LE BUDGET DIT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE 2026 : INADMISSIBLE !
En fait, il s’agit des comptes sociaux de l’État qui finance en sous-main la Sécurité Sociale qui ne peut juridiquement pas emprunter pour financer son fonctionnement et qui ne se réforme pas ! Négligences sur négligences.
Nous ne pouvons donc pas être de ceux qui se réjouissent d’un compromis au Parlement pour l’adoption du Budget 2026 dit de la Sécurité Sociale.
Pour cela, nous allons nous appuyer sur le Rapport de la Cour des comptes de mai 2024 intitulé « Rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale ».
Lien pour le Rapport de la Cour des comptes :
https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-05/20240529-synthese-RALFSS-2024_0.pdf
2026 SÉCURITÉ SOCIALE : ENCORE UN BUDGET INSINCÈRE...
Encore, en 2026, nous aurons une trajectoire de déficits non maîtrisés.
En 3 chapitres, dont les titres au moins sont clairs, la Cour des Comptes avait dressé sa trajectoire incontournable...un budget de la sécurité sociale ne peut légalement être en déficit.
Trois titres évocateurs de la crise des comptes sociaux
1 - Une trajectoire de déficits non maîtrisés, un redressement nécessaire
2 - Des réformes nécessaires pour assurer un redressement pérenne des comptes sociaux
3 - Une qualité de service et une efficacité à renforcer
Voiçi le constat et le programme dont les parlementaires et le gouvernement n'ont pas voulu tenir compte.
En 2024, nous avons été étonnés, pour une fois percutant, par le langage compréhensible , direct de la Cour des comptes...or, pour 2026, rien ne change !...cause toujours !
Ce rapport met en évidence des tripatouillages passés comptables indignes et illégaux qui ont pour but d’occulter a posteriori les déficits sociaux qui se cumulent (voir page 8 et suivantes du Rapport)
Cette alerte de la Cour des Comptes n’est absolument pas prise en compte dans le débat qui a abouti à ce « compromis » politique qui ne changera rien des mauvaises et illégales habitudes de gestion de nos parlementaires qui cumulent les déficits donc alourdissent la dette.
Celle-ci devra empirer puisque le fameux coup et coût de la suspension la réforme des retraites n’est pas financé et qu’il faudra bien l’assumer...ce qui nous fait dire que ce budget de la Sécurité Sociale voté est « bien insincère » déjà sur ce point !
Laissons la parole à l’ancien MINISTRE de l’Industrie Marc FERRACCI qui s’exprime ainsi sur les réseaux sociaux :
« Ce soir j’ai voté pour un budget de la sécurité sociale exécrable, afin d’éviter une situation plus exécrable encore pour nos finances publiques. Un budget qui alourdit de 24 milliards d’euros la dette que nous laisserons à nos enfants, quand son rejet en aurait coûté 30 - et alors que le déficit de la sécu était déjà de 23 milliards l’année dernière. »
Fermer le banc. Avant la faillite.
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