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24 mars 2019 7 24 /03 /mars /2019 12:32
LE GRAND DÉBAT AUX SABLES D'OLONNE

LE GRAND DÉBAT AUX SABLES D'OLONNE

UN GRAND DÉBAT CITOYEN QUI ATTEND UNE SUITE CONCRÈTE

La phase citoyenne du grand débat s'achève.

Mais que notre gouvernement et le Président de la République vont-il s faire de cet élan vertueux et potentiellement salvateur de notre démocratie ?

Le bon peuple français ne pourra accepter une mise au placard de son grand débat.

Ainsi, lors du Grand Débat que l'on doit à l'action des "gilets jaunes" un renouveau de l'expression citoyenne a enfin vu le jour. Est-ce une pause dans le malaise français ?

Il faut le souhaiter pour pouvoir voir la France généreuse, inventive, travailleuse...retrouver son rôle dans le monde et son pouvoir de rebondir.

Ci-dessous une analyse fort pertinente à notre goût du Journal La Croix qui reflète bien le Grand Débat qui eut lieu aux Sables d'Olonne.

 
Analyse du Grand Débat
"Des participants pas assez divers

Convaincus par l’exercice, ces participants se montrent également critiques, prompts à vouloir améliorer le dispositif qu’ils ont expérimenté. Ils regrettent sa durée, trop courte pour traiter de thèmes complexes, le manque d’apports théoriques ou encore le peu de diversité parmi les participants, en majorité issus d’une population âgée et aisée. Et pour corriger ces biais, également dénoncés par maints experts, ils ont déjà des idées.

Nicolas insiste sur la nécessité d’une plus vaste communication en amont des débats pour « toucher les gens motivés au-delà du petit cercle de ceux qui sont impliqués dans la vie politique et associative ». Servane propose de s’inspirer des jurés d’assise pour de futures conférences citoyennes. Obligés de répondre présents, les citoyens auditionneraient des experts « de toutes orientations » et « se prononceraient ensuite selon leur intime conviction ».

Renforcé par ces multiples échanges, l’esprit critique prend une autre couleur chez les gilets jaunes, dont les réseaux sont envahis de « fausses nouvelles » et de défiance envers les médias. Administratrice de la page Facebook de son groupe, Émilie avoue davantage « remettre en cause tout ce qui est dit ou écrit » et « rechercher sans cesse l’information juste en croisant toujours plus de sources ».

Considérant que les conditions d’indépendance du débat national n’étaient pas réunies depuis le retrait de la Commission nationale du débat public, des gilets jaunes ont par ailleurs mis en place leur propre plate-forme de consultation, le « vrai débat ». Les remontées sont triées par trois laboratoires de recherches et seront discutées lors de conférences citoyennes délibératives d’avril à juin.

Un « réveil démocratique »

Difficile de cerner l’influence des derniers mois dans la vie future de ces citoyens. Chez ceux qui ont participé ponctuellement à des débats, cette expérience restera sans doute une « simple parenthèse si elle n’est pas rapidement prolongée par d’autres engagements, au sein d’associations ou même d’une liste citoyenne aux prochaines municipales », explique Julien Talpin, chercheur en sciences politiques et membre de l’Observatoire des débats. Côté gilets jaunes, en revanche, la rupture lui semble plus nette, dessinant un avant et un après : « chez eux, le mouvement a mis fin à une forme de résignation quant à la capacité de l’action collective à changer les choses et fait naître une aspiration à la souveraineté populaire. »

Un « réveil démocratique », comme le résume David qui fait partie du collectif en charge du « vrai débat » : « Alors que je n’avais jamais milité, jamais manifesté, j’ai pris conscience que je pouvais intervenir et exprimer des revendications », raconte le trentenaire, bien décidé à « faire entendre sa voix à l’avenir ».

C’est sans doute ce désir de participer et le goût de la délibération collective que partagent désormais ces citoyens, si éloignés par ailleurs. Partout, le débat s’est imposé au centre de la vie démocratique, créant de formidables attentes comme de forts risques de déceptions. « Une fois qu’on a mis un pied dans la démocratie participative, on ne peut plus revenir en arrière, conclut Michèle, tirée au sort pour une conférence citoyenne régionale. Ce n’est plus possible de gouverner sur un îlot tout en convoquant la responsabilité de chacun. »"

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