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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 11:57
DIDIER GALLOT, DERNIER MAIRE DES SABLES d'OLONNE, LE 2 JANVIER 2019

DIDIER GALLOT, DERNIER MAIRE DES SABLES d'OLONNE, LE 2 JANVIER 2019

UN GESTE IRRAISONNÉ, IRRATIONNEL...UNE ERREUR POLITIQUE, ÉCONOMIQUE, JURIDIQUE... NOUS DIT CET OBSERVATEUR ATTENTIF DE GAUCHE

Nous publions avec son accord l'intégralité de sa réflexion...pour ces 34 démissionnaires, coalition hétéroclite  nous écrivions qu'ils étaient de mauvais perdants et surtout des élus irresponsables.

 

"La nouvelle minorité municipale de la ville nouvelle des Sables d’Olonne a fait savoir que 34 des 99 conseillers municipaux avaient démissionné le 21 janvier 2019.

 

Ses portes paroles prétendent pouvoir demander au préfet d’organiser de nouvelles élections  au motif que un tiers du conseil municipal a démissionné.

 

Ils se réfèrent sans doute aux dispositions de l’article L258- premier alinéa du code électoral selon lesquelles « Lorsque le conseil municipal a perdu, par l'effet des vacances survenues, le tiers de ses membres, il est, dans le délai de trois mois à dater de la dernière vacance, procédé à des élections complémentaires. »

 

Il est regrettable que le 2° alinéa du même article n’ai pas retenu l’attention de l’ancien magistrat porte parole de la minorité. Selon cet alinéa, ainsi rédigé « Toutefois, dans l'année qui précède le renouvellement général des conseils municipaux, les élections complémentaires ne sont obligatoires qu'au cas où le conseil municipal a perdu plus de la moitié de ses membres »

 

Nous sommes en 2019, c'est-à-dire dans l’année qui précède le renouvellement général des conseils municipaux prévu en 2020. Le Préfet n’est pas obligé de provoquer de nouvelles élections municipales. Et pour cause, cette éventuelle élection anticipée organisée en 2019,  ne remplacerait pas le renouvellement obligatoire de 2020.

 

Si le Préfet en décidait autrement, il apparaitrait aux yeux de l’opinion comme un dilapidateur des fonds publics. Cette élection éphémère (pour quelques mois)  coûterait très cher à l’état (remboursement de frais de campagne aux candidats) ainsi qu’à la collectivité locale : affichage, rémunération des heures supplémentaires du personnel municipal, chauffage et nettoyage des lieux de vote etc…

 

Ces dépenses seront compensées par une augmentation des impôts, locaux et nationaux, au moment où les citoyens contestent la pression fiscale.

 

Électeur de gauche, je regrette que des élus de gauche, se soient associés à cette manœuvre provocatrice d’élection anticipée sans en mesurer les conséquences financières et  sociales.

 

Enfin, il est incompréhensible que l’ex- maire du Château d’Olonne se soit opposé à une fusion prenant effet en 2018 et maintenant  il cherche par tous les moyens à perturber l’intérêt général qui consisterait à laisser travailler la nouvelle municipalité régulièrement  élue, de la commune nouvelle dans l’intérêt de tous les Sablais.

 

2020, c’est demain, alors un peu de patience mesdames et messieurs les mauvais perdants. La démocratie est sauvegardée.

 

Pascal GRACIA

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commentaires

REGUIGNE REGIS 23/01/2019 12:52

Monsieur l ' ex maire des Sables , en pleine méditation sur la photo , s ' interroge , sans interroger quiconque cette fois - ci , car ce n ' est pas une audience de naguère . Ni de gauche , ni de l ' ancienne droite historique sablaise , cherche - t - il une boussolle pour retrouver le nord ou , le sens du vent ? Une nouvelle tempête , venue d' ailleurs et de nulle part , est - elle en train de traverser son esprit ? Décidémment , son maître et inspirateur G SIMENON n ' est pas si loin . Vive le suspens !

CACO 23/01/2019 14:04

Cette expérience d'élu pour cet ex magistrat écrivain,viticulteur, historien, homme de lettres...mérite méditation. Si pour un magistrat le Parquet n'est pas glissant voir inamovible, en politique, le Siège est éjectable parfois de manière surprenante, inattendue !...suspens ! et respect à l'Homme fourvoyé peut-être dans ce monde politique locale !