Il doit être protégé de toutes déviances comme l’usage des dopants, des rémunérations occultes…
De plus, nombre de clubs bénéficient de subventions de la part des collectives locales, de l’État. Ces subventions (argent public, le vôtre, le nôtre) servent dans le cas des déviances citées ci-dessus à financer une tricherie ! Est-ce normal ?
Mais regardons l'envers de la médaille. Est-il aussi normal qu’un club ayant à sa tête des dirigeants honnêtes soit pénalisé parce qu’il ne peut ou ne veut payer entraîneurs et joueurs au « black » ?
Il appartient aux collectivités qui subventionnent des clubs, aux Fédérations, éventuellement aux magistrats saisis de fraudes de préserver la pureté du sport ; aucun laxisme ne peut plus être toléré.