L’EMBARRAS DU GOUVERNEMENT
La flambée des prix concernant l’énergie n’a pas l’air de trop soucier nos gouvernants français. Par contre, les gouvernements italien et grec ...cherchent des solutions pour alléger la charge nouvelle supplémentaire qui va peser sur les ménages suite à la flambée des prix du gaz et du pétrole.
Soyons clairs le gouvernement LECORNU cherche des réponses pour ne rien faire dans la précipitation ! Il est obligé de sortir de sa cachette où il se complaisait avec les élections municipales pour répondre aux questions des parlementaires eux-aussi sortis des débats de ces élections municipales.
La triste réalité est que, comme il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’État, le gouvernement ne peut une nouvelle fois sortir son carnet de chèques et a plutôt tendance à promettre et négocier et pas à « donner » tout de suite. L’avertissement du Ministre des Finances et l’avertissement du Président de la Banque de France sont significatifs : si l’État ouvre les vannes d’aides aux « victimes » de la flambée des prix des produits énergétique et particulièrement des carburants, les milliards distribués devront être compensés par des impôts supplémentaires !
L’ÉTAT PROFITEUR
Mais le bruit « d’aides » est parti, il court, il court : puisque le prix du carburant à la pompe augmente les rentrées dans les caisses de l’État comme les taxes spécifiques et la TVA vont augmenter au bénéfice de l'État.
En l’état actuel « L’État se comporte donc comme un profiteur de crise en recevant des hausses indues de rentrées fiscales lorsque le prix à la pompe augmente. »
Facile et un peu démagogique, ce raisonnement fait mouche dans l’opinion et si la situation empire il va falloir faire un geste qui se répercutera sur le déficit prévisionnel de l’État année 2026 ! et sur d'autres impôts !
Pour l’instant les réponses du Ministre des finances sont dilatoires mais cette position sera vite intenable.
Le gouvernement ne pourra convaincre le citoyen qu'il ne "s'enrichit" pas avec la hausse du prix des carburants d'ailleurs difficile à nier et à justifier.
RÉACTIONS DES CONTRIBUABLES CONSOMMATEURS
Le citoyen ne peut dépenser plus qu’il ne gagne et les carburants, pour beaucoup, sont une dépense quasi obligatoire donc il faudra sacrifier d’autres dépenses au moment où l’État pouvait espérer un redémarrage de la consommation et des rentrées de recettes plus conséquentes.
L’État aura donc bien du mal à faire admettre qu’il ne profite pas de la hausse des carburants.
La crainte du pouvoir est toujours de provoquer une réaction brutale de la population contre les taxes sur l’énergie et tous les carburants et produits dérivés. C’est de là qu’est parti le mouvement des Gilets Jaunes ! et la grande peur du Président MACRON .
Mais si le conflit au Moyen Orient perdure, le silence de l’État ne sera pas tenable longtemps surtout si le prix du pétrole ne redescend pas.
De plus, les bénéfices faramineux par exemple de Total Énergies (13 milliards de dollars) et autres entreprises pétrolières ou gazières ne passent plus inaperçus dans l’opinion. Ils sont peut-être justifiés économiquement au niveau de l’entreprise et au niveau de ses besoins d’investissement notamment pour les énergies nouvelles et la réindustrialisation.
Mais le citoyen contribuable et l’État occultent aisément ces justifications et visent voire louchent sur ses gains et voudraient bien en récupérer toujours plus et voir les « prix à la pompe » s’afficher à la baisse.
Ajoutons aussi, en rappel que le vote du budget 2026 de l’État, a montré que celui-ci est incapable de faire des économies et qu’au contraire les dépenses publiques passeront ainsi de 1 697 milliards d’euros en 2025 à 1 733 milliards d’euros en 2026, soit une augmentation de 36 milliards d’euros sur un an !
Les objectifs et les comportements des uns et des autres sont donc divergents et même opposés mais ...
L’ÉTAT, ENCORE UNE FOIS, DONNE LE MAUVAIS EXEMPLE : FAITES CE QUE JE DIS MAIS NE FAITES PAS CE QUE JE FAIS...le tout encore dans la plus belle indifférence !
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