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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 20:01
CETTE JUSTICE SYMBOLISÉE PAR UNE BALANCE ET DONC UN FLÉAU !

CETTE JUSTICE SYMBOLISÉE PAR UNE BALANCE ET DONC UN FLÉAU !

 

LE TRÈS LONG CHEMINEMENT QUI A MENÉ AU VERDICT DU 25 SEPTEMBRE 2025... QUI IRA EN APPEL !

 

 

Suite de

https://www.olonnes.com/2025/10/jugement-du-tribunal-correctionnel-de-paris-l-ex-president-sarkozy-lourdement-condamne-25-septembre-2025.html

 

RAPPEL SOMMAIRE  DE LA CHRONOLOGIE DES FAITS

 

Rappelons les faits essentiels, les étapes pour tenter d’éclairer l’analyse du procès que nous ferons

2005 : Nicolas SARKOZY en visite en Libye lors de la reprise des relations franco libyennes

2007 : Le Président Nicolas SARKOZY a été élu en 2007 pour son premier et unique quinquennat (2007/2012)

2007 : Libération des infirmières et médecin bulgares retenues en Libye

2011 ; Première guerre civile libyenne

Le 10 mars 2011, le Président Nicolas SARKOZY reçoit les représentants du conseil national libyen de transition et est le premier chef d'État à reconnaître officiellement cet organe de l'insurrection comme seul représentant de la Libye.

Puis résolution ONU autorisant les bombardements sur la Libye visant les forces favorables à Mouammar KADHAFI

le Président Nicolas SARKOZY estime que KADHAFI doit être destitué.

Le 20 octobre 2011 : mort de MOUAMMAR KADHAFI

2012 ; Élections présidentielles 2012 ; SARKOZY candidat favori pour sa réélection victime de cette affaire de financement libyen et de celle de BETTENCOURT est battu de peu par François HOLLANDE

 

Le 19 décembre 2012, Renaud Van Ruymbeke, 1er juge d’instruction au tribunal de Paris, transmettait au Procureur de la République un interrogatoire de Ziad TAKIEDDINE, mis en examen dans le dossier dit « Karachi »1. Celui-ci affirmait avoir des preuves que trois sociétés françaises auraient bénéficié en Libye de contrats pour des prestations fictives et citait notamment Publics, société dirigée par le fils de Claude Guéant. Il ajoutait « Je peux également vous fournir les éléments sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007 au-delà de 50 millions d’Euros. Cela n'a rien à voir avec les sociétés du fils de M. Guéant. La période importante s'écoule en décembre 2006 et janvier 2007

 

2013 : information et suspicion de financement illégal contre Nicolas SARKOZY de la part du régime libyen de Mouammar KADHAFI

Début de l’enquête sérieuse visant la famille Claude  GUANT

2020 : 31 janvier réquisitoire supplétif concernant pour la première fois clairement le chef d « association de malfaiteurs » en vue de la préparation de délits punis de dix années d'emprisonnement et notamment, ceux de détournement de fonds publics, ainsi que de corruption active et passive d'un agent public.

Poursuite de l’enquête du PNF

2025 : 25 septembre, verdict condamnations de l'ex Président SARKOZY et autres accusés.

 

PREMIÈRES CONCLUSIONS SUR UN PROCÈS OÙ LA JUSTICE NE PEUT SORTIR GRANDIE

 

Conclusions sur une Instruction qui a duré environ 14 ans ...et nous a-t-on vraiment tout dit ?

Les faits présumés délictueux remonteraient donc à 2011.

Mais l’instruction n’a pu effectivement débuter que lorque elle est arrivée au niveau du PNF (créé par une loi de décembre 2023 et qui a débuté son activité en 2024) soit 13 ans après les faits  

Jugement prononcé le 25 septembre 2025 soit 14 ans après les faits présumés délictueux

Et maintenant il faut ajouter 2026...suite avec les appels interjetés y compris par le Parquet du jugement du Tribunal Correctionnel de Paris.

Certes, la Justice a besoin de sérénité mais quand même 15 ans voir plus pour l'instruction (enquête) d'un dossier  cela fera beaucoup !

 

À SUIVRE ...LE TEXTE DU JUGEMENT 

 

 

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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 19:29
LA JUSTICE EN CAUSE

LA JUSTICE EN CAUSE

 

 

NOUS NE POUVONS PAS NE PAS DÉFENDRE NOTRE JUSTICE MISE EN CAUSE SUR LA BASE DE CE JUGEMENT SARKOSY QU’IL FAUT BIEN APPRÉHENDER

 

 

L’indignation voire les menaces figurant sur les réseaux sociaux qui ont suivi le prononcé de la sentence de condamnation de Nicolas SARKOZY peuvent être justifiées par la surprise des citoyens, par des rapprochements avec d’autres jugements au pénal mais comparaison ne vaut pas raison particulièrement en matière juridique puisque jamais deux affaires sont identiques. 

Les motifs politiques peuvent aussi justifier des réactions vives voire démesurées de certains.

Nous allons tenter d'expliquer le Pourquoi du Comment de cette décision étonnante pour beaucoup de citoyens à qui il insupporte de ne plus pouvoir croire en leur Justice.  

Est-ce la République des juges ? Est-ce la perte de l’indépendance des juges soumis à des pressions politiques ? Est-ce une réaction des magistrats à l’encontre de positions et déclarations publiques de Nicolas SARKOZY qui ne furent pas toujours particulièrement favorables à la magistrature et à la Justice. 

Beaucoup de questions qui mettent en cause une certaine JUSTICE, LES MAGISTRATS, LES PROCÉDURES ET LES RÈGLES DE DROIT.

 

 

UNE TENTATIVE D’EXPLICATION DE CE JUGEMENT QUI SURPREND : 380 PAGES DE RÉDACTION !

Nous noterons avec force  que le dossier n’est pas clos ni définitif puisque toutes les parties font appel et le que le Parquet lui-même a fait appel .

D’abord, le seul texte diffusé sous forme de « document de travail « mais qui fait foi » en matière de prononcé tente de justifier aussi bien des griefs retenus que des accusations graves estimées par le Tribunal comme non fondées.

Pour justement contourner cette mise en cause et pour justifier une " association de malfaiteurs " il est bien précisé que Nicolas SARKOZY n’était pas président de la République au moment des faits incriminés, mais ministre de l’Intérieur. C’est précisément pour cette raison qu’il n’a jamais bénéficié de l’immunité prévue par l’article 67 de la Constitution de sorte qu’il a pu être poursuivi et jugé. C’est le citoyen SARKOZY qui a dû répondre devant la justice des faits qui lui étaient reprochés.

Que vient faire cette juridiction d’exception nommée Parquet National Financier créé en 2013  et en activité depuis 2014 donc bien après les faits dont il sera question avec ce dernier des dossiers juridiques qui poursuivent l'ex Président SARKOZY.

 

 

UN PRONONCÉ DE LA PEINE QUI INTERROGE

 

La « décision » du Tribunal correctionnel 32ème chambre judiciaire du tribunal judiciaire de Paris est ainsi libellée et elle mérite d’être lue très attentivement :

 

« L’association de malfaiteurs qu’il (Nicolas Sarkozy) a constituée avec Claude Guéant, Brice Hortefeux et Ziad Takieddine avait pour objectif de préparer une corruption au plus haut niveau possible lorsqu’il serait élu Président de la République, chargé de veiller au respect de la Constitution et garant de l’indépendance nationale. Cette association a ainsi porté sur l’agrément d’un financement en provenance d’un État étranger en contrepartie du suivi du dossier pénal d’un homme condamné pour terrorisme et du maintien des relations avec la Libye ».

« Nicolas Sarkozy, reprenant par là-même l’un des critères de mise en œuvre de la loi d’amnistie du 20 juillet 1988, a rappelé à plusieurs reprises que l’enquête n’avait pas démontré d’enrichissement de lui-même ou de ses proches. S’il est exact qu’il n’y a pas eu d’accroissement direct et immédiat de son patrimoine, l’association de malfaiteurs avait pour but de lui procurer un avantage dans la campagne électorale et de lui permettre d’accéder à la plus haute fonction et de l’exercer pendant 5 années ».

« Il s’agit donc de faits d’une gravité exceptionnelle, de nature à altérer la confiance des citoyens dans ceux qui les représentent et sont censés agir dans le sens de l’intérêt général, mais aussi dans les institutions de la République ».

« Ces éléments rendent nécessaires le prononcé d’une peine d’emprisonnement sans sursis, toute autre sanction étant inadéquate. Il sera toutefois tenu compte de l’absence d’antécédents au moment des faits, de l’ancienneté des faits et de l’absence de mise en œuvre effective du pacte corruptif, pour en fixer le quantum à 5 ans ».

« L’exceptionnelle gravité des faits et le quantum prononcé rendent nécessaire le prononcé d’un mandat de dépôt. Étant observé que M.Sarkozy ne s’est jamais dérobé à la moindre convocation et a été présent à l’audience sauf dispense accordée par le tribunal, il sera tenu compte de la nécessité pour organiser sa vie professionnelle pour prononcer ce titre sous la forme d’un mandat de dépôt à effet différé. Il sera néanmoins assorti de l’exécution provisoire, mesure indispensable pour garantir l’effectivité de la peine au regard de l’importance du trouble à l’ordre public causé par l’infraction. Il appartiendra donc au condamné de répondre à la convocation du parquet national financier pour fixer la date de son incarcération ».

« En outre, le prononcé d’une amende de 100.000...(euros NDLR ) est proportionné à la gravité des faits et au patrimoine, revenus et charges dont le condamné a justifié ».

« Il y a également lieu de prononcer les peines d’interdiction de toute fonction publique pendant 5 ans, et de privation des droits civils, civiques et de famille limitée au droit d’éligibilité pendant 5 ans, avec exécution provisoire. Il est en effet nécessaire, au regard tant des conditions de déroulement des faits commis par un candidat à la fonction suprême, que de l’altération que l’infraction a occasionnée à la confiance dans les institutions, de faire interdiction à Nicolas Sarkozy de se présenter à une élection et d’exercer une fonction publique ».

« Il convient également d’assortir ces interdictions de l’exécution provisoire afin, d’une part, d’en assurer l’effectivité, et, d’autre part, en considération du trouble exceptionnel à l’ordre public causé par l’infraction, d’assurer l’exigence de probité et d’exemplarité des élus ».

 

À SUIVRE...

 

ANALYSE DU JUGEMENT

 

 

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