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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:05

   algues vertes-2-e590a 

 

Le décret récemment publié entérine le relèvement des plafonds d’épandage. En limitant à 170 kg d’azote par ha de surface agricole totale (SAU) et non plus par ha de surface potentiellement épandable (SPE, soit la SAU déduction faite des surfaces à proximité des cours d’eau, du littoral, des tiers), il va permettre d’augmenter de 20 % les quantités d’azote épandues sur les sols !

 

Pour Jo HERVE, Président d’Eau & Rivières de Bretagne, « les ministres sont restés sourds aux protestations des bretons, et ont signé un décret qui va rendre encore plus difficile la reconquête de la qualité des eaux exigée par la Directive Cadre sur l’Eau».

 

La parution de ce décret intervient alors que la Commission européenne exige de la France, dans une lettre du 17 juillet dernier, des explications sur sa politique de prévention des marées vertes. La Commission doute que les directives européennes sur les nitrates de 1991 et sur l’eau de 2000 soient correctement appliquées. Les demandes d’explications de la Commission portent sur l’ampleur des marées vertes, l’effectivité des actions annoncées dans le plan gouvernemental, la mobilisation de la réglementation, la stratégie pour prévenir les marées vertes sur l’ensemble du littoral breton.

 

« La signature de ce décret est un mauvais coup porté à la reconquête de l’eau et un déni des efforts financiers des bretons pour se débarrasser des marées vertes. On voudrait plomber la politique de l’eau et ne pas atteindre le bon état des eaux exigé par les directives européennes qu’on ne s’y prendrait pas autrement » dénonce Jean-François PIQUOT, porte parole d’"Eau & Rivières de Bretagne".

 

La facture annuelle des pollutions agricoles, déjà évaluée à 215 euros par personne dans le récent rapport du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable, va encore grimper avec une telle décision !

 

"Eau & Rivières de Bretagne" estime que ce décret viole les principes constitutionnels de précaution et d’action préventive, ignore les recommandations de la Cour des Comptes et engagera un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler ce décret absurde.

 

Soyons très attentifs à ce problème des algues vertes qui appraissent à Noirmoutier, à Talmont, un peu aux Sables d'Olonne. Il faudra que la VENDEE se mobilise pour ne pas se retrouver comme la BRETAGNE avec des problèmes sans solution au niveau des sols et au niveau de la santé publique.

Au moment où la FRANCE est sous la menace de sanctions européennes, ce décret est une injure au bon sens ! et pire il accentue un danger pour la santé publique maintenant reconnu de tous après des années de conspiration du silence : les algues vertes sont un réel DANGER MORTEL et pas seulemnt pour les sangliers !

 

 

 

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