QUI SONT LES RÉVOLTÉS ? QUE VEULENT-ILS ?
Nous, adultes, avons bien conscience que notre monde n’est pas parfait, que l’ÉDUCATION NATIONALE est bien, comme d’autres grands services publics, plus et de très, très loin, la belle image qu’ont eue les grands Services Publics qui vit maintenant en mode dégradé.
Ce mouvement lycéen a déjà l’avantage c’est de nous condamner à réfléchir sur les « revendications des jeunes », sur le fondement de ce mouvement qui exalte non le droit de manifester mais aussi le droit de s’exprimer des violences qui doivent choquer sans porter de jugements globaux sur la jeunesse de 2026 ni sans jugement de la gestion de cette crise presque imprévisible.
Nous attendions une expression du mal-être général, nous découvrons, une révolte d’une petite minorité de jeunes non identifiable. Sans leader, sans Daniel COHN-BENDIT aujourd’hui député européen, sans Jacques SAUVAGEOT, sans Alain GEISMAR qui menaient un combat, leur combat contre ce qu’ils jugeaient être les excès du capitalisme, avec un mélange d’idéologies marxiste, maoïste, trotskyste et le soutien d’intellectuels gauchistes, pacifistes, mondialistes, communistes qui eux étaient identifiables. Ils bénéficiaient aussi d’un certain soutien de syndicats bienveillants mais en retrait.
2026 : UN MOUVEMENT SANS NOM, SANS IDÉOLOGIE, SANS LEADER...SANS OBJECTIFS LOUABLES OU MÊME ACCEPTABLES
Que trouvons-aujourd’hui nous pour mener cette « révolte » de 2026, pour lui donner une âme, des justifications sérieuses sociétales, pour la justifier et rassembler ?
Les Gilets Jaunes sont partis de revendications sur le pouvoir d’achat et les hausses et particulièrement celles des taxes sur les carburants (taxe carbone) mais, en 2026, il n’y a ni porte-drapeau ni revendications clairement exprimées et mobilisatrices.
Jusqu’à ce jour, il y a d’un côté, une population française fatiguée, lasse, pessimiste qui aurait pu être entraînée à manifester.
De l’autre, il y a ce qui est appelé globalement des jeunes dont nombre de mineurs, très jeunes, quasi encadrés par des plus âgés qui, eux, viennent en découdre avec le symbole que représente les forces de l’ordre.
Il n’y même pas eu de réel mouvement spontané type Gilets Jaunes (novembre 2018) et pourtant les motifs ne manquent pas.Et nous verrons ce qu’il en sera pour la mobilisation nationale prévue le 17 octobre 2026.
Même les revendications des jeunes qui figurent sur leurs pancartes ne mobilisent que les encagoulés en tenues avec leur « artillerie et déguisements » anti gaz lacrymogènes. Dans les manifestations d’hier, nous avons cherché en vain des défilés de jeunes collégiens et lycéens. Restent quelques blocages d'établissements !
Ceci s’explique dans les chiffres officiels de l’Éducation 96 % des collégiens et lycéens étaient dans leurs classes dans des établissements ouverts.
Certes, les Insoumis tentent de récupérer le mouvement en justifiant un peu comme le font ces pompiers malades manipulés qui deviennent des incendiaires condamnés à goûter des geôles surpeuplées de la République.
Ainsi nous avons bien du mal à expliciter les fondements d’une révolte et les violences qui ne sont pas justifiables. Il n’y a pas de justes causes à ces « désordres ».
La tolérance qui découle des pratiques que nous voyons se développer sur nos écrans ne peut venir que d’un sentiment d’impunité pour ces casseurs et de la faiblesse du pouvoir macronien qui sacrifie les membres de ses forces de l’ordre avec leur mission de se faire « canarder » dans des opérations violentes de guérillas urbaines injustifiables auxquelles elles ne peuvent m^me pas répondre !
Il y a pourtant, en France, surtout avec le budget 2027, tant d'autres causes qui mériteraient de mobiliser les citoyens : paupérisation croissante, impôts croissants, pouvoir d'achat décroissant, services publics délabrés et autres injustices...
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