L’INSUPPORTABLE PAUVRETÉ EN 2025 AUGMENTE RÉGULIÈREMENT
Nous avons bien conscience que la « pauvreté en France » ne peut être un sujet passionnant pour nos lecteurs même si le problème ne peut laisser indifférent.
En fin d’année, deux rapports se télescopent mais se complètent : Celui du Ministère du Travail et celui du Secours Catholique.
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) est le service statistique ministériel (dans les domaines de la santé et du social) qui collecte, étudie et publie des chiffres sur la pauvreté qui sont orientés pour cerner : quel effort financier fait l’État pour financer son devoir de protection des citoyens ?
Le chiffre crucial qui vient de sortir pour 2024 est celui de 6,9 millions de Français (1 français sur 10) qui bénéficient d’aides financières au titre des « minima sociaux » et 4,25 millions de Français bénéficiaient d'au moins une aide sociale en 2024.
Rappelons que les aides basées sur les « minima sociaux » sont des prestations versées par les administrations publiques visant à assurer un revenu minimal à une personne ou à un foyer en situation de précarité. Le versement de ces minima sociaux s'effectue sous conditions de ressources et sans contrepartie de cotisations.
Au total, le coût des versements atteint 33,3 milliards d'euros en 2024 au titre des « minima sociaux »
Si la Drees recense une douzaine d'aides différentes, les quatre principaux dispositifs restent le Revenu de solidarité active (RSA), l'allocation aux adultes handicapés (AAH), le minimum vieillesse et l'allocation de solidarité spécifique (ASS). Ils représentent à eux seuls 96 % des allocations versées.
Ces chiffres ne donnent pas une vision humaine qualitative du poids social réel de la pauvreté. Chacun sait que la pauvreté n’est pas voyante et pire, elle est très souvent cachée, les accidents de la vie qui y mènent ne s’étalent pas publiquement.
Aussi dans une prochaine parution, nous allons développer l’action contre la pauvreté et une autre vision de celle-ci.
RSA, allocation handicapée, minimum vieillesse : le nombre de bénéficiaires d'aides sociales continue d'augmenter.
SORTIR DE LA PAUVRETÉ
Vu d’une part, le coût de ces aides et d’autre part, la diversité des types d’aides, le Gouvernement, reprend le projet de l’Aide Sociale Unique (ASU). Dans un projet de loi qui sera présenté en Conseil des Ministres incessamment et sous peu, un des objectifs affichés est de « privilégier l'incitation au travail pour sortir de la pauvreté ».
Le Ministre du Travail Jean-Pierre FARANDOU a résumé la position du Gouvernement : « À composition égale, il faut faire en sorte qu'un foyer qui travaille doit gagner plus qu'un foyer qui ne vit que d'aides sociales ».
Même si l’intention du Ministre est bonne, elle est très technocratique et très loin du concret que nous fera toucher du doigt le drame de la pauvreté à travers le rapport annuel du Secours Catholique.
Cette ONG (60 000 bénévoles) reçoit dans ses locaux et, en 2024, a soutenu 1 120 000 personnes. Ce sont 235 000 familles avec enfants qui ont été ainsi accompagnées. Une vision concrète et humaine de l’action contre la pauvreté.
Il est inadmissible que la France abrite plus de « 10 millions de pauvres »
À SUIVRE...
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